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Pourquoi ne faudrait-il pas voyager avec des bananes ?

Pourquoi ne faudrait-il pas voyager avec des bananes ?

18 février 2024· 2:11

REDIFFUSION


La radioactivité est avant tout un phénomène naturel. Ainsi de nombreux aliments sont radioactifs, sans que cela représente un danger pour notre santé.


Cette radioactivité est associée à certains atomes instables. Le noyau d'un atome stable contient le même nombre de protons et de neutrons. Ce n'est pas le cas du noyau d'un atome instable, où ces particules sont trop nombreuses.


Le noyau se débarrasse alors de protons ou de neutrons en surnombre, afin de préserver la stabilité de l'atome. Et cette éjection s'accompagne d'un rayonnement spécifique. C'est ce processus qu'on nomme "radioactivité".


Elle peut être également d'origine artificielle, comme dans le cas de l'imagerie médicale.


Phénomène naturel, la radioactivité est donc présente dans le monde qui nous environne, et même en nous. Il est donc normal que certains aliments, comme la banane, soient radioactifs.


Elle le doit à la présence d'un isotope du potassium 40, c'est-à-dire d'un atome comprenant le même nombre d'électrons et de protons, mais un nombre différent de neutrons.


Si vous transportez des bananes dans votre sac, et que vous passez au contrôle de certains aéroports, l'appareil équipant le portique de sécurité peut sonner. Mais cela ne veut pas dire que vous soyez en danger.


En effet, les substances radioactives présentes dans ce fruit sont en quantités très minimes. De fait, elles représentent moins de 0,020 % de la banane. En outre, la radioactivité, dans ce cas, se manifeste par des rayonnements que leur nature et leur intensité rendent inoffensifs.


De tels rayonnements naturels, dont notre corps s'accommode très bien, n'ont pas une énergie suffisante pour modifier la structure des atomes qui composent notre organisme. Ils ne sont pas "ionisants", comme disent les spécialistes. Nous pouvons donc consommer des aliments radioactifs sans aucune crainte.


Car il en existe bien d'autres que la banane. On peut citer, par exemple, les épinards, le lait, les fruits de mer ou encore les champignons. D'autres aliments, comme les haricots rouges ou les pommes de terre sont même un peu plus radioactifs, tout en restant inoffensifs pour le consommateur.

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Peut-on oublier totalement sa langue maternelle ?

Peut-on oublier totalement sa langue maternelle ?

15 février 2024· 1:55

On sait que les jeunes enfants sont capables d'apprendre très vite ce qui deviendra leur langue maternelle. Du fait de la plasticité du cerveau, ils peuvent même apprendre plusieurs langues sans jamais risquer de les confondre.


Mais cette acquisition est-elle définitive ? Peut-on considérer que, comme le vélo ou la nage, une langue apprise dans l'enfance ne s'oublie pas ? En fait, tout dépend de l'âge du locuteur.


En effet, un enfant suivant sa famille dans un autre pays et en adoptant la langue, peut parfois oublier celle qu'il a d'abord apprise. On parle même d'"attrition" pour désigner cette forme d'oubli linguistique.


Les spécialistes l'expliquent par la souplesse d'un cerveau dont les connexions neuronales sont plus susceptibles de se modifier que celles du cerveau d'un adulte.


Ce phénomène d'oubli de sa langue maternelle est moins fréquent chez un adulte. Mais il n'est pas impossible. En effet, il peut se produire si une personne apprend une autre langue à l'adolescence, ou même plus tard, et est ensuite privée de toute relation avec son pays d'origine et de tout contact avec des gens parlant sa langue.


Selon les spécialistes, l'attrition peut aussi résulter d'une épreuve pénible. Dans ce cas, la langue natale est associée à ce traumatisme. On cite ainsi le cas de personnes ayant vécu la Shoah, et dont le rapport à la langue maternelle a, du fait des souffrances endurées, radicalement changé.


Ainsi, de nombreux juifs déportés dans des camps de concentration et émigrés en Israël ou aux États-Unis, après la guerre, ont bel et bien oublié l'allemand, qui était pourtant leur langue natale.


Un cas emblématique, à cet égard, est celui d'Aharon Appelfeld, un écrivain dont l'œuvre est renommée dans le monde entier. Or, à la fin des années 1950, alors qu'il a près de 30 ans, il décide d'apprendre l'hébreu, qui devient, selon ses propres termes, sa "langue maternelle adoptive".


Il est vrai qu'il s'agit là plus d'une démarche volontaire que d'un oubli spontané. Il illustre cependant le lien entre la langue, fût-elle maternelle, et les aléas de la vie.

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Pourquoi le cerveau humain est-il si gros ?

Pourquoi le cerveau humain est-il si gros ?

14 février 2024· 2:00

Proportionnellement à sa taille, l'homme a le cerveau le plus volumineux parmi les mammifères. Ainsi, le cerveau du chimpanzé ne pèse que 400 grammes, contre 1,3 kilo, en moyenne, pour celui de l'homme. Son encéphale est donc trois plus plus petit que celui d'un humain.


Comment expliquer une telle différence ? Certaines raisons tiennent d'abord à l'histoire même de l'homme. Selon la première explication, nos ancêtres vivant dans des zones découvertes, comme les savanes, ont dû se redresser progressivement et mettre au point des techniques de chasse et de surveillance adaptées à cet environnement particulier.


Leur succès dépendait de l'acquisition de nouvelles connaissances et d'un développement continu de la coopération entre les membres de la communauté. Autant d'impératifs qui supposaient une croissance progressive du cerveau.


Ainsi, les aptitudes mises en œuvre pour assurer la survie du groupe, dans des conditions données, et notamment le développement d'une véritable socialisation, auraient permis un développement continu du cerveau.


Mais d'autres éléments sont entrés en ligne de compte, et notamment des facteurs génétiques. Pour les scientifiques, en effet, le volume spécifique du cerveau humain serait dû à des mutations génétiques.


Pour en arriver à ces conclusions, des chercheurs ont étudié le génome humain afin de repérer les modifications qui ont pu se produire depuis la séparation de notre lignée d'avec celle des grands singes, à laquelle appartiennent les chimpanzés.


Leur attention a alors été attirée par une cinquantaine de sections d'ADN. Si elles n'avaient pas bougé chez le chimpanzé, avec lequel nous partageons l'essentiel de notre patrimoine génétique, elles avaient subi d'importants changements chez l'homme.


Or, certains de ces segments d'ADN, baptisés "human accelerated regions" (HAR) portent bien leur nom. En effet, ils sont impliqués, au stade embryonnaire, dans le développement rapide du cerveau humain. Or, ces portions de gènes, les chimpanzés ne les possèdent pas.


Autrement dit, le volume impressionnant du cerveau humain serait dû, au moins en partie, à d'heureuses mutations génétiques. Elles auraient tout aussi bien pu ne pas se produire et sont donc, d'une certaine manière, le fruit du hasard.


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Quels seront les premiers animaux à vivre sur Mars ou sur la Lune ?

Quels seront les premiers animaux à vivre sur Mars ou sur la Lune ?

13 février 2024· 1:55

La conquête spatiale est en train de franchir une nouvelle étape. Il ne s'agit plus seulement d'explorer les planètes du système solaire, mais de s'y installer. En effet, une base lunaire permanente devrait pouvoir accueillir ses premiers occupants vers 2030.


L'exploration de Mars viendra ensuite, avec, peut-être, la fondation d'un avant-poste sur la planète rouge. Si l'homme s'implante durablement sur ces planètes, il ne pourra faire venir de la Terre tout ce dont il aura besoin.


Il devra trouver sur place une partie de ce qui lui sera nécessaire. Et, pour cela, créer un véritable écosystème sur la Lune et sur Mars. Des animaux, présents sur place, pourraient jouer un rôle essentiel à son développement.


En effet, si l'homme parvenait à introduire et à faire vivre des animaux sur ces planètes, ils lui seraient d'un grand secours. Ils représenteraient une source appréciable de nourriture et, par le biais de la pollinisation, rendraient possible une production locale de fruits.


On pourrait même utiliser certains de ces animaux à la culture de plantes ou à l'élimination des déchets. Mais le problème est de trouver des animaux capables de résister aux conditions existant sur la Lune et Mars.


