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Pourquoi les bouteilles d'eau ne portent-elles pas de date de péremption ?

Pourquoi les bouteilles d'eau ne portent-elles pas de date de péremption ?

16 juillet 2024· 1:54

Les bouteilles d'eau ne portent souvent pas de date de péremption pour plusieurs raisons, principalement liées à la nature de l'eau et aux réglementations sur les produits alimentaires :


Nature de l'eau

1. Stabilité chimique : L'eau est un composé chimiquement stable qui ne se dégrade pas avec le temps, contrairement à de nombreux autres produits alimentaires. Tant qu'elle est stockée correctement, l'eau ne devient pas impropre à la consommation.


2. Absence de nutriments : L'eau embouteillée ne contient pas de nutriments susceptibles de favoriser la croissance microbienne. En l'absence de protéines, de graisses ou de glucides, il n'y a rien pour nourrir les bactéries ou les champignons qui pourraient autrement provoquer une dégradation.


Emballage et stockage

1. Conditions de stockage : Les bouteilles d'eau en plastique sont conçues pour être hermétiques, empêchant l'entrée de contaminants. Tant que la bouteille reste scellée, l'eau à l'intérieur reste pure et sans danger.


2. Matériau de la bouteille : Les bouteilles en plastique PET (polyéthylène téréphtalate) sont couramment utilisées pour l'eau embouteillée. Bien que ces bouteilles soient conçues pour une utilisation unique, elles sont suffisamment robustes pour protéger l'eau contre les contaminations extérieures pendant une période prolongée.


Réglementations

Réglementation alimentaire : Dans de nombreux pays, les réglementations alimentaires n'exigent pas de date de péremption pour l'eau embouteillée en raison de sa stabilité. Par exemple, aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) ne requiert pas que l'eau en bouteille porte une date de péremption, bien que certaines entreprises en ajoutent pour des raisons logistiques ou de rotation des stocks.


Facteurs influençant la qualité

Migration chimique : Si une bouteille d'eau est exposée à des conditions extrêmes, comme une chaleur intense, il peut y avoir une migration de produits chimiques du plastique vers l'eau, ce qui peut altérer son goût et sa qualité. C'est pourquoi il est recommandé de stocker les bouteilles d'eau dans des conditions fraîches et à l'abri de la lumière directe du soleil.


En résumé, les bouteilles d'eau ne portent généralement pas de date de péremption parce que l'eau est un produit stable qui ne se dégrade pas, tant qu'elle est stockée correctement et reste scellée. Les réglementations alimentaires tiennent compte de cette stabilité, ce qui permet aux producteurs de ne pas inclure de date de péremption obligatoire.

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Pourquoi les femmes enceintes ne peuvent-elles pas manger de gibier ou d'abats ?

Pourquoi les femmes enceintes ne peuvent-elles pas manger de gibier ou d'abats ?

15 juillet 2024· 2:24

Les femmes enceintes sont souvent mises en garde contre la consommation de gibier et d'abats en raison des risques potentiels pour la santé de la mère et du fœtus. Voici les principales raisons :


1. Risque d'infections et de contaminations

- Toxoplasmose : Le gibier, en particulier s'il est mal cuit, peut être une source de toxoplasmose, une infection parasitaire dangereuse pour le fœtus, pouvant entraîner des malformations congénitales ou une fausse couche .

- Listériose : Les abats et le gibier peuvent également être contaminés par la listeria, une bactérie qui cause la listériose, une infection grave pouvant provoquer des complications chez la femme enceinte et des risques pour le bébé, comme un accouchement prématuré ou des infections néonatales graves .


2. Présence de métaux lourds

- Plomb : Le gibier peut contenir des fragments de plomb provenant des munitions utilisées pour la chasse. L'exposition au plomb est particulièrement dangereuse pendant la grossesse car elle peut affecter le développement neurologique du fœtus et entraîner des retards cognitifs et comportementaux .

- Mercure : Certains abats peuvent accumuler du mercure, un autre métal lourd toxique pour le développement neurologique du fœtus. Les niveaux élevés de mercure peuvent entraîner des dommages au cerveau et au système nerveux du bébé en développement .


3. Concentration de vitamine A

- Hypervitaminose A : Les abats, notamment le foie, contiennent des concentrations très élevées de vitamine A sous forme de rétinol. Une consommation excessive de rétinol pendant la grossesse peut entraîner une hypervitaminose A, qui est associée à des malformations congénitales et à des anomalies du développement fœtal .


4. Risque de parasites

- Trichinose et autres parasites : Le gibier, surtout s'il est consommé cru ou insuffisamment cuit, peut être infecté par des parasites comme les trichines, qui peuvent causer des infections parasitaires graves. Ces parasites peuvent affecter le développement du fœtus et mettre en danger la santé de la mère .


En raison de ces risques, il est recommandé aux femmes enceintes d'éviter de consommer du gibier et des abats. Lorsqu'elles souhaitent consommer ces aliments, il est crucial de s'assurer qu'ils sont bien cuits et de privilégier des sources fiables pour minimiser les risques de contamination.

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Pourquoi le vaccin contre la poliomyélite eut du succès grâce à Elvis Presley ?

Pourquoi le vaccin contre la poliomyélite eut du succès grâce à Elvis Presley ?

14 juillet 2024· 2:11

Le vaccin contre la poliomyélite a connu un succès retentissant grâce à l'influence d'Elvis Presley, l'une des figures culturelles les plus emblématiques des années 1950. Le contexte historique est crucial : dans les années 1950, la poliomyélite était une maladie redoutée. La polio, comme on l'appelle souvent, est une maladie virale contagieuse causée par le poliovirus. Elle se transmet principalement par voie fécale-orale, via des aliments ou de l'eau contaminés. La plupart des infections sont asymptomatiques, mais chez certains, le virus peut attaquer le système nerveux central, provoquant des symptômes tels que fièvre, fatigue, maux de tête, et dans les cas graves, paralysie permanente.


Le vaccin de Jonas Salk, introduit en 1955, était une avancée majeure, mais il restait le défi de convaincre le grand public de se faire vacciner.


En 1956, le nombre de personnes vaccinées était insuffisant pour atteindre l'immunité collective. C'est dans ce contexte qu'Elvis Presley est intervenu. Lors de son apparition à l'émission télévisée très populaire "The Ed Sullivan Show" le 28 octobre 1956, Elvis a accepté de se faire vacciner contre la poliomyélite devant des millions de téléspectateurs. Cet acte public a été orchestré par des responsables de la santé publique conscients du pouvoir de persuasion des célébrités.


L'impact de cette démarche a été immédiat et profond. Elvis Presley, à l'apogée de sa popularité, était un modèle pour des millions de jeunes. En se faisant vacciner publiquement, il a non seulement sensibilisé le public à l'importance du vaccin mais a aussi contribué à réduire la peur et la méfiance envers la vaccination. Les taux de vaccination ont augmenté significativement après cet événement, ce qui a aidé à contrôler et à éradiquer la maladie aux États-Unis. EN 6 mois, le taux de vaccination passa de 0,6 à 80 %.


La participation d'Elvis Presley dans la campagne de vaccination contre la poliomyélite est un exemple frappant de la manière dont une célébrité peut influencer les comportements de santé publique. Son geste a démontré le pouvoir de l'exemple et a montré comment les figures culturelles peuvent jouer un rôle crucial dans la promotion de la santé publique.

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Pourquoi les chips arôme sauce barbecue devraient-ils disparaître ?

Pourquoi les chips arôme sauce barbecue devraient-ils disparaître ?

11 juillet 2024· 1:39

Avez-vous dégusté des chips saveur barbecue ou du fromage raclette fumé ? Ces saveurs populaires pourraient bientôt disparaître. La Commission européenne a décidé de ne pas renouveler l'autorisation de huit arômes de fumée d'ici le 25 avril 2024.


Utilisation des arômes de fumée


Ces arômes sont utilisés pour imiter le goût du fumage traditionnel des aliments. Ils proviennent de la fumée de bois condensée et purifiée.


Risques sanitaires


L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a identifié des risques de génotoxicité avec ces arômes, pouvant endommager l’ADN, induisant des mutations et des cancers. Elsa Abdoun, experte en alimentation, avertit que ces substances représentent un danger significatif pour la santé.


Délais pour les fabricants


Les producteurs de jambon, poisson et fromage ont cinq ans pour éliminer ces arômes, tandis que ceux de soupes, chips et sauces ont deux ans. Les nouvelles règles prendront effet au printemps prochain.


Différence entre arômes naturels et artificiels


Seuls les arômes artificiels sont interdits. Les arômes naturels présents dans certains produits comme le jambon ou le saumon restent autorisés. Il est donc crucial de vérifier les étiquettes des produits pour distinguer les arômes naturels des artificiels.


Contexte historique et régulation


L'UFC Que Choisir rappelle que des études avaient déjà mis en évidence ces risques il y a 15 ans. Cette interdiction pose des questions sur l'efficacité des procédures d’évaluation et de régulation des substances alimentaires par l'EFSA. Il est possible que d'autres substances actuellement autorisées présentent également des risques pour la santé, soulignant la nécessité d’une réévaluation continue pour garantir la sécurité des consommateurs.


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Pourquoi ne faut-il pas s'insérer des piles dans le pénis ?

Pourquoi ne faut-il pas s'insérer des piles dans le pénis ?

10 juillet 2024· 1:48

Les médecins du service d'urologie de l'hôpital de Victoria (Australie) rencontrent souvent des cas où des patients insèrent divers objets dans leur urètre pour des raisons d'auto-satisfaction. Parmi les objets extraits, on trouve des fils électriques, des couverts et des vis métalliques. Un cas récent impliquait un homme de 72 ans qui avait inséré trois piles bouton de 1,5 cm dans son urètre, causant des douleurs intenses.


Risques et intervention médicale

Les piles bouton, étant corrosives, peuvent provoquer une liquéfaction et une nécrose des tissus lorsqu'elles sont insérées dans l'urètre, nécessitant un retrait d'urgence pour éviter des lésions supplémentaires. Dans ce cas précis, la pile la plus éloignée avait noirci, indiquant une décharge corrosive continue. Initialement, les médecins ont tenté de retirer les piles avec divers outils, mais sans succès. L'homme a ensuite été transféré en salle d'opération, où les piles ont été retirées par guidage cystoscopique après une administration d'antibiotiques intraveineux pour prévenir la gangrène.


Complications post-opératoires

Dix jours après sa sortie de l'hôpital, le patient est retourné aux urgences avec un pénis enflé et des écoulements purulents. Une nouvelle intervention a révélé une nécrose étendue des tissus sur 8 cm, nécessitant une uréthrectomie partielle et l'excision des tissus nécrosés. En raison de la complexité de la blessure, une reconstruction urétrale pénienne par greffe a été jugée trop complexe, et il a été décidé de ne pas poursuivre la reconstruction du pénis.


