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1284 épisodes · page 32 sur 43

Quelle hausse des salaires en 2022 ?
Après des années de faible augmentation, les salaires devraient progresser de manière beaucoup plus nette en 2022. Cette évolution serait liée au contexte économique.
Des hausses de salaires...
D'après certaines sources, la hausse moyenne des salaires devrait être de 2,4 % en 2022, contre seulement 1,3 % cette année. Très peu d'entreprises, à peine 0,40 % d'entre elles, envisagent un gel des salaires pour 2022, alors que, pour les dix premiers mois de l'année 2021, près de 20 % des sociétés l'avaient décidé.
Il s'agit cependant d'une moyenne générale, qui englobe à la fois les hausses générales de salaires et les augmentations individuelles. Pour ces dernières, le chiffre est très comparables à celui des hausses générales : en effet, les hausses individuelles devraient être de 2,3 % en 2022, contre un peu plus de 1,7 % l'année précédente.
Plus de 99 % des entreprises annoncent des augmentations individuelles de salaires pour 2022, et 42 % des hausses générales. Certains secteurs, comme le transport ou l'hôtellerie-restauration, devraient, plus encore que d'autres, bénéficier de cette évolution.
...Qui s'expliquent par le contexte économique
Depuis quelques années, les entreprises montraient une certaine réticence à augmenter les salaires de leurs employés. Pourquoi ont-elles changé d'avis ?
Deux facteurs peuvent expliquer cette évolution. Le premier est la reprise de l'inflation. Pour éviter une perte de pouvoir d'achat, cette augmentation des prix doit normalement s'accompagner d'une hausse des salaires.
Or, en octobre 2021, l'Insee a prévu une inflation de 2,6 % sur un an. Et les experts tablent sur une inflation de 2,2 % en 2022. On le voit, avec une augmentation moyenne des salaires de 2,4 %, le gain de pouvoir d'achat est modeste.
Malgré tout, de telles hausses de salaires font craindre la mise en place d'une spirale inflationniste qui, à terme, ne pourrait que nuire à la bonne santé de l'économie française.
La seconde raison de cette hausse des salaires est à rechercher dans la relative pénurie de main-d'œuvre qui touche plusieurs secteurs économique. Déjà présent avant la crise sanitaire, ce phénomène est accentué par la vigueur inattendue de la reprise économique.
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Quels sont les profits de Pfizer, BionTech et Moderna ?
Face aux vagues successives de la maladie, des milliards de personnes se sont fait vacciner contre le virus du Covid-19, surtout dans les pays riches. Certains des principaux fabricants de ces vaccins tirent donc de substantiels profits de produits devenus indispensables.
D'impressionnants bénéfices
Les vaccins élaborés par les firmes Pfizer, BionTech et Moderna sont les plus utilisés, et souvent les seuls autorisés, dans la plupart des pays développés.
Il n'est donc pas étonnant que la commercialisation de ces vaccins représente une véritable manne financière pour ces entreprises.
D'après les calculs réalisés par une association réclamant une meilleure répartition des vaccins, les trois entreprises devraient réaliser, en 2021, 34 milliards de dollars de bénéfices après impôts.
Ce qui représenterait pas moins de 65.000 dollars de bénéfices par minute, et 1.000 dollars par seconde.
Des profits excessifs ?
Dans les trois entreprises, le vaccin contre le Covid-19 s'avère un produit phare, qui, à lui seul, explique en grande partie la forte croissance de chacune de ces firmes.
C'est d'abord le cas de Pfizer. En effet, sur les neuf premiers mois de l'année 2021, les revenus tirés du vaccin représentent près de la moitié du chiffre d'affaires de la firme.
Au total, Pfizer compte, pour l'ensemble de l'année, sur environ 36 milliards de dollars générés par ce moyen. Ce qui représente plus de 2 milliards de doses vendues. Enfin, l'entreprise devrait réaliser environ 37 % de ses bénéfices annuels grâce à la seule vente du vaccin.
De son côté, le vaccin de BionTech devrait lui permettre d'engranger, pour cette année, plus de 13 milliards de dollars. Ce qui représenterait l'essentiel de ses revenus.
C'est le même constat pour Moderna, dont le vaccin devrait lui rapporter plus de 11 milliards de dollars, le résultat net après impôts étant d'un peu plus de 7 milliards.
À elles seules, les trois entreprises auraient donc gagné plus de 82 milliards de dollars grâce à la commercialisation de leurs vaccins. Ce qui représente environ 34 milliards de résultats nets après impôts.
Alors qu'à peine 2 % de la population des pays pauvres seraient vaccinés à ce jour, de tels profits paraissent excessifs à certains.
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Avec qui Picard vient-il de s'associer ?
Les Français sont de plus en plus nombreux à commander leurs produits alimentaires en ligne. Les enseignes doivent donc se doter de services de livraison à domicile adaptés. C'est ce qui a incité la marque de produits surgelés Picard à s'associer à la plateforme britannique de livraison alimentaire Deliveroo.
Un service de livraison étoffé
Pour une enseigne, la qualité du service de livraison à domicile de ses produits alimentaires est souvent ce qui permet d'attirer et de fidéliser la clientèle. En effet, ses habitudes ont changé et, plutôt que de se rendre dans le magasin, elle préfère souvent commander en ligne les produits qu'elle a choisis.
Comme les autres enseignes, Picard s'est adapté à cette évolution. L'enseigne de produits surgelés possède en effet son propre service de livraison. Mais, pour l'étoffer, elle a noué un partenariat avec la plateforme de livraison Deliveroo.
Cette entreprise britannique est spécialisée dans la livraison à domicile de plats cuisinés. Outre le Royaume-Uni, elle est présente dans plusieurs pays, comme la France, la Belgique ou les Pays-Bas.
Des tests rigoureux
Picard s'est décidé pour un partenariat exclusif. Autrement dit, il ne s'adressera à aucune autre entreprise pour livrer ses produits au domicile de ses clients.
Beaucoup de précautions ont été prises pour éviter la rupture de la chaîne du froid durant la livraison. En effet, les produits surgelés seront doublement protégés. Ils seront d'abord emballés dans les sacs isothermes que Picard destine à leur conservation.
Puis ces sacs seront mis dans les glacières qu'utilisent les livreurs de Deliveroo. Des tests ont été menés pour vérifier que les produits sont placés dans des conditions optimales de conservation.
Ils ont été réalisés dans 17 magasins, situés dans la région parisienne. Le temps de chaque livraison a été calculé, ainsi que les températures, avant le trajet et à l'arrivée du produit chez le client.
Pour éviter que le temps de livraison ne dépasse 10 minutes, ce service de livraison a été, pour l'instant, limité à une dizaine de villes. 165 magasins Picard, sur les 1050 existant en France, proposent déjà ce service de livraison à leurs clients.
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Pourquoi les pêcheurs parlent-ils d'une “défaite” de la France ?