Dans les futures colonies installées sur ces planètes, il sera sans doute possible de s'adapter aux températures et à la pression atmosphériques, bien plus basses que sur Terre.


Mais l'adaptation à la gravité, beaucoup plus faible, elle aussi, est plus difficile. En fait, cette gravité, qui peut gêner le développement d'animaux emmenés sur Mars ou la Lune, est impossible à modifier.


De petits animaux, comme les souris, s'y adapteraient mieux. Quant aux poissons, ils ne seraient pas affectés par la gravité. Les scientifiques pensent aussi aux insectes ou aux crustacés.


En effet, ils n'ont pas besoin de grands espaces. On pourrait donc facilement les élever dans les futures bases, sans doute peu étendues. Et ces animaux n'en représenteraient pas moins d'abondantes réserves de nourriture. Même les insectes, dont certains, comme les grillons, fourniraient des quantités notables de protéines.

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Pourquoi les ailes des papillons sont-elles en train de changer ?

Pourquoi les ailes des papillons sont-elles en train de changer ?

12 février 2024· 2:01

On le sait, les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus sentir. Par ailleurs, l'urbanisation croissante, la surexploitation des ressources ou l'utilisation massive d'engrais et de pesticides font reculer la biodiversité.


Autant de phénomènes qui peuvent influer, à terme, sur le comportement et l'existence même de nombreux animaux. Les insectes, et notamment les papillons, sont concernés au premier chef par une telle évolution.


Sous l'effet des températures plus élevées et de l'activité humaine, le nombre de papillons européens appartenant à 450 espèces aurait en effet régressé de plus de 1,5 % par an depuis le début des années 1980. Ils ont aussi tendance à se déplacer vers le Nord et à gagner des zones plus élevées.


Si le réchauffement climatique devait s'accentuer, dans les années à venir, de nombreuses espèces de papillons seraient même menacées d'extinction.


Si le réchauffement climatique est néfaste pour les papillons et tend à modifier leurs zones d'implantation, il change aussi leur apparence.


Des chercheurs ont en effet remarqué que les motifs ornant les ailes des papillons, que les spécialistes appellent des "ocelles", pouvaient changer en fonction des températures. Pour arriver à cette conclusion, ils ont observé les chrysalides de certains papillons, un état du développement de l'insecte correspondant à un stade intermédiaire entre la chenille et le papillon lui-même.


Ils ont alors constaté que les ailes des papillons issus de chrysalides s'étant développées à une température moyenne de 11°C comportaient six motifs en moyenne. Soumises à une température moyenne de 15°C, les chrysalides donnaient naissance à des papillons dont les ailes ne comptaient plus que trois taches.


Pour les spécialistes, cette variation du nombre d'ocelles, sur les ailes des papillons, témoignerait de leur capacité à s'adapter aux variations de températures. Moins nombreux et répartis différemment, ces motifs leur permettraient de mieux se dissimuler, aux yeux de leurs prédateurs, dans une végétation plus sèche.


Il convient de rappeler, par ailleurs, que les papillons aux ailes claires résistent mieux aux températures plus élevées.

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Pourquoi Sam Altman parle-t-il de « percée énergétique » ?

Pourquoi Sam Altman parle-t-il de « percée énergétique » ?

11 février 2024· 1:55

De l'industrie à la santé, en passant par le transport ou le commerce, l'intelligence artificielle est utilisée dans des domaines toujours plus nombreux. Mais sa mise en œuvre n'est pas sans poser certaines difficultés.


L'un de ces problèmes récurrents est la consommation d'énergie nécessitée par l'utilisation de l'IA. Elle est d'ores et déjà considérable et ne peut qu'augmenter dans les années à venir.


En effet, selon une récente étude, les dispositifs d'IA pourraient consommer de 85 à 134 térawattheures (Twh) à l'horizon 2027. Soit autant que certains pays.


Pour répondre à ces besoins énergétiques croissants, l'utilisation d'énergies fossiles, comme le gaz, le pétrole ou le charbon, ne serait pas très opportune. En effet, elle se traduirait par une forte émission de gaz à effet de serre.


C'est pourquoi il semble urgent de trouver une autre solution. Qui passe, selon Sam Altman, le cofondateur, avec Elon Musk, de la société OpenAI, par ce qu'il appelle une "percée énergétique".


Autrement dit l'existence d'une source d'énergie efficace et sans danger pour la planète, qui soit en mesure de satisfaire les besoins énergétiques plus importants que prévu de l'IA. Dans l'esprit de Sam Altman, il pourrait s'agir de l'énergie solaire, mais elle est encore très coûteuse.


Il place donc ses espoirs dans la fusion nucléaire, un processus dans lequel deux noyaux d'atomes légers s'unissent pour en former un plus lourd. Cette fusion se traduit par une très puissante libération d'énergie.


Un contrat a d'ores et déjà été conclu entre une entreprise informatique américaine et Helion Energy, un groupe spécialisé dans le développement de la fusion nucléaire. De fait, l'énergie dont elle a besoin devrait lui être fournie, à l'horizon 2028, par une centrale fonctionnant avec ce procédé.


Or, Sam Altman a investi d'importants capitaux dans Helion Energy. Ce qui montre le crédit qu'il porte à la fusion nucléaire. C'est en effet une technique propre et sécurisée, capable de produire des quantités illimitées d'énergie. De quoi couvrir les besoins de l'IA sans augmenter une empreinte carbone déjà notable.

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Partageons-nous vraiment 50% de nos gênes avec les bananes ?

Partageons-nous vraiment 50% de nos gênes avec les bananes ?

8 février 2024· 1:53

Si certaines affirmations ont toutes les chances de passer à la postérité, c'est qu'elles frappent par leur singularité. C'est bien le cas de l'assertion, souvent entendue, selon laquelle l'homme partagerait la moitié de ses gènes avec les bananes.


Certains scientifiques en ont fait état après le décodage, en 2012, du génome complet de la banane. Un résultat acquis au terme de longs travaux.


En théorie, il est vrai, l'idée n'a rien d'absurde. En effet, d'après les spécialistes, l'être humain et les plantes auraient un ancêtre commun, qui aurait vécu voilà environ 1,5 milliard d'années.


Il est donc normal que nous partagions certains gènes avec les bananes, mais aussi avec d'autres plantes.


Mais de là à penser que nous avons 50 % de notre patrimoine génétique en commun avec la banane, il y a un pas que beaucoup d'abstiennent de franchir.


Il faut d'abord rappeler, en effet, que le génome de la banane est 6 fois plus petit que celui que l'homme. Ce qui rend déjà difficile un partage de la moitié de nos gènes avec les bananes.


Ensuite, il faut savoir de quels gènes on parle. Ceux que nous partagerions avec les bananes, à hauteur de 50 %, sont les gènes codants. Autrement dit ceux qui contiennent l'information nécessaire à la fabrication d'une protéine.


L'homme possède environ 20.000 gènes codants et la banane 36.000. Mais ces gènes codants ne représentent que de 2 à 5 % de l'ADN total. Nous aurions donc, en commun avec les bananes, une toute petite partie de nos gènes et, selon les estimations des spécialistes, environ 1 % de notre ADN total.


L'affirmation selon laquelle nous partagerions 50 % de nos gènes avec les bananes vient sans doute des récentes recherches menées par des scientifiques américains. En effet, ils ont identifié, non pas des gènes codants identiques, entre l'homme et la banane, mais des gènes homologues, à hauteur de 60 %.


Il s'agit donc de gènes (représentant eux-mêmes une très faible proportion de l'ADN) qui contiennent des informations comparables, mais non pas identiques, relatives aux protéines qu'ils permettent de fabriquer.


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Une batterie de téléphone peut-elle durer 50 ans ?

Une batterie de téléphone peut-elle durer 50 ans ?

8 février 2024· 1:57

L'un des problèmes rencontrés par les utilisateurs de téléphones ou d'ordinateurs portables est le rechargement de la batterie. Son autonomie n'étant jamais très longue, il faut toujours avoir un chargeur avec soi, en espérant qu'on pourra le brancher.


C'est dire à quel point la récente annonce d'une entreprise chinoise pourrait changer la donne dans ce domaine. En effet, elle indique avoir mis au point une batterie dont l'autonomie atteindrait pas moins de 50 ans !