Conclusion

Ce cas souligne les dangers extrêmes associés à l'insertion de piles dans l'urètre, qui peut entraîner des complications sévères, y compris des brûlures chimiques, des infections, et des nécroses nécessitant des interventions chirurgicales majeures. Les objets étrangers insérés dans le corps doivent être évités à tout prix, et toute personne ayant de telles pratiques devrait chercher de l'aide médicale et psychologique pour prévenir de graves conséquences pour la santé.


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Qu'est-ce qu'un choc septique ?

Qu'est-ce qu'un choc septique ?

9 juillet 2024· 2:03

Un choc septique est la phase la plus critique d'une infection grave. Il se caractérise par une chute soudaine de la pression artérielle due à une infection bactérienne, virale ou fongique. Cette condition, causée par des micro-organismes présents dans le sang ou les tissus, nécessite une intervention médicale immédiate pour éviter un risque vital.


Causes du choc septique

Lorsqu'une infection survient, le corps réagit par une inflammation excessive, entraînant une défaillance circulatoire. Cela provoque une hypotension et une mauvaise irrigation sanguine des organes, conduisant à des dysfonctionnements. Le choc toxique, souvent lié au staphylocoque doré, peut être causé par l'utilisation prolongée de tampons ou de protections menstruelles, créant un environnement favorable pour la bactérie.


Symptômes

Les signes d'un choc septique incluent une hypotension, une fièvre supérieure à 38,5°C ou une hypothermie, une pâleur, des frissons, une tachycardie, une respiration rapide, une diminution de la production d'urine, et des extrémités froides et cyanosées. Une confusion mentale ou un coma peut également survenir.


Diagnostic

Le diagnostic repose sur l'observation clinique de l'infection et de l'hypotension sévère. Des analyses de sang et des cultures sont effectuées pour identifier les bactéries responsables.


Traitement

Le traitement d'urgence comprend l'administration rapide d'antibiotiques et de fluides intraveineux pour stabiliser le patient. Si nécessaire, des médicaments comme la noradrénaline ou l'adrénaline sont utilisés pour augmenter la pression artérielle. En cas de défaillance respiratoire, une assistance ventilatoire peut être nécessaire.


Conséquences

Une prise en charge rapide augmente les chances de survie, tandis qu'un traitement tardif peut entraîner des complications graves comme la gangrène. Les survivants peuvent souffrir de séquelles cognitives et neuropsychologiques, nécessitant un suivi psychologique et interdisciplinaire.


Gangrène

La gangrène est la destruction des tissus due à une interruption prolongée de la circulation sanguine, pouvant résulter d'un choc septique non traité.

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Pourquoi faudrait-il moins se laver en vieillissant ?

Pourquoi faudrait-il moins se laver en vieillissant ?

8 juillet 2024· 2:25

Se laver moins fréquemment en vieillissant peut avoir plusieurs avantages pour la peau et la santé en général, soutenus par des arguments scientifiques.


Premièrement, la peau des personnes âgées devient plus fine et plus sèche avec le temps. Une étude publiée dans le Journal of Investigative Dermatology a montré que le processus de vieillissement entraîne une diminution de la production de sébum et de la capacité de la peau à retenir l'humidité. Les bains fréquents, surtout avec de l'eau chaude et des savons agressifs, peuvent éliminer les huiles naturelles de la peau, aggravant la sécheresse et augmentant le risque d'irritations et de démangeaisons.


Deuxièmement, la barrière cutanée est essentielle pour protéger contre les infections et les irritants extérieurs. Selon une recherche parue dans Clinical Interventions in Aging, cette barrière devient moins efficace avec l'âge. Se laver trop souvent peut compromettre cette barrière, rendant la peau plus vulnérable aux infections et aux maladies de peau comme la dermatite.


Troisièmement, le microbiome cutané, composé de bactéries bénéfiques, joue un rôle crucial dans la protection de la peau. Des études, comme celle publiée dans Nature Reviews Microbiology, ont montré que le microbiome aide à prévenir la colonisation par des pathogènes et soutient le système immunitaire. Des douches fréquentes peuvent perturber cet équilibre, réduisant la diversité microbienne et augmentant le risque d'infections cutanées.


En outre, les personnes âgées peuvent avoir une mobilité réduite, rendant les douches fréquentes non seulement difficiles mais aussi dangereuses en augmentant le risque de chutes. Un rapport de la National Institute on Aging recommande de privilégier les bains de pieds ou les nettoyages ciblés pour minimiser ces risques tout en maintenant une bonne hygiène.


Aussi, pour les personnes âgées de 65-70 ans, il est préférable de se rincer le corps quotidiennement si possible, mais de n'utiliser du savon qu'un jour sur trois, en évitant de frotter trop fort. Cela revient à environ deux douches par semaine. Si un rinçage complet chaque jour n'est pas envisageable, il est conseillé de laver certaines zones spécifiques comme les aisselles, les espaces entre les orteils et les parties intimes.


Il est aussi important d'éviter l'eau très chaude et de préférer l'eau tiède, de limiter les douches à 3 à 4 minutes (d'après les chercheurs de la Harvard Medical School), et d'éviter les produits contenant des tensioactifs (comme les sulfates, polyéthylènes, acides et sodium). Il vaut mieux utiliser des huiles de douche, des pains dermatologiques ou des savons gras. Après la douche, il est recommandé de sécher la peau en la tamponnant avec une serviette plutôt qu'en frottant.


Ces conseils doivent bien sûr être adaptés en fonction de la saison, de la météo, du type de peau, des activités pratiquées, de l'état de santé et de l'autonomie de la personne.

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Pourquoi ne faut-il pas se coucher trop tard ?

Pourquoi ne faut-il pas se coucher trop tard ?

7 juillet 2024· 2:09

Se coucher tard a des effets significatifs sur le cerveau, comme le démontrent plusieurs études scientifiques.


Une étude publiée dans Nature en 2017 a montré que les individus qui dorment moins de six heures par nuit ont une performance cognitive réduite, notamment en termes de mémoire, d'attention et de prise de décision. Les chercheurs ont observé une diminution de la matière grise dans les régions du cerveau associées à ces fonctions chez les personnes chroniquement privées de sommeil.


En 2019, une étude dans JAMA Psychiatry a révélé que les adolescents qui se couchaient après minuit avaient un risque accru de développer des symptômes dépressifs. L'étude, portant sur 4 175 adolescents, a trouvé que chaque heure de coucher tardive augmentait de 38% le risque de symptômes dépressifs et de 23% celui de pensées suicidaires.


De plus, une étude de l'université de Stanford a souligné que se coucher tard perturbe le rythme circadien, provoquant un désalignement entre l'horloge interne et les cycles naturels de lumière et d'obscurité. Cela peut entraîner une dysrégulation de la sécrétion de mélatonine, une hormone cruciale pour le sommeil. Un mauvais alignement du rythme circadien a été associé à des troubles de l'humeur, notamment la dépression et l'anxiété.


Des données de la UK Biobank, portant sur 91 000 participants, ont montré que les individus qui se couchaient après 23 heures avaient un risque 25% plus élevé de développer des troubles cognitifs et de l’humeur par rapport à ceux qui se couchaient plus tôt. Ces effets sont exacerbés par la lumière bleue des écrans, qui inhibe la production de mélatonine et perturbe le sommeil.


Une autre recherche publiée dans Sleep en 2020 a révélé que les personnes qui se couchent tard sont plus susceptibles de souffrir de troubles de la régulation émotionnelle, ce qui peut entraîner une augmentation des comportements impulsifs et des difficultés à gérer le stress.


Mais alors quelle est l'heure maximale à laquelle faut-il aller au lit pour préserver sa santé mentale ?


Les chercheurs ont analysé les données de 73 888 adultes, âgés en moyenne de 63,5 ans, issus de la UK Biobank. Les participants ont fourni des informations sur leurs habitudes de sommeil et ont porté un moniteur d'activité pendant une semaine. Les résultats montrent que plus de 19 000 participants étaient des "couche-tôt", plus de 6 800 des "couche-tard", et près de 48 000 se situaient entre les deux.


Les données de sommeil ont été comparées aux dossiers médicaux des participants, révélant que se coucher tard est associé à des taux plus élevés de troubles mentaux et comportementaux. Ceux qui se couchaient tard, qu'ils soient du matin ou du soir, avaient des taux plus élevés de dépression et d'anxiété.


Les conclusions de l'étude indiquent qu'il convient de se coucher avant une heure du matin pour préserver la santé mentale, soulignant que les comportements nuisibles, comme les pensées suicidaires, la consommation d'alcool et de drogues, et la suralimentation, sont plus fréquents la nuit.  

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Peut-on réellement vivre en se nourrissant exclusivement de lumière  ?

Peut-on réellement vivre en se nourrissant exclusivement de lumière ?

4 juillet 2024· 2:32

À la voir souriante et bien portante, l’on ne penserait pas qu’Ellen Greve ne consomme aucune nourriture physique. C’est pourtant ce que la jeune femme affirme, de la même façon que de nombreux adeptes du pranisme. Aussi appelée inédie ou respirianisme, cette pratique intrigante suggère qu’il est possible de vivre en se nourrissant exclusivement de la lumière ou de l’énergie vitale, le prana. À l’image de Catherine de Sienne ou de Giri Bala, plusieurs personnalités religieuses ont véhiculé cette propension à s’abstenir de manger. Quel est l’avis de la science sur ce sujet qui intrigue autant qu’il divise ?

Origines et principes du pranisme

Le pranisme est une croyance selon laquelle un humain peut survivre sans eau ni nourriture solide, uniquement en s’appuyant sur l’énergie présente dans la lumière du soleil. C’est un concept qui trouve ses racines dans un héritage spirituel et religieux fort, notamment dans l’hindouisme et le taoïsme où il est associé à des pratiques méditatives et de respiration. Ces exercices contrôlés sont censés augmenter la capacité du corps à absorber et utiliser cette énergie.

Qui popularise cette pratique actuellement ?

Bien qu’elle soit ancestrale, la pratique du jeûne totale est aujourd’hui relayée par deux personnes en particulier. Jasmuheen, née Ellen Greeve, prétend ainsi vivre de prana depuis les années 1990 et a écrit différents livres sur le sujet. Elle est vivement critiquée par la communauté scientifique. Hira Ratan Manek, ingénieur indien, affirme lui aussi se passer de nourriture solide depuis des années, se contentant d’absorber la lumière solaire. Le scepticisme et la controverse entourent largement les pratiquants, surtout depuis qu’une femme a perdu la vie lors d’un stage de jeûne hydrique de longue durée il y a quelques années.

Les risques du pranisme

La privation totale de nourriture peut entrainer des carences nutritionnelles graves et de la déshydratation mortelle. Le corps médical souligne que l’organisme humain a besoin de nutriments pour fonctionner correctement. Différents cas de malnutrition sévère et de décès ont été répertoriés ces dernières décennies à la suite de pranisme, notamment dans l’entourage de Jasmuheen.