Les suites du Brexit sont parfois douloureuses pour certains secteurs économiques, comme celui de la pêche. En effet, Français et Britanniques s'opposent sur les droits qu'auraient les bateaux français à pêcher dans des zones maritimes relevant du Royaume-Uni et des îles anglo-normandes.
Des droits de pêche redéfinis
Durant une période transitoire, entre le 1er janvier 2021 et l'été 2026, les droits de pêche dans les zones relevant du Royaume-Uni et des îles anglo-normandes ont été redéfinis. Pour avoir le droit d'exercer leur activité dans ces secteurs, les pêcheurs français doivent obtenir une licence de la part des autorités concernées.
Les gouvernements de Londres et des îles anglo-normandes auraient accordé 216 licences, ce qui, d'après eux, répondrait presque en totalité à la demande formulée par l'Union européenne.
Mais la France ne se satisferait pas d'un tel chiffre. Elle réclamerait en effet 169 licences supplémentaires pour ses pêcheurs. Pour les obtenir, ils doivent prouver qu'ils ont déjà pêché, durant une période donnée, dans la zone concernée.
Or, Paris, Londres et les îles anglo-normandes, et notamment les autorités de Jersey, ne sont pas d'accord sur les justificatifs à fournir pour démontrer cette activité des pêcheurs dans les secteurs en question.
Le gouvernement accusé de "baisser pavillon"
Pendant un certain temps, le ton est donc monté entre Paris et Londres, le gouvernement français annonçant même des mesures de rétorsion.
Mais, face à l'opiniâtreté des Britanniques et, plus encre des autorités de Jersey, le ton semble avoir changé. En effet, le 18 novembre dernier, la ministre de la Mer a prévenu les pêcheurs qu'ils devaient s'attendre à des "pertes".
Elle a également annoncé des aides pour les pêcheurs qui n'obtiendraient pas de licences de pêche. C'est ce que la Ministre appelle des "plans de sortie de flotte". Mais, pour les professionnels du secteur, il s'agit plutôt d'un plan de "destruction de bateaux".
C'est pourquoi ils considèrent cette annonce comme une véritable "défaite" du gouvernement français, qui aurait reculé devant les exigences britanniques. Ils demandent aux pouvoirs publics de ne pas baisser les bras et de ne pas abandonner les jeunes pêcheurs, qui seraient davantage concernés par les refus de licence.
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Pour qui la “fête des célibataires” est-elle une mine d'or ?
Chaque 11 novembre, la Chine fête les célibataires. À cette occasion, les géants de la vente en ligne, comme Alibaba, organisent une imposante opération de soldes. Malgré un succès qui ne se dément pas, l'enseigne est pourtant obligée de faire profil bas.
Une gigantesque opération de soldes
Les promotions et les soldes proposées, à l'occasion de la fête des célibataires, par les grandes enseignes de commerce en ligne, dépassent les ventes réalisées lors du "Black friday", qui se tient aussi au mois de novembre.
Le leader du secteur, Alibaba, a annoncé des profits records pour l'édition 2021 de la fête. Le montant des dépenses réalisées par les acheteurs en ligne se serait en effet monté à 74 milliards d'euros. Soit une augmentation de 8,5 % par rapport à l'année précédente.
Les appareils électroménagers, l'informatique ou encore les produits cosmétiques se seraient particulièrement bien vendus au cours de ces soldes en ligne.
Si le grand rival d'Alibaba, JD.com, arrive loin derrière, avec 37 milliards d'euros de ventes, il se félicite cependant d'avoir accru ses résultats de 28 % par rapport à l'édition précédente.
Une entreprise qui fait profil bas
Malgré ces spectaculaires résultats, Alibaba s'est montré plutôt discret dans sa campagne de communication. L'enseigne a en effet renoncé au traditionnel écran géant où s'affichait, en temps réel, le montant des ventes réalisées.
Un des dirigeants de la firme a même indiqué, à l'occasion de cet événement commercial, que, dans la vie d'une entreprise, la croissance n'était pas le seul facteur à prendre en compte.
C'est qu'en effet Alibaba n'est pas vraiment en cour auprès des autorités chinoises. On l'accuse d'exercer une concurrence déloyale face à des commerçants qu'elle empêcherait d'utiliser les services de plateformes rivales.
L'entreprise s'était donc vu accuser d'abus de position dominante, ce qui lui avait valu une très lourde amende de 2,3 milliards d'euros. Les autorités ont également mis le holà à L'introduction en bourse de l'entreprise, d'un montant inédit. Elles craignaient en effet qu'elle ne perturbât le système financier.
Enfin, cette frénésie de consommation, encouragée par de telles opérations commerciales, ne serait pas du goût du gouvernement chinois.
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Quel est « l'amendement le plus cher de la Ve République » ?
En octobre 2021, le Président de la République annonce le lancement d'un ambitieux projet, le "plan France 2030". L'adoption de ses modalités de financement s'est faite par le biais d'un amendement qualifié d'"amendement le plus cher de la Ve République". Une telle procédure est critiquée par l'opposition.
Un ambitieux plan d'investissement
Le 12 octobre dernier, le chef de l'État dévoile un plan d'investissement baptisé "France 2030". Il comporte 15 priorités centrées sur la transition écologique. Il s'agit notamment de développer de nouvelles technologies, comme l'hydrogène vert, devant permettre à l'industrie de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
34 milliards d'euros sont prévus pour financer ce plan très ambitieux. Ce financement, étalé sur 5 ans, devrait être inscrit dans la loi. D'ores et déjà, une première tranche de 3,5 milliards d'euros devrait être débloquée dès 2022.
Une méthode contestée
Préparé par les services de Bercy en septembre dernier, le projet de loi de finances pour 2022 comprend quelques vides. Le ministre de l'Économie attend en effet que certains arbitrages soient rendus pour compléter le texte.
Ces ajouts prendraient la forme d'amendements au projet de loi. L'un d'entre eux concerne le financement du plan "France 20230", à hauteur de 34 milliards d'euros.
Présenté par le gouvernement, il a été soumis, le 8 novembre, au vote de l'Assemblée nationale, où ne siégeaient que 50 députés. Le texte a été adopté par 48 voix contre 2. Il a été soutenu par une grande partie des députés d'opposition présents dans l'hémicycle.
Le contenu de l'amendement, et du plan dont il est le prolongement, est donc largement approuvé. C'est la méthode qui est contestée. En effet, il ne s'agit pas d'un texte anodin; l'ampleur des dépenses qu'il prévoit l'a fait qualifier par une députée de l'opposition d'"amendement le plus cher de la Ve République".
L'opposition déplore qu'un amendement d'une telle importance ait été adoptée "à la sauvette", alors qu'il aurait dû être l'objet d'un long débat à l'Assemblée. Elle y voit le signe du manque de respect de l'Exécutif à l'égard des prérogatives du Parlement.
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Quelles sont les prévisions de croissance pour la France en 2021 ?