Autant dire qu'on ne devrait plus recharger son téléphone qu'une ou deux fois dans sa vie ! À quoi ressemble cette batterie miraculeuse ?


Elle surprend d'abord par sa taille. De fait, elle serait plus petite qu'une pièce de monnaie. Second point à retenir : son mode de fonctionnement. En effet, il s'agit d'une batterie à énergie atomique. Une technique déjà utilisée pour les sous-marins, mais miniaturisée par les ingénieurs.


L'électricité alimentant la batterie provient de l'énergie libérée par la désintégration d'isotopes, comme le Nickel-63, l'un des isotopes du nickel. Rappelons qu'un isotope est un atome qui diffère des autres atomes d'un même élément par le nombre de neutrons.


La première batterie mise au point par la startup chinoise a une puissance de 100 microwatts. D'ici à 2025, elle pourrait produire des batteries d'un watt. Une fois opérationnelles, elles n'alimenteraient pas seulement les smartphones ou les tablettes.


Elles pourraient équiper bien d'autres appareils, dans des secteurs aussi variés que la médecine, l'aérospatiale ou la défense. Et, compte tenu de la petite taille de ces batteries, on pourrait même les associer pour produire plus d'énergie.


Mais l'énergie nucléaire utilisée est-elle sans risques ? L'entreprise se veut rassurante sur ce point. En fonctionnant, ces batteries n'émettraient aucun rayonnement nocif. On pourrait donc les employer sans danger pour alimenter des dispositifs médicaux, comme des stimulateurs cardiaques par exemple.


Par ailleurs, ces batteries continuent à fonctionner même si elles sont exposées à des températures extrêmes. Et elles ne risquent pas d'exploser ou de prendre feu. Enfin, les concepteurs de ce dispositif innovant affirment qu'il ne présente aucun danger pour l'environnement.

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Qu'est-ce que l'entropie ?

Qu'est-ce que l'entropie ?

7 février 2024· 2:04

Le concept d'entropie, défini, en 1865, par le physicien prussien Rudolf Clausius, désigne, d'après le mot grec dont il est tiré, l'"action de se retourner", au sens d'une transformation.


Ce concept est défini dans la deuxième loi de la thermodynamique. Là encore, l'étymologie nous renseigne sur le sens de ce terme : tiré de deux mots grecs, qui signifient "chaleur" et "dynamique", il désigne donc une science traitant du mouvement de la chaleur.


L'entropie postule donc que, dans un système isolé, l'énergie a tendance à se disperser. Cette dispersion de l'énergie tend alors à créer davantage de désordre. Et plus le temps passe, plus ce désordre augmente.


L'entropie est présente dans notre vie de tous les jours. Ainsi, le glaçon plongé dans un verre d'eau va finir par fondre. La glace est passée d'un état solide à un état liquide plus désordonné.


On peut aussi parler d'entropie dans le cas d'une tasse de café brûlant posée sur la table de la cuisine. Avec le temps, elle va refroidir. Autrement dit, la chaleur s'échappe de la tasse, si l'on peut dire, et se diffuse dans la pièce. Ce transfert de chaleur entraîne une répartition plus désordonnée de l'énergie.


Mais ce concept fondamental s'applique aussi à l'évolution de l'univers. Selon les scientifiques, en effet, notre univers est en expansion. Plus il augmente de volume, plus les atomes de matière qui le remplissent en partie ont d'espace pour se propager.


Les combinaisons offertes, à cet égard, sont plus nombreuses et la distribution de ces molécules est donc plus aléatoire. L'univers progresserait donc vers un désordre croissant.


À terme, il pourrait arriver à un état de "mort thermique". Elle désigne une situation où toutes les températures s'égaliseraient, en quelque sorte, et où l'énergie ne pourrait plus circuler. L'univers aurait alors atteint un état d'entropie maximale.


Tout transfert d'énergie cesserait, ce qui ne veut pas dire que la matière disparaîtrait aussitôt. Ce n'est là, bien sûr, que l'un des destins que les scientifiques ont prévus pour l'univers.

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Comment le cerveau se remet-il d'une rupture ?

Comment le cerveau se remet-il d'une rupture ?

6 février 2024· 1:56

Les scientifiques s'intéressent à tout, même à la nature de la relation qu'entretiennent deux personnes amoureuses. Plus précisément, ils se demandent comment le cerveau réagit durant le temps de cette relation et au moment de sa rupture.


Pour mener leur étude, ils se sont penchés sur le cas ces campagnols des prairies. En Effet, ces petits rongeurs font partie des rares mammifères à vivre, avec un seul partenaire, une relation durable. Et ils semblent stressés quand on les éloigne l'un de l'autre.


En bref, ces animaux monogames ont des points communs avec les hommes. Ils ont donc été équipés de dispositifs spécifiques, permettant de suivre en temps réel les réactions de leur cerveau.


Les scientifiques ont alors constaté que les retrouvailles d'un campagnol avec son partenaire entraînaient la libération assez massive de deux hormones. L'ocytocine d'abord, la fameuse "hormone de l'amour".


La dopamine ensuite, baptisée, elle, l'"hormone du plaisir". Là encore, la dopamine affluait dans le cerveau de ces animaux dès qu'ils avaient l'occasion de se retrouver. Même si l'on doit rester prudent en transposant une telle situation à l'homme, il se pourrait se passer à peu près la même chose chez l'être humain.


Même constat, d'ailleurs, en cas de rupture. En effet, quand on sépare assez longtemps deux campagnols épris l'un de l'autre et qu'on organise leurs retrouvailles, que se passe-t-il ?


On pourrait dire que, dans ce cas, ils se comportent avec une certaine indifférence. En effet, on n'observe aucune libération supplémentaire de dopamine. Comme si le cerveau faisait entrer ces animaux dans une période de "sevrage", qui leur permet, au bout d'un certain temps, de se remettre plus facilement d'une rupture.


En irait-il de même pour le cerveau humain ? Il est encore trop tôt pour le dire, car des recherches plus approfondies sont nécessaires. Si ce fonctionnement cérébral était confirmé, il permettrait de mieux comprendre comment nous gérons une épreuve aussi pénible qu'une rupture amoureuse.


Et comment un blocage insuffisant de la dopamine pourrait empêcher certains de faire aussi facilement leur deuil.

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Est-il possible d'ouvrir son téléphone avec son souffle ?

Est-il possible d'ouvrir son téléphone avec son souffle ?

5 février 2024· 2:32

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Il existe différents moyens pour identifier une personne : on peut prendre ses empreintes digitales ou essayer, par des procédés spécifiques, de reconnaître son visage ou même les particularités de l'iris, cette partie de l'œil utilisée pour la reconnaissance oculaire.


Mais on pourra peut-être bientôt en ajouter un autre : la reconnaissance par le souffle. Travaillant sur les particularités de l'expiration, des chercheurs indiens ont fait souffler une centaine de personnes dans une sorte de ballon, rempli d'appareils destinés à mesurer les spécificités de leur expiration. Les données recueillies devaient être analysées par un dispositif d'intelligence artificielle.


Ces scientifiques ne cherchaient pas vraiment à mettre au point un nouveau procédé d'identification, mais à mettre en évidence, à partir du souffle, d'éventuels problèmes respiratoires.


Mais, en examinant de plus près les résultats de cette expérience, ils se sont aperçus que, dans la quasi totalité des cas, le souffle de chaque personne avait en quelque sorte une "signature" spécifique. Les vibrations et l'intensité propres qui la composent en font un phénomène physique unique.


Et l'application pratique d'une telle particularité physique a été bien vite trouvée. Pourquoi ne pas utiliser son souffle pour déverrouiller nos téléphones portables ? Dans la même logique, l'expiration pourrait aussi servir de mode d'authentification.


En effet, les futurs smartphones pourraient être équipés de dispositifs capables de reconnaître la sonorité et l'intensité particulières de l'air émis par le propriétaire de l'appareil.


Une sécurité supplémentaire, qu'il est d'ailleurs plus sage d'associer à des systèmes plus classiques, impliquant par exemple l'usage d'un mot de passe et d'une clef d'authentification.


On n'en est pour l'instant qu'à la phase d'expérimentation. De nouvelles recherches doivent être entreprises pour mettre au point un éventuel procédé de déverrouillage utilisant le souffle.


