
Choses à Savoir SANTE
Par Choses à Savoir
Réseau : Choses à Savoir
Épisodes
2412 épisodes · page 19 sur 81

Quels sont les effets psychiques de la solitude forcée ?
Loin de l’image apaisante des retraites spirituelles, la solitude forcée est subie par 1 personne sur 10 en France, d’après une étude menée en 2023. Cette situation n’est pas sans risque, surtout pour les profils déjà affaiblis psychiquement ou socialement.
Un impact psychologique immédiat
Plus de stress et plus d’anxiété, c’est ce qui touche les personnes forcées de s’isoler pour des raisons médicales, pratiques ou indépendantes de leur volonté. Se trouvant dans l’incertitude et sans soutien social, ces personnes peuvent connaitre une détresse émotionnelle assez intense. Les sentiments de tristesse susceptibles d’émerger en l’absence de contact sont exacerbés par l’absence de toute interaction de réconfort avec un proche.
La personne qui se retrouve isolée de façon forcée subit une altération de ses fonctions cognitives. Elle ne pense et ne raisonne plus de la même manière. Elle va par exemple percevoir son environnement négativement, avoir des idées confuses et un fort sentiment d’impuissance par rapport à la situation.
Sur un terrain d’antécédents psychiatriques, la solitude peut renforcer des débuts de paranoïa ou d’angoisses intenses. Chez d’autres individus, elle conduit au contraire à une dépression marquée avec une perte d’appétit ou de sommeil et un manque général d’envie de faire des activités plaisantes.
Les conséquences sur le long terme
Une solitude imposée de courte durée comme lors d’un confinement de quelques jours est rarement dommageable sur le long terme, bien que désagréable et parfois très mal vécue. En revanche, si la situation se répète ou se prolonge, de véritables conséquences se remarquent sur la santé mentale de la personne. Le risque de développer une dépression est fortement accru. Les troubles affectant le sommeil et les angoisses peuvent s’installer de façon prolongée. L’estime de soi est également touchée : la personne se sent inférieure ou manquant de valeur car elle ne reçoit plus les retours indispensables de ses pairs.
Des effets sur les interactions sociales
Comme cela a été le cas après les longs confinements du Covid, le retour à la vie sociale est délicat après une période d’isolement forcé. Les personnes concernées éprouvent plus de difficultés à interagir avec des inconnus, et peuvent se sentir déconnectés ou mal à l’aise dans des situations autrefois habituelles.
La perte des compétences sociales et de la confiance induit également une réintégration complexe dans la société, notamment dans les secteurs professionnels où tout évolue très vite. Ainsi, après un arrêt maladie de longue durée, une personne pourra avoir du mal à reprendre son poste et à se sentir toujours compétente dans l’application de ses tâches.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les remèdes efficaces contre le mal de transport ?
Qu’il est désagréable de se sentir nauséeux en voiture ou à bord d’un bateau. Heureusement pour les personnes sensibles au mal de transport, il existe un panel de solutions efficaces parmi lesquelles piocher pour prévenir le malaise.
Les médicaments anti-nauséeux
Certains médicaments antihistaminiques s’avèrent très efficaces contre le mal de transport. Ils s’utilisent en prévention ou en guérison lors des trajets. Le dimenhydrinate, par exemple, bloque les signaux envoyés au cerveau qui déclenchent la nausée et les vomissements. La méclizine inhibe quant à elle les récepteurs d’histamine dans le système nerveux central. Les sensations de vertige et de nausée sont alors réduites. Ces traitements fonctionnent grâce à leur action sur le système vestibulaire de l’oreille interne, impliqué dans l’équilibre et le mouvement. Ils se prennent généralement une heure avant le début du voyage. Mais ils s’accompagnent d’effets secondaires importants comme la fatigue ou les troubles de la vision, incompatibles avec la conduite.
Le gingembre
Conseillé aux femmes enceintes pour lutter contre les nausées matinales, le gingembre s’avère également utile contre le mal de transport. Il contient des composés tels que le gingérol et le shogaol, lesquels agissent au niveau digestif et cérébral pour contrer le malaise. Concrètement, le gingembre réduit l’activité excessive de l’estomac souvent déclenchée par les voyages agités. Il module également les signaux de nausée envoyés au cerveau. Le gingembre se consomme au choix frais, en capsule, en teinture, en tisane ou sous forme de cristaux. Il est contre-indiqué aux personnes souffrant de calculs biliaires.
L’acupression
Sous la forme de bracelets avec une petite boule située sur le poignet, l’acupression soulage certaines personnes atteintes de mal de transport. Elle exerce une pression sur un point d’acupuncture spécifique, nommé Nei-Kuan ou point P6. Les atouts de ce remède sont à la fois sa facilité et son absence d’effet secondaire. Il peut être utilisé par les enfants, les femmes enceintes ou les deuxièmes conducteurs sans aucun risque.
Les lunettes équilibrantes
Toutes récentes, les lunettes contre le mal de transport contiennent du liquide bleu en périphérie de la monture. Celui-ci se déplace selon les mouvements du porteur et recrée une ligne d’horizon artificielle. Le cerveau perçoit moins de désaccord sensoriel entre ce qu’il voit et ce qu’il ressent. En synchronisant les informations visuelles et de mouvement, les lunettes atténuent considérablement les symptômes du mal de transport chez certaines personnes. Elles sont sans effet secondaire mais nécessitent d’être portées durant tout le trajet pour bien fonctionner.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi a-t-on parfois des sueurs nocturnes ?
Occasionnelles ou régulières, les sueurs nocturnes s’avèrent assez désagréables quand elles perturbent le sommeil. Elles résultent de différentes causes, qui peuvent être évitables ou pathologiques.
Qu’est-ce qui induit la production de transpiration la nuit ?
La thermorégulation du corps est le système qui permet de maintenir une température stable. Il protège les organes vitaux de la surchauffe ou du froid. Il fait intervenir différentes hormones comme les œstrogènes et la testostérone, et s’appuie aussi sur l’action du système nerveux.
Lorsque l’on dort, le corps effectue des transitions entre plusieurs cycles. La température est à son plus bas pendant le sommeil profond. Durant les cycles de sommeil paradoxal, la régulation n’est pas aussi importante et peut induire des variations marquées de température corporelle en fonction d’autres facteurs.
Les causes courantes des sueurs nocturnes
La chaleur de la pièce ou de la literie constitue l’élément le plus courant des sueurs nocturnes. Une chambre fermée et chauffée, ou des couvertures trop épaisses vont favoriser la montée en température du corps. Pour maintenir le sommeil profond, l’organisme devra alors mettre en place la libération de transpiration dans le but de rafraichir le corps.
La consommation d’aliments gras est également susceptible d’induire des sueurs pendant la nuit. Le système digestif doit fournir plus d’énergie pour métaboliser les lipides, ce qui se traduit par une chaleur corporelle élevée. Les épices et la caféine font aussi partie des aliments qui excitent le système nerveux et peuvent provoquer de la transpiration nocturne.
En cas de stress, d’anxiété ou de dépression chronique, il est possible de connaitre des épisodes de sueurs pendant le sommeil. Ces derniers découlent parfois des médicaments pris pour atténuer le trouble mental, mais peuvent aussi résulter de l’agitation psychique qui se manifeste physiquement lors des périodes de repos.
Lors de changements hormonaux comme la grossesse ou la ménopause, il n’est pas rare que la femme subisse des bouffées de chaleur nocturnes à cause d’une thermorégulation moins efficace.
Comment diagnostiquer des sueurs nocturnes pathologiques ?
Une transpiration excessive sans cause apparente ou qui affecte considérablement le sommeil doit alerter. Elle peut indiquer une infection virale ou bactérienne, un trouble hormonal, mais aussi un cancer comme une leucémie ou une maladie auto-immune de type lupus. Le médecin se charge alors de répertorier les autres symptômes afin de prescrire les examens complémentaires nécessaires.
Prévenir les sueurs nocturnes
Pour éviter de transpirer la nuit, garder votre chambre fraîche, autour de 18°C. Bannissez l’alcool ou les repas lourds le soir, et adaptez votre literie à vos propres sensations. Si la cause des sueurs est psychique, vous pouvez tenter la relaxation ou la sophrologie avant de dormir.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi prendre une douche froide le matin ?
Avis aux courageux : prendre une douche froide le matin est source de nombreux bienfaits pour la santé. Cette pratique adoptée par de nombreux chefs d’entreprises ou influenceurs agit aussi bien sur le physique que sur le mental.
La circulation sanguine s’améliore
En réaction au contact de l’eau froide, les vaisseaux sanguins superficiels se contractent. Cette vasoconstriction aide à préserver la chaleur de l’organisme. Elle limite le flux sanguin en surface de la peau pour le rediriger vers les organes vitaux comme les poumons ou le cœur. La vasoconstriction a pour effet de stimuler le cœur qui pompe plus efficacement dans le but de réguler la température corporelle. L’amélioration de la circulation sanguine entraine une meilleure distribution de l’oxygène dans les organes et les muscles, tout en favorisant l’élimination des déchets métaboliques.
L’immunité se renforce
Le choc thermique que produit la douche froide active le système immunitaire. Celui-ci produit alors des globules blancs en masse, comme les lymphocytes ou les neutrophiles. Ces cellules prépondérantes dans la lutte contre les infections aident l’organisme à mieux se défendre en cas d’atteinte par des pathogènes.
L’énergie et la vigilance atteignent des seuils élevés
Vous avez besoin d’un coup de fouet pour commencer votre journée ? La douche froid procure une décharge soudaine d’adrénaline, une hausse de la fréquence cardiaque et de la fréquence respiratoire. Les personnes qui pratiquent ce rituel se sentent plus vives, avec l’esprit plus clair et acéré après la douche.
L’effet du froid sur le stress
Les douches froides sont connues pour leur effet d’adaptation au stress. En d’autres termes, procurer ce petit stress quotidien au corps et au mental permet de mieux appréhender les situations angoissantes du futur. L’effet se ressent sur la résistance mentale générale et aide à gérer plus efficacement les difficultés qui se présentent dans la journée.