Les études menées sur l’inédie manquent de rigueur, et aucune preuve formelle ne semble indiquer que l’organisme humain puisse survivre sans nourriture solide pendant des années. Par ailleurs, les observations médicales des pratiquants relèvent généralement des inconsistances ou des besoins de supplémentation alimentaire durant la période de surveillance qui invalident la thèse du pranisme.

Limite biologique : l’humain ne peut pas photosynthétiser

Contrairement aux plantes, l’organisme humain ne peut pas convertir la lumière solaire en énergie chimique puisqu’il ne fabrique pas de chlorophylle. Notre corps dépend donc de l’ingestion de nutriments pour fournir l’énergie nécessaire aux organes vitaux.

Contrairement au pranisme, le jeûne prolongé peut être bénéfique sur une période bien définie et en incluant une consommation régulière d’eau, ainsi que d’électrolytes pour assurer le fonctionnement du corps.

Bien que le pranisme attire l’attention par ses revendications spectaculaires, les scientifiques mettent en garde contre ses dangers. C’est une pratique qui, en l’état des connaissances actuelles, n’est pas viable pour l’homme sur le long terme.

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Comment peut-on survivre à un jeûne prolongé (plus de 21 jours) ?

Comment peut-on survivre à un jeûne prolongé (plus de 21 jours) ?

3 juillet 2024· 2:38

Il est une croyance populaire selon laquelle l’on peut survivre 3 minutes sans air, 3 jours sans eau et 3 semaines sans nourriture. Si tel est le cas, comment expliquer que certaines personnes s’adonnent à des jeûnes de plusieurs mois sans mettre leur vie en péril ? Le jeûne prolongé, qu’il soit réalisé pour des raisons spirituelles, politiques ou de santé, nous éclaire sur les incroyables stratégies de survie de notre organisme.

Pourquoi pratiquer un jeûne de plus de 21 jours ?

Le jeûne prolongé impacte profondément la santé, tant physique que mentale. Il entraine souvent des déficiences nutritionnelles, une perte de masse musculaire et, s’il est mal géré, des complications médicales. Mais il déclenche aussi des processus bénéfiques tels que la cétose et l’autophagie, qui exercent des effets positifs sur le métabolisme et la santé cellulaire.

D’un point de vue de la santé psychique, le jeûne long est réputé améliorer la clarté mentale et réduire l’anxiété. Cependant, il peut aussi engendrer de l’irritabilité et la confusion. Il est important de le pratiquer avec conscience et d’interrompre le jeûne si la santé mentale décline.

Physiologie du jeûne

Durant les 24 à 48 premières heures sans nourriture, le corps utilise surtout les réserves de glycogène du foie et des muscles pour fournir de l’énergie. Ensuite, il s’attaque aux graisses. Pour finir, quand le jeûne se prolonge, le corps entre en état de cétose. Il utilise des corps cétoniques produits à partir des graisses stockées pour alimenter le cerveau et les tissus.

Les mécanismes de survie au jeûne prolongé

Deux mécanismes permettent au corps de survivre sans apport de nourriture. La cétose est l’état caractéristique où le corps utilise les graisses comme source d’énergie. Ces dernières sont plus difficiles d’accès et doivent être décomposées en corps cétoniques avant d’alimenter le cerveau et le muscle. Pour cette raison, tant que nous consommons du sucre, l’organisme préfère utiliser ce glucose et celui contenu dans nos réserves. Durant le jeûne, il n’a plus le choix et déclenche la quête des graisses stockées partout dans le corps.

L’autophagie est le second mécanisme de survie mis en place. Il se manifeste par le recyclage des composants des cellules endommagées. Concrètement, les cellules qui ne sont plus fonctionnelles se décomposent, mais au lieu d’éliminer les nutriments qu’elles contenaient, le corps les réutilise pour maintenir la santé cellulaire.

Adaptations métaboliques

L’organisme qui subit un jeûne prolongé réduit son métabolisme de base pour économiser de l’énergie. La fréquence cardiaque diminue, ainsi que la température corporelle et l’activité des organes non essentiels, de façon similaire à un animal qui entre en hibernation. L’activité physique est instinctivement réduite, notamment par le biais de la fatigue, pour ne pas dépenser trop d’énergie. Le maintien d’une hydratation constante permet de conserver un bon équilibre des électrolytes dans le corps. Ainsi, l’organisme peut continuer à éliminer les déchets et à assurer ses fonctions de base.


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Pourquoi se recroqueville-t-on en cas de douleur ?

Pourquoi se recroqueville-t-on en cas de douleur ?

1 juillet 2024· 2:40

La posture recroquevillée constitue l’un des signes les plus frappants de douleur physique. Elle se remarque aussi bien chez l’humain que chez les animaux, qui tendent à adopter une position fœtale lorsqu’ils souffrent. Essayons de comprendre pourquoi nous nous recroquevillons instinctivement en cas de douleur, et les avantages de ce comportement.

Qu’est-ce que la douleur ?

L’on peut décrire la douleur comme une sensation désagréable, généralement annonciatrice d’une lésion des tissus ou d’une condition médicale particulière. Lorsque les récepteurs sensoriels spécialisés détectent des stimuli potentiellement nocifs, ils s’activent et envoient des signaux via les nerfs sensoriels. Le cerveau perçoit ces signaux, puis il les interprète.

Bien que très inconfortable, la douleur est nécessaire car elle nous permet d’adapter notre position ou notre comportement pour éviter d’endommager nos cellules. Elle agit comme un système de défense qui sollicite une réaction afin d’éliminer le stimulus dangereux de l’environnement ou de l’organisme.

La réponse automatique du corps à la douleur

En cas de douleur soudaine, notre corps dispose d’une réaction automatique, involontaire et rapide qui vise à protéger notre intégrité ou à minimiser les dommages supplémentaires. Le système nerveux commande aux muscles de se mettre en action sans attendre la décision du cerveau, afin de retirer la partie du corps affectée du stimulus douloureux.

Le recroquevillement intervient généralement après le réflexe initial de protection. Cette posture implique la contraction coordonnée des muscles dans le but de rapprocher tous les membres du tronc. L’objectif est de réduire l’exposition des différentes parties corporelles à d’autres stimuli potentiellement présents dans l’environnement. Tant que les signaux de douleur affluent, le système nerveux favorise cette posture de protection.

Les avantages obtenus en se recroquevillant

Se recroqueviller permet de protéger les organes internes et les zones sensibles du corps des blessures. En effet, notre ventre, qui contient des organes vitaux, est particulièrement exposé aux chocs du fait de sa moindre protection par des os ou des muscles. En adoptant une posture de recroquevillement, nous protégeons nos parties vulnérables.

Le corps minimise aussi les mouvements et contacts supplémentaires dans le but de prévenir l’aggravation de la blessure. Même si le stimulus provient d’une source interne, l’organisme l’interprète de façon identique à un stimulus extérieur et cherche à limiter l’addition d’agressions.

La position fœtale est aussi connue pour apporter de l’apaisement et du confort. Elle favorise le sentiment de sécurité et aide à réduire le stress ou l’anxiété qui apparait avec la douleur. En yoga, par exemple, la posture de l’enfant consiste à ramener les genoux vers le ventre pour se réconforter et s’apaiser. Les bébés dorment eux-aussi souvent dans cette position, qui rappelle celle adoptée dans le ventre maternel et s’avère relaxante

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Comment se répare un os cassé ?

Comment se répare un os cassé ?

27 juin 2024· 2:25

Chute, accident, maladie osseuse : les fractures surviennent à tout âge et en diverses circonstances. Intéressons-nous en détail au processus de guérison mis en place par notre organisme lorsque nous nous cassons un os.

Quelques notions de physiologie de l’os

L’os est un tissu vivant, qui conserve un certain dynamisme malgré son apparence très stable. Il comprend une couche externe dense et solide, qui lui confère sa rigidité et sa résistance. À l’intérieur, l’os se montre plus léger et poreux, ce qui lui permet de conserver de la souplesse. Dans les cavités des tissus poreux, l’on trouve la moelle osseuse qui produit les cellules sanguines.

Voici les trois cellules principales qui agissent lors de la réparation d’un os.

Les ostéoblastes forment la matrice, le plan de base de la structure de l’os. Ils favorisent la minéralisation du tissu osseux.

Les ostéoclastes ont l’effet inverse. Ils décomposent la matrice et libèrent les minéraux dans le sang.

Les ostéocytes, dérivés des ostéoblastes, maintiennent la matrice tout en communiquant avec d’autres cellules. Ils aident à réguler la formation ou la résorption de l’os.

Processus réparateur

Dès qu’une fracture survient, les vaisseaux sanguins endommagés par l’accident forment un hématome autour des fragments d’os cassés. Cet amas de sang contribue au recrutement des cellules immunitaires et réparatrices qui initient la guérison.

Après quelques jours, des cellules spécialisés commencent à former une structure temporaire, le cal fibrocartilagineux. Celui-ci se compose de cartilage et de fibres de collagène. Il stabilise les différents fragments osseux et prépare le terrain pour la formation d’un cal osseux plus durable.

Il faut quelques semaines à l’organisme pour remplacer le cal fibrocartilagineux par le cal osseux. Les ostéoblastes jouent un rôle majeur dans ce processus. Ils produisent la nouvelle matrice de l’os, sur laquelle les minéraux viennent se fixer pour former un cal définitif solide et dur.

La dernière phase de réparation de la fracture est le remodelage osseux. Elle peut durer plusieurs mois. Toutes les cellules présentes dans l’os agissent pour transformer le nouveau morceau d’os, d’abord spongieux, en matériau compact. Ce remodelage restaure la forme originale de l’os entier, tout en améliorant sa résistance et sa fonctionnalité.

Paradoxalement, un os fracturé qui guérit correctement est donc souvent plus robuste qu’à l’origine.

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Pourquoi ne sommes-nous pas égaux face à l’alcool ?

Pourquoi ne sommes-nous pas égaux face à l’alcool ?

24 juin 2024· 2:52

Largement consommé dans le monde entier, l’alcool produit des effets relativement variables d’une personne à l’autre. Vous connaissez sûrement quelqu’un dans votre entourage capable de boire plusieurs verres sans en être affecté, et, à l’inverse, une personne qui se sent ivre dès qu’elle a consommé une seule dose d’alcool. Comment expliquer ces différences d’un point de vue physiologique ?

Le seuil de tolérance et son importance

Les conséquences d’une tolérance plus ou moins élevée à l’alcool s’avèrent essentiels en matière de prévention de santé. Une tolérance faible augmente le risque d’intoxication et de comportements à risque avec des quantités modérées d’alcool. Une tolérance élevée peut mener à la consommation excessive d’alcool, et vers des problèmes de dépendance.

