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Le pangolin est-il innocent du Covid-19 ?

Le pangolin est-il innocent du Covid-19 ?

7 octobre 2024· 2:00

Les scientifiques s'interrogent toujours sur les origines du virus du Covid 19, responsable d'une récente pandémie mondiale. Il est probable que l'épidémie soit partie d'un marché de Wuhan, une ville de Chine centrale, dans la province de Hubei.

 

Mais quels animaux ont pu être les hôtes transitoires du virus, avant de le transmettre à l'homme ? De nombreux chercheurs penchaient pour le pangolin, un mammifère insectivore recouvert d'écailles.

 

Or, de nouvelles recherches, menées par le CNRS, semblent mettre cet animal hors de cause. En effet, il n'aurait pas été présent sur ce marché de Wuhan où, en novembre 2019, le premier patient a sans doute été infecté par ce nouveau virus. Pas plus, d'ailleurs, que des chauves-souris souvent accusées, elles aussi, de l'avoir propagé.

 

 

Un nouveau "suspect" : le chien viverrin

 

 

Les scientifiques ont en effet retrouvé, sur des étals de ce marché contaminés par le virus du Covid, les traces d'ADN d'autres animaux sauvages. De fait, on les trouve facilement sur ce grand marché de Wuhan, vendus souvent de manière illégale.

 

Certains ont été identifiés comme de probables porteurs du virus, notamment le rat des bambous, la civette ou le chien viverrin. Ce dernier, qui ressemble plus à un raton laveur qu'à un chien, paraît l'hôte le plus probable du virus.

 

Les investigations menées par les chercheurs leur ont permis de conclure à la présence de ce canidé dans une partie du marché fortement contaminée par le virus du Covid. Par ailleurs, des expériences ont montré que le chien viverrin pouvait être facilement infecté par le virus et qu'il pouvait le transmettre à l'homme.

 

Ces conclusions reposent notamment sur l'étude de plus de 800 échantillons, prélevés sur les étals du marché aux tout débuts de l'épidémie.

 

Les animaux suspectés n'ayant jamais été testés, il est impossible de se prononcer avec certitude sur le type d'animal à l'origine de la transmission du virus. Mais une plus grande fréquence de la maladie ayant été relevée dans les lieux où étaient vendus ces animaux, et notamment le chien viverrin, une corrélation entre les deux phénomènes semble très probable.

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Pourquoi la Terre a-t-elle en ce moment une “deuxième Lune” ?

Pourquoi la Terre a-t-elle en ce moment une “deuxième Lune” ?

6 octobre 2024· 1:56

Durant deux mois, du 29 septembre au 25 novembre 2024, la Lune sera accompagnée, durant quelques jours, d'un autre objet céleste. Vous ne le verrez pas à l'œil nu, mais, grâce à leurs instruments, les astronomes pourront l'apercevoir.

 

Ce visiteur de l'espace est un astéroïde, qui arrive de loin. En effet, il vient de la ceinture d'astéroïdes d'Arjuna. Située près du Soleil, elle est séparée de la Terre par 150 millions de kilomètres.

 

Mesurant environ dix mètres de long, 2024 PT5, c'est son nom, va entrer prochainement dans une zone où la gravité de la Terre l'emporte sur celle du Soleil. Il deviendra donc, pour quelques semaines, le deuxième satellite de notre planète.

 

Il ne se comportera pourtant pas comme la Lune. En effet, son orbite, en forme de fer à cheval, sera plus allongée.

 

 

Des phénomènes assez fréquents

 

 

Cet astéroïde passera ainsi assez près de la Terre, à une distance équivalente, tout de même, à cinq fois celle qui nous sépare de la Lune.

 

Pour être captés par l'attraction terrestre, ces astéroïdes doivent avoir une trajectoire particulière et se mouvoir à une vitesse relativement lente, de l'ordre de 3 540 km/h.

 

L'astéroïde restera un certain temps dans l'orbite terrestre, avant de s'en détacher, le 25 novembre prochain, pour aller de nouveau tourner autour du Soleil.

 

Ce n'est pas la première fois que les scientifiques repèrent une "mini-lune". Ils en ont observé une en juillet 2006, restée en orbite autour de notre planète durant une année entière. D'autres ont été découvertes en 2020, puis en 2022. Et quant à 2024 PT5, son retour est même prévu en 2055 ! Les astronomes auront donc une occasion supplémentaire de l'observer.

 

Pour certains chercheurs, un astéroïde finirait toujours par se détacher de sa formation initiale pour se rapprocher de la Terre et être entraîné dans son orbite. Mais les astronomes ne le remarquent pas toujours. De fait, la petite taille des objets célestes concernés empêche souvent de prendre en compte ces phénomènes d'attraction, qui font intervenir des forces gravitationnelles concurrentes.

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Qu’est-ce que la ligne Wallace ?

Qu’est-ce que la ligne Wallace ?

3 octobre 2024· 2:04

La ligne de Wallace est une frontière biogéographique invisible mais très significative qui sépare deux grandes régions écologiques distinctes en Asie du Sud-Est : l'Asie continentale et l'Australasie. Cette ligne traverse l'archipel malais, passant entre les îles de Bali et Lombok, puis entre Bornéo et Sulawesi, et enfin entre les Philippines et l'archipel des Moluques. Elle marque une séparation nette entre les espèces animales et végétales de ces régions alors que ces iles sont plus proche que la France continentale ne l’est de la corse !

 

Origine et découverte :

La ligne de Wallace a été nommée d'après Alfred Russel Wallace, un naturaliste britannique du XIXe siècle qui a mené des explorations en Asie du Sud-Est et a observé une démarcation nette dans la faune de cette région. Wallace a remarqué que les animaux trouvés à l'ouest de la ligne (comme sur Bali et Bornéo) étaient principalement d'origine asiatique, incluant des tigres, des éléphants et des primates, tandis que ceux trouvés à l'est (sur Lombok, Sulawesi, et plus loin vers la Nouvelle-Guinée et l'Australie) ressemblaient davantage aux espèces australiennes, telles que les marsupiaux et les oiseaux de paradis.

 

Importance biogéographique :

La ligne de Wallace est une illustration frappante de la théorie de la biogéographie, montrant comment les barrières géographiques influencent la distribution des espèces. Cette ligne reflète les profondes différences écologiques entre les régions : les îles à l'ouest de la ligne faisaient autrefois partie de la masse continentale asiatique, tandis que celles à l'est sont reliées à l'Australie par des terres émergées pendant les périodes glaciaires. Cette séparation géologique a empêché le mélange des espèces malgré leur relative proximité géographique.

 

Barrière écologique :

La ligne de Wallace correspond à une zone de profondeurs marines qui n'ont jamais été recouvertes de terre, même pendant les périodes où le niveau des mers était beaucoup plus bas. Cette barrière marine a empêché les espèces de traverser facilement d'un côté à l'autre, limitant ainsi le mouvement des animaux terrestres et des plantes.

 

Implications scientifiques :

Les découvertes de Wallace ont été cruciales pour le développement des théories sur l'évolution et la sélection naturelle, qu'il a développées en parallèle avec Charles Darwin. La ligne de Wallace reste un concept fondamental en écologie, biologie de la conservation, et en biogéographie, illustrant comment des barrières naturelles peuvent façonner la diversité des espèces sur Terre.

 

En résumé, la ligne de Wallace est plus qu'une simple frontière écologique ; elle est un témoignage de millions d'années d'évolution distincte et montre comment la géographie influence profondément la distribution de la vie sur notre planète.

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Que faut-il faire pour éviter une sixième extinction ?

Que faut-il faire pour éviter une sixième extinction ?

2 octobre 2024· 2:10

Des changements climatiques notables, des phénomènes volcaniques ou encore les conséquences liées à des impacts de météorites, ont déjà provoqué des extinctions massives sur Terre, la plus importante ayant entraîné la disparition d'environ 70 % des espèces terrestres.

 

La 5e extinction, marquée notamment par la disparition des dinosaures, s'est déroulée voilà 66 millions d'années. Mais elle ne serait pas la dernière. Pour les chercheurs, en effet, une 6e extinction serait déjà en cours.

 

Cette extinction de l'Holocène, commencée il y a environ 12 00O ans, ne serait pas due à des phénomènes naturels, mais, pour la première fois, à la seul action de l'Homme. Certains chercheurs la font débuter voilà 10 000 ans, d'autres ne la voient vraiment commencer qu'au début du XIXe siècle.

 

 

L'dentification d'une aire à protéger

 

 

La mise en culture d'immenses territoires, la déforestation ou encore la chasse intensive auraient entraîné, entre autres raisons, la disparition de très nombreuses espèces. Ainsi, depuis le début du XVIe siècle, l'action de l'Homme aurait provoqué l'extinction de 150 000 à 260 000 espèces animales et végétales, soit de 7,5 % à 13 % des espèces présentes sur Terre.

 

Que faire pour arrêter, ou du moins limiter, les progrès de cette 6e extinction ? Pour les spécialistes, il n'y a qu'une solution : mieux protéger les zones abritant le plus grand nombres d'espèces menacées.