Le froid aide à perdre de la graisse
Comme le froid active la graisse brune, spécialisée dans la production de chaleur, il contribue à augmenter la dépense énergétique. Couplée à une alimentation adaptée, la douche froide peut aider à brûler davantage de calories. Elle contribue aussi à améliorer l’humeur en stimulant la production d’endorphines. Cette caractéristique est intéressante pour conserver le moral durant une période de régime ou de restriction alimentaire.
La récupération musculaire est boostée
Les sportifs connaissent les bienfaits de la douche froide sur la récupération musculaire. En limitant l’inflammation post-entrainement, cette pratique réduit l’apparition de courbatures et aide le corps à se débarrasser des toxines libérées par le sport.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Je vous parle de mon nouveau podcast: La folle épopée
Pour écouter La folle épopée:
Apple Podcasts:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/la-folle-%C3%A9pop%C3%A9e/id1727649957
Spotify:
https://open.spotify.com/show/74el11FIusukqlTkEMPstj
Deezer:
https://deezer.com/show/1000659242
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment et quand l’organisme peut-il produire de la chaleur ?
Le processus permettant au corps de réguler sa chaleur interne s’appelle la thermorégulation. Par le biais de différents systèmes biologiques, l’organisme peut produire de la chaleur pour contrer les effets de l’environnement, mais aussi pour optimiser son combat contre les microbes.
Les mécanismes qui produisent de la chaleur
L’un des moyens les plus basiques de produire de la chaleur pour le corps est d’utiliser les nutriments qu’il ingère par voie digestive. Lorsque des protéines, des lipides et des glucides transitent dans l’estomac et les intestins, des réactions métaboliques se produisent. Elles aident à décomposer les molécules pour en retirer les éléments vitaux. Ces réactions libèrent une certaine quantité d’énergie, elle-même convertie en chaleur. Vous le remarquez sans doute lorsque vous mangez beaucoup : votre corps semble gagner quelques degrés de plus.
Un deuxième mécanisme permet à l’organisme de produire du chaud. Il se produit surtout en cas de température extérieure basse. La thermogénèse musculaire se déclenche alors sous la forme de frissonnements, des contractions rapides des muscles qui génèrent de la chaleur en augmentant le métabolisme. La thermogénèse peut aussi se dérouler sans frissons. Elle ne dépend alors pas de l’activité musculaire, mais de réactions qui ont lieu dans le tissu adipeux. Les graisses dites brunes et beiges sont capables de convertir de l’énergie fournie par les aliments en chaleur. Les tissus bruns, plus particulièrement, contiennent des protéines nommées thermogénines. Elles incitent les cellules à produire de la chaleur au lieu de la stocker sous forme énergétique. Les nourrissons ont une proportion importante de graisse brune, qui les aide à maintenir une température corporelle suffisante.
Un troisième mécanisme, la fièvre, induit la production de chaleur massive. C’est une réaction immunitaire face à une infection ou une maladie. Le corps libère alors des substances pyrogènes, lesquelles agissent sur l’hypothalamus. Ce centre de régulation général module le point de consigne : la température corporelle augmente afin d’aider à la destruction des agents pathogènes.
Le métabolisme de base et ses variations
Tout individu dispose de son propre métabolisme de base. Il s’agit d’un nombre en calories qui définit ce dont le corps a besoin, au minimum, pour assurer ses fonctions vitales. Plus ce métabolisme est élevé, plus les cellules brûlent de calories, plus elles génèrent de chaleur. Pour cette raison, les personnes ayant une masse musculaire importante ont tendance à avoir plus facilement chaud que celles qui ont un poids faible. Mais les personnes qui présentent un taux de graisse élevé ne bénéficient pas de cet atout, la graisse consommant moins de calories que les muscles.
Les hommes sont également avantagés sur cet aspect, avec un métabolisme de base généralement plus élevé. L’avancée en âge peut modifier le métabolisme, notamment à cause de la perte musculaire et de bouleversements hormonaux.
Le rôle majeur des hormones
La thermorégulation dépend en grande partie des hormones libérées dans l’organisme. La thyroxine, par exemple, est produite par la glande thyroïde. Aussi appelée T4, elle accroit le métabolisme et améliore la production de chaleur en influençant la vitesse d’utilisation de l’énergie par les cellules.
L’adrénaline, produite dans les glandes surrénales, stimule quant à elle la thermogénèse en permettant la dégradation plus importante du tissu graisseux. Elle peut également provoquer des frissonnements en réaction au stress ou au froid.
En cas de perturbation hormonale, la qualité de la thermorégulation est affectée. C’est ce qui se produit lors d’une hypothyroïdie ou d’une hyperthyroïdie.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les bébés ont davantage d’os que les adultes ?
Le squelette d’un adulte comporte en moyenne 206 os. Or, les bébés en ont environ 270 à la naissance. Cette surprenante différence s’explique par l’immaturité du développement osseux. Certains os, séparés par des cartilages ou des tissus durant l’enfance, vont se souder et fusionner avant l’âge adulte.
Le développement des os chez les bébés
Même si la formation des os débute dès la 10ème semaine de grossesse chez le fœtus, le squelette d’un bébé qui nait est loin d’être entièrement développé. La plupart des os du nourrisson sont constitués de cartilage souple, un tissu particulièrement malléable et plus flexible que les os d’adulte. Cette caractéristique permet au bébé de supporter la pression exercée sur lui lors de l’accouchement. Elle lui sert également à éviter de se blesser lorsqu’il développe sa motricité.
Au bout des os les plus longs de l’enfant se trouvent des cartilages de croissance, les plaques épiphysaires. Elles vont permettre à certains os de s’étendre durant la petite enfance puis l’adolescence. Les cartilages de croissance séparent le corps de l’os de ses extrémités, ce qui produit un os en trois parties au lieu d’un os unique. D’autres os ne sont pas soudés chez le bébé : ils fusionnent plus tard dans la vie afin de créer des structures uniques chez l’adulte.
La fusion osseuse
Le cas le plus marquant est sans doute celui du crâne. Chez le nourrisson, cet os est constitué de plusieurs plaques qui peuvent légèrement se déplacer. Elles sont reliées entre elles par du tissu que l’on nomme « sutures ». L’absence de fusion entre les différents os crâniens présente un intérêt double. D’abord, la tête du bébé peut se déformer pour mieux s’engager dans le bassin de la mère avant l’accouchement. D’autre part, cette flexibilité favorise le développement du cerveau, très rapide au cours des premiers mois de vie. Le crâne du nourrisson devient généralement une entité complète avant les deux ans de l’enfant.
En ce qui concerne les os longs, la fusion peut être beaucoup plus lente. Durant l’adolescence, les cartilages de croissance qui séparent les épiphyses, extrémités de l’os, des diaphyses, parties centrales des os, se solidifient. L’on parle alors d’ossification. Le jeune adulte, lorsqu’il a fini de grandir, présente des os longs complets dans les membres. Le fémur ou le tibia, par exemple, deviennent des os uniques, ce qui explique le nombre réduit d’os après la période de croissance.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les souvenirs sont-ils stockés sur la mémoire à long terme ?
Il est admis que nous possédons deux grands types de mémoire. La mémoire de travail est celle qui nous permet de retenir des informations pendant quelques secondes, un code par exemple. La mémoire à long terme est quant à elle remarquable. Elle stocke des souvenirs complexes sur des durées qui peuvent atteindre des dizaines d’années.
La formation des souvenirs
Pour être retenus dans la mémoire à long terme, les évènements, odeurs ou sons doivent d’abord être encodés. Cela signifie que le cerveau va se représenter l’information sous une forme qu’il peut retenir. Par exemple, si vous réussissez votre permis de conduire, le cerveau va s’attacher à repérer les éléments qu’il peut stocker facilement en rapport avec cet évènement. Selon les personnes, ces données seront davantage orientées sur le visuel, sur le toucher, sur les mots ou sur l’olfactif. L’encodage va aussi favoriser la récupération rapide du souvenir lorsque c’est nécessaire.
Les zones du cerveau concernées
Les lobes temporaux, situés de part et d’autre du crâne, sont impliqués dans le traitement de toutes les informations sensorielles. Ils récupèrent les données fournies par les yeux, les oreilles ou la peau et les transforment en signaux capables d’être encodés.
L’hippocampe, petite structure cérébrale dont la forme ressemble à celle de l’animal, est quant à lui indispensable pour encoder dans la mémoire à long terme. Il rassemble les différents aspects d’une expérience pour en créer un souvenir épisodique, qui présente une certaine cohérence.
Amas de différents noyaux en forme d’amandes, l’amygdale se concentre sur les émotions. Elle va renforcer l’encodage d’évènements qui ont été accompagnés d’émotions fortes comme la peur, la colère ou la joie.
Toutes ces structures agissent en synergie. C’est-à-dire que si l’une d’elles présente des défaillances, la mémoire au long terme en sera compromise, comme c’est le cas pour certaines maladies dégénératives ou affections neurologiques.
La consolidation et le renforcement des souvenirs
Ce n’est qu’avec la consolidation que les souvenirs sont renforcés et stabilisés dans le cortex cérébral, familièrement appelé « la matière grise ». Le sommeil participe significativement à cette étape. Durant les phases de sommeil profond, qui occasionnent des mouvements oculaires rapides, le cerveau réorganise les souvenirs. Il renforce et intègre ceux qui ont généré le plus d’intérêt et d’émotions.
La répétition œuvre aussi en faveur du renforcement des souvenirs sur le long terme. Réviser certaines notions ou pratiquer de façon répétée certains mouvements facilite l’accès ultérieur aux souvenirs. C’est d’ailleurs de cette manière que l’on peut refaire du vélo des années après avoir arrêté sans difficulté.
Parmi les autres éléments qui aident les souvenirs à rester encodés longtemps, il faut mentionner :
le degré d’attention,
l’absence d’interférences sous forme de nouvelles informations qui surpassent les souvenirs,
l’utilisation des techniques de mémorisation comme les acronymes ou les rimes.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter de fumer ?