Les facteurs génétiques

Lorsque nous consommons de l’alcool, celui-ci est dégradé dans le système digestif grâce à l’action d’enzymes. D’abord, l’enzyme nommée alcool déshydrogénase ou ADH convertit la molécule d’alcool en un composé toxique, l’acétaldéhyde. Ensuite, l’enzyme ALDH, dite aldéhyde déshydrogénase, transforme ce composé en acide acétique, qui s’avère moins nocif et plus facile à éliminer par le corps. Des variations individuelles dans l’activité des enzymes influencent la rapidité de métabolisation de l’alcool, donc la tolérance personnelle à sa consommation.

Certaines personnes possèdent par exemple des variantes de l’enzyme ADH qui métabolisent rapidement l’alcool et permettent son élimination facilement. D’autres présentent des variantes d’ALDH moins efficaces, entrainant une accumulation d’acétaldéhyde dans le corps lors de la consommation, ce qui résulte en une sensibilité marquée à l’alcool.

Les origines ethniques aussi jouent un rôle dans la tolérance à l’alcool. Il est ainsi démontré que de nombreux individus d’origine d’Asie de l’Est possèdent une variante de l’enzyme ALDH moins efficace. L’acétaldéhyde s’accumule rapidement dans leur corps, occasionnant des désagréments toxiques dont le rougissement cutané du visage, de la nuque et des épaules, connu sous le nom de « flush asiatique ».

Autres facteurs qui influencent la sensibilité à l’alcool

La masse corporelle et sa teneur en eau influencent considérablement l’absorption de la molécule d’alcool. Plus le poids de la personne est élevé et plus il comprend d’eau, plus l’alcool se dilue efficacement, réduisant sa concentration dans le sang et ses effets. Au contraire, les personnes légères ou avec une masse corporelle sèche ressentent plus intensément les effets de l’alcool, qui se concentre rapidement dans leur sang.

Les femmes ont la réputation de moins tenir l’alcool que les hommes. C’est un fait justifié lorsqu’elles présentent davantage de graisse en pourcentage corporel que les hommes, car la graisse limite l’efficacité du métabolisme alcoolique. Les femmes présentent aussi, pour la plupart, des niveaux plus faibles d’enzyme ADH dans l’estomac. L’alcool atteint alors le sang sans avoir été entièrement métabolisé.

L’âge, l’état de santé du foie, la santé générale et la tolérance acquise par une consommation régulière sont autant d’autres facteurs qui expliquent que nous n’ayons pas tous la même tolérance à la prise d’alcool.


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Pourquoi les gens ont-ils parfois une sensation de vertige en se levant trop rapidement ?

Pourquoi les gens ont-ils parfois une sensation de vertige en se levant trop rapidement ?

23 juin 2024· 2:27

Le phénomène peut être inquiétant, voire dangereux s’il occasionne une chute. En vous levant trop rapidement, vous est-il déjà arrivé de ressentir un vertige, d’être désorienté, et même de perdre la vue ? Plus fréquente chez certaines populations, dont les séniors, cette situation provient de perturbations au niveau du système vestibulaire, un organe sensoriel situé dans l’oreille interne et régulateur de l’équilibre.

Définition d’un vertige

Le vertige se manifeste par une sensation soudaine de déséquilibre ou de rotation, qui survient par exemple lorsque l’on effectue un mouvement brusque ou que l’on change de position. Cette sensation, causée par le système sensoriel responsable de notre équilibre et de notre coordination, va de la simple étourderie à la perte provisoire de conscience.

Le rôle de l’oreille interne dans l’équilibre

Dans l’oreille interne se trouve le système vestibulaire. Cet organe crucial dans le maintien de l’orientation spatiale se compose de canaux semi-circulaires et de petits cristaux nommés otolithes. Ces otolithes détectent les mouvements de la tête et y associent les changements de position. Toute la structure du système vestibulaire envoie des signaux au cerveau pour l’aider à maintenir son équilibre et à coordonner ses mouvements. Lorsque le système est perturbé, le cerveau reçoit des signaux inappropriés qui aboutissent à une réponse inadaptée, produisant un vertige.

Les mécanismes de la sensation de vertige

Quand une personne se lève trop vite, sa pression sanguine chute brusquement. On appelle ce phénomène l’hypotension orthostatique. Le flux sanguin irriguant le cerveau est alors amoindri. Cette baisse de pression provoque fréquemment des sensations de vertige, de faiblesse et de vision trouble chez les individus sensibles. Ainsi, les femmes enceintes et les personnes âgées sont souvent plus sujettes à ces vertiges. Un état de déshydratation ou la prise de médicaments favorisent aussi l’apparition de cette sensation.

En passant de la position assise à la position debout, nous subissons les effets de la gravité qui empêche le sang de suivre le mouvement et d’irriguer continuellement le cerveau. Pour compenser la gravité, les barorécepteurs qui enregistrent le changement de position envoient des indications au cerveau. Le cœur augmente sa fréquence cardiaque et les vaisseaux sanguins se contractent. Si les ajustements sont trop lents, notamment en cas de régulation cardiovasculaire altérée, la personne qui se lève trop vite peut connaitre un bref moment de vertige. Celui-ci disparait généralement si la personne reprend une position assise ou allongée.

La meilleure solution pour prévenir la sensation de vertige en se levant est de procéder par étapes. Prendre plusieurs respirations profondes avant de se lever aide également à stabiliser la pression sanguine, limitant le risque de vertige.


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Pourquoi les gens ont-ils parfois des réflexes inhabituels, comme le clignement des yeux synchronisé avec un bruit fort ?

Pourquoi les gens ont-ils parfois des réflexes inhabituels, comme le clignement des yeux synchronisé avec un bruit fort ?

19 juin 2024· 2:49

Source de nombreux questionnements, le corps humain a parfois des réactions qui semblent étranges, voire inutiles. Prenons le cas du clignement des yeux provoqué par un bruit fort : présente-t-il un intérêt pour l’organisme ou s’agit-il d’un réflexe gênant, notamment lors d’une activité nécessitant de la concentration ? C’est ce que nous allons tenter de comprendre.

D’où viennent les réflexes ?

Le corps humain expérimente deux types de réflexes, qui sont des réponses automatiques et rapides à des stimuli bien précis. Les réflexes innés, présents dès la naissance, ont souvent une vertu évolutive, comme la succion du nourrisson qui lui permet de se nourrir. Les réflexes acquis, eux, résultent des expériences et de l’apprentissage. C’est le cas du clignement des yeux en réponse à un souffle d’air.

Le réflexe implique une interaction complexe entre le système nerveux central et les nerfs périphériques présents dans tout le corps. Lorsqu’un stimulus particulier est détecté, les récepteurs sensoriels utilisent les nerfs pour transmettre un signal électrique à la moelle épinière, qui peut le rediriger vers le cerveau ou le traiter directement. La réponse est ensuite fournie via les nerfs moteurs qui actionnent les muscles produisant l’action réflexe.

Des réflexes de protection

Certains réflexes présentent une fonction protectrice bien avérée. Ils participent à maintenir l’intégrité du corps.

Cligner des yeux constitue un réflexe essentiel pour empêcher des particules étrangères d’abimer la cornée, mais aussi pour éviter l’éblouissement ou l’irritation par un gaz présent dans l’air. Ce réflexe rapide et automatique maintient la surface de l’œil propre et hydratée afin de réduire le risque de blessure ou d’infection.

Le réflexe de sursaut, que l’on connait par exemple en réaction à bruit fort ou à un mouvement rapide, prépare le corps à réagir rapidement à une menace. Il augmente la vigilance et mobilise les ressources corporelles pour une réaction efficace au danger.

Des réflexes plus inhabituels

Certains réflexes paraissent moins utiles, même s’ils se basent sur la même notion de protection contre un danger potentiel. Cligner des yeux en cas de bruit fort est généralement inutile, puisque le son n’endommage pas l’œil. Cependant, les bruits de la sorte sont parfois accompagnés de dangers réels comme des éclats ou des objets volants lors d’un accident de voiture ou d’un coup de tonnerre. Le corps enclenche donc ce réflexe nommé réflexe acoustico-palpébral en cas de stimulus auditif intense, de façon à protéger les yeux de tout danger accompagnant la situation qui provoque le bruit.

Facteurs qui influencent ces réflexes

Le niveau de vigilance, le stress et le conditionnement amplifient souvent les réflexes. Quand le système nerveux est en alerte, il peut commander des réactions réflexes inutiles en réagissant trop rapidement. Les personnes qui ont subi des traumatismes tendent à connaitre des réflexes inadaptés, qui peuvent être corrigés progressivement avec des thérapies comportementales. À l’inverse, plus le réflexe est entretenu, plus il perdure et s’amplifie.


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Pourquoi l’on se réveille souvent juste avant la sonnerie du réveil ?

Pourquoi l’on se réveille souvent juste avant la sonnerie du réveil ?

18 juin 2024· 2:16

Vous trouvez très étrange de vous réveiller régulièrement quelques minutes juste avant que la sonnerie de votre réveil ne retentisse ? En réalité, ce phénomène fréquent résulte de mécanismes psychologiques et physiologiques bien précis.

Cycle du sommeil et horloge biologique interne

Chaque nuit, nous passons par les mêmes phases de sommeil. Nous expérimentons d’abord le sommeil léger, un état de détente durant lequel nous pouvons facilement être réveillés. Nous passons ensuite en sommeil profond, durant lequel le corps se régénère. Il est beaucoup plus difficile de se réveiller en sommeil profond. Enfin, le sommeil paradoxal se caractérise par un cerveau très actif et des rêves fréquents.

Notre sommeil et ses phases sont régulés par l’horloge biologique interne, qui se déroule sur une période d’environ 24 heures. Elle influence différents paramètres corporels comme la température et la fréquence cardiaque, qui vont induire soit une envie de dormir, soit un état marqué d’éveil à un moment approprié de la journée.

Comment l’organisme se réveille-t-il ?

D’après notre horloge interne, le cerveau possède une capacité à anticiper le moment du réveil. C’est surtout le cas lorsque nous avons l’habitude de nous réveiller à la même heure. Le cerveau anticipe alors le son de l’alarme et ajuste le cycle de sommeil pour favoriser un réveil naturel, plus agréable et bénéfique.

Afin de préparer le corps à l’état d’alerte matinal, le cerveau va stimuler la production d’hormones comme le cortisol, plus présentes en fin de nuit. Le fait d’avoir un sommeil régulier, avec des horaires fixes, favorise la mise en place d’une libération hormonale adaptée juste avant l’heure du réveil.