 

Une équipe de scientifiques s'est efforcée de les délimiter. Dans une étude récente, ils ont identifié plus de 16 800 sites, couvrant près de 165 millions d'hectares. À eux tous, ces secteurs représentent environ 1,20 % de la surface de la planète.

 

On les trouve notamment en Amérique latine, en Indonésie, en Inde ou encore aux Philippines. Dans ces sites, vivent environ 4 700 espèces en sursis, comme le léopard des neiges, la tortue géante des Galapagos, des oiseaux tropicaux ou encore des plantes carnivores.

 

Même si près de 40 % de ces zones sont proches de secteurs déjà protégés, il faudrait créer d'autres réserves naturelles. Ce qui a bien sûr un coût, estimé par certaines sources à près de 35 milliards de dollars par an.

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L’isolement explique-t-il l’extinction des Néandertaliens ?

L’isolement explique-t-il l’extinction des Néandertaliens ?

1 octobre 2024· 2:08

Les nouvelles données trouvées à partir des ossements d'un homme de Néandertal, découvert dans la Drôme, en 2015, pourrait lever le voile sur une énigme qui intrigue les scientifiques depuis longtemps.


Ils se demandent en effet comment expliquer la disparition subite des Néandertaliens, voilà environ 30 000 ans. La piste d'une modification du climat ou d'une épidémie meurtrière ne semble pas très concluante.


Mais il se peut que les chercheurs en aient trouvé une autre. En effet, ils se sont aperçus que l'ADN retrouvé sur un morceau de dent de cet homme de Néandertal nommé Thorin datait d'environ 105 000 ans, alors qu'il avait vécu lui-même voilà environ 45 000 ans.


Des populations repliées sur elles-mêmes



Les chercheurs expliquent ce décalage en soulignant que Thorin aurait conservé le génome hérité de ses ancêtres, au moment où ils se seraient séparés d'autres branches de Néandertaliens et auraient commencé à peupler l'Europe. Cette première occupation du continent par ces hommes de Néandertal daterait d'environ 105 000 ans.


Et, depuis, leur génome n'aurait pas changé. Ce qui prouve qu'ils ne se seraient pas mélangés avec d'autres hominidés, et notamment avec les Sapiens qui peuplaient l'Europe eux aussi.


L'homme de Néandertal se serait ainsi replié sur lui-même. Il aurait vécu dans des vallées isolées, sans aucun contact avec l'Homo Sapiens. Alors que celui-ci, au contraire, multiplie les contacts, mettant à profit son installation dans la vallée du Rhône, un couloir de migration déjà très fréquenté, pour nouer des relations avec d'autres peuples, parfois venus de très loin.


Tandis que les Néandertaliens vivent au sein de petits groupes, qui encouragent les relations consanguines, les Sapiens élargissent sans cesse leurs horizons et s'unissent à des partenaires issus de populations différentes.


Cet isolement persistant empêche l'homme de Néandertal de renouveler son matériel génétique, ce qui, sur le long terme, le rend plus vulnérable aux maladies et aux changements climatiques. C'est cette stagnation, en tant que groupement humain, qui aurait tué les Néandertaliens à petit feu, les figeant dans une sorte d'immobilisme mortifère.


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Comment rendre la peau transparente ?

Comment rendre la peau transparente ?

30 septembre 2024· 1:44

La médecine est peut-être à la veille d'une véritable révolution. Au cours d'une expérience réalisée sur des souris, des chercheurs américains se sont aperçus qu'un colorant alimentaire pouvait rendre la peau transparente.

 

Ce colorant, c'est la tartrazine, qui tend à donner aux aliments une teinte jaune assez soutenue. On s'en sert notamment dans la fabrication des chips.

 

En appliquant ce colorant sur l'abdomen d'une souris, les scientifiques ont remarqué que la peau devenait translucide. Aussi ont-ils pu observer certains organes à l'œil nu ainsi que le sang circulant dans les vaisseaux sanguins.

 

Même si cet extraordinaire effet est temporaire, il laisse aux médecins le temps de faire des observations essentielles.

 

 

Une technique révolutionnaire

 

 

La transparence subite de la peau n'est pas due à un tour de magie, mais résulte de phénomènes physiques bien connus. En effet, ce colorant alimentaire, une fois ses molécules absorbées par les tissus, parvient à absorber la lumière, l'empêchant en quelque sorte de se diffuser. Ce qui rend la peau translucide.

 

On imagine à quel point une telle avancée peut faciliter certains examens. En effet, elle pourrait rendre inutiles les techniques d'investigation habituelles, comme la radiographie, l'imagerie médicale ou même des tests plus invasifs.

 

Ce qui améliorerait le confort du patient et permettrait au médecin d'observer, en temps réel, les organes en plein travail. Et il n'est pas exclu qu'on puisse voir, à travers la peau devenue transparente, la progression d'une tumeur. Sans oublier les économies substantielles que l'emploi de ce procédé ferait faire à la collectivité.

 

Mais nous n'en sommes pas encore là. Pour l'instant, en effet, rien ne dit que cette technique puisse être appliquée au corps humain. De fait, notre peau, plus épaisse, ne peut se comparer à celle des souris. Par ailleurs, l'usage d'un tel colorant pourrait être nocive.

 

Suffira-t-il, alors, de trouver le bon dosage, pour appliquer cette méthode au corps humain ? Il se peut aussi qu'on découvre une substance moins dangereuse, mais aux vertus similaires.

 

C'est dire que la transparence de l'épiderme humain n'est pas pour demain.

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Qu’est-ce qui est plus chaud que le feu ?

Qu’est-ce qui est plus chaud que le feu ?

29 septembre 2024· 2:19

D'un point de vue scientifique, plusieurs phénomènes et objets peuvent être plus chauds que le feu. Pour répondre précisément à cette question, il est important de définir ce que l'on entend par "feu". Typiquement, la température d'une flamme de feu dépend du matériau qui brûle et de la quantité d'oxygène disponible. Par exemple :

 

- Une flamme de bois brûle à environ 1 100°C.

- Une flamme de propane peut atteindre environ 1 980°C.

- Une flamme d'oxyacétylène (utilisée pour la soudure) peut atteindre environ 3 500°C.

 

Il existe cependant des objets ou phénomènes naturels et artificiels beaucoup plus chauds que ces températures. Voici quelques exemples :

 

1. La surface du Soleil

  - La température de la surface du Soleil, appelée la photosphère, est d'environ 5 500°C, ce qui est bien plus chaud que le feu sur Terre.

 

2. Le noyau du Soleil

  - Au cœur du Soleil, les températures atteignent environ 15 millions de degrés Celsius en raison des réactions de fusion nucléaire. Ces températures sont bien au-delà de ce que le feu peut atteindre.

 

3. Le plasma

  - Un plasma est un état de la matière où les atomes sont ionisés (perdent des électrons), souvent produit à des températures extrêmement élevées. Par exemple, le plasma dans un réacteur de fusion peut atteindre des températures de l'ordre de 150 millions de degrés Celsius, soit environ 10 fois plus chaud que le noyau du Soleil.

 

4. Les étoiles à neutrons

  - Après l'explosion d'une étoile en supernova, les étoiles à neutrons qui en résultent peuvent avoir une température initiale de l'ordre de 1 milliard de degrés Celsius juste après leur formation. Même si elles refroidissent rapidement, ces objets sont initialement bien plus chauds que toute forme de feu.

 

5. Les éclairs

  - Les éclairs, bien qu'ils ne durent qu'un instant, peuvent atteindre des températures de 30 000°C, soit environ 5 fois plus chaudes que la surface du Soleil.

 

6. Le plasma dans les tokamaks (réacteurs à fusion)

  - Dans les expériences de fusion nucléaire, comme celles menées dans les tokamaks, le plasma peut être chauffé à des températures de plus de 100 millions de degrés Celsius, dans le but de simuler les conditions de fusion comme dans le cœur du Soleil.

 

7. Le Big Bang

  - Lors du Big Bang, il y a environ 13,8 milliards d'années, l'univers était incroyablement chaud. Juste après l'événement initial, les températures ont probablement atteint des billions (10^12) de degrés Celsius, bien au-delà de ce que nous pouvons observer aujourd'hui.

 

En résumé, bien que le feu soit extrêmement chaud par rapport à notre expérience quotidienne, des phénomènes comme les plasmas, le noyau des étoiles ou encore certains phénomènes astrophysiques sont bien plus chauds.

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Pourquoi l'épave du Titanic pourrait-elle disparaitre ?

Pourquoi l'épave du Titanic pourrait-elle disparaitre ?

26 septembre 2024· 3:15

L'épave du Titanic pourrait disparaître pour plusieurs raisons liées à des processus naturels de décomposition et à l'intervention humaine. Voici les principales causes :

 

1. Corrosion due à l'eau salée

L'épave du Titanic repose à une profondeur de 3 800 mètres dans l'océan Atlantique Nord, où elle est soumise à un environnement particulièrement corrosif. L'eau salée accélère la décomposition des matériaux métalliques en provoquant une oxydation. Cette corrosion électrochimique se produit lorsque l'acier entre en contact avec l'eau et l'oxygène dissous, conduisant à la formation de rouille, qui fragilise la structure du navire.