Pour écouter ce podcast via:
Apple Podcasts:
https://itunes.apple.com/fr/podcast/choses-a-savoir-sante/id1062748833?mt=2
Spotify:
https://open.spotify.com/show/726fvUQjirlVlD1AhOxetd
Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/51304
---------------------
Alors que le tabac constitue le tout premier facteur de risque évitable de développer un cancer, presque un tiers des Français majeurs continue à fumer. Si la nicotine entraine une dépendance physique qu’il faut contrer lors du sevrage, ce n’est pas l’unique raison. D’autres facteurs contribuent à rendre l’arrêt de la cigarette très difficile.
Une composition chimique étudiée pour le plaisir
Pourquoi autant de personnes fument-elles régulièrement alors que les premières cigarettes sont souvent perçues comme désagréables ? Au-delà de toutes les substances chimiques intégrées dans ces produits, la présence de nicotine est la principale responsable du plaisir ressenti à fumer. Dans le cerveau, la nicotine se lie à des récepteurs présents sur un neurotransmetteur, l’acétylcholine. Elle agit alors sur la libération de différentes substances dont la dopamine, bien connue sous le nom d’hormone du plaisir. Concrètement, à chaque fois que l’individu fume, il active le circuit de la récompense et obtient une sensation agréable de détente et de bien-être.
Sur le long terme, la nicotine induit des changements physiologiques au niveau du cerveau. La dépendance physique s’installe et aggrave la difficulté à arrêter la cigarette. L’organisme s’habitue en effet aux niveaux élevés de dopamine : leur baisse entraine des symptômes de sevrage tels que de l’anxiété, de l’irritabilité, des troubles du sommeil et de la concentration. Les fumeurs dépendants ressentent aussi une forte envie de consommer de la nicotine.
Des facteurs psychologiques importants
Souvent, l’acte de fumer est intégré dans une routine. Il peut être associé à des moments de détente, par exemple pendant une pause au travail, ou à des activités plaisantes, telles qu’un apéritif entre amis. L’association psychologique entre la cigarette et les routines est forte. Elle déclenche l’envie de fumer à certains moments, même après avoir surmonté le sevrage physique.
D’autre part, le tabagisme est souvent utilisé comme palliatif contre le stress, l’anxiété ou d’autres émotions fortes. Le fumeur ne se trouve en capacité d’arrêter la cigarette que s’il parvient à développer des stratégies pour faire face à tous ces ressentis sans tabac.
D’autres éléments perturbent l’arrêt de la cigarette
Au sein des cercles sociaux, fumer s’apparente parfois à une activité collective qui colporte avec elle des images de détente, de sophistication ou d’attitude rebelle. Cesser la cigarette est alors d’autant plus difficile que l’entourage n’y aide pas, ou s’y oppose carrément.
Parmi les défis à relever, le fumeur qui souhaite se sevrer doit aussi faire face à la peur de grossir. Il est donc crucial, pour réussir à arrêter de fumer, d’opter pour une prise en charge très globale qui prend tous ces éléments en considération.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le stress entrave-t-il la digestion ?
Le stress nous pousse parfois à manger en excès ou, au contraire, il nous coupe complètement l’appétit. Il s’agit d’une réponse naturelle de l’organisme face à une menace perçue : le corps se prépare à lutter ou à fuir. Cette réaction n’est pas sans conséquence au niveau biologique. Elle influence notamment le déroulement de la digestion.
Les effets du stress sur le système digestif
En prévision d’un éventuel combat, l’organisme soumis au stress met en place différentes stratégies. Il active le système nerveux sympathique, responsable de la réponse de fuite ou de lutte lorsqu’une situation inquiétante est perçue. La priorité du corps est alors de répondre à la menace efficacement. Pour se faire, les ressources sont principalement attribuées aux fonctions musculaires, cérébrales et cardiaques. La digestion, non essentielle sur l’instant, est limitée. La production de salive et d’enzymes digestives baisse considérablement, ce qui affecte la possibilité de dégradation des nutriments. Le bol alimentaire est mal décomposé, occasionnant des lourdeurs ou des symptômes d’indigestion.
D’autre part, le stress affecte aussi la motilité gastro-intestinale, c’est-à-dire les mouvements des muscles digestifs pour propulser la nourriture à travers l’estomac et les intestins. Ralentis ou irréguliers à cause du stress, ces mouvements gênent le déroulement d’une bonne digestion. Ils peuvent provoquer diarrhée, constipation et sensation de pesanteur dans l’abdomen.
L’axe cerveau-intestin et son importance dans la gestion du stress
Le cerveau et l’intestin sont connectés de différentes façons, profondes et bidirectionnelles. Tout stress psychologique affecte potentiellement la fonction intestinale, et tout désordre digestif se répercute sur la qualité du fonctionnement psychique et cognitif.
Par exemple, un stress chronique est susceptible de perturber l’équilibre de la flore digestive, aggravant les troubles tels que le syndrome de l’intestin irritable. Les hormones libérées en réaction au stress dont le cortisol altèrent quant à elles les bactéries logées dans l’intestin. L’absorption des nutriments devient moins efficace.
Conséquences du stress sur les comportements alimentaires
Pour s’apaiser, une personne stressée aura tendance à se tourner vers des aliments réconfortants, mais très riches en graisses et en sucres rapides. Consommés en excès, ces derniers rendent la digestion encore plus difficile, avec des ballonnements, des crampes ou des remontées acides. Les personnes qui souffrent d’ulcères ou de reflux sont particulièrement affectées par les situations stressantes. L’inconfort qu’elles ressentent à la digestion peut même les mener à consommer encore plus d’aliments, entretenant le cercle vicieux.
D’autres troubles peuvent aussi apparaitre à cause du stress tels que l’anorexie, qui aggrave à son tour les symptômes digestifs en créant des carences et une lenteur du transit. En cas de maladie du système digestif, il est très important d’apprendre à gérer le stress par des techniques spécifiques pour éviter qu’il n’aggrave la situation.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment fonctionnent les réactions réflexes ?
Indépendantes de notre conscience, les réactions réflexes nous protègent des dangers immédiats. Que l’on touche une surface brûlante ou que l’on marche sur une épine, notre corps réagit immédiatement en essayant de nous éloigner du risque. Quels mécanismes se mettent en place lors d’une telle réaction ?
Les réflexes, des réponses motrices involontaires
Un réflexe consiste en une réaction automatique faisant suite à un stimulus spécifique. Il faut distinguer les réflexes innés, transmis par l’évolution, des réflexes acquis. Cruciaux pour la survie, constants chez tous les représentants de l’espèce humaine, les réflexes innés se manifestent dès la naissance. Ils sont mis en place par un arc réflexe, qui constitue le chemin pris par l’impulsion nerveuse dès la réception du stimulus.
Lors d’une brûlure, les récepteurs thermiques de la peau détectent la température trop élevée et envoient une information sensorielle au centre d’intégration. Ce sont les neurones sensoriels qui se chargent de transmettre ces données. Lorsque les informations sensorielles nécessitent un traitement, pour reconnaitre une odeur par exemple, elles sont envoyées au cerveau.
Mais, dans le cas de l’arc réflexe, une réponse rapide est requise. C’est alors la moelle épinière qui fait office de centre d’intégration. Elle charge le neurone moteur d’activer les muscles ou les glandes concernées. Pour le réflexe de retrait, ce sont les muscles du bras et de la main qui se contractent afin d’éloigner le membre du danger. Tout ce cheminement ne prend qu’une fraction de seconde et permet de protéger l’intégrité du corps de la brûlure ou d’un autre risque.
Le rôle du système nerveux central
Souvent, lors d’une réaction réflexe, la douleur n’apparait qu’après l’action des muscles pour se retirer. Cela illustre bien le temps nécessaire à l’information pour parvenir au cerveau, qui pourrait entrainer des dommages irréversibles si la moelle épinière ne pouvait pas prendre de décision immédiate.
Le système nerveux central, abrité dans la moelle épinière, est capable de filtrer toutes les informations qu’il reçoit. Il décide alors soit d’ignorer le stimulus s’il semble insignifiant, soit de réagir, soit d’orienter les données vers le cerveau pour un traitement supplémentaire.
Il est intéressant de constater que le temps d’un réflexe est légèrement influencé par la distance qui sépare le lieu stimulé de la moelle épinière. Ainsi, une brûlure sur le pied sera traitée sensiblement moins vite qu’une brûlure à la poitrine. En pratique, toutefois, la différence est très faiblement perceptible. Les voies dédiées aux réactions réflexes sont préétablies, et optimisées pour que l’information circule le plus rapidement possible.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les points sur lesquels de vrais jumeaux diffèrent ?
Si l’on ne compte plus les ressemblances entre deux vrais jumeaux, il existe pourtant des points précis sur lesquels ils diffèrent. Ces éléments dépendent soit de facteurs environnementaux, soit d’une expression variable des mêmes gênes, soit d’évènements qui contribuent à modifier l’apparence physique.
Les conséquences de l’environnement sur les jumeaux
Des vrais jumeaux proviennent de la même cellule originelle qui s’est scindée en deux. Ils disposent donc du même patrimoine génétique. Cependant, l’environnement peut altérer l’expression de l’ADN et engendrer des différences perceptibles entre les deux individus. L’alimentation, d’abord, constitue un facteur prépondérant dans le poids de la personne. Elle peut même favoriser la survenue de certaines maladies ou, au contraire, œuvrer en faveur de la santé générale.
Le stress est également connu pour engendrer des conséquences néfastes au niveau des cellules. Il peut stimuler ou freiner l’expression de certains gènes, produisant des différences de développement entre les deux êtres humains.
L’environnement façonne les jumeaux de façon distincte dès leur croissance in utero. Ainsi, les empreintes digitales, parfaitement uniques, se différencient chez l’un et l’autre des bébés avant même la naissance avec des traits similaires mais non identiques.
En fonction du mode de vie adopté, l’ADN peut se trouver modifié dans sa structure même, ce qui produit des variabilités physiques entre les deux jumeaux. Même sans contrainte extérieure particulière, le code génétique de chaque individu est soumis à des mutations, ce qui explique qu’environ 15% des vrais jumeaux n’ont pas strictement le même ADN.