Les facteurs psychologiques

Il est aussi possible que le réveil avant la sonnerie ne soit pas aussi positif que prévu. C’est le cas pour les personnes qui sont stressées, préoccupées ou anxieuses, et qui se trouvent en état d’hypervigilance. Elles peuvent avoir peur de rater l’heure du lever, ou bien s’angoisser à l’idée de la journée à venir, ou encore connaitre des insomnies qui perturbent le sommeil. Dans ces situations, le taux de cortisol dû au stress s’avère plus élevé et favorise un réveil précoce avant l’heure prévue.

Le conditionnement joue aussi un rôle dans le timing du réveil. Le corps anticipe le moment du réveil lorsque celui-ci est identique jour après jour. Il favorise le réveil spontané et renforce son horloge biologique interne, ce qui aide à stabiliser les cycles de sommeil et à connaitre un réveil agréable quelques minutes avant la sonnerie.


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Comment les acteurs de pornographie peuvent-ils maintenir une érection très longtemps ?

Comment les acteurs de pornographie peuvent-ils maintenir une érection très longtemps ?

29 mai 2024· 2:36

Très exigeante envers ses actrices, l’industrie pornographique n’épargne pas non plus les hommes. Les acteurs doivent fournir des performances de longue durée qui peuvent sembler inhabituelles au regard des statistiques. En effet, la durée moyenne d’un rapport sexuel tourne autour de 6 minutes, tous âges confondus, et 20 minutes si l’on compte les préliminaires. Les acteurs pornographiques doivent donc user de multiples stratégies pour satisfaire les demandes des réalisateurs.

Le fonctionnement de l’érection

Une érection résulte de l’accroissement du sang vers le pénis. Celui-ci est facilité par la relaxation des muscles lisses qui entourent les corps caverneux. En se relâchant, ces muscles permettent au sang d’affluer dans les alvéoles du tissu du pénis, contribuant à son expansion. Les nerfs jouent aussi un rôle dans le processus. Ils transmettent des signaux du cerveau vers le pénis. Les hormones, quant à elles, interviennent dans la régulation de la libido et de la fonction sexuelle.

Les méthodes des acteurs pornos

Pour répondre aux exigences spécifiques de leur profession, les acteurs pornographiques emploient plusieurs méthodes.

La stimulation physique destinée à maintenir l’excitation sexuelle peut prendre la forme de préliminaires intensifiés, de dispositifs mécaniques ou de visualisations censées entretenir le désir. 

L’usage de médicaments reste courant pour augmenter le flux sanguin vers le pénis et faciliter l’érection. Le sildénafil, commercialisé sous le nom de Viagra, le tadalafil, utilisé dans le Cialis, et le vardénafil vendu sous le nom Levitra font partie des traitements les plus efficaces.

Parmi les techniques non médicamenteuses, les acteurs pornographiques choisissent parfois les pompes à pénis qui utilisent le vide pour engorger le pénis de sang. Les anneaux péniens, eux, empêchent le sang de répartir du pénis, ce qui a pour effet de maintenir l’érection.

Gestion du stress

Maintenir une érection sous le feu des projecteurs ne se fait pas sans stress. Or, le stress empêche justement les muscles lisses de se relâcher pour construire l’érection. Les acteurs pornographiques doivent donc se former à des techniques de gestion de la performance et du stress, comme la méditation, la préparation mentale et la communication ouverte avec les partenaires de scène.

Retarder l’éjaculation

Si l’obtention de l’érection n’est pas un problème avec les techniques appropriées, une éjaculation précoce peut le devenir pour un acteur du porno. Afin de retarder l’orgasme qui aboutit à la forme flasque du sexe, d’autres techniques viennent enrichir le panel de possibilités du professionnel :

L’apprentissage du contrôle physique en s’arrêtant juste avant le point de non-retour puis en reprenant quand l’excitation a baissé ;

La compression, qui consiste à appliquer une pression ferme à la base du pénis pour réduire le flux sanguin et retarder l’éjaculation ;

L’entrainement avec des exercices de Kegel pour muscler le périnée et assurer un meilleur contrôle de l’éjaculation ;

La connaissance approfondie de son corps pour adapter le scénario si nécessaire, afin de délivrer une meilleure performance.


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Comment le corps réagit-il à une indigestion ?

Comment le corps réagit-il à une indigestion ?

26 mai 2024· 2:50

La dyspepsie est le terme médical utilisé pour identifier les difficultés digestives connues sous le nom d’indigestion. Ce trouble s’avère souvent bénin, mais il n’en reste pas moins très inconfortable et perturbant pour les personnes affectées. Explorons de façon précise les mécanismes qui interviennent dans le corps lors d’une telle atteinte.

Des causes variées

L’indigestion résulte aussi bien de facteurs alimentaires que non alimentaires. Parmi les causes les plus courantes et les plus faciles à identifier, les repas trop riches ou trop gras figurent en bonne place. Ils ralentissent la vidange de l’estomac en confèrent une sensation de lourdeur typique.

Manger trop vite encourage aussi l’indigestion, car les enzymes salivaires n’ont pas le temps de prédigérer les aliments. Certaines épices, l’alcool, les boissons caféinées et les agrumes peuvent en outre irriter la muqueuse de l’estomac et engendrer des troubles digestifs.

Parmi les causes non alimentaires de l’indigestion, l’on retrouve la prise de médicaments, en particulier des anti-inflammatoires non stéroïdiens, ainsi que le stress et les maladies liées aux organes digestifs (reflux gastro-œsophagien, ulcères, etc.).

Physiologie de l’indigestion

En temps normal, la digestion commence dès la mastication, avec l’action des enzymes de la salive sur les aliments qui contribue à les dégrader en petits morceaux. L’estomac puis l’intestin continuent le travail en décomposant les nutriments à l’aide d’acides et d’enzymes digestives. Le foie et le pancréas interviennent aussi, en produisant de la bile et des enzymes capables de digérer les graisses et les protéines.

Lors de l’indigestion, la vidange gastrique ralentit. La nourriture reste plus longtemps que prévu dans l’estomac. Cette situation engendre une distension abdominale et un certain malaise. Les aliments mal digérés fermentent dans l’intestin. Ils produisent des gaz qui provoquent à leur tour ballonnements et douleurs. Si la muqueuse de l’estomac est inflammée par des aliments irritants, des médicaments ou du stress, elle devient également douloureuse.

Si le corps produit plus d’enzymes et d’acide pour digérer une quantité élevée de nourriture, ces substances vont contribuer à irriter les parois stomachales, amplifiant l’indigestion.

Réponse immunitaire du corps

Pour rétablir le fonctionnement normal et limiter les dommages, le corps fait intervenir des mécanismes de défense. La réponse inflammatoire locale en fait partie, et se traduit par un flux sanguin augmenté vers l’estomac, qui sert à apporter des cellules immunitaires à l’organe concerné pour contrer les dégâts sur la muqueuse. L’inflammation s’accompagne souvent de douleur : elle sert à influencer le comportement alimentaire et stopper l’ingestion de substances nocives ou d’aliments en excès.

Généralement, la digestion normale est rétablie lorsque tous les éléments irritants ont été éliminés par le corps.


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Comment se manifeste le choléra, de retour à La Réunion et à Mayotte ?

Comment se manifeste le choléra, de retour à La Réunion et à Mayotte ?

18 avril 2024· 2:36

La signalisation récente de deux cas de choléra à La Réunion et à Mayotte rappelle que cette maladie infectieuse au potentiel épidémique notable reste présente dans différentes régions du globe. En Inde et aux Comores, notamment, mais aussi en Afrique, la bactérie Vibrio cholerae se transmet surtout par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Le choléra affecte chaque année des millions de personnes, entrainant par la même des dizaines de milliers de décès.

Le point sur les cas récents

C’est le 18 mars qu’un cas suspect de choléra a été détecté en provenance des Comores, à Mayotte. Deux jours plus tard, un autre cas était signalé à La Réunion. Les agences régionales de santé concernées ont réagi au plus vite, notamment en initiation des mesures de précaution et un contact tracing permettent de retrouver toutes les personnes susceptibles d’avoir été contaminées. L’objectif est clair : circonscrire la propagation de la maladie.

Mayotte s’avère particulièrement sensible au choléra à cause de sa proximité avec les Comores, une région endémique où la maladie sévit régulièrement. Elle dispose d’un plan d’action spécifique pour gérer l’apparition de cas sur son territoire, plan qui s’est mis en œuvre et souligne l’importance d’une bonne préparation face à la maladie infectieuse.

Explications sur le choléra

Qu’est-ce que le choléra, exactement ? Cette infection est causée par une bactérie qui se développe dans l’eau ou la nourriture. Vibrio cholerae entraine une diarrhée aqueuse sévère, qui conduit à la déshydratation fatale sans traitement approprié. Les lieux les plus vulnérables sont ceux manquant d’accès à l’eau potable et à des installations d’assainissement adéquates comme les pays les plus pauvres. Les voyages vers des zones endémiques augmentent le risque d’exposition au choléra.

Symptômes et diagnostic

Le choléra se manifeste par des symptômes parfois légers, car beaucoup de personnes infectées ne s’en rendent pas compte. Mais, dans les cas graves, la maladie cause une diarrhée profuse et aqueuse, avec des vomissements et des crampes musculaires. Les conséquences de cet état sont la déshydratation rapide et le déséquilibre électrolytique. Sans traitement, la maladie peut être fatale en seulement quelques heures.

Pour diagnostiquer le choléra, les médecins identifient la bactérie dans les selles du patient. Cette étape est cruciale afin de mettre en place un traitement efficace et des mesures de contrôle pour éviter la propagation de la maladie.

Vaccination

Plusieurs vaccins protègent du choléra et sont indiqués dans les zones endémiques. Administrés par voie orale, ils stimulent le système immunitaire pour qu’il produise des anticorps contre le Vibrio cholerae. Mais la protection ne dure que 2 à 3 ans. Il faut donc pratiquer des rappels fréquents lorsque l’on vit ou voyage dans les régions où le choléra reste fréquent.

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Pourquoi l’État est-il poursuivi en justice à cause du médicament Androcur ?

Pourquoi l’État est-il poursuivi en justice à cause du médicament Androcur ?

16 avril 2024· 2:35

C’est l’un des scandales qui agite à nouveau le territoire français en matière de médicaments. Après le Mediator et la Dépakine, l’Androcur est mis sur la sellette. L’Agence nationale de sécurité du médicament, régie par l’État, est accusée de n’avoir pas prodigué suffisamment d’informations quand aux risques encourus lors de la prise du traitement.

Le principe d’action de l’Androcur

L’Androcur est un anti-androgène. Il agit donc en bloquant les hormones sexuelles mâles dites androgènes, comme la testostérone. Le principe actif utilisé s’appelle l’acétate de cyprotérone. L’acétate de cyprotérone possède aussi une activité progestative. En plus de bloquer les androgènes, il influence le cycle menstruel.