Après le net repli dû à la crise sanitaire, la reprise économique, en France, s'annonce encore plus forte que prévu. Cette hausse de la croissance semble due, en grande partie, au niveau élevé de la consommation intérieure.
Une croissance en forte progression
Tous les indicateurs semblent concorder : la croissance devrait encore progresser en cette fin d'année 2021.
Même si l'Insee, comme le gouvernement, maintient sa prévision de croissance à 6,25 % pour l'année 2021, l'institut de statistiques reconnaît qu'elle devrait, en fait, dépasser 6,6 %, à moins que les performances économiques soient moins bonnes au quatrième trimestre.
Pour l'instant, ce n'est pas le cas, bien au contraire. Après un bond de 3 % au troisième trimestre, le PIB devrait encore progresser de 0,75 % au dernier trimestre.
Ces excellents chiffres expliquent l'optimisme de la Banque de France, qui, de son côté, estime la croissance à 6,75 % pour l'année 2021. La France s'affiche donc clairement comme l'un des pays d'Europe qui profite le mieux de la conjoncture économique actuelle.
Une forte consommation
La reprise économique est donc au rendez-vous pour la France. Elle conduit à un recul historique du chômage, qui devrait descendre à 7,6 % d'ici à la fin de l'année. Cette situation est due en grande partie à une demande intérieure en nette progression.
Elle pourrait l'être encore plus si les Français entamaient l'épargne amassée pendant la crise, qui dépasse légèrement les 150 milliards d'euros.
Ce rebond de l'activité n'est pas ressenti de la même façon dans tous les secteurs de l'économie. En effet, la reprise est surtout liée aux excellentes performances des services, notamment dans le domaine de la restauration, de l'hébergement ou des activités de loisir.
D'une manière générale, l'industrie a retrouvé ses niveaux d'activité d'avant la crise, sauf dans certains secteurs, comme l'automobile.
En effet, les entreprises rencontrent encore des problèmes. Certaines peinent à recruter, bien que, dans ce domaine, la situation s'améliore en cette fin d'année 2021. Elles sont également confrontées au renchérissement des matières premières, même si elles ne répercutent pas complètement cette hausse sur les prix de vente.
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Où trouver des distributeurs de Bitcoin ?
On le sait, les cryptomonnaies ont le vent en poupe. C'est notamment le cas de la plus célèbre d'entre elles, le bitcoin. Pour s'en procurer, on peut désormais se passer de son smartphone. Il suffit, pour cela, d'utiliser un distributeur spécifique. Ces nouveaux appareils sont toujours plus nombreux, mais pas partout.
Acheter et vendre des bitcoins
Poussés par la concurrence des banques en ligne, de nombreuses banques traditionnelles font enlever leurs distributeurs de billets. En parallèle, d'autres appareils rencontrent un succès grandissant. Il s'agit des distributeurs de bitcoins.
Le premier a été installé au Canada, en 2013. Depuis, le réseau de ces distributeurs n'a cessé de s'étendre. Ces machines permettent à la fois d'acheter et de vendre des bitcoins.
Leur fonctionnement est assez différent de celui des distributeurs de billets. Pour acheter des cryptomonnaies, il faut insérer de l'argent liquide dans l'appareil. Il faut ensuite fournir une adresse spécifique, à laquelle ces biens numériques seront adressés.
Quant à la vente, un peu plus compliquée, elle se fait en plusieurs étapes.
L'Amérique du Nord en pointe
À ce jour,, il y a environ 26.000 distributeurs de bitcoins dans le monde, contre un peu plus de 3 millions de distributeurs de billets. Mais leur répartition est très inégale.
En effet, plus de 24.700 appareils sont installés sur le territoire de l'Amérique du Nord, comprenant les États-Unis et le Canada. Soit environ 90 % du total. En deuxième position, mais loin derrière, on trouve l'Europe, où environ 1.3OO distributeurs ont été installés.
Avec seulement 9 appareils, dans des métropoles comme Paris ou Marseille, la France est pour l'instant très en retard. Elle est devancée par des pays comme le Royaume-Uni, l'Espagne ou encore l'Autriche.
Déjà en pointe dans le développement de ces appareils, les États-Unis en ont encore étoffé le réseau. Une enseigne de la grande distribution a en effet décidé de faire installer 200 distributeurs de bitcoins dans ses magasins.
Cette initiative a été prise dans le cadre d'un projet pilote, qui permet de développer l'achat de bitcoins. Et la présence des 4.700 magasins de la chaîne témoigne de son importance.
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Pourquoi Elon Musk a-t-il demandé sur Twitter s'il devait vendre ses parts dans Tesla ?
Elon Musk fait encore parler de lui. Cette fois-ci, il a demandé à ses abonnés sur les réseaux sociaux leur avis sur une éventuelle cession d'une partie de ses actions Tesla. Mais que cache une telle proposition ?
Une question posée sur les réseaux sociaux
Elon Musk a l'habitude d'utiliser les réseaux sociaux pour faire des annonces ou parfaire sa communication. Il est vrai que ses quelque 60 millions d'abonnés lui procurent un large écho.
Le milliardaire vient donc de leur demander s'ils étaient d'accord pour qu'il vende 10 % de ses actions Tesla. Ce qui représente environ 17 millions d'actions, valant à peu près 20 milliards de dollars. Malgré tout, ces actions constituent à peine 2 % de l'ensemble des titres de la marque automobile.
En juin 2021, le patron de Tesla possédait 17 % de ces actions, pour un total d'environ 208 milliards de dollars.
Elon Musk avait indiqué par avance qu'il se conformerait au résultat du sondage. Or, pour 58 % de ses abonnés, la vente de ces actions serait une bonne chose.
Une opération boursière qui se justifie
Pourquoi Elon Musk était-il prêt à vendre ces parts ? D'abord pour se poser en contribuable exemplaire dans le cadre d'un débat alimenté par l'administration Biden et portant sur l'imposition des milliardaires.
Ces très riches Américains seraient accusés de ne payer des impôts, sur les plus-values, que quand ils vendent leurs actions. Alors qu'ils en retireraient de substantiels profits en profitant de la hausse du cours de ces actions pour obtenir des banques des emprunts plus importants.
C'est ce que les spécialistes appellent des plus-values "latentes". Elon Musk a donc voulu montrer qu'il adoptait un tout autre comportement.
Ceci étant, il était de l'intérêt du milliardaire de vendre ces parts. En effet, leur cours a augmenté de plus de 70 % depuis le début de l'année, battant ainsi un nouveau record.
Les revenus tirés de cette vente devraient aussi l'aider à payer une taxe d'un montant très élevé. Cet impôt de 15 milliards de dollars porte sur les plus-values réalisées dans le cadre de l'acquisition de stock-options, en 2012.
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La crise du Covid a-t-elle créée de nouveaux pauvres ?
L'épidémie de Covid-19 a entraîné un ralentissement de l'activité économique. On peut se demander si cette crise sanitaire, par ses répercussions sur la situation financière des Français, n'a pas entraîné davantage de personnes dans la précarité.