L’état de santé peut varier considérablement entre deux jumeaux
Résultant de tous les facteurs cités précédemment, en plus des habitudes de sommeil, d’activité physique et d’exposition aux toxines, les deux jumeaux disposent d’une santé qui n’est pas toujours la même. Celle-ci peut se répercuter de façon intrinsèque, par exemple avec une fragilité cardiaque, une moindre capacité pulmonaire ou une plus grande résistance aux infections. Elle se répercute aussi d’un point de vue extérieur.
Une affection dermatologique laissera des traces physiques sur la peau d’un des jumeaux très exposé au stress, tandis que l’autre s’en sortira sans aucune séquelle grâce à un système immunitaire plus performant. Une exposition marquée aux écrans pourra engendrer une myopie sévère chez l’un des enfants, tandis que l’autre, plus attiré par l’extérieur, n’aura pas besoin de porter de lunettes.
D’autres éléments propres à chaque individu
De façon plus précise, il existe des parties du corps humain qui se développent de façon distincte pour chaque personne, même pour les vrais jumeaux. Outre les empreintes digitales, l’on peut aussi citer l’iris de l’œil, parfaitement unique dans ses dessins complexes, ou les motifs présents sur la langue qui diffèrent pour chaque individu.
Le microbiome, fortement influencé par l’environnement et le mode de vie, s’avère aussi propre à la personne qui l’abrite. Enfin, les détails de la dentition et la forme exacte du nez ou des oreilles sont sensiblement différentes, bien que semblables en apparence, entre deux jumeaux.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment la caféine agit-elle sur notre cerveau ?
La caféine est une substance dite psychotrope. Cela signifie qu’elle modifie le déroulement de certains processus qui se déroulent dans le cerveau. Qu’on l’apprécie ou que l’on s’en méfie, il est intéressant de mieux comprendre comment la caféine agit sur notre façon de nous comporter et de réfléchir.
La composition chimique de la caféine
La molécule de caféine comporte 8 atomes de carbone, 10 atomes d’hydrogène, 4 atomes d’azote et 2 atomes d’oxygène. Elle est parfois appelée « théine » ou « guaranine » en fonction de sa provenance, mais elle conserve les mêmes effets sur l’organisme humain. La caféine est issue des plantes : elle fait partie des alcaloïdes, des composés souvent végétaux et toxiques à haute dose. Ces derniers sont utilisés par la plante pour se protéger des insectes. Consommée à des doses raisonnables, la caféine reste une substance reconnue sans danger par les organismes de protection alimentaire.
Les propriétés excitantes de la caféine tiennent à sa structure. Elle comporte des noyaux de xanthine, un pigment jaune qui confère sa couleur à l’urine et est également stimulante pour le système nerveux.
Les mécanismes d’action de la caféine sur le cerveau
Le cerveau humain est protégé par une barrière hémato-encéphalique, qui évite l’intrusion d’hormones, de toxines ou d‘agents pathogènes. La caféine est capable de traverser cette barrière pour atteindre le réseau neuronal. Elle bloque alors les récepteurs d’adénosine. L’adénosine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire un messager chimique qui, lorsqu’il atteint ses récepteurs, favorise l’émergence de la fatigue. Il enjoint également le cerveau à limiter son activité neuronale. En bloquant les récepteurs, la caféine empêche le message de parvenir à destination. L’activité neuronale augmente au lieu d’être régulée par l’adénosine inhibitrice.
Plus l’activité des neurones est intense, plus le cerveau libère de dopamine, de glutamate et de noradrénaline. Or, ces neurotransmetteurs interviennent quant à eux dans la gestion de l’éveil, de la concentration et de la réactivité. Une personne qui consomme de la caféine est soumise à des pics de glutamate et de noradrénaline : elle se sent plus énergique et plus vigilante. La dopamine lui procure en outre une sensation de bien-être qui peut l’inciter à consommer plus régulièrement de la caféine.
Des conséquences sur les courts et longs termes
Sur le coup, la caféine améliore certaines formes de performance cognitive et limite le ressenti de la fatigue. Elle donne un coup de boost à la concentration, ce qui en fait la partenaire idéale pour les trajets en voiture ou les activités exigeant une attention permanente.
Sur le plus long terme, cependant, l’organisme développe une certaine tolérance qui implique la hausse des doses de caféine pour obtenir les mêmes effets. L’arrêt de la caféine après une consommation élevée peut aussi induire des symptômes de sevrage désagréables comme des maux de tête, de la fatigue et des troubles de l’humeur.
Enfin, la caféine affecte partiellement le sommeil si elle est consommée en fin de journée, en maintenant les neurones en éveil. Elle peut contribuer à exacerber l’anxiété et d’autres symptômes liés au stress qui empirent avec le manque de sommeil.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les bébés sont-ils beaucoup plus souples que les adultes ?
Avez-vous déjà vu un bébé se contorsionner dans tous les sens, mettre son pied derrière sa tête ou pratiquer le grand écart sans effort ? La souplesse des jeunes enfants est surprenante, mais pas inutile. Elle leur permet notamment de naitre et de grandir en toute sécurité.
Le développement physiologique du nourrisson
Chez les bébés, le développement des muscles et des osseux se produit très rapidement. Relativement faibles à la naissance, les muscles gagnent en force et en coordination pendant les premiers mois de vie, afin de favoriser des compétences motrices comme la tenue en position assise ou la marche. Plus un muscle se développe, moins il tend à être souple car il gagne en rigidité.
Les os des bébés, quant à eux, ne sont pas tout à fait similaires à ceux des adultes. Ils contiennent du cartilage de croissance, une substance souple et élastique. Celle-ci contribue à réduire les risques de fracture en conservant une certaine flexibilité de l’os. Lors de l’accouchement, la malléabilité du crâne de bébé est essentielle pour qu’il puisse légèrement se déformer lors du passage entre les os du bassin de la mère. Il va ensuite se souder progressivement dans les mois suivant la naissance.
Au fur et à mesure que l’enfant grandit, le cartilage présent dans les os se transforme et durcit, par un processus appelé ossification. Après la puberté, l’adolescent dispose d’os complets et robustes, qui ne peuvent plus du tout se plier.
L’importance de deux protéines pour la souplesse de bébé
Présent dans le tissu conjonctif, qui soutient les autres tissus de l’organisme, le collagène s’avère abondant chez le bébé. Il assure une plus grande flexibilité des tissus qui peuvent s’étirer ou se contracter aisément par rapport à ceux d’un adulte.
L’élastine, une autre protéine constitutive des tissus, dispose d’un ratio élevé dans les muscles et ligaments des nourrissons. Elle permet aux tissus de reprendre leur forme après l’étirement. Elle favorise donc la souplesse du corps et la capacité de l’enfant à se mouvoir sans contrainte. La flexibilité articulaire est également importante lors de l’accouchement, pour que le nourrisson puisse s’extraire du corps maternel en étirant ses propres membres.
La présence de ces deux protéines œuvre en faveur de l’exploration motrice du bébé, indispensable à son autonomie future et à sa survie. Avec le temps, la composition des tissus se modifie, amenant une perte de souplesse de façon naturelle chez l’adulte.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi existe-t-il des nez de tailles différentes ?
Il suffit de s’attarder sur le visage de quelques inconnus pour remarquer à quel point les nez peuvent être différents les uns des autres. Leur taille, en particulier, varie considérablement au sein d’une même population. Cette caractéristique dépend principalement de disparités génétiques.
Le rôle des gènes dans la formation du nez
Lorsque l’on compare le nez de deux personnes, l’on peut émettre des considérations sur leur largeur, leur longueur, mais aussi leur proéminence au niveau du pont nasal et leur forme de narine. Toutes ces informations qui rendent un nez unique découlent en partie du matériel génétique de l’individu. Plus précisément, elles sont liées à la façon dont l’ADN code le développement du cartilage du nez, qui lui confère sa taille.
Une étude de 2016 a mis en évidence quatre gènes particulièrement impliqués dans la formation du nez des populations d’Europe. La largeur des ailes du nez serait donc déterminée par les gènes GLI3 et PAX1. Le gène DCHS2, lui, concerne la présence d’une extrémité plus ou moins pointue. La largeur du nez tiendrait davantage à l’expression du gène RUNX2. Ces découvertes expliquent pourquoi il est courant de retrouver la même taille et forme de nez au sein d’une même famille, et ce sur plusieurs générations d’affilée.
Au sein de l’héritage génétique figurent aussi des particularités liées aux groupes ethniques de nos ancêtres. Par exemple, l’évolution a favorisé la présence de nez plus larges et plus plats en Afrique ou en Asie de l’Est. Les peuplades du Moyen-Orient et d’Europe ont plus souvent des nez longs et étroits. Bien sûr, la génétique ne fait pas tout : la taille du nez résulte d’une interaction complexe entre l’expression de l’ADN et des facteurs environnementaux variés.
Le poids de l’environnement sur la taille du nez
Il a fallu des dizaines de milliers d’années d’évolution pour parvenir au nez qu’arborent les individus du 21ème siècle. L’environnement a pesé dans la sélection naturelle, en privilégiant par exemple les nez longs et étroits dans les zones au climat sec et froid. En effet, l’air passant dans un nez allongé a davantage le temps de se réchauffer et de se charger en humidité avant d’atteindre les poumons. Inversement, les momies égyptiennes témoignent que les nez larges étaient plus répandus et mieux adaptés sous le climat nord-africain.
Les Tibétains, quant à eux, présentent une forme de nez avec des ailes bien détachées qui pourrait favoriser l’oxygénation dans un environnement où l’air est moins dense. Au-delà de ces particularités, il ne faut pas oublier que les préférences esthétiques ont également influencé les rapports sexuels entre humains, et favorisé l’émergence de tel ou tel nez en fonction des époques.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi certaines personnes ont un hoquet chronique ?
Atteint pendant 68 ans de hoquet chronique, Charles Osborne est le détenteur du record mondial de la plus longue crise de hoquet répertoriée, ce qui ne l’a pas empêché de vivre jusqu’à ses 96 ans et d’avoir 8 enfants. Le pape Pie XII, lui aussi, a connu des épisodes de hoquet chronique, qui lui ont en revanche valu de frôler plusieurs fois la mort. Comment expliquer qu’un phénomène aussi banal que le hoquet puisse inquiéter ainsi ceux qui ne parviennent pas à s’en débarrasser ?