Les indications de l’Androcur concernent surtout le traitement de l’hirsutisme, une croissance excessive de poils chez la femme, ainsi que le traitement de certaines acnés sévères ou d’autres troubles spécifiques de la sexualité. L’Androcur fait également partie des médicaments indiqués lors d’une transition aux personnes transgenres.

Ce qui est reproché à l’État

Comme tous les médicaments, l’Androcur peut entrainer des effets secondaires indésirables. La liste mentionne par exemple les troubles hépatiques, les modifications de l’humeur ou la fatigue. En revanche, les risques plus élevés de méningiomes ne font pas l’objet d’une observation particulière. Ces tumeurs qui se développent dans le cerveau restent inoffensives dans 80% des cas. Pour les 20% restants, la localisation ou l’agressivité de la tumeur engagent le pronostic vital de la personne touchée.

En mars 2024, deux femmes ont saisi le tribunal de Montreuil pour obtenir réparation du Gouvernement. Atteintes de méningiomes à la suite d’un traitement par Androcur, elles estiment qu’elles n’ont pas reçu assez d’informations à ce sujet avant de prendre le médicament. Ces victimes ne sont pas les seules, puisque plusieurs dizaines de requêtes vont être déposées au cours des prochaines semaines. Il y aurait en effet des centaines de cas identiques.

Même bénignes, certaines des tumeurs provoquent des troubles neurologiques handicapants. Alors que les données concernant l’ampleur du risque de méningiome étaient connues par l’Agence nationale de sécurité du médicament, il n’y a pas eu de mesures suffisantes pour prévenir les personnes sous traitement de ce danger.

Pire, une étude de 2007 alertait déjà des conséquences dommageables de l’Androcur sur le cerveau. Or, l’État n’a établi le lien entre le médicament et les méningiomes que 10 ans plus tard, après qu’une grande quantité de patients aient bénéficié du traitement pour des indications dépassant parfois le cadre prévu. C’est pour cette raison que le Gouvernement français devra faire face à la justice et aux demandes de dédommagement de toutes les victimes concernées.


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Quel est l’impact des réseaux sociaux sur la dysmorphophobie ?

Quel est l’impact des réseaux sociaux sur la dysmorphophobie ?

11 avril 2024· 2:54

Accusés d’engendrer de l’anxiété et de la dépression chez les personnes vulnérables, les réseaux sociaux contribuent aussi à véhiculer des images très éloignées de la réalité. S’ils s‘avèrent parfois bénéfiques, notamment en maintenant le lien entre les personnes éloignées, ils peuvent exercer une forte influence sur des troubles tels que la dysmorphophobie.

Quelques explications sur la dysmorphophobie

Ce trouble psychologique se caractérise par la préoccupation excessive envers un défaut perçu dans l’apparence. Ce défaut est généralement minime, et semble imperceptible aux autres. Il devient pourtant l’objet d’une obsession telle que l’individu passe des heures à le regarder sous tous les angles, à essayer de le dissimuler ou de le corriger. Il faut bien comprendre que la dysmorphophobie n’est pas de la vanité : c’est un vrai trouble, handicapant au quotidien pour la personne qui en souffre.

La dysmorphophobie coexiste avec ou entraine d’autres troubles psychologiques comme la dépression, les troubles alimentaires, les troubles obsessionnels compulsifs et les troubles anxieux.

Les réseaux sociaux, immense miroir déformant

Les images partagées sur les réseaux sociaux véhiculent des standards de beauté très élevés, voire irréalistes, et souvent trompeurs. Influencés par des célébrités, des personnes suivies ou des amis, les utilisateurs consomment de plus en plus de contenus qui reflètent la perfection esthétique – corps mince, musclé et sans défaut. La constante exposition à ces idéaux incite à la comparaison sociale. Chaque individu évalue sa propre apparence, lui accordant une notion de valeur. Dès lors, l’insatisfaction corporelle se lie profondément à l’estime de soi, qui diminue à chaque fois que la personne se trouve face à de nouvelles représentations de la perfection.

Le problème majeur des réseaux sociaux, c’est qu’ils renvoient une image très éditée de la réalité. Avec les filtres, les outils d’édition de photo, mais aussi la mise en scène, les influenceurs modifient considérablement leur corps. La norme en termes de photos s’éloigne donc de la réalité pour proposer un idéal inatteignable sans retouches.

Le lien falsifié entre corps parfait et bonheur

Le corps parfait présenté sur les réseaux sociaux n’est pas qu’un idéal esthétique, il symbolise aussi la réussite, la santé et le bonheur. Cette association profonde, pourtant fausse, exerce une pression immense sur les individus prédisposés à la dysmorphophobie. Ceux-ci se persuadent que, s’ils parviennent à éliminer leurs défauts physiques, ils atteindront une vie sereine et épanouie.

Des pistes pour changer de regard sur soi

Heureusement, les réseaux sociaux comportent aussi quelques belles initiatives qui visent à prévenir le développement de troubles de l’estime de soi. Certains contenus représentent des gammes larges de types corporels, afin de souligner la beauté de tous les corps. D’autres comptes se concentrent sur la normalisation des imperfections avec des photos non retouchées mettant en avant la cellulite, les vergetures ou les peaux atypiques. S’abonner à de tels flux permet de se rattacher progressivement à la réalité et à l’idée que le bonheur est accessible à tous, qu’importe l’apparence.

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Peut-on être droitier de la main et gaucher du pied, et inversement ?

Peut-on être droitier de la main et gaucher du pied, et inversement ?

9 avril 2024· 2:53

Presque 90% des humains se servent de leur main droite pour écrire, et 10% de leur main gauche. Seul un très petit pourcentage est capable d’écrire indifféremment avec l’une ou l’autre main. Mais cette latéralité souvent très marquée s’applique-t-elle de la même façon aux membres inférieurs ?

Compréhension de la latéralité

Le terme de latéralité désigne la tendance d’un individu à favoriser un côté de son corps pour les actions quotidiennes. Elle concerne bien sûr les mains, mais aussi d’autres parties de l’organisme comme les pieds, les yeux et les oreilles. Les préférences entre la droite ou la gauche s’étendent généralement à l’intégralité du corps. Par exemple, une personne qui écrit de la main droite préfèrera souvent taper dans un ballon avec son pied droit. Une personne gauchère sera plus à l’aise pour manipuler des objets ou faire du sport en comptant sur sa main et son pied gauche. Quelques rares individus, de façon naturelle ou avec de l’entrainement, utilisent leurs membres avec la même facilité d’un côté ou de l’autre.

La dominance croisée

La dominance croisée se produit lorsque la main préférée ne correspond pas au pied préféré. Un gaucher qui tient mieux en équilibre sur son pied droit ou un droitier capable de sauter plus haut avec sa jambe gauche expriment cette caractéristique unique.

Dans de nombreux sports, la dominance croisée influence la manière dont le joueur interagit. L’approche du jeu et de la technique doivent être modulées pour permettre à l’individu d’exploiter au mieux ses capacités. En surf et en skateboard, par exemple, la préférence de pied influence la position sur la planche. En cas de dominance croisée, le sportif doit adopter une posture hybride.

Les musiciens sont aussi concernés par les conséquences de cette caractéristique. Un guitariste droitier de la main et gaucher du pied devra ainsi adapter la position de sa pédale d’effet pour pouvoir gérer au mieux la prestation scénique.

Souvent, les individus avec une dominance croisée développent des stratégies créatives pour s’adapter à un monde principalement conçu pour les droitiers exclusifs. Cela se manifeste dans l’aménagement de l’espace de travail, dans le développement de techniques artistiques uniques, ou dans le choix de matériel personnalisable.

Ce qui produit la dominance croisée

Ce phénomène dispose d’une composante génétique. La latéralité est effectivement influencée par des facteurs héréditaires. Le cerveau joue aussi un rôle crucial dans la détermination des préférences de côtés. La dominance d’un hémisphère sur l’autre pour certaines tâches peut alors influencer les choix manuels ou pédestres.

L’environnement dans lequel l’enfant grandit et les expériences subies influencent considérablement la latéralité. En fonction des jouets et outils utilisés, des activités physiques pratiquées et des interactions avec les adultes, l’enfant va développer certaines préférences lors de la manipulation d’objets.

Enfin, l’éducation peut également favoriser l’usage de la main droite chez un enfant gaucher, qui conservera alors ses préférences au niveau des pieds tout en ayant appris à écrire comme un droitier.


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Pourquoi certaines personnes ont une fossette au menton ?

Pourquoi certaines personnes ont une fossette au menton ?

8 avril 2024· 2:56

Pour écouter l'épisode: D'où vient l'expression "à un de ces quatre":


Apple Podcasts:

https://podcasts.apple.com/fr/podcast/do%C3%B9-vient-lexpression-%C3%A0-un-de-ces-quatre/id1719737952?i=1000650841144


Spotify:

https://open.spotify.com/episode/0YJ39KAFUm7h61LRzcjvRe?si=a6a83b18f19747ca


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Les caractéristiques physiques qui distinguent les humains sont nombreuses, qu’il s’agisse de la couleur des yeux, de la forme du nez ou de la longueur des jambes. Mais certains éléments ne sont présents que chez une petite quantité d’individus. La fossette au menton, par exemple, ne concerne qu’environ 1 personne sur 5. Son apparition est fortement dépendante de la génétique.

À quoi ressemble une fossette au menton ?

Traditionnellement associée à un visage de charme ou de caractère, la fossette constitue un petit creux au centre du menton. Sa forme, sa taille et sa profondeur varient beaucoup, lui conférant une apparence unique pour chaque visage.

L’on distingue les fossettes présentes à la naissance de celles issues du vieillissement. Les premières résultent de facteurs génétiques. Elles découlent d’une variation dans la structure musculaire ou osseuse du menton. La fossette congénitale est visible dès les premières années de vie, et reste inchangée malgré le temps qui passe. Souvent, les membres d’une famille sont plusieurs à partager ce trait.

Les fossettes qui surviennent avec l’âge prennent naissance dans les modifications des tissus mous ou des os du menton au cours de la vie. En vieillissant, la peau perd en élasticité et en volume. Les muscles et les graisses du visage se modifient, ce qui peut faire apparaitre une fossette, souvent moins marquée que celle présente à la naissance.

Les origines génétiques

Si l’un ou les deux parents possèdent une fossette au menton, il existe une possibilité accrue que l’enfant hérite de la particularité. D’ailleurs, il est fréquent de constater la présence de fossettes dans les familles sur plusieurs générations. Mais l’identification des gènes spécifiques responsables de ce trait distinctif est complexe. L’apparition de la fossette ne dépend pas seulement de la présence ou non d’un allèle du gène. Elle résulte plutôt d’une interaction de différents facteurs génétiques et environnementaux, qui vont aussi modifier l’apparence précise de la fossette.

La tendance observée par les scientifiques semble indiquer que la fossette est rattachée à un trait dominant. Cela signifie que la caractéristique peut se manifester même si l’individu n’hérite que d’un seul gène de ses parents, l’autre parent n’ayant pas de fossette.