Un nombre qui reste stable
Si l'on en croit les chiffres de l'Insee, le nombre de pauvres n'aurait pas augmenté en 2020, malgré la crise. En effet, il serait resté stable, avec près de 15 % des ménages vivant sous le seuil de pauvreté. Il faut rappeler que celui-ci correspond à 60 % du revenu médian.
En 2020, environ 9,3 millions personnes seraient donc dans une situation de fragilité économique. Le chiffre est à peu de choses près le même que celui de l'année précédente.
Du côté des associations caritatives, on a pourtant le sentiment que cette pauvreté s'aggrave. En effet, elles font état d'une augmentation de 11 % des aides, alimentaires ou autres, accordées aux familles les plus démunies.
Nombre d'observateurs sont d'accord pour constater que, si le nombre de pauvres reste stable, la situation des personnes les plus vulnérables tend encore à s'aggraver.
Le rôle des aides publiques
Si la crise sanitaire n'a pas provoqué une plus grande précarisation des Français, c'est sans doute en raison des aides que les pouvoirs publics ont accordées aux particuliers comme aux entreprises.
Cette politique du "quoi qu'il en coûte" a d'abord soutenu les entreprises. En effet, l'État prenant en charge en partie le chômage partiel, les entreprises ont pu maintenir leur activité, même de manière réduite, ce qui a permis de sauver de nombreux emplois.
Par ailleurs, un fonds de solidarité est venu en aide aux indépendants, aux professions libérales et aux micro-entrepreneurs.
Et les particuliers n'ont pas été en reste. Ainsi, les ménages les plus modestes, notamment, ont reçu des aides qui les ont sans doute empêchés de basculer dans la pauvreté.
De fait, les personnes touchant le RSA ou l'allocation de solidarité spécifique ont perçu une aide de 150 euros entre juin et novembre 20120. On peut également citer des aides au loyer ou encore les repas à un euro dans les restaurants universitaires.
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Pourquoi la Chine augmente-t-elle sa production de charbon ?
Alors que les dirigeants de la planète sont réunis à Glasgow, dans le cadre de la Cop26, pour tenter de limiter les effets du réchauffement climatique, la Chine annonce une augmentation de sa production de Charbon.
Une production de charbon en hausse
La Chine est déjà le premier producteur mondial de charbon. Le pays, qui exploite environ 12.000 mines, réparties sur le territoire, produit 47 % de l'approvisionnement mondial de charbon.
Pourtant, les autorités chinoises ont décidé, en ce mois d'octobre 2021, d'accroître encore la production de ce minerai. Dans ce but, des instructions ont été données aux responsables de plus de 70 mines de charbon, pour leur demander d'augmenter leur production.
Dès la mi-octobre, cette production s'était accrue de 1,1 millions de tonnes par rapport au mois précédent, la portant, au total, à 11,5 millions de tonnes.
Au moment même où se tient la Cop26, à Glasgow, le président chinois, Xi Jinping, a donc oublié ses promesses de réduire ses émissions de CO2 avant 2030.
Le charbon est en effet responsable de plus du quart des émissions de gaz à effet de serre. Déjà premier pollueur de la planète, la Chine semble aggraver son cas. Il ne faut cependant pas oublier que c'est aussi le pays qui consacre le plus d'argent au développement des énergies propres.
Un besoin urgent de charbon
Pourquoi les autorités chinoises ont-elles pris une décision qui va à l'encontre des efforts entrepris par la majorité des pays du monde ?
La raison est simple : la Chine a un impérieux besoin de charbon. Il alimente en effet environ 60 % de ses centrales électriques. Or, dans un contexte de relative pénurie, la forte augmentation de la demande, due à une reprise économique plus vive que prévu, pousse les prix du charbon vers le haut.
Pour éviter de payer une facture trop lourde, en important du charbon hors de prix, la Chine relance donc sa production nationale. Cette décision semblait d'autant plus urgente que, faute d'une quantité suffisante de charbon, les centrales tournent au ralenti, ce qui provoque un rationnement de l'électricité.
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Quelles sont les enseignes préférées des français ?
Un des leaders mondiaux du conseil en stratégie vient de publier son classement 2021 des enseignes préférées des Français. Un certain nombre de tendances se dégagent de ce palmarès.
Les enseignes favorites des Français
Cette année, c'est Leroy-Merlin qui se hisse en tête de ce classement des 10 enseignes favorites des Français. Avec 44 % de votants, il améliore encore son score de l'année précédente, où il occupait la deuxième place. L'enseigne de bricolage devance ainsi Decathlon qui, en 2020, était en tête du peloton.
Certaines enseignes très connues, comme Ikea, McDonald's, Amazon ou la Fnac, demeurent dans le haut du palmarès, avec quelques changements d'une année sur l'autre. Ainsi, Amazon, qui occupait le 5e rang en 2020, gagne deux places l'année suivante.
De nouvelles enseignes font leur apparition dans ce top 10 des enseignes préférées des Français. C'est notamment le cas de magasins de surgelés, comme Picard, qui occupe la 10e place, ou de supermarchés, comme Grand Frais, qui le devance d'une place.
Par contre, certaines enseignes disparaissent de ce classement 2021, comme Etam Lingerie. Enfin, il est à noter que les enseignes ne proposant que la vente en ligne ont du mal à intégrer le classement.
Pourquoi certaines enseignes sont-elles mieux placées ?
La publication de ce nouveau classement permet de tirer certains enseignements. En premier lieu, les Français confirment leurs choix des années précédentes. Ils semblent plébisciter ce qu'ils connaissent déjà.
C'est donc cet environnement familier, où ils ont leurs habitudes, qui a leurs préférences. On peut aussi penser, bien sûr, que si les clients fréquentent ces magasins, c'est qu'ils sont satisfaits de leur offre et qu'ils ont développé avec eux une relation de confiance.
La capacité de ces enseignes à accompagner leurs clients tout au long de la pandémie de Covid-19 a dû également jouer un rôle dans cette fidélisation de la clientèle. À cet égard, le développement des services de retrait en magasin, le "click and collect" désormais bien connu, et de livraison à domicile, a pu séduire de nombreux clients.
La présence d'une offre exclusive ou de marques propres à certaines enseignes a pu aussi influer sur les habitudes d'achat de la clientèle.
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Quelles sont les conséquences de la fin du monopole de la SNCF ?
Les élus de la région PACA viennent de prendre une décision historique. En effet, elle met fin au monopole de la SNCF sur le réseau ferroviaire français.
La fin du monopole de la SNCF
Le 28 octobre 2021, la région PACA a décidé de confier l'exploitation de la ligne Marseille-Nice au groupe privé Transdev. Présente dans 17 pays, la société transporte déjà 11 millions de passagers chaque jour. Cette ligne, qui représente environ 10 % du trafic régional, sera effectivement gérée par le nouvel opérateur à partir de juillet 2025.