La différence entre le hoquet classique et le hoquet chronique
Le hoquet est un réflexe involontaire sur lequel nous n’avons pas de prise. Il s’agit en fait d’une contraction du diaphragme et des muscles situés entre les côtes, des suites de l’irritation du nerf phrénique, qui traverse le thorax de façon verticale. Sous le coup de cette contraction musculaire, la glotte présente à l’entrée de la gorge se referme et empêche la majorité de l’air de passer, produisant le son particulier que nous connaissons bien.
L’utilité réelle du hoquet n’est pas établie. Ce réflexe pourrait servir à évacuer de l’air résiduel dans l’estomac. Il semble favorisé par l’ingestion rapide de nourriture, la prise de boissons gazeuses, le stress ou des conditions médicales spécifiques.
La différence entre le hoquet normal et le hoquet pathologique réside surtout dans la fréquence de ces derniers. Alors qu’un hoquet classique se produit environ une dizaine de fois par minutes et disparait rapidement, un hoquet chronique peut se répéter plus de 50 fois par minute, et sa durée est supérieure à 48 heures. Le hoquet est dit réfractaire lorsqu’il se maintient pendant plus d’un mois.
Les causes possibles du hoquet chronique
Chez les nourrissons et les jeunes enfants, la présence d’un hoquet régulier n’est pas inquiétante. L’immaturité du système digestif et la petite taille de l’estomac peuvent stimuler le nerf phrénique tous les jours, sans que cela ne représente une source d’inquiétude si le hoquet ne perturbe pas les activités quotidiennes.
En revanche, le hoquet chronique qui se manifeste la plupart du temps chez les personnes de plus de 50 ans résulte d’une cause pathologique, essentiellement digestive. Il s’agit d’un symptôme à considérer avec attention si les crises s’avèrent douloureuses ou qu’elles durent plusieurs jours. Le hoquet persistant peut être le signe d’un trouble gastro-intestinal, d’une irritation du nerf phrénique, mais aussi d’un trouble métabolique, d’une tumeur ou d’un trouble psychologique.
Certaines infections comme la pneumonie ou la laryngite peuvent aussi affecter les nerfs du thorax et provoquer des hoquets inhabituels. Ils disparaissent dans ce cas spontanément à la guérison.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les symptômes négatifs possibles lors de l’arrêt de la cigarette ?
Si l’arrêt de la cigarette est reconnu comme l’une des mesures de santé les plus efficaces pour les fumeurs, le sevrage reste une période délicate. Or, il est important de connaitre les possibles symptômes négatifs lors de l’arrêt de la cigarette pour ne pas se décourager et persévérer dans l’effort. La plupart de ces symptômes peuvent en effet être soulagés ou atténués avec les mesures adaptées.
Les symptômes physiques lors du sevrage de la nicotine
La dépendance physique à la nicotine est réelle, et se traduit, lors du sevrage, par des symptômes de manque physique. Ces derniers incluent des tremblements, des maux de tête, de la fatigue, de la nervosité générale avec une difficulté à rester calme et assis ou à se concentrer sur des tâches complexes.
Souvent, l’arrêt de la cigarette induit une augmentation d’appétit et une légère prise de poids. Celle-ci est due à trois raisons. D’abord, le plaisir de manger est décuplé car les papilles abimées par le fait de fumer se renouvellent. Ensuite, la baisse de la dépense calorique journalière induit la prise de masse. En effet, la nicotine induit une réaction chimique corporelle qui brûle des calories, environ 10 kcal par cigarette fumée. Enfin, la nicotine est réputée pour son action coupe-faim, car elle fait augmenter la glycémie et avec elle la sensation de satiété. Sans nicotine, l’appétit redevient intact, occasionnant des prises alimentaires plus conséquentes. Le grignotage peut aussi remplacer l’acte de fumer, et induire une prise de poids plus importante.
Pour éviter que les symptômes physiques ne soient trop présents, les gros consommateurs de nicotine peuvent choisir un sevrage soutenu par des substituts qui permettent de baisser progressivement la dose de nicotine consommée.
Les symptômes psychologiques ou émotionnels
L’acte de fumer résulte parfois d’une fuite par suite d’un inconfort émotionnel, lequel va ressurgir lors du sevrage. Si les émotions ressenties sont trop fortes, ou que la personne ressent de l’anxiété et des troubles dépressifs, l’accompagnement d’un professionnel est fortement conseillé.
Le sevrage amplifie le stress vécu par le corps et par le mental, et le cerveau doit réapprendre à fonctionner normalement. En tant que substance psychoactive, la nicotine modifie les réactions neuronales. La personne qui tente d’arrêter la cigarette doit donc réapprivoiser ses capacités de concentration, d’attention et de mémorisation tout en gérant son stress. La méditation, l’hypnose ou l’activité sportive sont autant de pistes pour y parvenir.
Combien de temps durent les symptômes négatifs ?
Bien qu’ils soient parfois très difficiles à supporter, les symptômes négatifs s’atténuent rapidement, et disparaissent au bout de deux ou trois mois de sevrage de la cigarette. Le soutien d’un tiers ou d’un professionnel reste très utile pour maintenir le cap durant les premières semaines.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment les cheveux savent-ils qu’ils doivent pousser seulement sur la tête ?
Constitués de kératine filamenteuse, une protéine robuste qui leur confère leur structure, les cheveux poussent dans des sortes de petits sacs situés sous la peau, les follicules pileux. Ces derniers ne se retrouvent qu’au niveau du crâne. Ils sont plus profonds que les follicules du corps humain, et génèrent des cheveux plus longs et plus épais que les poils, en partie grâce à des glandes sébacées plus développées. Découvrons ensemble les raisons qui expliquent que les cheveux ne se retrouvent nulle part ailleurs que sur la tête de l’homme.
Les origines du follicule pileux du cheveu
Les gènes qui codent le développement des follicules sur le crâne agissent dès la 9ème semaine de grossesse. La croissance des cheveux débute souvent avant la naissance, et les bébés qui restent longtemps dans l’utérus maternel présentent une chevelure plus abondante et plus longue.
Le lieu d’implantation exact des follicules pileux est défini par l’ADN de la personne, et peut être influencé par des facteurs environnementaux ou chimiques auxquels le fœtus est exposé durant la grossesse. Lorsque les cellules souches se différencient pour former le follicule pileux, elles établissent la racine du cheveu, ainsi que sa tige capillaire et les structures qui vont permettre au cheveu de pousser. Certains gènes stimulent la production de kératine, laquelle influence la couleur mais aussi le type ou la texture des cheveux.
Le processus de pousse des cheveux suit trois phases. L’anagène entraine la pousse active des cheveux. Lors de la catagène, le follicule rétrécit. La télogène s’accompagne de la chute du cheveu. Ensuite, le follicule reprend son cycle de croissance en produisant un nouveau cheveu, si bien que ce dernier pousse au même endroit que le précédent. En d’autres termes, les follicules pileux sont établis dès la grossesse par le code génétique, et ne sont ensuite plus jamais déplacés, sauf par intervention chirurgicale.
Déplacer des follicules pileux, c’est possible ?
La médecine esthétique propose aujourd’hui des traitements qui consistent à prélever des follicules pileux présents dans des zones très denses de la chevelure pour les implanter dans des zones plus clairsemées. Le but est de combattre la calvitie, chute de cheveux précoce, tout en offrant un résultat naturel et durable puisque le follicule implanté va continuer à produire des cheveux toute sa vie sans bouger.
Hirsutisme et hypertrichose
Derrière ces deux pathologies, l’on retrouve un symptôme commun : l’augmentation du nombre et de l’épaisseur des poils par rapport à la moyenne. Si les personnes souffrant d’hirsutisme ou d’hypertrichose peuvent donner parfois l’impression d’avoir des cheveux à des endroits inhabituels, ce sont en fait toujours des poils, issus de follicules pileux bien distincts de ceux présents sur le crâne.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les gens éternuent-ils de différentes manières ?
Du discret « atchii » au tonitruant « atchaaa » en passant par le plus classique « atchoum », les éternuements ont sensiblement tous la même fonction. Mais, d’une personne à une autre, le son produit par l’éternuement peut être très différent. Cela va dépendre notamment de l’anatomie de l’individu, de son niveau d’encombrement et de la raison de l’éternuement.
Le processus d’éternuement
L’envie d’éternuer résulte d’une irritation de la muqueuse nasale par des agents jugés comme pathogènes ou par un corps étranger. Lorsque les cellules situées dans les cavités du nez identifient des microbes, des poussières ou des substances allergènes, elles envoient un signal nerveux jusqu’au cerveau. Celui-ci déclenche une réponse automatique qui va activer les muscles de la poitrine, de l’abdomen et du diaphragme. Le but est d’expulser rapidement de l’air par le nez pour éliminer le corps étranger ou les microbes. Une partie de l’air envoyé passe aussi souvent par la bouche.
Ce qui peut entrainer des éternuements différents
En premier lieu, la structure individuelle du nez, de la gorge et des poumons influence aussi bien la force de l’éternuement que le son produit. Plus la capacité pulmonaire est importante, plus le volume d’air transitant par les voies ORL est élevé, et plus l’éternuement est sonore. Un diaphragme très musclé ou entrainé, par exemple par des exercices de chant ou de yoga, pourra également induire un éternuement plus rapide, ce qui provoquera une modification du son émis.
Si les cordes vocales se ferment durant l’éternuement, la note produite par l’air sera différente. En fonction de la position de la langue et de la bouche durant cet acte réflexe, les syllabes prononcées seront variables. En outre, selon que l’air prend plutôt le chemin du nez ou de la gorge, il ne va pas faire intervenir les mêmes zones de résonnance. L’éternuement sera très différent entre une personne qui éternue la bouche grande ouverte, et une autre qui la garde fermée.
Il faut aussi considérer le niveau d’encombrement nasal, susceptible d’ajouter des bruits divers à l’éternuement lorsque le mucus est expulsé en même temps que l’air. Si le cerveau perçoit une irritation continue ou que les nerfs sont trop sollicités, par exemple en réaction à une exposition soudaine au soleil, les éternuements peuvent se produire plusieurs fois d’affilée.