 

2. Action des bactéries

Une des principales raisons pour lesquelles l'épave du Titanic se désintègre rapidement est liée à l'activité de bactéries spécialisées, en particulier une espèce nommée *Halomonas titanicae*, découverte en 2010. Ces bactéries consomment et dégradent le métal du Titanic, notamment le fer. En métabolisant les composés du fer, elles produisent des structures appelées rusticles, qui ressemblent à des stalactites de rouille. Ces rusticles sont poreuses et fragiles, et elles tombent en morceaux, laissant la structure sous-jacente de plus en plus vulnérable.

 

Ces bactéries dévorent l’acier du navire, réduisant la solidité de la coque. Les estimations varient, mais certains chercheurs pensent que l'épave pourrait complètement se désintégrer en quelques décennies.

 

3. Pression océanique

La pression à une profondeur de 3 800 mètres est extrêmement élevée (environ 380 fois la pression atmosphérique au niveau de la mer). Cette pression contribue également à la désintégration de l'épave, en particulier sur les parties de la coque et des structures internes déjà affaiblies par la corrosion et les bactéries. La fragilité accrue de la structure rend les morceaux d'acier plus susceptibles de se briser sous la pression de l'eau.

 

4. Changements environnementaux

Le fond océanique est soumis à des courants sous-marins, et des fluctuations dans les températures et la composition chimique de l'eau peuvent influencer la vitesse à laquelle les processus de corrosion et de dégradation biologique se produisent. Par exemple, des variations dans l'apport d'oxygène dissous pourraient affecter l'activité des bactéries ou l'intensité des réactions chimiques qui décomposent le métal.

 

5. Explorations humaines et interventions

Depuis la découverte de l'épave en 1985, elle a été explorée à plusieurs reprises, tant par des sous-marins habités que par des robots sous-marins télécommandés (ROV). Ces explorations, bien que fascinantes, ont eu un impact physique sur l'épave. En effet, certains engins sous-marins ont accidentellement endommagé certaines parties du navire, comme la balustrade de la proue ou les cabines, en touchant ou en heurtant les structures. De plus, des objets et des artefacts ont été prélevés de l'épave, contribuant à l'affaiblissement de la structure.

 

6. Températures froides et conditions extrêmes

L'environnement du fond de l'océan Atlantique Nord est extrêmement froid (environ 0 à 2°C). Bien que cela ralentisse la décomposition par certains organismes (bactéries, champignons), les conditions extrêmes finissent par avoir un effet cumulatif sur la structure du navire. À long terme, même le froid ne pourra pas protéger complètement l'épave de la dégradation biologique et chimique.

 

 

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Pourquoi les mammouths s'empalaient-ils eux-mêmes ?

Pourquoi les mammouths s'empalaient-ils eux-mêmes ?

25 septembre 2024· 1:55

L'une des manifestations classiques de la supériorité de nos ancêtres préhistoriques sur les animaux était leur capacité à tuer des proies redoutables. Comme le mammouth, par exemple, un animal gigantesque par rapport à l'homme a priori bien démuni.

 

Et pourtant, celui-ci, n'écoutant que son courage, n'hésitait pas à l'affronter la lance en main. Une évocation familière, qui ne correspond pas à la réalité, ou du moins pas complètement.

 

En effet, des chercheurs américains se sont aperçus que ces lances n'étaient pas seulement utilisées ainsi.

 

Publiés dans une revue scientifique, ces travaux portent sur des chasseurs vivant au Nord de l'Amérique. Ils se servaient d'armes appelées "pointes Clovis", datant d'environ 13 500 ans.

 

Elles étaient faites de pierres taillées très aiguisées, emmanchées sur des javelots de bois. Pour les scientifiques, la technique de chasse habituelle n'était pas l'attaque, comme on le croyait jusque là.

 

En effet, les chasseurs auraient fiché les lances dans le sol, en les plaçant de biais. Ils faisaient en sorte d'attirer les mammouths, qui venaient s'empaler sur les lames de pierre plantées entre eux et leurs assaillants.

 

Immobilisés par des lances solidement arrimées au sol, les animaux ne pouvaient plus avancer. Il ne restait plus aux chasseurs qu'à achever les mammouths qui n'avaient pas succombé à leurs blessures.

 

On a d'ailleurs retrouvé, dans certains sites d'Amérique du Nord, de nombreuses pointes Clovis, mêlées à des restes de mammouths. Les chercheurs y ont trouvé des éléments susceptibles d'étayer leur thèse.

 

Il semble que d'autres animaux, comme le tigre à dents de sabre, aient été chassés de cette manière. Cette technique était donc moins dangereuse pour les chasseurs. Mais elle avait un autre avantage. Elle leur permettait de réutiliser leurs armes, alors qu'un mammouth, blessé par un projectile, pouvait s'enfuir, privant ainsi le chasseur d'une lance difficile et longue à fabriquer.

 

Ce qui n'empêchait pas nos ancêtres, à l'occasion, de lancer leurs points Clovis sur un animal chargeant sur eux. Il se peut, en effet, que les deux techniques de chasse aient coexisté.

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Pourquoi le lait déborde-t-il de la casserole ?

Pourquoi le lait déborde-t-il de la casserole ?

24 septembre 2024· 2:34

Le phénomène du lait qui déborde d'une casserole est un processus physique et chimique relativement simple, mais intéressant. Voici une explication claire et scientifique de ce qui se passe :

 

1. Composition du lait 

Le lait est une émulsion, c'est-à-dire un mélange de plusieurs substances, principalement de l'eau (environ 87 %), des matières grasses, des protéines (comme la caséine et le lactosérum), des glucides (surtout du lactose), et quelques autres éléments comme des minéraux et des vitamines.

 

2. Ébullition du lait

Lorsqu’on chauffe du lait dans une casserole, le processus suit plusieurs étapes :

  

- Évaporation de l'eau : Comme toute autre substance contenant de l'eau, le lait commence à chauffer et atteindre la température d'ébullition (environ 100 °C). À ce moment-là, l'eau contenue dans le lait commence à s'évaporer et forme de la vapeur.

  

- Formation de la crème en surface : À mesure que le lait chauffe, ses composants ne réagissent pas tous de la même manière. La matière grasse et les protéines, en particulier, montent à la surface et forment une fine couche appelée crème. Cette couche, faite de graisses et de protéines (caséine et lactosérum), devient un film relativement stable en surface.

 

3. Accumulation de la vapeur sous la couche de crème

L'eau contenue dans le lait continue à s'évaporer à partir de la surface de la casserole. Normalement, la vapeur d'eau s'échapperait dans l'air comme elle le fait avec de l'eau pure en ébullition. Cependant, dans le cas du lait, la couche de crème agit comme une barrière qui empêche la vapeur de s’échapper librement.

 

Cette vapeur d'eau accumulée sous la couche de crème exerce une pression ascendante. À mesure que la vapeur continue de se former et d’accumuler de la pression, elle pousse la couche supérieure du lait (la crème), ce qui provoque le gonflement du lait.

 

4. Débordement

Lorsque la vapeur d’eau finit par soulever complètement la couche de crème et ne trouve plus de place pour s'échapper rapidement, elle entraîne un débordement brutal du lait hors de la casserole. Ce phénomène est accentué si le lait est chauffé trop rapidement, car la vapeur se forme plus rapidement et la pression s’accumule sous la couche de crème plus rapidement aussi.

 

5. Pourquoi ce phénomène est spécifique au lait ?

Ce phénomène est propre au lait à cause de sa composition hétérogène. Dans l'eau pure, il n'y a pas de couche protectrice en surface, donc la vapeur peut s'échapper librement. Dans le lait, les matières grasses et les protéines forment un film à la surface, ce qui retient la vapeur et conduit au débordement.

 

Facteurs contribuant au débordement :

- Température élevée : Plus on chauffe le lait rapidement, plus la vapeur d'eau se forme rapidement sous la couche de crème, accélérant ainsi le débordement.

- Taille de la casserole : Si la casserole est trop petite, le volume de lait est important par rapport à la surface de la casserole, ce qui augmente les chances que le lait déborde rapidement.

- Mélange ou absence de mélange : En remuant le lait pendant son ébullition, on empêche la formation de la couche de crème à la surface, ce qui permet à la vapeur d’eau de s’échapper plus facilement et réduit le risque de débordement.

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Comment les astronautes lavent-ils leur linge dans l'espace ?

Comment les astronautes lavent-ils leur linge dans l'espace ?

23 septembre 2024· 1:46

On se demande parfois comment les astronautes accomplissent les gestes de la vie quotidienne dans l'espace. Comment s'y prennent-ils, par exemple, pour laver leur linge ? En principe, ils devraient faire leur lessive assez souvent. En effet, ils doivent faire des exercices réguliers, pour compenser tout le temps passé en apesanteur et conserver leur vigueur musculaire.