D'un montant d'environ 870 millions d'euros, le contrat de concession est d'une durée de dix ans. Cette décision prive donc la SNCF de son monopole ferroviaire, au grand dam de plusieurs syndicats.
En la prenant, la région PACA s'est mise, par avance, en conformité avec le droit européen, qui prévoit, pour le trafic ferroviaire, une mise en concurrence de toutes les régions à compter du mois de décembre 2023.
Les conséquences pour les usagers et la SNCF
Peut-on prévoir les effets de cette fin du monopole de la SNCF ? La première conséquence concerne l'ampleur du trafic ferroviaire. En effet, 14 trains quotidiens devraient emprunter la ligne, ce qui représente un doublement du trafic.
Il ne devrait pas coûter plus cher à la collectivité locale, qui a d'ailleurs prévu d'investir 275 millions d'euros dans l'achat de nouveaux trains.
Ce trafic plus dense profitera aussi aux usagers. Par contre, ils ne devraient pas voir baisser le prix du billet. Comme il est subventionné à hauteur de 80 %, la région aurait peu à gagner dans l'opération.
La région PACA est la première à avoir franchi le pas. Mais, à l'horizon 2033, toutes les régions auront dû suivre son exemple. Cependant, cette ouverture à la concurrence du réseau ferroviaire français ne devrait pas représenter une menace trop grave pour la SNCF.
En effet, l'expérience accumulée depuis la création de la compagnie, en 1937, la présence d'un personnel nombreux et compétent et l'existence d'un parc ferroviaire fourni devraient lui permettre, dans de nombreux cas, de damer le pion à ses rivaux.
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Pourquoi les paradis fiscaux sont-ils en danger ?
En cette fin du mois d'octobre 2021, les chefs d'État et de gouvernement participant au G2O, qui vient de se tenir à Rome, ont pris une décision historique. Ils ont en effet décidé d'instaurer une taxation mondiale sur les bénéfices des multinationales.
La taxation des multinationales
Porté notamment par la France, ce projet de taxation était en préparation depuis quelque temps déjà. Il aurait été finalisé, avec la bénédiction de l'OCDE, par pas moins de 136 pays, représentant, à eux tous, plus de 90 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial.
C'est dire que cet accord, qui vient d'être avalisé par les membres du G20, est représentatif de la volonté de l'ensemble des pays développés.
Les entreprises multinationales concernées par cet impôt mondial sont celles dont le chiffre d'affaires, résultant de ses activités internationales, dépassent 20 milliards d'euros. Elles doivent également atteindre un certain seuil de rentabilité.
Certaines sociétés, comme ce qu'il est convenu d'appeler les "Gafa", qui regroupent des géants du net, comme Facebook ou Google, sont tout spécialement visées par cette nouvelle taxe.
Afin d'élargir son champ d'application, il est d'ailleurs prévu d'abaisser peu à peu le chiffre d'affaires retenu, pour le porter, d'ici sept ans, à un montant de 10 milliards d'euros.
Une imposition à la hauteur des bénéfices
Avec l'instauration de cette taxe, il s'agit en quelque sorte de fixer, pour la première fois, les règles initiales d'une véritable fiscalité internationale.
Le but principal est d'imposer les grandes multinationales à la hauteur de leurs bénéfices. En effet, elles pouvaient jusqu'ici choisir d'implanter leurs sièges sociaux dans des pays connus pour la faiblesse de leurs impôts sur les sociétés.
Désormais, ces multinationales devront aussi s'acquitter de cette taxe dans les pays où elles exercent réellement leurs activités. Si l'une d'elles a été imposée à un taux inférieur à celui prévu par la nouvelle taxe, le pays dont elle relève pourra la taxer à son tour, pour compenser la différence.
Cette taxe sera de 15 % sur les bénéfices des multinationales concernées, ce qui devrait rapporter environ 150 milliards de dollars.
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Pourquoi les chantiers sont-ils plus chers ?
Du fait d'une hausse du prix des matériaux, les travaux de construction et de rénovation coûtent beaucoup plus cher aux industriels et artisans et, par voie de conséquence, à leurs clients. Une relative pénurie et la forte progression de la demande mondiale expliquent en partie ce phénomène.
Une envolée du prix des matériaux
Le prix de la plupart des matériaux a fortement augmenté lors du second trimestre 2021. C'est ainsi que le prix de l'aluminium a connu une hausse de 61 %, alors que le tarif de l'acier progressait de 57 % et celui du bois de 48 %.
On peut aussi noter, pour la période comprise entre décembre 2020 et avril 2021, une hausse d'environ 30 % du PVC et de 20 % du cuivre.
Mais les panneaux isolants, les résines, les colles ou le carrelage voient également leurs prix s'envoler. Quelques rares produits, comme le béton, font exception à la règle.
Une forte augmentation de la demande
Cette brusque augmentation du prix des matériaux est due à la conjonction de deux facteurs. En premier lieu, nombre d'usines ont ralenti leur activité, ou ont même, pour certaines, arrêté leurs chaînes de production, du fait des mesures restrictives prises durant la pandémie de Covid-19.
Il leur était difficile de relancer d'un coup leur activité, d'autant que beaucoup de leurs salariés étaient encore en chômage partiel. Par ailleurs la reprise économique, au terme de la phase critique de l'épidémie, a été plus forte que prévu.
Les entreprises, tournant souvent au ralenti, n'ont pas été en mesure de répondre à cette augmentation subite de la demande. Ce déséquilibre entre l'offre et la demande a donc provoqué une hausse soudaine du prix des matériaux.
Et les commandes se sont accumulées, entraînant un allongement considérable des délais de livraison. Pour ne citer qu'un exemple, les délais prévus pour la livraison du métal ont doublé.
Les artisans, qui subissent ces hausses de plein fouet, peuvent être tentés de les répercuter sur leurs factures. Ils peuvent aussi inciter leurs clients à prévoir des travaux supplémentaires. Refaire sa cuisine ou sa salle de bain, en ce moment, reviendra donc plus cher.
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Qu'est-ce que la taxe Gemapi ?
Les compétences des collectivités locales ne cessent de s'élargir, et leurs charges de s'alourdir. Pour leur permettre de faire face à cette situation, ainsi qu'à la baisse sensible du produit de la taxe d'habitation, l'État leur permet de lever de nouvelles taxes, comme la taxe Gemapi.
Une nouvelle taxe
Les mesures destinées à prévenir et combattre les inondations relèvent, depuis la loi de décentralisation de 2014, des collectivités locales et des acteurs de l'intercommunalité que sont les communautés urbaines, les communautés d'agglomérations ou encore les communautés de communes.
Pour leur permettre d'exercer cette nouvelle mission, ils peuvent lever une taxe appelée Gemapi, un sigle signifiant "Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations".
Le produit de la taxe doit permettre d'aménager et d'entretenir les cours d'eau, ainsi que les zones humides, et de prendre toutes les dispositions nécessaires à la protection des populations contre les inondations et les risques de submersion.