Peut-on modifier son éternuement ?
Il est possible d’agir quelque peu sur le bruit de son propre éternuement. En pinçant le nez ou en fermant la bouche, l’on modifie le passage de l’air et réduit l’amplitude sonore que produit l’éternuement. Mais ce réflexe reste involontaire et naturel, il est donc assez difficile de le moduler. C’est même contre-indiqué puisque l’éternuement vise justement à expulser les substances présentes dans les cavités nasales à travers un flux d’air non contrôlé.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les goûts alimentaires changent avec l’âge ?
Aussi surprenant cela soit-il, il n’est pas rare qu’en prenant de l’âge, nos goûts alimentaires évoluent. Alors que nous ne supportions pas l’amertume du café ou le piquant du piment, notre palais semble soudainement apprécier de plus en plus ces saveurs atypiques, alors qu’il parait moins attiré par les friandises sucrées de notre enfance. Plusieurs facteurs expliquent ces changements de goût.
Comment la saveur d’un aliment est-elle perçue par le cerveau ?
Ce sont les papilles gustatives présentes sur la langue qui permettent de reconnaitre le goût d’un aliment. Chacune contient des bourgeons gustatifs, qui sont des cellules spécialisées regroupées, dont le but est de percevoir les cinq saveurs de base : le sucré, le salé, l’amer, l’acide et l’umami. En reconnaissant les molécules de la nourriture ingérée, les bourgeons gustatifs identifient les aliments et transmettent ces informations au cerveau par les nerfs gustatifs.
Dans le lobe pariétal du cerveau se situe une zone appelée cortex gustatif, qui interprète les signaux reçus lors de la consommation d’aliments ou de boissons. Cette zone utilise aussi les informations fournies par l’odorat pour permettre une perception consciente des saveurs, qui peut impliquer du plaisir ou de dégoût.
Le fait d’aimer ou de ne pas aimer un aliment résulte d’une combinaison de facteurs génétiques et culturels, et des expériences menées par l’individu. Par exemple, un enfant exposé très tôt à la consommation de fruits de mer les appréciera plus volontiers qu’un enfant qui n’en mange pas durant ses premières années.
Les facteurs qui influencent les goûts alimentaires avec l’âge
Le nourrisson, naturellement attiré par le sucré, dispose d’un goût façonné dans le but d’obtenir le maximum d’énergie d’aliments jugés sains, dont le lait maternel. Cette prédisposition à préférer le sucré, qui a été démontrée par plusieurs expériences, diminue avec l’âge. En effet, en grandissant, l’être humain a besoin d’adopter un régime alimentaire plus varié pour rester en bonne santé. Le fait d’être exposé à différents aliments et de découvrir des saveurs variées va permettre au cerveau de tirer du plaisir de la consommation d’aliments aux saveurs plus amères, salées ou acides.
La santé dentaire est aussi un facteur prépondérant lors du vieillissement. Les personnes âgées présentent moins de papilles gustatives que les personnes jeunes, ce qui altère la perception de saveurs. Mais en plus, l’état de leur dentition peut rendre difficile la mastication, pourtant essentielle à la libération des arômes. Ce facteur explique pourquoi la malnutrition touche une part importante de séniors présentant des problématiques dentaires, qui perdent le plaisir de manger.
Les cas particuliers
D’autres éléments agissent aussi sur la perception des saveurs au fur et à mesure que l’on prend de l’âge. Lors d’une grossesse, les changements hormonaux peuvent considérablement modifier les goûts alimentaires de la femme, qui va parfois se tourner instinctivement vers des aliments dont son corps a besoin, ou que sa culture juge comme bons pour le bébé.
Certaines maladies et infections de la sphère ORL comme le Covid-19 peuvent entraîner des répercussions sur le goût qui perdurent même après la guérison. La consommation de cigarettes est également connue pour altérer les papilles alimentaires et modifier la perception des saveurs. Enfin, les traitements lourds comme la chimiothérapie induisent souvent des effets secondaires majeurs qui modifient les envies alimentaires et le plaisir tiré de l’alimentation.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment le Nutriscore évolue-t-il en janvier 2024 ?
Utilisé depuis 2017 en France, le Nutriscore fait de plus en plus d’adeptes. Ce système de classement des aliments en plusieurs catégories, de A à E, vise à aider les consommateurs à choisir facilement parmi plusieurs produits celui qui présente les meilleurs intérêts nutritionnels. Le Nutriscore est en pleine expansion, mais il a été la source de critiques par rapport à certains axes. Les modifications de l’algorithme appliquées en 2024 visent à corriger ces défaillances.
Les corrections apportées aux produits sucrés
Comme l’indique le Pr Serge Hercberg, créateur du Nutriscore, l’objectif de ce dispositif est de fournir les informations les plus fiables possibles aux consommateurs, et non de leur faire la morale. Pour que la lettre attribuée au produit alimentaire reflète bien sa qualité, le Nutriscore prend en compte de façon favorable la présence de protéines et de fibres, et pénalise celle, en excès, de glucides, de lipides ou de sel.
Jusqu’à récemment, certains fabricants de céréales ou d’aliments sucrés parvenaient à obtenir une bonne classification comme un A ou un B, en agissant par exemple sur le volume de sucre ajouté dans la recette. Mais, à partir de janvier 2024, les règles deviennent plus strictes. Les céréales ultra-transformées n’obtiendront à priori jamais une lettre au-dessus de C, car elles contiennent davantage de sucre que les céréales brutes.
De la même façon, du côté des boissons, seule l’eau sans aucun ajout sera notée A. Les sodas, qu’ils contiennent des véritables sucres ou des édulcorants, verront donc leur note baisser. Les laits et yaourts aromatisés à boire, les laits végétaux parfois très riches en glucides suivront la même voie.
Mieux identifier les produits de qualité
Auparavant, une huile comportait forcément une mauvaise note au Nutriscore à cause de sa teneur en lipides. Mais le système ne prenait pas en compte le fait que les huiles sont habituellement consommées en très petite quantité, ni que certaines présentent des bienfaits pour la santé. L’évolution de 2024 va autoriser l’apposition d’une note B aux huiles végétales moins riches en acides gras saturés. Les poissons gras mais sans ajout de sel ou d’huile vont aussi bénéficier d’une meilleure note, en reflet de leurs bénéfices pour le développement cérébral et le maintien des fonctions cognitives. En revanche, la viande rouge, identifiée jusqu’à présent avec une bonne note, se trouvera reléguée derrière les poissons et les volailles à compter de janvier 2024 pour illustrer son impact négatif sur la santé cardiovasculaire.
Pour finir, la nouvelle version du Nutriscore favorisera certains fromages à teneur réduite en sel et comportant peu de gras. Notés D en 2023, ils seront affichés C à compter de 2024.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Quels sont les intérêts du Dry January pour la santé ?
C’est au Royaume-Uni que l’on doit l’initiative du Dry January, désormais popularisée dans différents pays européens. Cette pratique, soutenue par l’association Alcohol Change UK, a pour but de sensibiliser les populations aux effets de la consommation d’alcool sur la santé. Initialement campagne de santé publique, elle a pris un tour de mouvement social et est maintenant adoptée en France, mais aussi en Belgique ou au Canada.
En quoi consiste exactement le Dry January ?
Après les fêtes de fin d’année et leurs excès, le Dry January vise à promouvoir un retour à l’équilibre et à un mode de vie plus sain. Il s’axe exclusivement sur l’abstinence alcoolique pendant tout le mois de janvier. Les participants au Dry January, qui ne doivent pas avoir de problèmes d’addiction, sont donc invités à cesser toute consommation d’alcool dès le 1er janvier, et ce jusqu’au 1er février de l’année en cours.
Les bénéfices du Dry January pour la santé
Que l’on soit consommateur régulier de vin ou amateur occasionnel de bière, le fait de ne pas boire d’alcool durant un mois offre de réels bienfaits pour la santé, surtout après les consommations excessives de Noël et de Nouvel An.
D’abord, un mode de vie plus sain favorise la régénération du foie. Cet organe se trouve très impliqué dans la filtration et l’élimination de l’alcool. En cas d’excès alcoolisé, il subit des dommages cellulaires et augmente son taux de graisse, ce qui peut favoriser la survenue d’une stéatose hépatique, une maladie courante chez les personnes alcooliques. 30 jours d’abstinence permettent au foie de renouveler ses cellules impactées et d’éliminer une partie de la graisse stockée en excédent.
Ensuite, l’arrêt de la consommation d’alcool va en faveur d’une perte de poids ou d’une stabilisation à son poids d’équilibre, un point intéressant pour lutter contre les risques liés au surpoids et à l’obésité. Cela s’explique par deux aspects. L’alcool est riche en calories, d’autant plus qu’il est consommé sans mâcher, ce qui limite la sensation de satiété. Le corps est trompé, et consomme plus d’énergie que nécessaire, une énergie stockée sous forme de graisse. D’autre part, l’alcool influence le métabolisme des graisses. En son absence, l’organisme régule mieux sa glycémie et peut éliminer les kilos additionnels engrangés durant les repas de fin d’année.
Le mois d’abstinence du Dry January peut aussi se répercuter sur les risques cardiovasculaires. Moins d’alcool consommé implique moins de pression artérielle, donc une baisse du risque de développer un trouble cardiaque. Il a également été mis en évidence que la non-consommation d’alcool est favorable pour réduire les risques de certains cancers tels que celui du foie ou de l’œsophage.
Pour finir, le Dry January s’accompagne de bénéfices psychologiques en améliorant potentiellement la qualité du sommeil des individus abstinents, et en leur fournissant davantage d’énergie dans la journée. Il induit une prise de conscience qui peut aider les participants à poursuivre leurs efforts sur un plus long-terme.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les bébés n’ont pas de dents à la naissance ?
Contrairement à d’autres mammifères comme les rats, les cerfs ou les lions qui naissent souvent avec une partie de leur dentition déjà en place, les bébés d’humains n’ont quasiment jamais de dents à la naissance. Si les germes des dents de lait sont bien présents dans la gencive, il faut attendre le 4ème mois de vie pour qu’ils commencent à émerger dans la bouche du bébé. Cette caractéristique rend le nouveau-né particulièrement dépendant des adultes pour se nourrir.