 

Il leur faut donc changer régulièrement de vêtements. Et pourtant, ces habits ne sont pas lavés. Les cosmonautes les chargent dans des cargos ravitailleurs en fin de mission, qui jouent alors le rôle de poubelles spatiales. Ces vaisseaux finissent ensuite par brûler au contact de l'atmosphère terrestre.


Cette solution a été adoptée faute de mieux, mais elle n'est pas satisfaisante. Elle entraîne un véritable gaspillage et oblige à prévoir près de 70 kilos de vêtements pour les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS).

 

Mais, pour l'instant, la question du lavage du linge dans l'espace n'est pas résolue. Pour cela, il faudrait d'abord prévoir une quantité supplémentaire d'eau. Or celle-ci est déjà une denrée rare dans la station spatiale. Pour répondre aux besoins des astronautes, on est même amené, en effet, à recycler la vapeur d'eau et l'urine des cosmonautes.

 

Transporter à bord l'eau nécessaire au fonctionnement d'une machine à laver poserait donc un véritable problème. Sans parler de l'encombrement et du poids d'un tel appareil. Or la place est comptée à bord de la station spatiale, et chaque cm2 est déjà utilisé.

 

Et comme l'eau est rare, il n'est pas non plus question de douche pour les astronautes, qui auraient pu laver leurs vêtements en faisant leurs ablutions. En fait, ils utilisent des lingettes pour faire leur toilette.

 

La lessive dans l'espace fait partie de ces questions d'intendance qui peuvent faire sourire. Elles ont pourtant leur importance dans le cadre des bases permanentes sur la Lune ou sur Mars qui verront peut-être le jour dans un avenir prochain.

 

C'est pourquoi les chercheurs de la NASA travaillent d'arrache-pied à une technique permettant aux astronautes de laver et de réutiliser leur linge.

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Comment les glaciers se forment-ils ?

Comment les glaciers se forment-ils ?

22 septembre 2024· 2:20

Les glaciers se forment à partir de la neige accumulée sur plusieurs siècles, voire millénaires, et suivent un processus complexe qui implique plusieurs étapes. Voici une explication détaillée de la formation des glaciers :

 

1. Accumulation de la neige 

  La formation des glaciers commence dans des régions où les températures sont suffisamment basses pour qu'il neige en grande quantité et où la neige persiste toute l'année. Cela se produit généralement dans les régions polaires ou en haute montagne. Au fil du temps, la neige s'accumule en couches superposées.

 

2. Transformation en névé

  En raison du poids des nouvelles couches de neige, les couches inférieures commencent à se tasser et à se compacter. À ce stade, la neige devient plus dense, perdant de l'air et se transformant en une forme granuleuse appelée névé. Ce processus de compaction prend souvent plusieurs années.

 

3. Formation de la glace

  Avec l'accumulation continue de la neige et l'augmentation de la pression, les grains de névé se compactent encore plus. Les bulles d'air sont progressivement expulsées, et la masse devient de plus en plus dense. Après environ 30 à 100 ans (ou plus selon les conditions), le névé se transforme en glace de glacier, une glace très dense et solide.

 

  La glace des glaciers a une structure cristalline unique due à la pression, et elle est capable de se déformer très lentement sous son propre poids.

 

4. Mouvement du glacier

  Lorsque la glace devient suffisamment épaisse, généralement à partir d'une épaisseur de 30 mètres, elle commence à se déplacer sous l'effet de la gravité. Ce mouvement se produit en deux étapes :

  

  - Glissement basal : La glace peut fondre légèrement à la base du glacier en raison de la pression intense, créant une fine couche d'eau qui lubrifie la surface. Cela permet au glacier de glisser lentement sur le sol.

  

  - Déformation interne : Sous la pression exercée par le poids de la glace, les cristaux de glace à l'intérieur du glacier se déforment lentement. Ce mouvement interne permet au glacier de "couler" lentement vers des altitudes plus basses.

 

 

5. Types de glaciers

  Il existe différents types de glaciers en fonction de leur taille et de leur emplacement :

  

  - Glaciers de vallée : Ils se forment dans des vallées montagneuses et descendent lentement le long des pentes.

  - Calottes glaciaires : Ce sont de vastes glaciers couvrant une grande surface, comme ceux du Groenland et de l'Antarctique.

  - Glaciers de cirque : De plus petites masses de glace formées dans des dépressions naturelles sur les montagnes.

 

En résumé, les glaciers se forment à partir de l'accumulation et de la compaction de la neige sur de longues périodes, sous des conditions spécifiques de température et de précipitations. Ils évoluent et se déplacent en fonction des variations climatiques et des forces gravitationnelles.

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Pourquoi un double cratère lunaire est un mystère ?

Pourquoi un double cratère lunaire est un mystère ?

19 septembre 2024· 1:58

En mars 2022, une partie d'une fusée chinoise, qui pourrait correspondre à son étage supérieur, ou à un propulseur, s'est écrasée sur la face cachée de la Lune. Un événement auquel s'attendaient les astronomes. Mais ce qui intrigue davantage les scientifiques américains, qui ont pu observer la zone du crash, ce sont les traces qu'il aurait laissées.


En effet, d'après les photos prises par une sonde américaine, l'engin, en tombant sur le sol lunaire, aurait creusé, non pas un cratère, mais deux, séparés par environ 30 mètres.


Il se pourrait que les deux extrémités de la fusée aient été assez lourdes, chacune d'elles provoquant donc un cratère en tombant sur le sol de la Lune.


Mais certains astronomes avancent une autre hypothèse. Ils suggèrent que la fusée ait embarqué ait été équipée d'un objet qui aurait ensuite disparu au moment de cet alunissage brutal.


Sans la présence de cette mystérieuse charge, en effet, cet élément de la fusée ne se serait sans doute pas comporté de la même façon. De fait, il aurait montré une remarquable stabilité dans son approche du sol lunaire, alors que, pour des raisons liées notamment à la gravité, sa descente aurait dû être beaucoup plus hésitante.


Aussi les scientifiques suggèrent-ils qu'un contrepoids aurait pu être associé aux deux moteurs de la fusée. Ce qui aurait favorisé cette approche plus "rectiligne" ainsi que la formation des deux cratères. En effet, sans cet élément correcteur, la fusée, entraînée par ses parties les plus lourdes, aurait dû tomber du même côté, ne laissant dès lors qu'un seul cratère.


Il est peu probable que cette hypothèse puisse jamais être vérifiée. En effet, les Chinois n'ont pas communiqué sur l'éventuelle adjonction d'une charge supplémentaire sur leur fusée, et il y a peu de chances qu'ils le fassent.


Les scientifiques américains le déplorent et regrettent que, dans le contexte actuel, marqué par une nette recrudescence des programmes spatiaux, la Chine ne manifeste pas une véritable volonté de collaboration



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Pourquoi les points de Lagrange sont-ils stratégiques?

Pourquoi les points de Lagrange sont-ils stratégiques?

18 septembre 2024· 2:00

Découverts, au XVIIIe siècle, par le mathématicien Joseph-Louis Lagrange, les points qui portent son nom désignent des positions bien précises dans l'espace. En effet, ces points de Lagrange sont situés dans des endroits où l'attraction de la Terre et celle du Soleil se combinent pour maintenir l'orbite d'un objet dans une relative stabilité.


Ces points sont au nombre de cinq. Les trois premiers, nommés L1, L2 et L3, n'offrent pas une stabilité orbitale parfaite. Ce qui est le cas, par contre, des deux derniers points de Lagrange, appelés L4 et L5. Ils offrent aux satellites qui y sont positionnés une orbite parfaitement stable.


Un récent rapport du Congrès américain souligne le caractère stratégique de ces points de Lagrange. Le placement des satellites, ou autres objets spatiaux, à ces endroits précis, offrirait en effet bien des avantages, notamment dans le cadre d'une concurrence de plus en plus vive avec d'autres nations spatiales, comme la Chine.


À cet égard, les points L1 et L2 intéressent les Américains, même si l'orbite qu'ils permettent n'est pas entièrement stable. En effet, des satellites placés là dépensent beaucoup moins d'énergie qu'ailleurs pour se déplacer vers d'autres secteurs situés entre la Terre et la Lune.


Ces déplacements plus aisés et plus économiques des objets spatiaux représentent un précieux atout pour toute puissance spatiale. Par ailleurs, le point L2 se présente comme un excellent observatoire pour scruter la face cachée de la Lune.


Or, une telle opération est essentielle pour les États-Unis, qui peuvent ainsi surveiller l'activité des Chinois. En effet, ces derniers s'intéressent de près à cet endroit de la Lune, dont ils espèrent ramener des échantillons d'un type nouveau.


De leur côté, les points L4 et L5, qui offrent aux objets spatiaux la position orbitale la plus stable, leur permettent de se maintenir sans encombre, et avec une dépense d'énergie bien moindre.


