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Il est possible de se marier avec un mort

Il est possible de se marier avec un mort

10 janvier 2020· 2:28

Si l’idée d’épouser un mort vous tente, sachez que le mariage posthume, c’est nom, est possible !


Cette pratique consiste bien à célébrer un mariage entre un vivant et un défunt. Il est autorisé en France dans le Code Civil, par l’article 171. Le voici:


« Le Président de la République peut, pour des motifs graves, autoriser la célébration du mariage en cas de décès de l’un des futurs époux, dès lors qu’une réunion suffisante de faits établit sans équivoque son consentement. Dans ce cas, les effets du mariage remontent à la date du jour précédant celui du décès de l’époux.»


Donc vous le voyez cette possibilité est extrêmement réglementé. Elle ne peut intervenir que pour des motifs graves. Par exemple la présence d’un ou plusieurs enfants communs, ou la stabilité et l’ancienneté de la vie commune ou encore par la seule circonstances du décès (guerre ou attentat).


Et puis bien entendu il faudra la preuve du consentement de l’époux décédé. Depuis 2011 la législation s’est assouplie et il peut être suffisant de justifier du retrait d’un dossier de mariage, de l’achat d’alliances, d’une robe de mariée ou d’un costume, ou encore de la réservation de la salle… Autant d’éléments qui tendent a prouver qu’il y a bien eu volonté de la part du défunt de se marier.


On peut égalementprendre en compte des témoignages, la présence d’un ou plusieurs enfants communs, mais aussi une longue vie de couple. C’est donc assez large.


Ensuite le conjoint survivant doit déposer un dossier au service du Sceau. Ce dossier est examiné par deux procureurs, puis par le président de la République. Lui seul est habilité à donner son accord pour un mariage posthume. En cas de contentieux, un juge peut également se prononcer. L’acte de mariage est établi en mentionnant la date de la veille du décès d’un des époux.


L’époux survivant peut alors être considéré comme veuf ou veuve et porter le nom du conjoint décédé. Financièrement, il peut prétendre au versement de la pension de réversion, de l’assurance veuvage et du capital décès. Si le conjoint est décédé par homicide, il peut poursuivre le meurtrier et prétendre à des dommages-intérêts.

En revanche, en l’absence de testament, le mariage posthume n’accorde aucun droit de succession à l’époux survivant.


Une tradition chinoise va encore plus loin, avec les mariages fantômes. Deux personnes décédées peuvent être mariées et enterrées ensemble! Dans cette culture qui considère le célibat comme une malédiction, le mariage fantôme est censé attirer la bonne fortune.


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La tronçonneuse a été inventée pour faciliter l'accouchement

La tronçonneuse a été inventée pour faciliter l'accouchement

7 janvier 2020· 2:28

Aussi étonnant que cela puisse paraitre pour évoquer l’invention de la tronçonneuse il faut nous plonger dans l’histoire de la gynécologie ! Et oui car c’est dans ce domaine que fut utilisée la première de ces machines aujourd’hui connue dans un autre contexte, davantage forestier !


Ainsi le système de la tronçonneuse a été pensé en tout premier lieu non pas par des bûcherons, mais par des médecins accoucheurs.


Alors… même si Jules César n’est pas né par césarienne comme le veut la légende, ce type d’opération était connue dès l’Antiquité, où elle était pratiquée sur des femmes qui venaient de mourir en couches, dans l’espoir de sauver le bébé.


Ce n’est qu’à la Renaissance que la césarienne a commencé à être pratiquée sur des femmes vivantes, cependant avec un taux de mortalité élevé.


Les médecins ont donc cherché d’autres solutions pour les accouchements difficiles. Au début du seizième siècle, la pratique de couper au couteau la jointure des deux os du pubis s’est répandue. Il s’agit de la symphyséotomie, que le dictionnaire Littré définit comme une « opération qui consiste à pratiquer la section du fibro-cartilage unissant ensemble les deux os du pubis. » Cela permet d’agrandir le diamètre du bassin, pour faciliter le passage du bébé.


L’idée ne manque pas de logique, mais a une époque où l’anesthésie n’existe pas, réaliser cette cette section avec un couteau ou tout autre objet approchant relevait de la boucherie.


Aussi les médecins ont cherché à améliorer la technique utilisée lors de la symphyséotomie.


ET c’est en réfléchissant à un outil plus performant, que l’Ecossais John Aitken mit au point, en 1785, une scie à fil, composée d’une série de chaînons à dents. Une sorte de tronçonneuse donc !


Des poignées d’ivoire permettaient au médecin de maintenir cet outil et de l’actionner manuellement. La chaîne était enroulée autour des os du pubis pour sectionner la jointure.


L’Allemand Bernhard Heine alla plus loin en inventant l’ostéonome, doté d’une manivelle.


Salués comme des progrès pour la médecine, ces instruments ;etaient pourtant parfaitement barbares.


Leur utilisation a duré jusqu’à la fin du 19e siècle, date 1a laquelle la symphyséotomie a été peu à peu remplacée par la césarienne.


En 1905, un bûcheron de San Francisco adapta le principe de l’ostéonome pour couper des séquoias. C’est ainsi qu’un instrument médical a inspiré l’invention de la tronçonneuse! Le brevet de celle utilisée pour couper des arbres date de 1925.


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