Les étapes du développement dentaire humain
Ce n’est pas parce que la bouche d’un nourrisson semble dépourvue de dents qu’elle n’en contient pas les prémices. En fait, les germes des dents de lait et de certaines dents définitives s’établissent dès le début de la grossesse. L’éruption des véritables dents de lait, cependant, ne commence qu’entre 4 et 6 mois après la naissance. C’est souvent à cette période-clé que débute la diversification alimentaire, et que le bébé consomme progressivement des aliments sous une forme solide.
Les dents définitives n’apparaissent qu’après plusieurs années, et remplacent les dents de lait qui tombent au fur et à mesure de la nouvelle poussée dentaire.
Le lien entre l’alimentation et l’absence de dents à la naissance
Si l’évolution de l’espèce humain a privilégié l’absence de dents chez les nourrissons, c’est parce que ces derniers consomment exclusivement du lait pendant leurs premiers mois de vie. Sans dents, le bébé peut téter plus efficacement sans risque de blesser sa mère. Avant l’âge de 4 mois, le nourrisson ne dispose de toutes façons pas des facultés organiques pour digérer des aliments solides. L’absence de dents va donc de pair avec le meilleur aliment possible pour l’aider à se développer rapidement, le lait maternel.
Il faut aussi considérer le fait que la mâchoire d’un tout-petit est particulièrement restreinte. Elle ne comporte pas encore suffisamment de place pour accueillir toute une rangée de dents. Ces dernières poussent peu à peu lorsque la mâchoire de bébé grandit, afin de favoriser un alignement harmonieux et efficace de la dentition.
Certaines hypothèses scientifiques s’intéressent au fait que la dépendance du nourrisson dépourvu de dents envers sa mère incite cette dernière à procurer davantage de soins à son bébé, ce qui favorise sa survie. L’absence de dents pourrait aussi éviter des infections précoces ou des étouffements consécutifs à une tentative de mâcher un aliment solide alors que l’enfant ne sait pas encore tenir sa tête droite.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi l’annulaire et le majeur sont plus interdépendants que les autres doigts ?
Les mains sont sans doute l’un des éléments anatomiques les plus précis et les plus complexes du corps humain. Leur conception nous permet d’effectuer les tâches les plus exigeantes qu’il soit, comme de saisir une aiguille ou d’exécuter un morceau de violon. Cependant, les doigts humains ne sont pas parfaitement autonomes. L’annulaire et le majeur, en particulier, font preuve d’une interdépendance qui s’explique par des raisons anatomiques et fonctionnelles.
La particularité de l’annulaire et du majeur par rapport aux autres doigts
27 os composent la main humaine. Ces derniers se déclinent en phalanges, en métacarpiens et en os du carpe. Les os sont reliés entre eux au moyen d’articulations, afin de pouvoir effectuer une grande variété de mouvements essentiels aux activités quotidiennes.
Pour bouger, un doigt s’appuie sur ses muscles, reliés aux os par des tendons fléchisseurs ou extenseurs. Selon le mouvement nécessaire, ce sont les uns ou les autres de ces tendons qui entrent en action. Par rapport au pouce, à l’index et à l’auriculaire qui s’avèrent relativement indépendants, le majeur et l’annulaire ont du mal à bouger l’un sans l’autre. En effet, ils partagent des muscles et des tendons qui, lorsqu’ils sont activés, agissent aussi bien sur le doigt sollicité que sur son voisin.
Détails sur la structure anatomique des deux doigts
Le réseau de muscles partagé entre le majeur et l’annulaire remonte jusque dans l’avant-bras, ce qui explique sa force. Les adeptes d’escalade savent par exemple que pour assurer une prise difficile, il faut pouvoir compter sur le duo majeur-annulaire, plus fort que les autres car uni et positionné dans le prolongement du bras.
L’interdépendance du majeur et de l’annulaire contraint chaque doigt à bouger en même temps que l’autre, mais elle freine aussi la possibilité de mouvements antagonistes. Un test très simple consiste à poser sa main sur une table, avec le majeur replié dans la paume et les autres doigts étendus sur la surface plane. Le pouce, l’index et l’auriculaire peuvent être relevés sans problème. Il est en revanche très difficile de lever l’annulaire, à cause de sa connexion profonde avec le majeur.
Si l’interdépendance de l’annulaire et du majeur est un fait, elle peut être travaillée et assouplie dans le but d’améliorer l’autonomie de chaque doigt. Les musiciens, les athlètes ou les artistes qui utilisent la préhension fine s’exercent souvent dans ce sens pour accroitre leur dextérité et leur précision.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi les yeux contiennent-ils tous du blanc autour de la pupille ?
On l’appelle communément le blanc de l’œil, mais son véritable nom est la sclérotique. Cette zone blanche se situe tout autour de la pupille et de l’iris de l’œil humain. La couleur de la sclérotique est intimement liée à ses caractéristiques fonctionnelles, et au rôle qu’elle joue dans la perception de ce qui nous entoure.
Composition, localisation et rôle de la sclérotique
Un œil humain comporte différents éléments qui lui permettent de capter les images de l’environnement et de les traiter. À l’arrière du globe oculaire, le nerf optique et la rétine se chargent de la transmission des informations au cerveau. À l’avant du globe, l’on retrouve l’iris, la pupille, le cristallin et la cornée qui servent à recevoir les différents signaux lumineux. La sclérotique entoure le globe oculaire. Constituée de collagène et d’élastine, elle assure la protection de l’œil, notamment de sa partie antérieure en fournissant une couche supplémentaire entre la pupille et la cornée.
Le principal rôle de la sclérotique est de servir de point d’attache aux muscles qui permettent de bouger les yeux dans tous les sens. Elle aide aussi à maintenir la forme de l’œil, pour que la vision soit plus nette et plus stable.
La sclérotique se trouve en interaction constante avec les autres éléments anatomiques de l’œil. Par exemple, elle soutient la cornée grâce à sa forme rigide, et favorise la concentration de la lumière vers la rétine.
La couleur habituelle de la sclérotique et ses possibles variations
Chez un individu en bonne santé, la sclérotique est normalement blanche. Cette teinte est due à la faible pigmentation de la zone qui, contrairement à l’iris coloré, ne contient pas de mélanine. La sclérotique est également pauvre en vaisseaux sanguins qui pourraient lui conférer une couleur plus rosée.
Cependant, plusieurs affections ou conditions sont susceptibles de modifier la couleur du blanc de l’œil. En cas de troubles du foie, par exemple, le jaunissement de la sclérotique est l’un des symptômes les plus faciles à identifier. Une sclérotique rougie va plutôt témoigner d’une inflammation de type conjonctivite, ou d’une irritation due à la présence d’un corps étranger, qui se manifeste par la rupture de petits vaisseaux sanguins dans le blanc de l’œil.
Les personnes atteintes d’ostéogénèse imparfaite, une maladie qui affecte la densité des os, présentent parfois une sclérotique d’une teinte bleutée. Celle-ci est induite par le manque de collagène ou par la faible épaisseur des tissus présents dans la sclérotique.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Est-ce que les dents peuvent repousser comme les ongles ?
Avec une vitesse moyenne de 1 à 3 mm par mois, les ongles des pieds et des mains repoussent sans cesse. Leur croissance débute dans la matrice unguéale, une zone située sous la peau, juste à la base de l’ongle. Au sein de cette matrice, des nouvelles cellules apparaissent et se déplacent vers l’extérieur en durcissant, jusqu’à former l’ongle visible. Les ongles se renouvellent indéfiniment tant que la matrice est intacte.
En ce qui concerne les dents, le système est très différent. Bien qu’une dent puisse se régénérer, c’est un processus lent qui n’intervient pas systématiquement et s’applique surtout à des lésions de petite taille.
Composition et apparition des dents dans la bouche
Trois sortes de tissus composent la dent. L’émail est la partie externe et dure qui protège la dent. La dentine, plus molle, se situe sous l’émail. Enfin, la pulpe est la partie la plus interne de la dent, qui contient les nerfs et les vaisseaux sanguins. C’est elle qui est responsable de la croissance dentaire.
Avant même la naissance, les dents commencent à se former. Les dents de lait apparaissent durant la vie fœtale, avec les germes des dents définitives. 20 dents primaires vont ainsi sortir dans la bouche de l’enfant. Elles seront progressivement remplacées par 32 dents permanentes, plus grandes, plus robustes et plus profondément ancrées dans la mâchoire.
Lorsqu’une dent se casse, elle ne repousse pas. Une intervention médicale est nécessaire pour rétablir l’intégrité de la dent. Le dentiste peut recoller le morceau cassé, combler la fissure avec une résine artificielle, ou encore recourir à des dispositifs tels que l’implant, le pont ou la facette.
La régénération dentaire, une perspective à explorer
Alors que les requins et les crocodiles sont capables de régénérer leurs dents durant toute leur vie, grâce à l’émergence de nouveaux germes dans la gencive, les humains n’ont pas cette possibilité. Cependant, notre espèce dispose d’une capacité de régénération de la dent qui se manifeste parfois lors de lésions de faible ampleur. Elle s’appuie en fait sur des cellules souches présentes dans la dent, considérées en dormance la plupart du temps, et qui peuvent se réveiller pour stimuler la réparation de l’émail, de la pulpe et de la dentine.
D’après des études menées sur les souris, les cellules souches réagissent à la dopamine et à la sérotonine libérées lorsque la dent subit une lésion. Les plaquettes sanguines libèrent en effet ces neurotransmetteurs en présence d’une lésion dentaire. La dopamine et la sérotonine activent les cellules souches de la pulpe de la dent et stimulent la régénération dentaire.
Cette perspective fait partie des pistes les plus prometteuses en ce qui concerne l’avenir des soins dentaires, et pourrait induire la réparation auto-induite des dents chez les patients concernés.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Est-ce que les plantes de pieds ont des empreintes uniques comme les doigts ?