Ce sont donc des points de l'espace très convoités, car ils offrent la meilleure situation possible pour le placement en orbite d'un satellite, d'un télescope spatial ou d'une sonde.

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Comment la Chine pense-t-elle produire de l'eau sur la Lune ?

Comment la Chine pense-t-elle produire de l'eau sur la Lune ?

17 septembre 2024· 2:04

Des puissances spatiales comme les États-Unis ou la Chine comptent bien installer des bases permanentes sur la Lune à partir de 2030. Pour mener à bien ce projet, toutefois, certains problèmes doivent être résolus.


Celui de l'eau n'est pas le moindre. La faire venir de la Terre, en quantité suffisante, semble peu réaliste. Mais les Chinois semblent avoir trouvé la solution. L'eau destinée à abreuver les astronautes serait produite sur place.


Pour arriver à ce résultat, les scientifiques chinois ont procédé à des expériences à partir des échantillons lunaires rapportés, en 2020, par une précédente mission spatiale.


On sait qu'il existe de l'eau sur la Lune. Elle est d'abord présente, sous forme de glace, dans des cratères demeurant toujours dans l'ombre. Mais son exploitation demeure pour l'instant assez problématique.


L'eau se trouve également dans le régolithe, qui désigne une partie du sol lunaire. Or, certaines des roches composant le régolithe contiennent une importante proportion d'hydrogène.


Les scientifiques chinois en ont conclu qu'il suffirait de chauffer ces roches à une température suffisante pour obtenir de la vapeur d'eau, qu'on pourrait ensuite transformer en eau.


Pour obtenir la chaleur nécessaire, on utiliserait de grands miroirs concaves, qui, captant le rayonnement solaire, feraient grimper la températures à environ 1 000 °C. Encore faut-il savoir si une telle méthode permettrait d'obtenir une quantité d'eau suffisante.


Ayant fait leurs calculs, les chercheurs répondent par l'affirmative. En effet, ils estiment qu'avec une tonne de régolithe, on pourrait produire de quoi remplir une centaine de bouteilles de 500 ml. De quoi étancher la soif d'environ 50 personnes durant une journée.


D'autres sources d'eau ont d'ailleurs été identifiées par les scientifiques chinois. Dans certains échantillons lunaires, en effet, ils ont trouvé des traces d'eau, mais cette fois sous sa forme moléculaire.


Cette découverte est d'autant plus encourageante que ces fragments de sol lunaire se trouvent dans des régions éclairées par le Soleil, des zones où la présence d'eau semblait très peu probable. On le voit, la Lune serait plus hospitalière que ce qu'on pouvait imaginer.

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Trouve-t-on des micro plastiques dans le cerveau ?

Trouve-t-on des micro plastiques dans le cerveau ?

16 septembre 2024· 2:05

Malgré tous les efforts faits pour en limiter l'usage, le plastique demeure omniprésent dans notre vie quotidienne. On s'en sert pour conserver des aliments, mais il est aussi utilisé dans des secteurs très variés, comme le bâtiment ou la construction automobile.


On le sait, l'emploi de ce matériau génère une grande quantité de déchets, notamment sous la forme de microplastiques ou de nanoplastiques, dont la taille varie entre un milliardième de mètre et cinq millimètres. Ces minuscules fragments s'insinuent partout, dans notre environnement, mais aussi dans l'organisme humain.


En effet, des études ont révélé la présence de ces microplastiques dans des organes comme le foie, les reins, et aussi dans les vaisseaux sanguins ou la moelle épinière.


Cependant, l'analyse de tissus humains, prélevés à l'occasion de plusieurs autopsies, réalisées en 2016 et 2024, a montré que ce plastique se logeait de préférence dans un autre organe : le cerveau. Ces déchets y seraient en effet 10 à 20 fois plus nombreux que dans les autres organes du corps humain.


Un autre chiffre mesure bien l'ampleur du phénomène : les plastiques contenus dans les échantillons de tissus cérébraux prélevés en 2024 représentaient environ 0,5 % de leur poids. Plus alarmant encore, ces tissus étaient 50 % plus pollués que ceux étudiés en 2016.


Ce qui laisse supposer que la "pollution" de nos cerveaux au plastique suivrait la même courbe ascendante que celle de l'environnement.


Une telle découverte n'a rien de rassurant. En effet, des recherches menées sur des animaux ont établi une possible relation de cause à effet entre la présence de plastique dans l'organisme et le développement de maladies, comme le cancer, ou l'apparition de problèmes de santé, comme l'affaiblissement des défenses immunitaires ou des capacités cognitives.


Quant à un lien possible entre la présence de microplastiques dans le cerveau et la survenue de la maladie d'Alzheimer, il n'est pas établi avec certitude. Cependant, des chercheurs ont trouvé, dans le tissu cérébral de personnes atteintes de cette maladie, jusqu'à dix fois plus de plastique que dans le cerveau de patients n'en ayant pas souffert.

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Pourquoi le Soleil ne réchauffe-t-il pas l'espace ?

Pourquoi le Soleil ne réchauffe-t-il pas l'espace ?

15 septembre 2024· 1:26

Si le Soleil ne réchauffait pas notre planète, rien ne pourrait subsister à sa surface. Mais si la Terre reçoit la chaleur bienfaisante de notre astre, comment expliquer que l'espace demeure aussi froid ? N'oublions pas, en effet, que la température du cosmos se maintient à environ -270 °C.


Pour comprendre cet apparent paradoxe, il faut rappeler comment se propage la chaleur du Soleil. Elle se diffuse par rayonnement. Autrement dit, les rayons solaires agissent sur les particules présentes dans l'atmosphère terrestre.


Stimulées par le rayonnement, les molécules qui les composent se déplacent plus vite. C'est cette "excitation", comme l'appellent les scientifiques, qui entraîne une hausse de la température.


Dans l'espace, les choses ne peuvent pas se passer ainsi. En effet, le cosmos est pratiquement dépourvu de matière. Aussi les rayons du Soleil traversent-ils l'espace sans rencontrer de particules avec lesquelles ils pourraient interagir.


Si, d'ordinaire, les rayons du Soleil ne rencontrent guère de particules sur leur chemin, ils sont capables de réchauffer un satellite ou un engin spatial, pour peu qu'ils soient placés du bon côté.


En effet, les particules qui les composent vont interagir avec le rayonnement solaire. Par contre, le côté orienté vers le cosmos demeure soumis à des températures très basses.


Dans ce cas, ce satellite, réchauffé par le Soleil, va, à son tour, diffuser un peu de chaleur dans le cosmos gelé.

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L'air est-il vraiment de plus en plus pollué ?

L'air est-il vraiment de plus en plus pollué ?

12 septembre 2024· 1:59

Plusieurs grandes villes enregistrent assez souvent des pics de pollution, qui entraînent la mise en place de mesures de prévention, comme la circulation alternée. Parfois, la pollution de l'air conduit aussi les communes à limiter la vitesse de circulation.


L'air que nous respirons serait-il donc de plus en plus pollué ? En fait, il semble que ce soit l'inverse. Du moins certaines données récentes sont-elles plutôt rassurantes à cet égard.


En effet, selon le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa), les oxydes d'azote, ou Nox, surtout émises par les automobiles, ont tendance à baisser.


En 2022, elles ne s'élevaient plus qu'à 726 kilotonnes par an, soit une baisse de 4 % par rapport à l'année précédente. En 2021, au contraire, les NOx avaient progressé de plus de 2,5 %.


On observe la même tendance en ce qui concerne les particules fines. Ce redoutable agent polluant, lié aux activités industrielles et domestiques, mais aussi aux transports, serait responsable d'environ 40 000 décès par an chez les personnes de plus de 30 ans.


Or cette pollution serait également en recul. D'après les chiffres du Citepa, les particules fines auraient baissé de plus de 10 %, après avoir augmenté de près de 10 % l'année précédente.


Cet organisme s'est aussi livré à une étude approfondie des composants susceptibles de polluer l'air ambiant. Or, là aussi, le constat est plutôt optimiste. En effet, des éléments polluants, comme l'arsenic, le dioxyde de soufre ou encore le mercure, se retrouveraient moins souvent dans l'air que nous respirons.


En fait, plus de la moitié de ces composants potentiellement polluants auraient régressé d'au moins 50 % en un demi-siècle. Autrement dit, l'air est plus pur que dans les années 1970. Un résultat dû en partie à une réglementation plus exigeante.


Ces progrès expliquent donc qu'en termes de pollution, la France ait respecté les niveaux fixés par la Commission européenne pour 2016. Il sera sans doute plus difficile de tenir les objectifs européens pour 2030, qui sont plus ambitieux.



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Pourquoi les orages volcaniques sont-ils fascinants ?

Pourquoi les orages volcaniques sont-ils fascinants ?

11 septembre 2024· 1:51

Avec leurs coulées de lave et leurs panaches de cendres, les éruptions volcaniques sont aussi dangereuses que fascinantes. D'autant qu'elles se signalent par d'autres phénomènes spectaculaires, comme les orages volcaniques.