S'il devait voir le jour, il comporterait un avantage sur les autres techniques. En effet, le souffle d'un utilisateur ne peut ouvrir son téléphone que s'il est capable de l'émettre. Autrement dit s'il est vivant.


Voilà une (maigre) consolation pour vous : si vous êtes mort, personne ne pourra déverrouiller votre smartphone.

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Pourquoi repérer le goulot d’étranglement de l’oxygène est-il primordial ?

Pourquoi repérer le goulot d’étranglement de l’oxygène est-il primordial ?

4 février 2024· 2:23

Depuis des décennies, les hommes guettent le moindre signe qui pourrait émaner d'une éventuelle civilisation extraterrestre. Jusque là, ils n'ont rien décelé de probant.


Cette quête serait sans doute plus simple si l'on savait où chercher. On pourrait alors circonscrire les recherches à des zones plus précises. C'est que permettront peut-être les travaux poursuivis par deux chercheurs américains.


Dans un article récent, ils donnent à leurs collègues un indice, qui permettrait de retenir ou d'exclure telle ou telle partie de l'espace : le taux d'oxygène. Pour eux, en effet, il n'est guère concevable d'imaginer l'émergence d'êtres intelligents sur une planète où l'oxygène est rare ou inexistant.


Et ils donnent des chiffres plus précis. Si l'atmosphère d'une planète contient moins de 18 % d'oxygène, il y a peu de chances de trouver des traces d'une civilisation évoluée. C'est ce que ces scientifiques appellent le goulot d'étranglement de l'oxygène.


Ce qui ne veut pas dire qu'aucune forme de vie n'est possible sans oxygène. On le sait, les océans grouillent de vie, et, sur Terre, les premiers organismes vivants sont bien apparus dans l'eau.


Il n'est donc pas impossible d'imaginer l'apparition et le développement d'êtres vivants sur des planètes dépourvues d'oxygène. Mais, d'après ces scientifiques, ces formes de vie devraient rester assez rudimentaires.


En effet, si l'oxygène joue un rôle majeur, ce n'est pas tant dans l'apparition même de la vie, que dans le développement de ses formes les plus évoluées. Sans oxygène, pas de feu, et sans feu pas de métallurgie.


Or on sait à quel point le travail du métal, dans le feu de la forge, accompagne les progrès d'une civilisation. Et ce sont les révolutions industrielles, fondées sur la combustion d'énergies fossiles diverses, qui ont permis les avancées les plus significatives, dans le domaine économique mais aussi en matière de progrès techniques.


Les scientifiques sont donc avertis : les exoplanètes ne présentant pas un taux d'oxygène suffisant, dans leur atmosphère, seraient donc peu propices au développement d'une civilisation intelligente.

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Pourquoi certaines Mercedes ont des phares bleus ?

Pourquoi certaines Mercedes ont des phares bleus ?

1 février 2024· 1:49

Sur la route, les phares avant des voitures sont jaunes ou blancs, cette dernière teinte tendant à devenir la norme. À l'arrière, ces feux sont rouges. Ce sont, pour l'instant, les seules couleurs autorisées sur les routes européennes.


Mais il n'en ira plus de même dans certains États américains. En effet, les automobilistes circulant en Californie ou dans le Nevada pourront bientôt croiser des véhicules aux feux bleu turquoise.


La marque Mercedes-Benz a été la seule autorisée à équiper certaines de ses voitures de ces nouveaux phares. Pour l'instant, seuls deux modèles, l'un thermique et l'autre électrique, sont concernés par cette innovation.


Si Mercedes a choisi des phares bleus pour certains de ses véhicules, ce n'est pas, ou du moins pas seulement, pour améliorer la qualité de l'éclairage sur la route.


En effet, seules des voitures en conduite autonome de niveau 3 seront dotées de ces phares bleus. Pour mémoire, il existe aujourd'hui cinq niveaux de conduite autonome. Le niveau 3, assez élevé, est attribué à des véhicules pouvant, dans certaines situations, se piloter seuls.


Contrairement à d'autres dispositifs de conduite autonome, le système utilisé par Mercedes-Benz permet au conducteur de regarder ailleurs ou même de regarder un film, laissant la voiture se charger de tout.


Dans ce contexte, les phares bleus sont conçus comme un signe distinctif, fait pour avertir. Et d'abord les autres usagers de la route. En apercevant des phares bleus, ils savent que la voiture qu'ils croisent se conduit toute seule. Ce qui doit les inciter à la prudence, ce système de pilotage automatique n'ayant guère été testé dans des conditions réelles.


Mais la couleur des phares doit aussi alerter la police. Elle peut ainsi vérifier si le conducteur a bien le droit de placer sa voiture en conduite autonome. De fait, elle ne peut être activée que sur les autoroutes, et seulement si la vitesse est inférieure à 60 km/h.


Selon certaines sources, ces véhicules aux phares bleus ne circuleront pas avant 2025 ou même 2026.

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Une IA peut-elle mentir délibérement ?

Une IA peut-elle mentir délibérement ?

31 janvier 2024· 1:57

Les dispositifs d'intelligence artificielle conçus aujourd'hui, notamment par l'entreprise OpenAI, spécialiste de ces questions, ne cessent de progresser. Au point de laisser leurs concepteurs assez perplexes.


Ainsi, GPT-4, le nouveau modèle de langage mis au point par OpenAI, aurait des "comportements" que ne soupçonnaient pas forcément les ingénieurs à l'origine de ce concept révolutionnaire.


GPT-4 serait ainsi en mesure d'expliquer, en quelque sorte, comment il raisonne. Mais il pourrait même mettre les humains à contribution. La réalité se mettrait-elle à ressembler à ces scénarios de science-fiction dans lesquels les machines finissent par dominer les hommes ?


Bien sûr, on n'en est pas encore là. Mais GPT-4 semble tout de même capable de réactions autonomes, qui ne paraissent pas avoir été anticipées par ses créateurs. Et ce robot pourrait même duper les hommes !


Les concepteurs de ce dispositif d'IA s'en sont aperçus quand ils ont donné l'occasion à GPT-4 d'accéder, en ligne, à un compte contenant de l'argent. Mais il n'a pu venir à bout du "captcha", ce dispositif de sécurité visant précisément à distinguer, sur Internet, les robots des humains.


Mais GPT-4 ne s'est pas démonté pour autant. En effet, il a eu recours à une personne travaillant pour une plateforme de mise en relation entre des particuliers et des professionnels.


Là, ce système d'IA a expliqué qu'il n'était pas un robot, mais que, ayant des problèmes de vue, il avait besoin d'aide pour décrypter le message de sécurité. Autrement dit, ce modèle de langage serait capable de mentir, de manière délibérée, pour parvenir à ses fins.


Une "attitude" confirmée par une récente étude, montrant les résultats obtenus par des chercheurs ayant donné des instructions, en matière boursière, à un dispositif d'IA.


Ils avaient notamment ordonné à l'IA de ne pas tenir compte de certaines informations, qui pourraient donner lieu à un délit d'initié. Or, ils se sont aperçus que, quand ces données pouvaient lui être utiles, non seulement l'IA les acceptait, mais elle faisait en sorte de ne pas en informer les chercheurs.

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Qu’est-ce qu’un tsunami de glaces ?

Qu’est-ce qu’un tsunami de glaces ?

30 janvier 2024· 1:52

Les tsunamis ne sont pas seulement des phénomènes impliquant le déplacement rapide d'énormes masses d'eau et le déferlement de vagues gigantesques sur les littoraux.


Ils peuvent aussi concerner la glace. Dans des zones très froides, comme le Groenland, l'Alaska, certaines régions de Russie ou encore la région des Grands Lacs, aux États-Unis et au Canada, de grandes quantités de morceaux de glace s'accumulent peu à peu, à la surface de la mer, mais aussi sur les lacs et les rivières.


Puis, poussés par les courants, les marées et aussi des vents violents, ces impressionnants glaçons finissent par s'amonceler sur le rivage, formant parfois des montagnes glacées, qui peuvent atteindre plusieurs mètres de hauteur. La glace en mouvement peut même pousser devant elle de gros rochers, dont certains font plus d'1,5 mètre de largeur.


Les variations de températures, qui provoquent des mouvements de dilatation et de contraction de la glace, peuvent aussi contribuer à la formation de ces tsunamis d'un genre particulier.