La construction de la fossette

Le menton se développe très tôt dans la vie fœtale. La forme de l’os inférieur de la face détermine en grande partie l’apparence qu’aura le menton. Parfois, une brèche dans cet os donne naissance à la fossette du menton. Mais ce n’est pas le seul facteur déterminant. L’insertion du muscle mentonnier conditionne aussi la forme prise par la peau du menton, qui peut conduire à l’apparition d’une fossette. Ces éléments, influencés par la génétique, varient selon des facteurs de croissance et de développement durant l’enfance puis l’adolescence. Chez certaines personnes, c’est le ligament du menton qui va s’avérer plus saillant ou tendu et faire apparaitre le creux caractéristique sur le visage.

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Pourquoi a-t-on besoin de marcher ou de bouger des objets quand on téléphone ?

Pourquoi a-t-on besoin de marcher ou de bouger des objets quand on téléphone ?

7 avril 2024· 2:43

Faites-vous partie de ceux qui ne peuvent s’empêcher de griffonner sur un papier ou de faire des allers et venues dans leur bureau pendant un coup de fil ? Alors que nous sommes concentrés sur l’échange téléphonique, notre corps semble avoir besoin de s’activer. Cette stratégie vise en fait à améliorer la concentration et l’attention.

Le cerveau humain est multitâche

L’aptitude remarquable du cerveau pour le mode multitâche s’illustre au quotidien. La conduite d’un véhicule constitue l’un des exemples les plus flagrants de cette capacité. L’orchestration complexe des systèmes neuronaux humains optimise le traitement de multiples flux d’information.

Lorsque nous engageons une conversation téléphonique, par exemple, notre cerveau active à la fois les zones de l’écoute et de la parole. Cette activation s’étend même au-delà des régions actives, potentiellement vers celles régissant le mouvement physique. Alors que la région temporale du cerveau se concentre sur la compréhension des mots, le lobe frontal s’active pour produire la parole. Pendant ce temps, le cervelet peut s’engager dans l’exécution de mouvements comme la marche ou la manipulation d’objets.

Des attitudes qui ne sont pas aléatoires

Le but des comportements adoptés pendant la conversation téléphonique n’est pas anodin. C’est une vraie stratégie mise en œuvre par le cerveau pour optimiser notre concentration. Une étude menée par l’Université de Stanford montre que le simple fait de marcher peut améliorer la créativité et la clarté de la pensée. L’explication résulte en partie du fait que le mouvement stimule la circulation sanguine, donc l’oxygénation du cerveau.

Gribouiller sur un papier, déplacer des objets sur votre table peuvent également vous aider à vous sentir plus actif dans l’échange. La créativité survient parfois le mieux lorsque le cerveau est occupé et que le corps agit en mode automatique.

Gérer stress et angoisse

Un coup de fil nous procure de la tension ? La recherche montre que l’activité physique, même légère, est capable d’influencer notre bien-être émotionnel. La marche, en particulier, induit la libération d’endorphines, dites hormones du bonheur, qui atténuent la sensation de stress ou d’anxiété. Le simple fait de se déplacer durant une conversation tendue aide à libérer la pression du système.

Le mouvement diminue aussi l’activation du système nerveux sympathique. Celui-ci génère une réaction de stress face à des indices comme un échange difficile avec un proche. En bougeant, l’organisme agit en faveur d’une baisse de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, ce qui limite la réponse du système nerveux.

Mécanisme de coping

Se lever, marcher, jouer distraitement avec un objet ou gribouiller sur un papier pendant un coup de fil sont des stratégies dites de coping. Il s’agit d’une tentative de l’individu de mettre une distance psychologique entre ce qui le menace et sa propre intégrité. Ces actions vous procurent des échappatoires physiques lorsque vous discutez d’un sujet très prenant, qui vous met mal à l’aise ou vous contrarie.


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Comment les yogis entrainés parviennent-ils à ralentir leur coeur ?

Comment les yogis entrainés parviennent-ils à ralentir leur coeur ?

4 avril 2024· 2:44

D’après plus de 18 études menées sur le sujet, la fréquence cardiaque au repos est un indicateur fiable d’espérance de vie. Plus elle est basse, plus l’individu a de chance de vivre longtemps. Grâce à un entrainement poussé, certains pratiquants de yoga sont capables d’influencer directement le rythme de leur cœur, en le ralentissant jusqu’à l’extrême.

Qui contrôle le rythme cardiaque ?

La fréquence de battement du cœur est régie par le système nerveux autonome. Comme son nom l’indique, ce centre de régulation fonctionne sans que nous en soyons conscient. Il intervient aussi dans la respiration, la digestion et les réactions au stress.

Le SNA est partagé entre le système sympathique, qui induit des réactions de lutte ou de fuite, et le système parasympathique, qui favorise le repos et la digestion. Concrètement, le système sympathique augmente le rythme cardiaque et la pression artérielle tout en libérant du sucre dans le sang. Le système parasympathique freine le rythme cardiaque, abaisse la pression et favorise la récupération.

Les pratiques des yogis avancés

L’une des bases du yoga concerne les exercices de respiration. Par ce biais, les yogis les plus avancés sont capables d’influencer le système nerveux autonome. Ils activent en fait le système parasympathique, qui réduit la fréquence cardiaque.

La science s’est penchée sur l’impact des techniques des yogis, en étudiant leurs conséquences sur les battements du cœur. Les observations font état d’une baisse significative du rythme cardiaque lors de l’usage de techniques de respiration contrôlée par des pratiquants expérimentés. Cette réduction est attribuée à l’amélioration d’un marqueur appelé VFC, pour variabilité de la fréquence cardiaque. Ce marqueur témoigne de la capacité du cœur à se montrer flexible en fonction des demandes physiques ou émotionnelles. Chez les yogis avancés, ce marqueur est élevé et leur permet donc d’influencer considérablement leur fréquence cardiaque au repos.

Les techniques les plus efficaces

Pour ralentir le cœur, le yoga propose plusieurs techniques aux bénéfices complémentaires comme l’apaisement de l’esprit et des émotions. Le pranayama, qui regroupe les techniques de respiration, comprend par exemple une respiration alternée par les narines dite Nadi Shodhana. La respiration victorieuse ou Ujjayi est également efficace pour limiter la fréquence cardiaque et améliorer l’oxygénation.

Un autre versant du yoga concerne la méditation. Par la relaxation profonde, le yogi entrainé peut réduire son rythme cardiaque jusqu’à ce que les appareils ne puissent presque plus le détecter. La médiation de pleine conscience et le yoga nidra font partie des techniques largement documentées par la science et réputées pour leurs bienfaits envers le système cardiovasculaire.

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Photokératite : comment la neige peut nous rendre aveugles ?

Photokératite : comment la neige peut nous rendre aveugles ?

3 avril 2024· 2:27

Si l’on s’attend généralement à avoir froid dans un milieu enneigé, l’on est souvent moins préparé à subir les effets du rayonnement du soleil sur cette surface immaculée. Outre les coups de soleil possibles sur la peau, un autre risque existe également. Appelé photokératite, il affecte gravement la vision.

Qu’est-ce que la photokératite ?

La photokératite est une affection qui touche les yeux. Elle est semblable à un coup de soleil, mais qui serait dirigé sur la paroi oculaire plutôt que sur l’épiderme. Les rayons ultraviolets produits par le soleil détériorent la surface externe de l’œil, notamment la cornée. Sans protection adaptée, l’individu touché développe les symptômes suivants :

Douleur oculaire intense, semblable à une brûlure ;

Sensation d’avoir un corps étranger dans l’œil comme du sable ou de la poussière ;

Larmoiement excessif et écoulement des yeux ;

Rougeur et inflammation de la conjonctive ;

Sensibilité marquée à la lumière.

Dans les cas graves, la personne perd provisoirement la vision.

Les situations qui peuvent déclencher une photokératite

Le soleil est la source d’UV la plus courante qui affecte la vision. Sur la neige, la réflexion des rayons ultraviolets peut atteindre 80%. Ces rayons sont dirigés directement vers le visage et les yeux. Le risque de photokératite est donc plus important lors de la pratique d’activités hivernales en plein air, même par temps nuageux.

En comparaison, l’eau ne réfléchit que 10 à 25% des UV, et le sable 15 à 30%, ce qui rend ces environnements moins susceptibles d’affecter la vision.

D’autre part, l’altitude joue un rôle crucial dans l’exposition aux rayons ultraviolets. En montagne, l’on estime que l’exposition augmente de 10% par 1000 mètres, car l’atmosphère est plus claire et moins dense qu’au niveau de la mer. Le ski, la randonnée ou l’alpinisme, souvent pratiqués en montagne et dans la neige, comportent un risque important de ce que l’on nomme une cécité des neiges, soit une photokératite élevée qui aveugle provisoirement la personne.

Il est aussi possible de subir une photokératite lors de la mauvaise utilisation de lampes à bronzer, ou durant une soudure à l’arc sans protection adéquate.

La pose du diagnostic

En se basant sur les symptômes décrits par le patient, le professionnel envisage la photokératite qu’il diagnostique après un examen oculaire. Afin de déterminer l’ampleur des dommages subis, le médecin peut utiliser une lampe à fente qui éclaire et grossit les structures de l’œil abimées.

Prévention et guérison

Le port de lunettes ou de masques de soleil protège de la réflexion des UV, mais il faut s’assurer que l’opacité des verres est suffisante et que la protection englobe bien tous les angles de la vue.

En cas de photokératite avérée, le traitement consiste surtout en du repos oculaire dans un endroit sombre. Le médecin prescrit éventuellement des collyres pour soulager la brûlure, voire des antibiotiques si une infection est crainte.

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Pourquoi la peau conserve la trace de ce sur quoi elle s’est appuyée ?

Pourquoi la peau conserve la trace de ce sur quoi elle s’est appuyée ?

2 avril 2024· 2:50

Drôle de phénomène que celui-ci : pressée contre un support en relief, la peau garde une trace visible quelques secondes. Étudions les mécanismes qui expliquent cette persistance et leur intérêt pour la santé de la peau.

La structure de la peau humaine

Composée de trois couches principales, notre peau protège le corps et œuvre au maintien de ses fonctionnalités. L’épiderme est la couche externe que nous voyons à l’œil nu. Elle sert de barrière de protection contre les bactéries, les virus et les autres pathogènes. Elle produit constamment de nouvelles cellules pour remplacer celles endommagées ou mortes.

Le derme, situé sous l’épiderme, contient des fibres de collagène et d’élastine. Cette couche confère à la peau sa résistance et son élasticité. Riche en vaisseaux sanguins, elle intègre aussi des glandes sébacées et sudoripares pour réguler la température du corps, ainsi que des follicules pileux, bases de croissance des poils.