Les spécialistes les appellent ainsi car ils se produisent à l'occasion d'une éruption. Tous les volcans ne donnent pas lieu à de telles manifestations. Mais quand ils se déclenchent, ces orages provoquent de véritables feux d'artifice. Ainsi, en janvier 2022, à l'occasion de l'éruption du volcan Honga Tonga, dans les îles Tonga, on a enregistré plus de 200 000 éclairs en une heure !


Les vulcanologues ne s'accordent pas sur les causes de ce phénomène, dont l'origine reste en partie inconnue.


Les éclairs se forment à l'intérieur même du panache de fumée qui surgit du volcan au moment de l'éruption. On conçoit que, du fait du danger qu'elle présente, il soit très difficile d'étudier ces orages volcaniques.


Aussi un vulcanologue a-t-il réussi à reproduire le phénomène en laboratoire. Les moments précis où apparaissent les éclairs, ainsi que leur rythme, lui ont apporté de précieuses informations.


Ces recherches, ainsi que d'autres travaux similaires, ont permis de conclure que les éclairs se produisent quand des particules expulsées par le volcan se frottent entre elles. C'est notamment le cas de l'eau contenue dans le panache de fumée. En s'élevant, elle rencontre de l'air très froid, qui produit des particules de glace.


Elles finissent par se rencontrer, ainsi que d'autres minuscules fragments de cendres et de roches. C'est de cette friction que naîtraient les éclairs.


Mais d'autres éléments peuvent entrer en jeu. Ainsi, des observations menées sur le Stromboli, un volcan situé au nord de la Sicile, ont permis de mettre en évidence la présence d'un gaz, le radon. Ce gaz radioactif, inodore et incolore, pourrait influer sur la charge électrique des matières émises par le volcan. Un phénomène qui, à son tour, pourrait déclencher des éclairs.


Enfin, la hauteur du panache se formant au-dessus du volcan pourrait aussi jouer un rôle dans la survenue de ces orages volcaniques.

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Comment créer du beurre avec du CO2 ?

Comment créer du beurre avec du CO2 ?

10 septembre 2024· 1:53

Avec huit kilos par an et par habitant, les Français sont les premiers consommateurs de beurre au monde. Et, au niveau mondial, sa consommation devrait augmenter de près de 20 % d'ici 2026.


Dans le contexte actuel de lutte contre le réchauffement climatique, une telle évolution a de quoi inquiéter. En effet, on a besoin de lait pour produire le beurre. Or l'élevage laitier est responsable de plus de 6 % des émissions de gaz à effet de serre.


La fondation créée par le milliardaire Bill Gates a peut-être trouvé une solution à ce problème. Elle finance en effet une entreprise proposant de fabriquer un beurre synthétique, sans l'apport de lait.


Les graisses étant formées de carbone et d'hydrogène, les chercheurs ont prélevé du dioxyde de carbone dans l'air et de l'hydrogène dans l'eau. L'apport d'oxygène au gaz ainsi formé permet ensuite d'obtenir des acides gras.


D'autres substances sont encore nécessaires pour produire du beurre. Ainsi, l'ajout d'un émulsifiant et d'un pigment spécifiques permettent de stabiliser le mélange et de lui donner une couleur proche de celle du beurre présent sur la table du petit-déjeuner.


Il reste à mêler à l'ensemble un élément destiné à donner une saveur agréable à ce beurre d'un nouveau genre. L'huile de romarin est utilisée à cette fin par la startup financée par Bill Gates.


Ce que visent d'abord les concepteurs de ce nouveau produit, c'est la réduction de l'émission des gaz à effet de serre. si l'on en croit une étude récente, l'empreinte carbone liée à la production de ce nouveau beurre serait ainsi réduite de moitié.


Par ailleurs, la fabrication de ce beurre de synthèse permettrait de réduire la part des terres destinées à l'élevage, qui représentent plus de 70 % des terres agricoles en Europe. En consacrant ces terres à des cultures moins émettrices de gaz à effet de serre, on réduirait l'empreinte carbone globale de l'agriculture.


Un tel effort ne porte d'ailleurs pas seulement sur le beurre. En effet, les scientifiques tentent de mettre au point une viande de culture capable de concurrencer les produits animaux.

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Pourquoi des câbles vont-ils bientôt relier l’Australie à Singapour ?

Pourquoi des câbles vont-ils bientôt relier l’Australie à Singapour ?

9 septembre 2024· 1:55

On le sait, l'utilisation des combustibles fossiles génère l'émission d'une grande quantité de gaz à effet de serre. Pour limiter cette empreinte carbone, qui accélère le réchauffement climatique, de nombreux pays investissent dans des projets fondés sur les énergies renouvelables.


C'est notamment l'objectif du gouvernement australien, qui voit grand pour l'occasion. En effet, il a développé le plus grand parc solaire au monde. S'étendant sur 12 000 hectares, à Barfly, dans le Territoire du Nord de la grande île, ses panneaux photovoltaïques devraient produire, à partir de 2026, entre 17 et 20 gigawatts (GW).


Le lieu a été choisi en raison de son fort ensoleillement. Et, comme c'est un endroit désertique, il est facile d'y installer les panneaux solaires.



Un très long câble sous-marin



Cette électricité verte ne profitera pas aux seuls Australiens. Elle devrait être distribuée aux habitants de Singapour, distante de plus de 4 000 kilomètres de l'Australie.


Les responsables du projet n'ont pas reculé devant les défis à relever. En effet, il fallait d'abord acheminer l'électricité depuis le parc solaire jusqu'à un site situé près du port de Darwin, à partir duquel elle sera exportée vers Singapour. Il a donc fallu construire, à cette fin, une ligne de transmission d'environ 800 kilomètres.


N'étant plus à un record près, les Australiens ont décidé de mettre en place, pour transporter l'électricité, un câble sous-marin d'environ 4 300 kilomètres, le plus long jamais installé.


Ce câble devrait fournir à Singapour 15 % de l'électricité dont elle a besoin. On se doute que le gouvernement australien a dû mobiliser, pour mener à bien cet ambitieux projet, un budget considérable, le coût du seul câble sous-marin se montant à plus de 20 milliards de dollars.


Mais le jeu en vaut la chandelle. De fait, le développement de ce parc solaire permettra à l'Australie de limiter sa dépendance aux combustibles fossiles. Il devrait aussi stimuler le développement économique du pays, à commencer par celui du Territoire du Nord. Durant les trois premières décennies d'exploitation, le site devrait rapporter environ 13 milliards d'euros.

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Pourquoi les popcorns émettent-ils un « pop » à la cuisson ?

Pourquoi les popcorns émettent-ils un « pop » à la cuisson ?

8 septembre 2024· 2:09

Le bruit caractéristique du "pop" que fait le maïs soufflé lorsqu'il éclate résulte d'un ensemble de phénomènes physiques et chimiques. Pour comprendre ce processus, il est important de se pencher sur la structure et la composition du grain de maïs.


Chaque grain de maïs soufflé (Zea mays everta) possède une enveloppe extérieure appelée péricarpe, composée de cellulose. Cette enveloppe est particulièrement dure et résistante à la pression. À l'intérieur du grain se trouve l'endosperme, constitué principalement d'amidon et d'eau.


Lors de la cuisson, l'apport de chaleur provoque plusieurs changements à l'intérieur du grain :


1. Chauffage et conversion de l'eau en vapeur :

  - La température augmente, atteignant progressivement 100 °C, ce qui fait que l'eau contenue dans l'endosperme se transforme en vapeur. La vapeur d'eau, en expansion, crée une pression interne croissante.


2. Gélatinisation de l'amidon :

  - Sous l'effet de la chaleur et de la vapeur d'eau, les granules d'amidon absorbent l'eau, se ramollissent et se gélatinisent. Cette transformation rend l'endosperme plus malléable et permet à la pression de continuer à monter.


3. Rupture du péricarpe :

  - La pression interne du grain peut atteindre environ 930 kPa (135 psi). Lorsque le péricarpe ne peut plus contenir cette pression croissante, il éclate brusquement. La rupture libère soudainement la vapeur d'eau et les particules d'amidon gélatinisées.


4. Expansion rapide de l'amidon :

  - Une fois le péricarpe fissuré, l'amidon chaud, devenu pâteux, se dilate rapidement en raison de la baisse de pression. Ce processus d'expansion rapide produit le bruit distinctif du "pop" et donne au maïs soufflé sa forme aérienne et irrégulière.


En résumé, le "pop" du maïs soufflé est un bruit produit par la soudaine libération de vapeur d'eau sous pression, qui entraîne l'explosion du péricarpe et l'expansion instantanée de l'amidon gélatinisé. Ce phénomène est un exemple fascinant de la transformation de l'énergie thermique en énergie mécanique, illustrant comment les propriétés physiques et chimiques du maïs permettent cette réaction spectaculaire.

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Comment définir une planète ?

Comment définir une planète ?

5 septembre 2024· 1:58

On sait que notre système solaire compte 8 planètes. Quant à l'univers, il en comporterait des centaines de milliards. Mais comment définir ces corps célestes ?