Observé depuis le début du XIXe siècle, ce phénomène spectaculaire, appelé aussi embâcle ou poussée de glaces, peut s'étendre sur des kilomètres. Même si l'embâcle peut se produire durant l'hiver, il se manifeste plus souvent au commencement du printemps, quand, sous l'action du dégel, la glace se disloque en fragments de tailles diverses.


Certes, la glace avance plus lentement que les eaux déchaînées d'un tsunami classique. Et elles n'emportent pas tout sur leur passage, comme le fait la mer démontée.


Mais elle n'en est pas moins dangereuse. En effet, il arrive que ces blocs de glace quittent les littoraux et s'avancent parfois jusqu'aux habitations. Ils pèsent alors de tout leur poids sur des maisons qui, à force, risquent de s'effondrer.


Mais ces vagues glacées peuvent provoquer d'autres dégâts sur leur parcours. Ainsi, les murs et même les ponts ne résistent pas toujours à leur passage. Mais, parfois, ces tsunamis de glace envahissent aussi les routes, endommagent les réseaux électriques et submergent les canalisations.


Aussi ces poussées de glace peuvent-elles paralyser des régions entières.


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Est-il possible d'attraper un coup de soleil à bord d'un avion ?

Est-il possible d'attraper un coup de soleil à bord d'un avion ?

29 janvier 2024· 1:49

Propagée par les réseaux sociaux, une rumeur s'est récemment répandue à propos des voyages en avion. Si l'on en croit ces bruits, il ne faudrait jamais monter dans un avion sans s'être enduit le visage de crème solaire. Surtout si l'on doit s'asseoir à côté d'un hublot.


En effet, ce serait la meilleure façon d'attraper un coup de soleil. Qu'en est-il réellement ? Pour les médecins, il s'agirait d'une rumeur sans fondement, ce qui ne veut pas dire qu'un voyage en avion serait, à cet égard, sans danger.


En effet, les vitres dont sont dotés les hublots bloqueraient l'essentiel des rayons UVB, responsables des coups de soleil.


Mais ce vitrage serait moins efficace contre les rayons UVA, qui entraînent un vieillissement de la peau et favorisent l'apparition des rides. Ils peuvent aussi, à terme, contribuer à la survenue d'un cancer de la peau.


Or, les vitres actuelles des hublots ne filtreraient qu'environ la moitié de ces rayons UVA. Un danger potentiel n'existerait, à cet égard, que pour les passagers voyageant souvent en avion.


Ce qui laisse supposer que les membres d'équipage, pilotes, stewards et hôtesses, est plus concerné que d'autres par un tel risque. Publiée en 2015, une vaste étude, portant sur environ 266.000 participants, va bien dans ce sens.


Elle conclut en effet que le personnel de bord aurait deux fois plus de risques que le reste de la population de développer un mélanome, une forme grave de cancer de la peau. Du fait de la largeur des vitres du cockpit, les pilotes et copilotes y seraient encore plus exposés.


Un résultat qui pourrait aussi s'expliquer, en partie, par les séjours plus fréquents que feraient les pilotes ou les hôtesses dans des pays ensoleillés.


Ils seront peut-être mieux protégés, cependant, par l'installation de nouveaux modèles de vitres, mieux à même d'arrêter les rayons UVA. Mais leur efficacité reste à démontrer.


En attendant, l'usage de crèmes solaires protégeant aussi la peau des rayons UVA est vivement recommandé aux membres d'équipage ainsi qu'aux personnes prenant souvent l'avion.

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Faut-il détruire le Pavillon des Sources ?

Faut-il détruire le Pavillon des Sources ?

28 janvier 2024· 1:51

Le monde des sciences et de la culture s'était ému de la démolition annoncée du Pavillon des Sources, à Paris. Situé dans le Quartier latin, non loin du Panthéon, ce bâtiment était un des lieux de travail de Marie Curie.


Faisant aujourd'hui partie de l'Institut Curie, cet endroit aurait notamment vu la fabrication d'un dispositif spécifique pour aseptiser les blessures et destiné aux hôpitaux durant la Première Guerre mondiale.


Pour nombre de scientifiques et d'acteurs de la culture, la destruction de ce bâtiment serait une atteinte à la mémoire de Marie Curie, détentrice d'un double prix Nobel. Une commission chargée notamment de donner un avis sur les permis de démolir s'est également prononcée contre le projet.


Certains voient aussi ce lieu comme un symbole de ce qu'ont apporté les femmes à la science.


Mais les défenseurs du projet ont également des arguments à faire valoir. Ils rappellent d'abord que le Pavillon des Sources n'était pas le laboratoire de la célèbre scientifique, mais un lieu de stockage pour les déchets radioactifs. Le laboratoire lui-même ne serait pas menacé.


Ils insistent aussi sur l'objectif poursuivi. La démolition de ce bâtiment permettrait de construire un ensemble d'environ 2.000 m2 consacré à la recherche contre le cancer. Du fait de ces spécificités, ce centre de recherches sur le cancer serait même une première en Europe.


Un argument qui semble avoir convaincu l'un des descendants de Marie Curie, qui se dit, pour cette raison, favorable au projet.


Quoi qu'il en soit de cette controverse, la démolition du pavillon, qui avait obtenu de nombreux avis favorables, semblait imminente en ce début d'année 2024.


Juste avant de quitter le gouvernement, la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a cependant annoncé, après avoir échangé avec le responsable de l'Institut Curie, que les travaux de démolition étaient suspendus.


Il s'agit, d'après la ministre, de se donner le temps de la réflexion, de manière à trouver une solution alternative.

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Pourquoi la gueule de bois empire-t-elle avec l'âge ?

Pourquoi la gueule de bois empire-t-elle avec l'âge ?

23 janvier 2024· 1:56

La capacité de l'organisme à se remettre d'une maladie a tendance à diminuer avec l'âge. Il en va de même de la consommation d'alcool. Ainsi, après une soirée bien arrosée, une personne jeune sera plus vite sur pieds qu'un senior, qui pourra parfois souffrir de nausées ou de migraines plusieurs jours durant.


Comment expliquer que la "gueule de bois" empire avec l'âge ? La première raison est à rechercher dans la diminution des enzymes du foie.


Ces protéines ont pour fonction, en effet, de décomposer et d'éliminer les toxines de l'alcool. Ce processus le rend ainsi moins nocif pour notre organisme. Avec le temps, le nombre de ces enzymes régresse, rendant ce travail du foie plus laborieux.


De même, la prise de poids, avec l'âge, se traduit par une diminution du volume d'eau dans l'organisme, et donc par une montée plus rapide de l'alcoolémie.


Par ailleurs, le vieillissement se traduit également par une récupération plus lente de l'organisme. Ce ralentissement du métabolisme explique notamment la moindre efficacité du système immunitaire, moins prompt à combattre les infections, et le rétablissement moins aisé des fonctions neuronales.


Mais le phénomène s'applique aussi au rhume ou à la consommation d'alcool, dont un quinquagénaire, par exemple, se remet moins bien qu'un jeune homme de 20 ans.


La prise de certains médicaments peut aussi rendre une gueule de bois plus difficile à endurer. En effet, de nombreux produits interagissent mal avec l'alcool et les seniors consomment, en moyenne, davantage de médicaments que des gens plus jeunes.


Le mode de vie peut aussi jouer un rôle dans cette moindre capacité à supporter l'alcool. À partir d'un certain âge, en effet, les charges familiales et les responsabilités professionnelles, souvent plus lourdes, laissent moins d'opportunités et de temps pour soigner sa gueule de bois.


Enfin, la gestion d'un tel désagrément passe aussi, tout simplement, par l'acceptation du vieillissement. Il est des personnes, en effet, qui n'en admettent pas les limites et qui, de ce fait, croient pouvoir "tenir" l'alcool aussi bien que dix ou vingt ans auparavant.


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Pourquoi la NASA construit-elle un ascenseur lunaire ?

Pourquoi la NASA construit-elle un ascenseur lunaire ?

22 janvier 2024· 2:00

La NASA continue à préparer, avec la collaboration de la société d'Elon Musk, SpaceX, la mission Artemis III, qui devrait, d'ici 2025, voir retourner l'homme sur la Lune. De fait, depuis la mission Apollo 17, en décembre 1972, il n'avait plus eu l'occasion d'en fouler le sol.