Une taxe due par certains contribuables
De plus en plus de communes et d'intercommunalités adoptent cette taxe Gemapi. En effet, près de 40 % des structures intercommunales levaient cette taxe en 2018. Quant aux communes, un peu moins de la moitié d'entre elles l'avaient ajoutée à leur fiscalité locale en 2020.
Une telle stratégie s'explique sans doute par le moindre rendement des impôts locaux, dû en grande partie à la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages.
La taxe Gemapi n'est pas payée par tout le monde. Seules les personnes devant la taxe foncière ou la taxe d'habitation en sont redevables. C'est aussi le cas des entreprises, qui s'acquittent d'une cotisation foncière.
Le taux de la taxe est voté au niveau de l'intercommunalité et s'applique à toutes les communes qui en font partie. Il est ensuite multiplié par la valeur locative cadastrale du logement.
Quel que soit le taux adopté, cette taxe Gemapi ne peut excéder 40 euros par habitant. Le taux moyen de cette taxe se monte à un peu moins de 0,25 %, mais certaines villes adoptent des taux beaucoup plus élevés, qui peuvent dépasser 2 %.
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Qui peut toucher deux fois l'indemnité inflation ?
Depuis quelques semaines, les effets de l'augmentation des prix de l'énergie et des carburants se font sentir sur le porte-monnaie des Français. Mais l'indemnité annoncée par le Premier ministre pour compenser la perte de pouvoir d'achat occasionnée par ces hausses pourrait être touchée deux fois par certaines personnes.
Une prime spécifique
La hausse des prix des carburants n'en finit pas d'alimenter les conversations et d'entretenir la grogne des Français. Pour éviter qu'elle ne prenne de l'ampleur, Jean Castex a annoncé, le 21 octobre dernier, la création d'une indemnité spécifique de 100 euros.
Elle serait versée, dès le mois de décembre, aux personne gagnant moins de 2.000 euros nets par mois. Tout le monde serait concerné, aussi bien les salariés et les fonctionnaires que les indépendants, les retraités ou encore les étudiants. Au total, 38 millions de Français devraient toucher cette indemnité.
La prime ne sera pas versée directement aux bénéficiaires, mais par l'intermédiaire des employeurs, de l'Urssaf, pour les indépendants, ou encore des caisses de retraite pour les retraités. Cette solution aurait été choisie pour des raisons d'efficacité. Elle devrait en effet permettre d'accélérer le paiement de la prime.
De doubles bénéficiaires
Mais, telle qu'elle est conçue, cette prime peut être versée deux fois à la même personne. C'est le cas, par exemple, d'un salarié qui exercerait une autre activité en tant qu'auto-entrepreneur.
De même, un retraité complétant sa pension par les revenus d'un autre emploi bénéficierait d'une double prime. On pourrait encore citer le cas d'un salarié travaillant dans plusieurs entreprises.
Interrogé sur ces "doubles indemnités", le ministère de l'Économie en admet la possibilité. Pour se justifier, il invoque la nécessité de préserver la simplicité du dispositif. D'après lui, elle aurait été compromise s'il avait fallu régler toutes les questions de détail.
Certaines dispositions ont cependant été prises pour éviter que de telles anomalies ne se produisent trop souvent. Ainsi, un salarié fréquentant deux entreprises devra choisir, pour lui verser sa prime, l'un de ses deux employeurs.
S'il omet de le faire, et perçoit deux indemnités, il pourra faire l'objet d'un redressement de la part du fisc.
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Pourquoi la baguette pourrait-elle augmenter de 10 centimes ?
Cet automne 2021 n'est décidément guère favorable au pouvoir d'achat des Français. Après la hausse des tarifs des carburants et de l'énergie, voici que le prix de la traditionnelle baguette de pain devrait lui aussi augmenter.
Une farine plus chère
La baguette est l'un des emblèmes de la France et son prix un moyen commode de mesurer une éventuelle inflation. Son prix moyen est d'environ 90 centimes.
D'après le responsable d'un des principaux syndicats du secteur, ce prix n'aurait augmenté que de 23 centimes en 20 ans. Or, c'est à une hausse soudaine d'environ 10 centimes qu'il faut s'attendre.
Pourquoi le prix de la baguette s'envole-t-il ainsi ? La principale raison de cette hausse probable est l'augmentation des prix du blé. Le cours de cette céréale a en effet progressé de 30 % depuis le début de l'année.
Si les prix du blé s'envolent, c'est en raison de la médiocrité des récoltes dans de grands pays céréaliers, comme la Russie. De mauvaises conditions climatiques et le bas niveau des stocks expliquent en partie ce phénomène.
Le blé étant plus cher, la farine l'est aussi. Or elle représenterait parfois plus de 20 % des charges des boulangers.
D'autres charges
Mais les boulangers ne doivent pas seulement acheter une farine plus onéreuse pour confectionner leurs baguettes. Ils ont d'autres charges, dont certaines tendent également à s'alourdir.
Les boulangers sont ainsi confrontés à l'augmentation des tarifs de l'énergie. En effet, ils utilisent des fours et d'autres équipements fonctionnant à l'électricité ou au gaz. Par ailleurs le prix des emballages aurait progressé, en moyenne, de 30 à 40 % depuis le début de l'année.
Les professionnels rappellent également le coût de la main-d'œuvre. En tant qu'employeurs, ils doivent en effet payer de lourdes charges quand ils embauchent un employé.
Toutes ces hausses de tarif, jointes à ce coût de la main-d'œuvre, ne pourraient que se répercuter sur le prix du pain, et notamment de la baguette. Cependant, celui-ci n'augmentera pas forcément, et pas partout de la même façon, dans la mesure où chaque boulanger est libre de fixer ses prix.
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Comment Elon Musk a-t-il gagné 36 milliards de dollars en un seul jour ?
Le fondateur de Space X et directeur général de Tesla, Elon Musk, n'en finit pas de s'enrichir. Le 25 octobre, en un seul jour, sa fortune a encore franchi un nouveau palier.
Une immense fortune
Elon Musk est en passe de devenir l'un des hommes les plus riches du monde, sinon même le plus fortuné. D'ores et déjà, sa fortune approcherait les 300 milliards de dollars. Soit bien plus que celle de Jeff Bezos, le patron d'Amazon, ou de Bernard Arnault, le dirigeant du groupe LVMH.
À la fois symbole et élément moteur de cette éclatante réussite, la capitalisation boursière de la société Tesla a dépassé les 1.000 milliards de dollars, soit 12 fois plus que celle du géant automobile General Motors.
Des actions très demandées
Depuis le début de l'année, la fortune d'Elon Musk se serait accrue de 119 milliards de dollars. Et, en un seul jour, le lundi 25 octobre 2021, 36 milliards auraient garni l'escarcelle de l'industriel.
Ce résultat mirifique serait dû à la hausse subite de l'action Tesla qui, durant cette séance du 25 octobre, aurait bondi de 12,6 %. Un tel succès serait notamment lié à une commande très prometteuse.