Pour répondre à cette question, il faut d'abord rappeler comment ils se forment. Les planètes se constituent peu à peu autour des disques proto-planétaires qui entourent les étoiles en formation.


Ces disques sont composés de gaz et de poussières qui, en s'agglomérant, finissent par donner naissance à une planète. Par ailleurs, un corps céleste mérite ce nom quand il est assez volumineux pour que la gravité puisse lui donner cette forme sphérique qui caractérise une planète.


Mais la définition doit encore être complétée. Une planète c'est aussi un corps céleste qui, toujours grâce à la gravité, a réussi à éliminer de son orbite tout autre corps d'une taille comparable.


Ne correspondant pas à cette partie de la définition, Pluton a été rayé de la liste des planètes de notre système solaire. De fait, l'orbite de Pluton, dans la "ceinture de Kuiper", comprend nombre d'objets semblables à ce corps céleste qu'on préfère appeler aujourd'hui une "planète naine".


Enfin, une planète est un corps céleste tournant autour d'une étoile, comme la Terre autour du Soleil.


Certains scientifiques font cependant valoir l'insuffisance de cette définition. Ainsi, la forme sphérique ne se retrouve pas dans toutes les planètes du système solaire. De fait, Mercure et Vénus, par exemple, sont plus rondes que Saturne, qui doit sa forme aplatie à sa vitesse de rotation.


Par ailleurs, toutes les orbites des planètes ne sont pas vides d'objets célestes. Ainsi, celle de Jupiter, par exemple, peut être traversée par des comètes ou des astéroïdes.


Aussi ces astronomes proposent-ils une nouvelle définition : une planète serait un corps céleste orbitant autour d'une ou plusieurs étoiles et doté d'une certaine masse. Pour ces scientifiques, on évite ainsi d'intégrer dans la définition les éléments relatifs à la forme et au "nettoyage" de l'orbite, qui ne leur semblent pas vraiment convaincants.

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Pourquoi les États-Unis viennent tout juste de gagner un million de kilomètres carrés ?

Pourquoi les États-Unis viennent tout juste de gagner un million de kilomètres carrés ?

4 septembre 2024· 2:13

Les États-Unis viennent de revendiquer la possession d'une zone d'un million de km2, soit près de deux fois la superficie de la France. Ils ne se sont pas agrandis par la conquête militaire, mais par la revendication d'eaux territoriales plus étendues.


En effet, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS), adoptée en 1982, permet aux États concernés de revendiquer, notamment, la possession de plateaux continentaux au-delà de 200 milles marins.


Ces régions, généralement peu profondes, sont une extension marine de zones terrestres. Un pays peut ainsi gérer, par-delà ses eaux territoriales, de vastes secteurs, dont les ressources halieutiques et minières sont parfois considérables.


Les autorités américaines ont d'abord recueilli, durant des années, les données géologiques destinées à appuyer leurs revendications. C'est sur la base de ces informations qu'ils réclament à présent de vastes zones maritimes.


Elles sont situées dans sept secteurs différents. En effet, ces extensions maritimes concernent aussi bien les rivages de l'Atlantique que ceux du Pacifique ou du golfe du Mexique. Ces zones offshore se trouvent aussi au large de l'Alaska comme au-delà de certaines possessions outre-mer, comme les îles Mariannes.


Cette revendication se heurte cependant à certains obstacles juridiques. En effet, si plus de 160 pays ont ratifié l'UNCLOS, ce n'est pas le cas des États-Unis. De leur côté, les Américains soulignent le sérieux de leur démarche, entreprise en collaboration avec des agences officielles.


Les autorités se sont notamment appuyées sur l'"United States geological survey", un organisme gouvernemental qui recueille des données sur les ressources terrestres. Mais cet argument ne convainc pas tout le monde, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer restant la référence obligée en matière de revendications maritimes.


Si beaucoup d'observateurs restent prudents, c'est que de telles prétentions peuvent bouleverser certains équilibres géopolitiques. On se souvient ainsi des tensions provoquées par les revendications concurrentes, en mer de Chine du Sud, de la Chine et de certains de ses voisins, comme le Vietnam ou les Philippines.

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Pourquoi les cactus ont-ils des épines ?

Pourquoi les cactus ont-ils des épines ?

3 septembre 2024· 1:54

Les cactus, membres de la famille des Cactacées, ont développé des épines en raison de plusieurs adaptations évolutives cruciales pour leur survie dans des environnements arides. Ces épines, qui étaient autrefois des feuilles, remplissent plusieurs fonctions essentielles.


1. Réduction de la perte d'eau :

Dans les environnements désertiques, l'eau est une ressource précieuse. Les feuilles traditionnelles, par leur grande surface, permettent une importante évapotranspiration, ce qui entraîne une perte d'eau significative. Les cactus ont évolué pour avoir des épines à la place de feuilles, réduisant ainsi considérablement la surface exposée et donc la perte d'eau par évaporation. Cette adaptation est cruciale pour la conservation de l'eau dans des conditions où elle est rare.


2. Protection contre les herbivores :

Les épines servent également de mécanisme de défense contre les herbivores. Dans les environnements désertiques, la végétation est rare et les animaux herbivores sont souvent désespérés de trouver de la nourriture. Les épines dissuadent ces animaux de manger les cactus, augmentant ainsi leurs chances de survie. Certains cactus possèdent des épines particulièrement longues et acérées qui peuvent infliger des blessures douloureuses, tandis que d'autres ont des épines plus courtes et plus denses qui créent une barrière impénétrable.


3. Protection contre le rayonnement solaire :

Dans les déserts, l'ensoleillement est intense. Les épines des cactus peuvent aider à protéger la plante contre les dommages causés par les rayons du soleil en créant une sorte d'ombre sur la surface de la plante. Cette ombre réduit la température de la surface de la plante, limitant ainsi les dommages dus à la chaleur excessive et à la radiation solaire.


4. Collecte d'eau :

Certaines épines de cactus sont adaptées pour collecter l'humidité de l'air. La condensation de la rosée sur les épines peut être dirigée vers la base de la plante, où elle est absorbée par le système racinaire. Cette capacité à capter l'eau atmosphérique, même minimale, est une autre adaptation essentielle pour la survie dans des environnements extrêmement arides.


Les épines des cactus sont le résultat d'adaptations multiples et complexes qui permettent à ces plantes de survivre et de prospérer dans des environnements hostiles. Elles réduisent la perte d'eau, protègent contre les prédateurs, modèrent l'exposition au soleil et aident à la collecte d'eau, démontrant ainsi l'ingéniosité de l'évolution pour surmonter les défis environnementaux.

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Qu'est-ce que la résonance Schumann ?

Qu'est-ce que la résonance Schumann ?

2 septembre 2024· 1:50

La résonance de Schumann doit son nom au physicien allemand Winfried Otto Schumann, qui en découvre l'existence théorique dans les années 1950. Il s'agit d'une onde de très basse fréquence, qui se produit dans le champ magnétique de la Terre.


Elle se manifeste entre la surface de notre planète et l'ionosphère, une partie de l'atmosphère terrestre comprise entre 60 et 1 000 kilomètres d'altitude.


Cette résonance de Schumann est générée par les décharges électriques provoquées par les éclairs. Considérée comme le "battement de cœur" de la Terre, elle est influencée par divers phénomènes, comme les activités électriques ou la composition de l'atmosphère.


La résonance de Schumann est au cœur d'importantes recherches scientifiques. En effet, des chercheurs se sont aperçus que sa fréquence était comparable avec celle des ondes alpha, caractéristiques de l'activité électrique du cerveau chez un sujet éveillé et détendu.


Cette similitude ne concerne pas seulement les êtres humains, mais aussi les animaux. D'où l'idée, parfois avancée, que cette résonance de Schumann serait associée à la vie, d'une manière ou d'une autre.


De là à prétendre qu'elle pouvait avoir un effet bénéfique, il n'y avait qu'un pas, que certains se sont empressés de franchir. Des scientifiques pensent en effet que la résonance de Schumann pourrait améliorer nos fonctions cognitives et la qualité de notre sommeil.


Plusieurs expériences ont été menées pour tenter de mesurer les effets de cette onde de très basse fréquence. L'une d'elles a consisté à isoler des volontaires dans un bunker, que la résonance de Schumann ne pouvait pas atteindre.


Les participants ne tardent pas à se plaindre de migraines et d'une certaine détresse psychologique. Exposés à la résonance, au moyen d'un équipement spécifique, ils expriment une nette et rapide amélioration. D'autres expériences se sont attachées aux conséquences des orages, producteurs de cette résonance, sur l'activité cérébrale.


En dehors de ce domaine de la santé humaine, les applications scientifiques de la résonance de Schumann ne manquent pas. Elle est notamment utilisée pour étudier certaines parties de l'atmosphère terrestre ou mieux comprendre les mécanismes du climat.

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Existe-t-il un animal sans prédateur ?

Existe-t-il un animal sans prédateur ?