Parmi les équipements spécifiques qui ont été conçus dans le cadre de ce programme Artemis, figure un ascenseur spatial. Il s'agit plutôt d'une sorte de plateforme métallique, dont la forme évoque celle d'un grand panier.


Son but est de transporter les astronautes, ainsi que tout leur équipement, depuis la partie supérieure de l'atterrisseur Starship HLS, conçu par Space X, jusqu'à la surface lunaire.


Et cet appareil doit bien sûr ramener les cosmonautes vers cette partie de l'atterrisseur, qui leur sert aussi d'habitation pendant la durée de la mission.


Pour pouvoir utiliser cet ascenseur sans problème, une fois sur la Lune, les astronautes devant faire partie de la mission Artemis III, dont une femme, ont testé une maquette reproduisant fidèlement l'appareil.


Cette expérience a permis aux cosmonautes de se familiariser avec les commandes et le fonctionnement de l'ascenseur. Ils devaient ainsi vérifier la bonne ouverture des portes, en actionnant les loquets prévus à cet effet, et le bon fonctionnement du rail permettant de faire descendre l'ascenseur le long de la paroi de l'atterrisseur.


Pour se mettre dans les conditions mêmes de leur futur voyage dans l'espace, les cosmonautes avaient revêtu, pour ce test, leurs combinaisons spatiales.


On voulait notamment, par cet essai, s'assurer que les astronautes, une fois dans l'ascenseur, avaient une liberté de mouvement suffisante. Il s'agissait aussi de vérifier leur confort. Les remarques des spationautes, sur ces questions, mais aussi sur l'espace de stockage permis par l'ascenseur, devraient permettre d'en améliorer encore le fonctionnement.


La mise au point de cet ascenseur spatial ne sera pas la seule innovation de cette mission Artemis III. La NASA a également conçu une nouvelle combinaison, capable de protéger plus efficacement les astronautes contre les insidieuses poussières lunaires.


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Les singes sont-ils entrés dans l'âge de pierre ?

Les singes sont-ils entrés dans l'âge de pierre ?

21 janvier 2024· 1:59

De récents articles, publiés sur les réseaux sociaux, et accompagnés de photos, prétendent que certaines espèces de singes seraient entrées dans l'"âge de pierre". Les auteurs de ces articles, pour prouver cette assertion, s'appuient sur les clichés où l'on voit des singes utiliser des pierres pour casser des noix ou des coquillages. D'autres singes, dont les gorilles et les bonobos, utilisent des outils de bois.


L'emploi d'une telle expression laisse entendre que les singes suivraient, avec quelques millions d'années de retard, la même évolution que les hommes. Dans l'ensemble, les scientifiques rejettent une telle interprétation.


Ils réfutent d'abord cette affirmation selon laquelle cette utilisation d'outils par les singes serait récente. En effet, des fouilles, entreprises dans la Côte-d'Ivoire actuelle, ont montré que des chimpanzés se servaient déjà de pierres pour préparer leur nourriture voilà plus de 4.000 ans.


Par ailleurs, et c'est une différence essentielle, ces singes emploient les pierres qu'ils trouvent dans la nature. Ils les utilisent telles quelles et, à la différence des hommes du paléolithique, ne fabriquent jamais d'outils à partir des éléments qu'ils ramassent autour d'eux.


Autrement dit, ces animaux ne conçoivent pas d'outils, à partir des pierres qu'ils trouvent, dans l'intention délibérée de les utiliser à une tâche précise. Les singes ne se projettent pas dans l'avenir, comme le faisait l'homme préhistorique, pour exploiter les potentialités de la pierre brute.


Ils les connaissent d'ailleurs assez mal. En effet, les chercheurs ont constaté que, quand il arrivait à des singes d'utiliser des pierres coupantes, ils ne pensaient pas toujours à en utiliser le tranchant.


Cette affirmation selon laquelle les singes entreraient dans une évolution similaire à celle de l'homme du paléolithique part d'une autre idée erronée : la filiation directe qui relierait les singes à l'homme.


Or, on le sait, ces animaux ne sont pas nos ancêtres, mais plutôt nos cousins. Et si jamais ils entamaient une véritable évolution, qui se manifesterait notamment par la fabrication d'outils, rien ne dit qu'elle serait comparable à celle que l'homme a connue.


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Pourquoi la girafe a-t-elle la langue bleue ?

Pourquoi la girafe a-t-elle la langue bleue ?

18 janvier 2024· 1:41

Si l'anatomie des girafes peut être intrigante, ce n'est pas seulement en raison du long cou de ces animaux. Le visiteur curieux qui, durant sa promenade au zoo, les voit se nourrir des feuilles d'acacia dont elles sont friandes, s'aperçoit en effet que les girafes ont une langue bleue. Dans certains cas, elle est violette ou même presque noire. Pour être plus précis, seule l'extrémité de la langue a cette coloration.


Chez l'homme, ou la plupart des autres animaux, ce serait plutôt mauvais signe. Une telle coloration pourrait en effet alerter sur la présence d'une maladie. En temps normal, en effet, la langue, irriguée par de nombreux vaisseaux sanguins, est rose.


Mais, bien sûr, la langue bleue des girafes, qui peut mesurer 50 cm, ne signifie pas qu'elles sont malades.


Cette coloration bleue, la langue des girafes la doit à la présence de nombreuses cellules de mélanine. Or, l'une des propriétés de ce pigment naturel est sa capacité à protéger des rayons ultraviolets du soleil.


Et en Afrique, où vivent les girafes, le soleil est souvent brûlant. Ainsi, quand ces animaux sont amenés, pour manger, à sortir leur langue, cet appendice charnu est préservé de ses ardeurs.


En effet, les girafes consacrent pas moins de 12 heures par jour à se nourrir. Durant tout ce temps, leur langue demeure exposée aux rayons du soleil. Et ce d'autant plus que, dans les savanes où vivent souvent les girafes, l'ombre est rare.


L'évolution naturelle a donc fini par doter les girafes d'une langue adaptée aux milieux où elles vivent. Pas seulement, d'ailleurs, en raison de cette coloration bleue, mais aussi parce que la langue des girafes est protégée contre les épines qui s'accrochent parfois aux feuilles d'acacia. Si elles ne la blessent pas, c'est sans doute parce que la salive de cet animal a de véritables propriétés antiseptiques.


Il est à noter que cette langue bleue n'est pas l'apanage des seules girafes. D'autres animaux, comme l'okapi, le chien appelé "chow-chow" ou encore l'ours polaire en ont une aussi.

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Pourquoi existe-t-il des fuseaux horaires ?

Pourquoi existe-t-il des fuseaux horaires ?

17 janvier 2024· 2:05

Inventé en 1884, le système des fuseaux horaires fut peu à peu adopté par tous les pays. Ce dispositif permet de calculer l'heure sur toute l'étendue de la planète et de prévoir une heure homogène pour un territoire donné. Mais il a subi de nombreux aménagements.


Avant la fin du XIXe siècle, les autorités de nombreux pays ne se souciaient pas d'imposer la même heure sur tous les points de leur territoire. C'est ainsi qu'en France, chaque ville définissait son heure en fonction de la position du soleil. Cet usage dura jusqu'en 1891.


Mais comment établir des horaires de chemin de fer avec un tel système? C'est pourquoi il fut abandonné, l'ensemble des pays se ralliant peu à peu à la division du monde en 24 fuseaux horaires.


Ils ont officiellement été créées en 1884, lors de la conférence du Méridien. Dès lors, chaque État se fonde, pour déterminer son heure, sur le méridien de Greenwich, près de Londres, qui est le méridien zéro.


Cette heure d'origine est appelée heure GMT ("Greenwich Mean Time"); elle correspond également à l'heure UTC, ou temps universel coordonné. À partir de ce premier fuseau, on avance ou on retarde d'une heure, selon qu'on se dirige vers l'Est ou vers l'Ouest. Chaque fuseau est délimité par deux méridiens.


Certains pays ont aménagé le système de fuseaux horaires. Leur vaste superficie en contraint certains à adopter une division arbitraire en grandes zones, de manière à éviter un trop grand décalage entre l'heure légale et l'heure solaire. C'est notamment le cas des États-Unis.