En effet, le loueur de voitures Hertz aurait commandé 100.000 véhicules Tesla. D'ici peu, les premières voitures électriques de la marque pourront être louées par les personnes intéressées, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis.
Hertz ne fait en cela que suivre la tendance du marché automobile. De fait, le modèle commandé se trouve être la voiture la plus vendue en Europe. Près de 25.000 exemplaires ont été écoulés. Belle performance pour une voiture électrique, qui dépasse des véhicules fonctionnant à l'essence ou au gazole.
Par ailleurs, un autre modèle du groupe Tesla s'est hissé à la seconde place dans le classement des voitures entièrement électriques. Autant d'éléments qui expliquent le succès des actions Tesla.
Nul doute qu'Elon Musk n'investisse une partie des gains engrangés lors de cette séance boursière dans sa société Space X, qui se propose de faire atterrir des hommes sur Mars à l'horizon 2024.
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Qu'est-ce que la pratique du "CumCum" ?
Les révélations sur certaines pratiques d'optimisation ou même de fraude fiscale n'en finissent pas de défrayer la chronique. Révélée par un grand quotidien français, la technique du "CumCum" est la dernière en date.
Un dispositif très simple
La méthode dite du "CumCum" se signale en effet par sa simplicité. Elle concerne les actionnaires étrangers d'entreprises européennes cotées en bourse. Ceux-ci perçoivent des dividendes qui, dans de nombreux pays européens, sont imposés, sous la forme d'une taxe spécifique.
Certains actionnaires ont donc trouvé une solution pour échapper à cette imposition. Avant que les dividendes ne soient versés, ils prêtent leurs actions à une banque. C'est donc elle qui perçoit les dividendes.
Mais la banque, à la différence de l'actionnaire étranger, n'est pas soumise à la taxe sur les dividendes. Le moment venu, elle rend ses actions à l'actionnaire, qui n'a donc pas payé la taxe.
Quant à la banque, elle prélève une commission sur la transaction effectuée. Chacun y gagne, sauf l'État, qui se voit privé d'importantes recettes fiscales.
Une technique d'optimisation fiscale
Dans certains pays, comme la France, la pratique du "CumCum" est tout à fait légale. Elle n'est donc pas assimilée à de la fraude fiscale. Dans ce cas, il faudrait plutôt parler d'optimisation fiscale.
En effet, cette technique fait partie de ce qu'on appelle, dans les milieux bancaires, de l'arbitrage de dividendes. Celui-ci consiste, pour les actionnaires, à rechercher les moyens de réduire la fiscalité sur les dividendes perçus, notamment en plaçant les actions dans des pays où elle est faible ou même inexistante.
En attendant, le manque à gagner, pour les services fiscaux, est considérable. Il se monterait à environ trois milliards d'euros. Ce qui n'est guère étonnant dans la mesure où les entreprises du CAC 40 verseraient la moitié de leurs dividendes à des actionnaires étrangers.
Du côté des banques, certaines ne désirent pas faire de commentaires. D'autres rappellent que cette pratique est légale ou que le fisc lui-même n'a rien trouvé à y redire.
Il faut enfin rappeler que la pratique du "CumCum" n'est pas autorisée dans des pays comme les États-Unis ou l'Allemagne.
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Combien de temps va durer la hausse du prix du carburant ?
Chacun le constate au quotidien, les prix du carburant sont repartis à la hausse. Confrontés à un phénomène qui rogne leur pouvoir d'achat, les Français se demandent combien de temps il peut durer.
Des prix qui s'envolent
Durant la semaine du 11 octobre 2021, les principaux carburants ont encore connu une hausse à la pompe de 2 centimes. Ainsi, le prix du gazole continue de s'emballer : il a donc atteint, pendant cette semaine, le niveau record de 1,5583 euro le litre, contre 1,5354 la semaine précédente.
Quand au prix de l'essence sans plomb, il se monte, pour la même période, à 1,62 euro le litre. Depuis le début de l'année, les prix des carburants ne cessent d'augmenter.
En mai 2021, le prix du gazole affichait déjà une hausse de 20 % sur un an, et celui de l'essence sans plomb une augmentation de plus de 22 %, toujours sur un an.
Une très forte demande
La hausse continue des prix des carburants, depuis le début de l'année 2021, s'explique en grande partie par une forte augmentation de la demande mondiale de pétrole, dont le prix progresse rapidement. Or, le prix des carburants suit celui du pétrole.
Cette hausse de la demande est due à la reprise économique consécutive à l'amélioration de la situation sanitaire. Les progrès notables de la vaccination, la mise en place du passe sanitaire et les mesures de confinement et de restriction de déplacement mises en place par les pouvoirs publics, ont permis de faire reculer l'épidémie de Covid-19.
Après avoir connu, en 2020, une baisse drastique de leur activité, les entreprises veulent rattraper le temps perdu. C'est ce qui explique en partie une hausse de la demande que l'offre n'est pas encore en mesure de satisfaire.
C'est pourquoi, d'après les spécialistes, cette hausse des prix des carburants devrait se poursuivre durant plusieurs mois. De toute façon, si on les en croit, ils devraient rester élevés dans les années à venir.
Cette augmentation de la demande pourrait aussi s'expliquer par une tendance à remplacer le gaz, encore plus cher, par le pétrole, notamment pour les besoins en chauffage.
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Pourquoi les apiculteurs sont-ils mécontents ?
En raison de conditions météorologiques défavorables, la récolte de miel devrait être très médiocre en 2021. Les apiculteurs, qui tirent la sonnette d'alarme, parlent même d'une "année noire".
Une année calamiteuse
Selon les prévisions, les apiculteurs devraient produire entre 7.000 et 9.000 tonnes de miel en 2021. Ce qui est nettement en deçà de la production des années précédentes.
En 1995, elle se montait en effet à plus de 30.000 tonnes. Descendue à 10.000 tonnes en 2019, elle remonte à près de 20.000 tonnes l'année suivante, qui est donc une année faste pour le miel français.
Dans certaines régions, les ruches ne donnent qu'environ 8 kilos de miel en 2021, contre 20 à 25 kilos pour une saison normale. Tous les miels de printemps, comme ceux d'acacia, de colza, de romarin ou de bruyère blanche, sont touchés par cette récession.
En raison des mauvaises conditions climatiques, les abeilles n'ont pu sortir pour se nourrir et produire du miel. Même si elles sont alimentées par les apiculteurs, avec du sirop de glucose, de nombreuses abeilles devraient mourir durant l'hiver.
De très mauvaises conditions climatiques
C'est ce que les apiculteurs appellent un véritable "dérèglement climatique" qui serait à l'origine de cette année catastrophique. En effet, après un hiver clément, le retour du froid au printemps, avec des périodes de gel, a compromis la production de miel.
Celle-ci a besoin, pour porter tous ses fruits, d'un certain équilibre entre l'humidité et la chaleur. Or, le temps s'est plutôt caractérisé, durant cette année 2021, par une succession de périodes de froid, puis de pluie et de chaleur.