La troisième couche s’appelle l’hypoderme. Profonde, elle comporte surtout du tissu adipeux. Elle favorise une bonne isolation du corps par rapport aux variations de température extérieure. La couche de graisse agit en outre comme un amortisseur contre les chocs.

Deux propriétés physiques essentielles

La peau est élastique. Elle peut s’étendre puis revenir à sa forme initiale. Cette propriété permet au corps humain de réaliser de nombreux mouvements sans subir de dommage ou de déformation permanente.

La peau est aussi plastique. Cela signifie qu’elle peut subir des déformations temporaires et conserver la forme adoptée un certain temps. Elle revient ensuite à son état normal, lorsque la circulation sanguine se rétablit dans la zone. C’est cette plasticité qui explique que la peau puisse conserver l’empreinte d’objets ou de tissus contre lesquels elle a été pressée.

Les mécanismes liés à la persistance des formes sur la peau

Soumise à une pression externe, la peau réagit en se déformant. Les fibres du derme, plus précisément, modifient leur apparence en fonction du support sur lequel la peau repose. Cette déformation entraine une redistribution du flux sanguin. Les vaisseaux, comprimés, délivrent moins d’oxygène et de nutriments dans la zone affectée. La peau prend alors une couleur blanche ou pâle.

Dès que la pression est relâchée, la circulation revient et la peau est réapprovisionnée. La rougeur temporaire visible sur la trace correspond à ce soudain afflux sanguin.

La durée de persistance des marques dépend de la qualité de la peau et de sa teinte. Les peaux claires conservent plus facilement une apparence marquée, à cause du contraste entre la rougeur et le reste de l’épiderme. Les séniors et les jeunes enfants tendent aussi à conserver plus facilement les traces, à cause de leur composition de peau légèrement différente. Bien sûr, l’intensité et la durée de la pression sont des facteurs déterminants. Une pression légère et prolongée, comme les plis des draps durant le sommeil, laisse des marques visibles qui disparaissent rapidement. Une pression intense et brève crée une marque très nette, qui s’estompe à mesure que la circulation sanguine se normalise.

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Pourquoi la conduite fatigue-t-elle ?

Pourquoi la conduite fatigue-t-elle ?

1 avril 2024· 2:36

Bien qu’elle s’apparente à une activité physique de faible intensité, la conduite prolongée engendre de la fatigue. Les facteurs qui l’expliquent se distinguent en 3 catégories : les éléments d’ordre physique, ceux d’ordre psychologique et ceux provenant de l’environnement.

Les causes physiques

La position adoptée pour la conduite est contraignante pour les muscles et les articulations. En effet, en station assise, la circulation sanguine s’amoindrit dans certaines parties du corps. Des produits métaboliques tels que l’acide lactique s’accumulent et entrainent des douleurs au niveau des jambes, du dos, des épaules, du cou et des pieds.

La conduite nécessite une vigilance visuelle de tous les instants. Les yeux suivent la route, surveillent les panneaux et les autres véhicules, anticipent les dangers ou les imprévus. Toute cette concentration soutenue s’associe à une fatigue oculaire accrue, surtout la nuit. Par luminosité faible ou variable, le risque d’accident mortel est trois plus élevé, en partie à cause de la fatigue que subissent les yeux pour rester attentifs.

Les causes psychologiques

Comme tout type d’activité de surveillance, la conduite exige une forte attention mentale. La vigilance du cerveau pour réagir aux situations, prévoir l’itinéraire ou prendre des décisions rapides entraine une grande dépense énergétique. D’ailleurs, les études montrent que la fatigue au volant est parfois aussi dangereuse que la conduite en état d’ébriété, car elle réduit la capacité de réaction aux imprévus.

Dans des conditions de conduite difficiles avec du mauvais temps ou du trafic dense, le conducteur subit une montée de stress. Son organisme libère de l’adrénaline et du cortisol pour l’aider à surmonter la pression. Ces hormones provoquent la hausse du rythme cardiaque et de la tension, contribuant à une sensation de fatigue plus présente par la suite.

Les causes environnementales

Plus l’environnement de conduite est hostile, plus le conducteur doit se montrer attentif, plus il se fatigue rapidement. Les paramètres qui influencent le plus l’apparition de fatigue sont la pluie battante, la neige, le brouillard, l’éblouissement par le soleil, mais aussi une route endommagée ou avec de nombreux virages. Les trajets longs ou effectués avec un trafic dense provoquent aussi une accumulation de fatigue.

Enfin, les vibrations produites par le véhicule et l’extérieur ont un triple impact. D’une part, elles maintiennent le cerveau en état d’alerte afin de pouvoir réagir au moindre signe de danger. D’autre part, quant elles sont répétitives, elles induisent un effet hypnotique qui peut augmenter la somnolence au volant. Pour finir, elles exigent du corps de s’adapter constamment pour compenser et stabiliser le mouvement, amplifiant la fatigue musculaire.

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Peut-on contracter une maladie malgré la vaccination ?

Peut-on contracter une maladie malgré la vaccination ?

31 mars 2024· 3:00

Qu’il s’agisse des vaccins obligatoires chez les enfants ou de ceux administrés en urgence lors des crises sanitaires, le rapport bénéfice/risque de la vaccination est souvent remis en question. Le débat diffère en fonction de la maladie concernée. En effet, l’efficacité d’un vaccin dépend de plusieurs variables, et son administration ne garantit pas toujours de ne pas contracter la maladie.

Principe de la vaccination

L’on pourrait comparer le vaccin à un entrainement. En fournissant à l’organisme un aperçu de l’agent pathogène, mais sans provoquer la maladie, cette technique stimule le système immunitaire pour le préparer à réagir contre une véritable infection.

Parmi les stratégies de vaccination employées, 3 types se démarquent. Les vaccins atténués comprennent une forme très faible du virus vivant, donc actif. Les vaccins inactivés contiennent le virus ou des morceaux du virus qui ont déjà été tués et ne peuvent pas se reproduire. Les vaccins à ARNm utilisent des cellules qui produisent la protéine spécifique au virus visé, sans que celui-ci n’ait besoin d’être injecté.

Lors de la rencontre avec l’ennemi, le système immunitaire produit des anticorps et des cellules T pour lutter. Il met en place une mémoire immunitaire qui l’aide à se souvenir de l’agent pathogène. En cas de nouvelle rencontre, l’organisme peut alors se défendre beaucoup plus rapidement et efficacement.

Une efficience qui dépend d’autres facteurs

Les autorités sanitaires n’imposent généralement que des vaccins qui ont largement prouvé leur innocuité, et a minima, leur intérêt par rapport aux risques de la maladie. Cependant, l’efficacité d’une vaccination est aussi influencée par des éléments variés, tels que :

L’âge de la personne, les nourrissons et personnes âgées disposant d’un système immunitaire moins performant ;

La variabilité génétique, certaines personnes répondant plus favorablement à la vaccination que d’autres ;

L’état de santé, surtout dans les cas d’immunodépression.

Le nombre de rappels effectués joue un rôle clé. La vaccination ne s’avère pleinement opérationnelle que lorsque les rappels sont à jour, ce qui signifie que le système immunitaire dispose de l’agent pathogène en mémoire. Autrement, le corps subit le déclin d’immunité, c’est-à-dire qu’il oublie petit à petit comment réagir en cas d’infection.

Cas où la vaccination ne prévient pas la maladie

Les vaccins n’ont jamais une efficacité absolue. Celle-ci varie selon les souches de virus en circulation, comme pour la grippe dont le vaccin doit être actualisé chaque année. L’évolution de variants peut aussi générer des situations où le virus muté échappe au moins partiellement à la réponse immunitaire induite par le vaccin.

Enfin, il faut comprendre la notion d’immunité collective. La population n’est correctement protégée que si un pourcentage suffisant des habitants est immunisé, par vaccin ou par infection antérieure. Si la couverture vaccinale est insuffisante, la maladie continue de circuler et de toucher les personnes les plus sensibles, vaccinées ou non. Par ailleurs, être vacciné ne dispense pas d’être contagieux, ce qui implique de prendre des précautions avec les séniors et les jeunes enfants.

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Pourquoi est-on si fatigué après la piscine ?

Pourquoi est-on si fatigué après la piscine ?

28 mars 2024· 2:21

Plaisante et bénéfique pour la santé, la natation n’en reste pas moins très fatigante. Une bonne séance de nage tend à vous ouvrir l’appétit aussi bien qu’à vous donner l’envie de faire une sieste. Ce phénomène s’explique par la conjonction de plusieurs éléments.

La consommation de calories due à l’effort

Comme tout activité sportive, la natation pousse le corps à dépenser plus de calories. La nage sollicite en outre de nombreux muscles en même temps, faisant d’elle un exercice complet. La résistance de l’eau induit un effort supplémentaire par rapport à un sport réalisé dans une salle ou en extérieur. Cette dépense calorique se traduit par une faim plus importante et une fatigue accrue, le fameux coup de barre.

D’autre part, le cœur doit pomper beaucoup de sang pour maintenir l’oxygénation des muscles et contrer la pression de l’eau sur le corps. Si la séance est longue, les effets s’en font ressentir sur le niveau global d’énergie.

Les effets thermiques de l’eau

Même dans une piscine chauffée, le corps perd plus rapidement sa chaleur que dans l’air. L’organisme doit dépenser plus d’énergie pour maintenir la température interne. L’exposition prolongée à l’eau est également susceptible d’entrainer la dilatation des vaisseaux sanguins. Celle-ci réduit la pression artérielle et augmente la sensation de fatigue. C’est comme lorsque vous restez longtemps dans un jacuzzi et que vous en ressortez parfaitement détendu, prêt à aller dormir.

Les aspects psychologiques

Nager s’avère relaxant, et favorise la libération des tensions. En plus de tous les éléments déjà cités, cet état induit souvent une fatigue supplémentaire à la sortie de l’eau. La concentration nécessaire pour coordonner ses membres et sa respiration lors de la nage contribue à épuiser les facultés mentales.

Le déséquilibre électrolytique

Se baigner dans l’eau n’empêche pas d’être déshydraté. Au contraire, les nageurs perçoivent moins bien la soif lorsqu’ils sont dans un environnement aquatique. Cela les mène potentiellement à la déshydratation, qui se manifeste par de la fatigue. La perte d’électrolytes par la transpiration, invisible mais bien réelle, participe aussi à influencer les niveaux d’énergie.

Quelques conseils pour éviter la fatigue après la piscine

Lors de votre activité aquatique, pensez à boire aussi souvent que lorsque vous pratiquez un sport classique. Prévoyez un snack riche en protéines et en glucides pour refaire le plein d’énergie après la séance. Adaptez si possible la température de l’eau à la durée de l’effort : pour une séance courte, une eau légèrement chaude est préférable. Pour une séance longue, il vaut mieux opter pour une eau légèrement fraiche.

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