D'autres, comme la Chine, imposent la même heure sur tout leur territoire, malgré la présence de plusieurs fuseaux horaires.


Des pays, comme la France ou l'Espagne, conservent des heures, héritées de l'histoire, qui ne correspondent pas à leur fuseau horaire. C'est ainsi que la France est restée fidèle à l'heure allemande, imposée au pays durant la Seconde Guerre mondiale.


Enfin, l'adoption, par de nombreux pays, d'heures différentes selon les saisons, entraîne, à certains moments, un important décalage avec l'heure du fuseau horaire auquel ils appartiennent.


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Faire l'amour est-il un sport ?

Faire l'amour est-il un sport ?

16 janvier 2024· 2:03

La curiosité scientifique ne laisse de côté aucune question. Ainsi, la question de l'acte sexuel considéré, ou non, comme une forme de pratique sportive, est au centre des recherches.


A priori, les pratiques actuelles ne semblent pas vraiment assimiler l'amour à un sport. En effet, la durée d'un rapport sexuel est estimée très précisément à 7,3 minutes et les Français feraient l'amour un peu plus d'une fois par semaine.


Les amants n'atteignent donc pas, et de loin, les 2h30 hebdomadaires d'activité physique modérée ou même les 1h15 d'efforts plus intenses nécessaires, si l'on en croit la science, pour rester en bonne santé.


Si le sexe, à lui seul, ne suffit pas à nous maintenir en bonne condition, peut-il du moins être considéré comme une activité physique à part entière ?


Des équipes de chercheurs ont voulu le savoir. Ainsi, les ébats amoureux de 700 hommes et femmes, dont l'âge allait de 18 à 89 ans, ont donné lieu, après plus d'une décennie de recherches, à des résultats publiés en 1966.


Ils ont conclu notamment à une augmentation de la fréquence respiratoire et à une élévation du rythme cardiaque, porté à 110-180 battements par minutes, durant l'acte sexuel.


Une autre étude s'est intéressée au comportement physique d'amants invités d'abord à courir sur un tapis roulant. Après un tel effort, ils pouvaient atteindre, durant l'acte sexuel, 75 % de leurs capacités cardiaques maximales, la plupart des participants ne dépassant pas, cependant, la moitié de cette amplitude cardiaque.


Faire l'amour sollicite en effet beaucoup le cœur. Aussi, avoir des relations sexuelles trois ou quatre fois par semaine ferait courir deux fois moins de risques d'être atteint par une crise cardiaque ou une attaque cérébrale.


Mais les ébats sous la couette ne s'apparentent pourtant pas à un sport intense. Ils sont certes plus efficaces qu'une marche rapide, à 5 km/h, mais cependant moins qu'un jogging modéré, où le coureur ne dépasse pas 8 km/h. Et l'acte sexuel ferait brûler, en moyenne, 100 calories à un homme et 70 à une femme. Ce qui, on le voit, reste modéré.


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Pourquoi le noyau  de la Terre oscille tous les 8,5 ans ?

Pourquoi le noyau de la Terre oscille tous les 8,5 ans ?

15 janvier 2024· 1:50

Composé d'un alliage de fer et de nickel, le noyau interne de la Terre, épais d'environ 35 kilomètres, affecte la forme d'une boule, d'un rayon d'environ 1.220 kilomètres. Malgré les températures très élevées qui y règnent, ce noyau interne, du fait des très fortes pressions qui s'exercent sur lui, est bien composé, contrairement au noyau externe, d'éléments solides.


Des études précédentes ont déjà révélé le comportement particulier de cette partie centrale de notre planète. Tout comme la Terre, son noyau interne, qu'on appelle parfois "graine", tourne sur lui-même. Mais, comme l'ont montré ces études, il ne tourne pas à la même vitesse que les autres composantes de la Terre, comme le manteau ou le noyau externe, composé de métaux en fusion animés de mouvements rapides.


De nouvelles recherches viennent confirmer la singularité du noyau interne. En effet, les chercheurs ont constaté que ce noyau se mettait à osciller autour de son axe de rotation, un peu à la manière d'une toupie.


Et il le ferait par périodes, selon un cycle d'environ 8 ans et demi.


Ces recherches ont également mis en évidence un léger décalage dans l'alignement des axes de rotation du manteau et du noyau interne de la Terre. On croyait plutôt, jusque là, à un alignement de ces deux axes de rotation.


L'oscillation périodique de la "graine" dont nous avons parlé est sans doute due, selon les scientifiques, à ce léger décalage dans le mouvement du manteau et du noyau interne. Un phénomène qui explique sans doute aussi les légères différences de densité à l'intérieur même du noyau interne. Il serait notamment plus dense dans sa partie nord-ouest.


Ces découvertes permettront d'en apprendre davantage sur ce cœur solide de notre planète et sur la manière dont il fonctionne. Il serait ainsi possible de mieux comprendre les liens qui unissent sans doute le comportement du noyau interne et certains phénomènes, comme les variations du champ magnétique terrestre et le déclenchement des tremblements de terre.


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Pourquoi le chameau a-t-il une double paupière ?

Pourquoi le chameau a-t-il une double paupière ?

14 janvier 2024· 1:53

Le chameau, qui, comme chacun sait, a deux bosses, le dromadaire, lui, n'en ayant qu'une, est un animal particulièrement adapté aux milieux arides où il vit. On parle toujours, à cet égard, de l'eau qu'il peut stocker dans ses bosses, qui lui permet notamment de rester longtemps sans boire. On sait aussi qu'il résiste à de grandes variations de températures.


Mais on évoque plus rarement l'adaptation des yeux de cet animal à cet environnement particulier. En effet, les chameaux sont dotés d'une double paupière, que les zoologistes appellent une "membrane nictitante".


Une particularité qu'ils partagent d'ailleurs avec d'autres animaux, comme certaines espèces d'oiseaux, de reptiles ou de mammifères. Mais à quoi peut bien servir cette double paupière ?


Cette membrane nictitante préserve d'abord l'œil du chameau des grains de sable en suspension dans l'air. Même dans les pires tempêtes, cette seconde paupière empêche le sable de pénétrer dans les yeux de l'animal, tout en ne l'empêchant pas de voir autour de lui.


En effet, les paupières du chameau sont pourvues de longs cils entrelacés, présents au-dessus et au-dessous de l'œil. En se rejoignant, ils sont ainsi capables de recouvrir l'ensemble de l'œil, le préservant des particules de sable, même quand elles sont soulevées par de violentes rafales de vent.


La double paupière limite aussi les effets du rayonnement solaire. En effet, elle préserve l'œil du chameau des rayons UV et l'empêche d'être ébloui. Très fournis, les sourcils du chameau maintiennent également ses yeux dans une ombre propice, contribuant aussi à les protéger des ardeurs du soleil.


Mais la double paupière du chameau a encore une autre fonction, tout aussi essentielle dans le désert. Il s'agit en effet d'un environnement très sec, qui pourrait favoriser, chez ces animaux, une certaine sécheresse oculaire. Or, d'après les spécialistes, la double paupière contribuerait à maintenir l'humidité nécessaire des yeux.


Elle agirait notamment en aidant à une meilleure répartition des larmes sur toute la surface de l'œil. Tout en assurant au chameau une meilleure santé oculaire, une telle fonction lui permettrait également d'avoir une vision plus claire.


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Pourquoi certains astronautes perdent-ils leurs ongles ?

Pourquoi certains astronautes perdent-ils leurs ongles ?

11 janvier 2024· 1:59

Les sorties dans l'espace ne sont pas sans conséquences sur le corps humain. Les cosmonautes peuvent souffrir, en effet, d'une certaine congestion de la tête, d'une perte de la masse musculaire ou encore d'une fragilisation des os.


S'y ajoute un autre désagrément possible, la perte des ongles. En retirant leurs gants, après une sortie dans l'espace ou un entraînement intensif sur terre, certains astronautes ont les mains en sang. Ils s'aperçoivent alors que leurs ongles sont tombés.


Comment expliquer cette onycholyse, le nom scientifique de la perte des ongles ?


Si les ongles peuvent tomber, au cours d'une sortie dans l'espace, c'est à cause de la faible pression atmosphérique qui règne alors. Pour rendre la sortie possible malgré tout, il faut revêtir une combinaison pressurisée.