Si l’on excepte les très rares personnes qui n’ont pas d’empreintes digitales, nous disposons tous d’un relief unique qui façonne la structure de la peau de nos doigts. Les crêtes et les vallées y forment en effet des boucles, des volutes et des arches très complexes, déterminés génétiquement, et propres à chacun d’entre nous.
Développée dès le sixième mois de grossesse, la peau du fœtus présente des similarités certaines au niveau des pieds et des mains. Nos orteils comportent-ils aussi des empreintes uniques et inaltérables, sauf en cas de blessure profonde ?
La structure de la peau de la plante de pieds
Bien qu’elle soit plus épaisse et robuste que la peau des mains, la peau qui couvre la plante des pieds dispose en effet de motifs réalisés à partir de crêtes et de vallées. Mais les empreintes formées par ces courbes diffèrent de celles présentes sur les doigts. Comme la peau des pieds est moins souple que celle des paumes, les motifs créés sont généralement plus larges et plus espacés.
Ces dessins linéaires sont codés génétiquement et restent identiques durant toute la vie de l’individu, sauf si la peau subit des dommages importants tels qu’une brûlure au troisième degré. Cependant, la façon dont la personne marche ou se tient debout peut influencer partiellement le développement des empreintes, en étirant davantage la peau par endroits. Le poids corporel, l’âge ou certaines conditions médicales affectent aussi l’apparence des empreintes plantaires.
L’utilité des empreintes plantaires
Si les empreintes des pieds peuvent difficilement être utilisées de la même façon que les empreintes digitales pour l’authentification biométrique, elles restent des éléments qui facilitent l’identification des corps dans le cadre des décès.
En pédologie, qui est la science étudiant les pieds, les empreintes plantaires permettent de détecter des anomalies anatomiques ou fonctionnelles. Elles servent alors à personnaliser le traitement des problèmes de posture ou de marche. Les orthopédistes s’appuient aussi sur les empreintes des pieds pour formuler des chaussures et des semelles adaptées aux besoins de leurs patients. Ils identifient de la sorte les zones du pied qui sont les plus marquées et qui témoignent d’un appui déséquilibré en station debout.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pourquoi le soleil donne-t-il envie d’éternuer ?
C’est imparable : vous sortez de chez vous, le soleil brille, et vous ressentez subitement une envie d’éternuer. Le réflexe photosternutatoire se déclenche seulement chez les personnes avec une prédisposition génétique. Il prend une ampleur variable pour chaque individu, certains éternuant à la moindre hausse de luminosité, d’autres étant capables de supporter des variations de lumière plus importantes avant de ressentir le besoin d’éternuer.
En quoi consiste le réflexe photosternutatoire ?
Le réflexe d’éternuement déclenché par la lumière, également appelé syndrome d’ACHOO pour Autosomal Dominant Compelling Helio-Ophtalmic Outburst, se produit lorsqu’une personne s’expose soudainement à une lumière vive, comme celle du soleil. La réaction est involontaire et provoque un ou plusieurs éternuements. Elle est d’autant plus inéluctable que le contraste entre l’ombre et la lumière est important.
Lorsque l’on sort d’un bâtiment sombre et que l’on s’expose subitement à la lumière du jour, les nerfs optiques sont stimulés. Ce sont eux qui transmettent diverses informations au cerveau sur ce que les yeux perçoivent, comme les couleurs ou l’intensité lumineuse.
Chez les personnes sensibles au phénomène, la stimulation des nerfs optiques produit une excitation excessive du nerf trijumeau, le plus grand des nerfs du crâne. Celui-ci est impliqué dans les perceptions au niveau du visage, et dans l’acte d’éternuer. C’est la combinaison entre l’excitation du nerf trijumeau et des nerfs optiques qui déclenche un éternuement.
La différence entre un éternuement classique et un éternument déclenché par la lumière
L’éternuement est un processus utile à l’organisme, puisqu’il lui permet d’évacuer des substances irritantes des voies nasales. En général, il est déclenché par la stimulation de la muqueuse qui tapisse l’intérieur des narines, lorsque de la poussière, du pollen ou des microbes pénètrent par le nez. Le nerf trijumeau transmet ces sensations et met en place la réponse attendue pour évacuer les facteurs irritants.
L’éternuement induit par la lumière ne répond pas à une cause interne, mais à une cause externe qui est la luminosité. Il s’agit d’une réponse réflexe au stimulus, et non d’une opération de nettoyage des voies nasales. L’interaction inhabituelle entre les nerfs optiques et le nerf trijumeau suggère la présence d’une connexion neuronale spécifique chez les personnes qui sont touchées par ce symptôme.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Comment se manifeste l'aphantasie ?
Ce n’est que depuis 2015, et grâce aux travaux de l’équipe du Professeur Zeman, que l’aphantasie est décrite avec précision dans la littérature scientifique. Cette incapacité à produire des images mentales empêche les individus concernés de se rappeler avec précision des évènements passés, mais aussi de se projeter visuellement dans le futur. Toujours en cours d’étude, le phénomène peut découler d’une opération chirurgicale ou d’une maladie affectant certaines zones du cerveau, mais il est aussi inné chez une partie de la population atteinte, qui en souffre depuis la naissance.
Ce qui caractérise l’aphantasie
Il faut d’abord différencier l’aphantasie, incapacité à formuler des images imaginaires, de l’incapacité à prendre conscience des visuels formulés par le cerveau, qui relève plutôt des problèmes de cognition. Bien que certains sujets aient ponctuellement pu voir des images dans leur tête, par exemple durant un rêve, ils sont généralement incapables de se représenter des objets, des lieux ou des personnes.
Il existe plusieurs degrés dans l’aphantasie, allant d’une incapacité complète à imaginer la moindre représentation à la difficulté à se représenter des détails dans les images visualisées. Dans tous les cas, les personnes qui souffrent d’aphantasie éprouvent un grand mal à voir des formes ou des couleurs dans leur tête. Si on leur demande de décrire une chaise, elles pourront donner des indications factuelles sur la présence d’un dossier, de quatre pieds et d’une assise, mais elles n’arriveront pas à imaginer la couleur, la texture ou le design de l’objet.
Les personnes atteintes d’aphantasie appréhendent donc le monde en s’appuyant davantage sur des concepts verbaux et spatiaux. Elles peuvent développer une très bonne mémoire des faits et des détails qui compense partiellement l’absence de souvenirs visuels.
L’aphantasie s’accompagne, dans environ un quart des cas, d’une faible imagination sensorielle. Les individus ont alors aussi du mal à s’imaginer une sensation tactile ou une mélodie.
Les causes pouvant expliquer l’aphantasie
C’est essentiellement le processus de fonctionnement du cerveau qui diffère entre une personne aphantasique et une personne lambda. La piste génétique est activement explorée, car le phénomène touche volontiers plusieurs membres d’une même famille.
Les études qui se sont penchées sur l’aphantasie montrent que les zones du cerveau associées au traitement des images et à la mémoire visuelle réagissent autrement chez les individus concernés par le trouble. En particulier, le cortex visuel, siège du traitement et de l’interprétation des informations visuelles, semble fonctionner différemment, ce qui pourrait expliquer l’incapacité à imaginer des visages, des paysages ou des objets.
Concrètement, les zones du cerveau liées à l’imagination visuelle des aphantasiques présentent des différences de structure ou de fonctionnement qui freinent ou empêchent la production d’images cérébrales. Les scientifiques doivent cependant approfondir les recherches pour déterminer quels sont les mécanismes exacts responsables de ce trouble.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Est-ce que les animaux ont aussi des groupes sanguins différents ?
Les humains disposent de groupes sanguins différents, qui attestent de la variabilité de leur composition. Le système ABO, mis au point au tout début du 20ème siècle, classifie les types de sang en quatre groupes : A, B, O et AB. Les caractéristiques du sang de l’homme dépendent aussi de la présence ou non d’un antigène à la surface des globules rouges. Ce critère est identifié par l’appellation Rhésus positif ou Rhésus négatif.
Qu’en est-il de la situation des autres animaux ? Disposent-ils aussi de plusieurs types de sang au sein d’une même espèce ?
Y a-t-il des groupes sanguins chez les espèces animales ?
La réponse la plus courte est : oui, les animaux présentent eux aussi des groupes sanguins différents. Savoir les identifier s’avère crucial lors de l’administration de médicaments vétérinaires ou de transfusions sanguines, car la compatibilité des fluides est souvent la clé pour la réussite d’un traitement ou d’une opération.
Si la science ne dispose pas encore de données suffisantes pour déterminer les variations de type sanguin de chaque espèce, elle s’est déjà intéressée en détails à celles des principaux animaux domestiques, dont le chien et le chat.
Les groupes sanguins des chiens
Le système qui permet de classifier les types de sang au sein de l’espèce canine est appelé Dog Erythrocyte Antigen, ou DEA. Une très grande proportion des chiens domestiques présente une variation de type DEA 4 ou DEA 6 sur ses globules rouges. De fait, un chien qui dispose uniquement d’un DEA 4 ou d’un DEA 6 peut donner son sang à la plupart des individus de son espèce.
Mais il est également possible de trouver d’autres antigènes dans le même sang canin : environ un tiers des chiens domestiques présentent en plus une variation DEA 1.1 positive. Lorsqu’un chien reçoit du sang d’un autre type, son organisme peut détruire les globules rouges transférés, avec un risque de décès rapide de l’animal. Cette réaction est la plus virulente lorsqu’un sang de type sang DEA 1.1+ est transféré à un chien ayant un sang négatif au DEA 1.1. Elle peut aussi affecter des chiots négatifs qui reçoivent le lait d’une mère positive.
Les groupes sanguins des chats
Par rapport aux canidés, les félins présentent un système de groupe sanguin beaucoup plus simple. L’on relève trois grands types : le A, le B et le AB. Les études montrent que les chats sans pedigree particulier relèvent principalement du groupe A, tandis que les chats de race peuvent présenter un sang A ou B, plus rarement AB. Ainsi, les siamois disposent majoritairement de sang A, tandis que les birmans ou les british shorthair tendent à présenter un sang soit de type A, soit de type B.
Le système AB des félins est complété par une grille plus récente, qui identifie des types Milk + ou Milk – selon la présence ou l’absence d’un antigène.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.