1 septembre 2024· 1:57

On le sait, un prédateur est un animal qui, dans un territoire donné, chasse d'autres animaux pour se nourrir. En régulant le nombre de certains animaux et en favorisant la sélection naturelle, les prédateurs contribuent à l'équilibre des écosystèmes naturels.


Ce qui n'est pas le cas du prédateur le plus efficace, qui n'est autre que l'homme. Par la mise au point d'armes meurtrières et l'étendue de son champ d'action, il aurait plutôt tendance à détruire ces équilibres.


En dehors de l'homme, qui peut s'attaquer à tous les animaux, certains d'entre eux n'ont pas de prédateurs naturels.


Il existe en effet, dans la nature, des animaux qui deviennent rarement la proie des autres. Ils le doivent généralement à une taille et une force particulières. C'est le cas des éléphants ou des grands félins, comme les lions ou les tigres.


Ce qui ne veut pas dire qu'ils soient toujours à l'abri des attaques. En effet, un éléphanteau ou un lionceau, ainsi que des animaux malades ou isolés, peuvent finir sous la dent d'un prédateur audacieux.


Dans le monde aquatique, on trouve aussi des animaux quasi invulnérables. Du fait de sa masse imposante, la gigantesque baleine n'a rien à craindre d'éventuels ennemis. C'est aussi le cas du grand requin blanc, que sa vélocité et ses puissantes mâchoires protègent des autres animaux.


Il doit cependant surveiller sa progéniture, dont la faiblesse peut tenter des prédateurs en maraude, comme les orques. Comme les requins, les crocodiles sont au sommet de la chaîne alimentaire. Ce qui signifie qu'ils n'ont rien à redouter, sinon, comme toujours, de la part de l'homme.


Si l'on quitte le monde des eaux pour celui des airs, on y voit se mouvoir de grands oiseaux qui, hors la balle du fusil, n'ont pas à craindre d'éventuels prédateurs. En effet, les aigles et les grands rapaces volent sans se soucier de leurs attaques.


Enfin, les défenses naturelles de certains animaux découragent les prédateurs. Ainsi, les piquants acérés du porc-épic le préservent, en principe, de toute attaque.


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Quel est le contraire de la sensation de « dèjà vu » ?

Quel est le contraire de la sensation de « dèjà vu » ?

29 août 2024· 1:57

Peut-être avez-vous déjà expérimenté ce que l'on appelle d'ordinaire la sensation de "déjà-vu". Confronté à une situation que vous n'avez jamais vécue, ou un lieu que vous n'avez jamais visité, vous avez pourtant l'impression que vous les connaissez l'un et l'autre.


Comme si vous étiez déjà passé dans cet endroit où, pourtant, vous êtes sûr de n'être jamais venu. Ce qui ne veut pas dire que vous éprouvez la réminiscence d'un événement déjà vécu dans une vie antérieure.


C'est du moins ce que prétendent les scientifiques, qui y voient plutôt une particularité du fonctionnement du cerveau.


...Mais aussi de "jamais-vu"


Il existe une sensation contraire au déjà-vu, le "jamais-vu". C'est un phénomène tout aussi curieux, mais moins fréquent.


Il se produit quand vous êtes confronté à un quelque chose de très familier, et même de quotidien, et que, pourtant, vous ne reconnaissez pas. Il peut s'agir du visage d'un de vos proches, qui vous apparaît, tout à coup, comme celui d'un étranger.


Les conducteurs éprouvent parfois cette étrange impression. À un moment donné, les voilà incapables de passer une vitesse ou de déclencher les essuie-glaces, comme s'ils n'avaient jamais appris à le faire.


Au milieu d'un morceau qu'il a joué des centaines de fois, un musicien peut avoir du mal à déchiffrer un passage. Comme s'il n'avait jamais vu la partition.


Les scientifiques ont voulu mieux comprendre ce phénomène. Aussi ont-ils demandé à un groupe formé de 92 personnes de recopier plusieurs fois des mots assez simples. Ils avaient le droit de s'arrêter.


Et, de fait, 70 % de ces volontaires ont cessé d'écrire parce qu'ils éprouvaient une curieuse sensation, proche de celle du jamais-vu. Ils ont déclaré avoir eu le sentiment de perdre le contrôle de leur main.


Pour les scientifiques, l'explication réside sûrement dans le caractère répétitif d'un geste ou dans la trop grande familiarité d'une sensation. C'est un peu comme si le cerveau, confronté à l'aspect trop mécanique d'un geste, voulait ramener le sujet à la réalité. Ce serait en quelque sorte comme une reprise de contrôle de sa part.

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Y a-t-il de la vie sur Europe ?

Y a-t-il de la vie sur Europe ?

28 août 2024· 2:00

Les astronomes sont toujours à la recherche de la vie dans l'univers et, pour commencer, dans notre système solaire. Mars paraît un candidat sérieux, mais c'est aussi le cas d'Europe, un des satellites de Jupiter que, de ce fait, on appelle aussi une "lune".


Grâce au puissant télescope James Webb, les scientifiques ont détecté, à la surface d'Europe, la présence de dioxyde de carbone. Il s'agit là d'un des éléments nécessaires à l'apparition de la vie, du moins telle que nous la connaissons sur Terre.


Les chercheurs se sont demandé si ce dioxyde de carbone ne pouvait pas provenir d'une météorite. Après avoir examiné cette hypothèse, finalement rejetée, ils ont conclu de leurs observations que la source de ce CO2 venait bien du satellite lui-même.


Un océan souterrain


Pour les astronomes, en effet, ce dioxyde de carbone s'échapperait d'un océan souterrain. De fait, il s'étendrait sous l'épaisse couche de glace qui constitue la surface du satellite, à plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur. Et les scientifiques ajoutent qu'il s'agit d'eau chaude et salée.


Cet océan serait très vaste, puisqu'il se situe, d'après les astronomes, dans une région large de pas moins de 1.800 kilomètres. Il s'agit d'une zone au relief très tourmenté, dont les fissures et les crêtes pourraient avoir été provoquées, du moins en partie, par la remontée des eaux chaudes de l'océan souterrain.


En remontant, l'océan aurait laissé du sel à la surface, donnant à la région une coloration jaune inhabituelle.


De la vie aurait-elle pu se développer dans l'océan souterrain d'Europe ? Pour l'instant, nul ne sait s'il contient tous les éléments nécessaires à son apparition. Pour en apprendre davantage, les scientifiques devront être patients.


Le temps qu'arrivent sur place les deux sondes envoyées sur Jupiter. L'une, lancée par l'Agence spatiale européenne, est partie en avril dernier, l'autre, qui dépend du programme de la NASA, doit prendre son envol en 2024.


Il leur faudra huit ans pour arriver à destination. D'ici là, il est vrai, le télescope James Webb aura peut-être livré d'autres informations précieuses.

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Le télétravail aide-t-il à lutter contre le réchauffement climatique ?

Le télétravail aide-t-il à lutter contre le réchauffement climatique ?

27 août 2024· 2:03

La récente pandémie de Covid a contribué à un changement des modes de travail. Ainsi, la part du télétravail n'a cessé de progresser, notamment dans les pays anglo-saxons. Les salariés concernés travaillent à distance toute la semaine ou seulement quelques jours.


Dans ce dernier cas, on parle d'une organisation du travail "hybride". Qu'il travaille à domicile de manière permanente ou seulement de temps à autre, l'adapte du télétravail fait du bien à la planète. Il participerait en effet, à sa manière, à la lutte contre le réchauffement climatique.


C'est en tous cas la conclusion d'une récente étude. Elle révèle que les activités des salariés recourant à plein temps au télétravail émettent 54 % de gaz à effet de serre en moins que celles d'une personne se rendant chaque jour sur son lieu de travail.


Et cette diminution serait de 29 % pour les salariés s'adonnant au télétravail quelques jours par semaine. Cet affaiblissement significatif de l'empreinte carbone est lié en grande parie à la réduction des trajets professionnels.


Un bilan à relativiser


Mais les auteurs de l'étude relativisent toutefois ces résultats encourageants. En effet, le bilan ne serait pas aussi positif qu'il peut paraître au premier abord.


En effet, les salariés choisissant la forme hybride du télétravail profitent parfois de cette nouvelle organisation, qui leur donne davantage de temps libre, pour s'installer plus loin de leur lieu de travail. Ils élisent alors domicile dans des villages où la vie leur semble plus agréable.


Mais s'ils se rendent moins souvent à leur bureau, le trajet qui les en sépare est plus long. En termes d'émission de gaz à effet de serre, l'économie est alors négligeable. D'autant que ces salariés ont tendance à se déplacer plus souvent, pour des raisons personnelles.


Par ailleurs, les appareils utilisés par ces travailleurs à domicile ne sont pas toujours équipés de dispositifs réduisant leur consommation d'énergie. On a ainsi calculé qu'une imprimante à usage domestique est plus énergivore que les appareils utilisés dans les entreprises.


Par conséquent, il n'est pas certain que le bilan écologique du télétravail doit être nuancé.

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