Cet équipement, très lourd et incommode, gêne les mouvements, notamment au niveau des mains. L'utilisation des gants, pressurisés comme le reste de la combinaison, entraîne une forte pression et de nombreux frottements.


Cette friction du bout des doigts contre la matière assez rude du gant, ajoutée à la transpiration et à une forte chaleur, finit parfois par provoquer le détachement des ongles. Et ce d'autant plus que la sortie ou l'exercice se prolongent.


Le majeur, doigt plus allongé, est plus souvent concerné par ce type de blessures. De même, les femmes, qui ont souvent des ongles plus longs, les perdent plus volontiers que leurs collègues masculins.


Après avoir étudié, entre autres blessures, de nombreux cas d'onycholyse chez les cosmonautes, des chercheurs ont signalé les problèmes posés par les gants dont ils sont équipés. Si ce n'est pas la seule cause de ce douloureux désagrément, ces gants mal étudiés y contribueraient de manière notable.


Ils notent que ces gants sont rigides et souvent mal adaptés à la largeur des doigts. Ils ralentissent donc la circulation sanguine, ce qui augmente les risques de blessures, et notamment celui de perdre ses ongles.


Cependant, les agences spatiales réfléchiraient d'ores et déjà à la conception d'équipements plus appropriés. Ils devraient être prêts pour la mission Artémis, qui devrait ramener des astronautes sur la Lune dès 2025.

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Quel bouclier vivant protège la Grande muraille de Chine ?

Quel bouclier vivant protège la Grande muraille de Chine ?

10 janvier 2024· 2:00

Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, la Grande Muraille de chine est une construction impressionnante. S'étendant sur plus de 20.000 kilomètres, elle est le résultat d'une construction continue, qui s'étend du IIIe siècle avant notre ère au XVIIe siècle.


Bâtie avec des briques ou du pisé, un matériau de construction comprenant de la terre battue, à laquelle on ajoute du gravier, des cailloux ou de la paille, cette muraille est rongée par l'action de la pluie et du vent et le travail d'érosion associé au gel suivi du dégel.


Mais, ce qui est surprenant, c'est l'étonnante résistance d'une construction vieille, dans ses parties les plus anciennes, de plus de deux millénaires.


Si la Grande Muraille de Chine résiste aussi bien aux assauts du temps, ce n'est pas seulement dû aux actions de sauvegarde mises en œuvre par les hommes. En effet, cette construction emblématique est protégée par un véritable bouclier vivant. Il est formé par ce que les spécialistes appellent des "biocroûtes".


Il s'agit d'une sorte de formation organique, composée notamment de lichens, de bactéries et de champignons, qui recouvre une grande partie de l'édifice, surtout les zones construites en pisé. Ces biocroûtes couvriraient en effet près de 70 % de la construction.


D'après les scientifiques, cette couverture végétale jouerait un grand rôle dans la stabilité de la muraille. Les études entreprises ont montré qu'elle limiterait, de près de 50 % parfois, les risques d'érosion et d'infiltration d'eau. L'édifice resterait ainsi à l'abri de l'humidité.


Compte tenu de la longueur de la muraille, et des matériaux divers utilisés dans sa construction, la composition des biocroûtes n'est pas toujours la même. Son rôle protecteur, qui n'a cependant été étudié que sur une partie de l'édifice, varie donc en fonction de la nature de cette couverture végétale.


Cependant, cette protection naturelle n'empêche pas le monument de rester vulnérable. On sait que les sections les plus anciennes ont déjà disparu et que celles qui restent ne sont pas seulement menacées par l'érosion. En effet, l'agriculture et le tourisme de masse ne cessent d'en fragiliser la structure.

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Pourquoi certaines personnes sont-elles matinales ?

Pourquoi certaines personnes sont-elles matinales ?

9 janvier 2024· 1:55

Certaines personnes ont l'habitude de se lever plus tôt que d'autres. Une étude datant de 2019 avait déjà identifié plus de 300 gènes supplémentaires, en plus de ceux déjà connus, impliqués dans le fonctionnement de notre horloge interne.


Ils régulent des mécanismes comme la sécrétion de certaines hormones ou la perception de lumière par la rétine qui influent sur la structure du rythme circadien, ce cycle de 24 heures à partir duquel s'organise la vie d'un être humain.


Mais une nouvelle étude suggère que cette tendance à se lever tôt, inscrite dans nos gènes, nous viendrait de l'homme de Néandertal ! Il est aujourd'hui admis, en effet, que l'homme moderne, ou Homo Sapiens, et l'homme de Néandertal ont dû se croiser voilà environ 45.000 ans, donc plus tôt qu'on ne le croyait jusque là.


Et ils ont, de ce fait, partagé certains de leurs gènes. Ainsi, le patrimoine génétique de l'homme moderne comprendrait, selon les auteurs, un peu plus ou un peu moins de 2 % de gènes venant de l'homme cde Néandertal.


Les Néandertaliens auraient en effet transmis à certains d'entre nous plusieurs de leurs caractères. Certains de nos contemporains leur devraient ainsi la forme de leur nez.


D'autres auraient hérité de ces lointains ancêtres leur tendance à sortir plus tôt de leur lit. En effet, les scientifiques ont constaté que la part d'ADN héritée de l'homme de Néandertal influait, dans de nombreux cas, sur le fonctionnement de l'horloge biologique de l'homme moderne, en l'occurrence sur sa propension à se lever plus tôt.


Les Néandertaliens vivaient en Eurasie, dans des régions où la durée des journées dépendait de la saison. Ils ont donc pris l'habitude de se lever plus tôt, notamment en été, afin de profiter d'une journée plus longue, donc plus propice à la chasse.


Arrivés d'Afrique, les Homo Sapiens se sont mélangés aux Néandertaliens, qui leur ont légué, entre autres caractères, cette tendance à se lever tôt, que certains humains ont conservée jusqu'à aujourd'hui dans leur patrimoine génétique.

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Comment les champignons communiquent-ils entre eux ?

Comment les champignons communiquent-ils entre eux ?

8 janvier 2024· 2:02

Plusieurs expériences ont montré que les plantes sont capables de communiquer entre elles. Il se pourrait que les champignons en fassent autant. Pour s'en assurer, des chercheurs britanniques ont récemment examiné le comportement de différentes espèces de champignons, sur lesquels des électrodes avaient été fixées.


Ils se sont aperçus qu'ils semblaient en contact les uns avec les autres. En effet, les électrodes ont enregistré la présence de signaux électriques, qui circulaient à travers ce que les botanistes appellent des hyphes. Celles-ci, qui se composent d'un réseau souterrain de filaments très ramifiés, forment le mycélium, qui constitue l'appareil végétatif des champignons.


Ces signaux électriques seraient organisés comme des sortes de "mots", le "vocabulaire" des champignons en comprenant une cinquantaine. D'après les chercheurs, ils se grouperaient même comme les mots le feraient dans un langage humain.


Pour les scientifiques, les hyphes enterrées dans le sol auraient, dans la transmission des informations, un rôle comparable à celui des cellules nerveuses chez l'homme.


Les chercheurs considèrent que, grâce à ce langage électrique, les champignons seraient capables, par exemple, de signaler leur présence à d'autres végétaux, ou de les renseigner sur l'approche d'un prédateur ou l'existence d'une substance toxique.


Il s'agirait donc de se protéger d'un éventuel danger, mais aussi de signaler la présence de nourriture. Autrement dit, il s'agirait d'un "langage" purement utilitaire.


Pour les scientifiques, cette étude n'est qu'un début. D'autres recherches devraient en apprendre davantage sur la manière dont s'agencent ces "mots" et donc sur la structure de ce "langage" végétal.


Les chercheurs ont également constaté que toutes les espèces de champignons étudiées ne communiquaient pas de la même façon. Certaines, en effet, semblent avoir davantage de "vocabulaire". De futures recherches permettront de comprendre les mécanismes mis en œuvre, à cet égard, par chaque sorte de champignon.


Aussi surprenants soient-ils, ces résultats ne devraient pas se traduire, du moins dans l'immédiat, par la transcription d'une "langue" des champignons. Mais la découverte de ce mécanisme pourrait ouvrir la voie à certaines applications pratiques, comme l'utilisation de champignons dans certains circuits électroniques.

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