Autrement dit, les abeilles se sont rarement trouvées dans les conditions propices à une bonne "miellée", comme disent les apiculteurs. Pour remédier à cette situation dramatique, ils ont demandé aux pouvoirs publics le déclenchement du dispositif de calamité agricole.
Il est possible que cette baisse de la production de miel se traduise, à terme, par une hausse des prix. Mais il est probable que le miel français soit en partie remplacé, dans les rayons des magasins, par du miel en provenance de l'étranger.
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Combien de Français sont à découvert ?
De nombreux Français se retrouvent dans une situation de fragilité économique qui les oblige à recourir régulièrement au découvert bancaire. Ceci étant, le nombre de personnes qui s'y résolvent est moins élevé en 2021 que l'année précédente.
Environ la moitié des Français à découvert
En 2021, nombreux sont les Français ayant un découvert bancaire. En effet, près d'une personne sur deux y aurait eu recours au moins une fois dans l'année, 46 % pour être précis.
En y regardant de plus près, on s'aperçoit que 19 % des Français, donc près d'un sur cinq, se retrouve à découvert au moins une fois par mois. Les personnes subissant un découvert une fois par trimestre et une fois par an sont moins nombreuses, respectivement 13 et 15 %.
Par ailleurs, le découvert moyen s'élève à 232 euros et le découvert non autorisé à 285 euros en moyenne.
L'ensemble de ces chiffres est en baisse par rapport à 2020. L'année dernière, en effet, 51 % des Français étaient à découvert, pour un montant moyen de 246 euros. La relative reprise économique, liée à l'amélioration de la situation sanitaire, et l'argent mis de côté durant les confinements, peuvent expliquer en partie cette évolution.
Des personnes en situation de fragilité économique
Il n'est pas surprenant que les personnes contraintes de recourir au découvert bancaire soient les plus vulnérables. Il s'agit notamment des parents isolés, des familles avec enfants ou des personnes touchant de petits revenus.
S'ils se retrouvent avec un découvert, c'est en raison d'une dépense inattendue ou d'une situation financière tendue. Certains reconnaissent aussi ne pas gérer leurs comptes avec la régularité et la rigueur nécessaires.
Cette situation est encore plus préoccupante pour 15 % des Français, qui n'ont pas réussi à épargner la moindre somme. En cas de problème imprévu, ils n'ont donc aucune marge de manœuvre. Leurs difficultés sont d'ailleurs accrues par les frais élevés que les banques leur imposent souvent en cas de découvert.
Ces établissements sont pourtant incités à proposer à leurs clients insolvables des offres spécifiques, qui se distinguent notamment par la modération des frais prévus en cas de découvert bancaire.
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Qu'est-ce que la “shrinkflation” ?
La "shrinkflation" est une technique pratiquée surtout dans l'industrie alimentaire. Elle consiste à diminuer la quantité d'un produit donné, tout en maintenant son prix.
Réduire les quantités sans modifier les prix
"Shrinflation" a été formée à partir du verbe anglais "to shrink", qui veut dire "rétrécir". Il s'agit donc, pour les industriels, de réduire d'abord le poids ou la quantité d'un produit, un paquet de pâtes ou une boîte de haricots verts par exemple.
Mais, en baissant la quantité, on ne diminue pas le prix. Cette manière d'accroître la valeur d'un produit peut s'assimiler à une hausse déguisée des prix.
Cette pratique, qui n'est pas illégale, permet notamment aux industriels d'amortir le poids croissant de certaines charges, comme la hausse actuelle des matières premières. Elle concerne surtout le secteur de l'agroalimentaire, 2 % des produits de la grande distribution étant touchés.
Mais la "shrinkflation" serait connue, de manière plus marginale, dans d'autres domaines, comme l'automobile ou l'aviation.
Une manière plus insidieuse de faire du profit
Il est facile de comprendre pourquoi les industriels préfèrent recourir à cette astuce plutôt qu'à une augmentation de leurs prix. C'est ce dernier aspect auquel la plupart des consommateurs accordent la plus grande attention.
Bien rares sont ceux qui s'intéressent au poids ou à la quantité du produit. Pour se rendre compte d'un changement, il faudrait avoir noté le poids de la même boîte de céréales, par exemple, et se renseigner sur le prix au kilo.
De fait, très peu de personnes font des réclamations à ce sujet. Mais les choses sont en train de changer. En effet, la "shrinkflation" est de plus en plus souvent mise en cause en ligne.
Les internautes y sont donc sensibilisés bien plus qu'auparavant. Ainsi, près de 15.000 personnes, inscrites sur un réseau social, ont créé un groupe destiné à informer les consommateurs sur cette technique commerciale.
Par ailleurs, les coûts générés par le nouveau conditionnement du produit, adapté à sa taille, sont inférieurs aux bénéfices que retirent les industriels de cette pratique. Il y a donc toutes les chances pour qu'elle perdure.
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La suppression de l’ISF a-t-elle été positive pour l’économie française?
En 2018, le gouvernement supprime l'impôt sur la fortune (ISF), pour le remplacer par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Trois ans après cette réforme, commence-t-on à en mesurer les effets sur l'économie ?
Un impôt qui découragerait l'investissement
L'ISF était considéré, par le président Macron et certains courants économiques, comme un impôt contreproductif. Il aurait rapporté un peu plus de 4 milliards d'euros en 2017, avant sa suppression.
Or, d'après ces détracteurs, cette somme serait loin de compenser le manque à gagner représenté par la décision des personnes concernées de moins investir dans l'économie française, ou de ne plus y placer d'argent du tout.
De fait, le montant de cet impôt aurait eu un effet dissuasif, qui aurait découragé toute velléité d'investissement. En supprimant cet impôt, au contraire, on redonnerait aux contribuables les plus aisés des liquidités susceptibles d'être réinjectées dans le circuit économique.
Peu d'effets sur l'économie
Pour mesurer l'effet de cette suppression de l'ISF, et d'autres réformes du même ordre, les pouvoirs publics ont confié à un Comité d'évaluation des réformes du capital le soin de présenter un rapport annuel sur la question.
Or, le dernier rapport, qui vient d'être rendu public, laisse le gouvernement sur sa faim. Il précise en effet que, de son point de vue, la disparition de l'ISF n'aurait pas contribué à augmenter le volume des investissements dans les entreprises dont les dirigeants étaient assujettis à cet impôt.
Le comité parle même d'un effet "nul". La mesure n'aurait pas eu non plus de conséquences mesurables sur l'emploi. Il est vrai que le Comité avoue ne s'appuyer que sur des résultats partiels. Et le gouvernement précise, de son côté, qu'il faudrait davantage de recul pour apprécier le réel effet de la mesure.
Il est cependant un élément qui a pu être influencé par la suppression de l'ISF. Il s'agit de l'exil, pour raisons fiscales, des contribuables les plus riches. En effet, les départs auraient été plus rares, et les retours en France plus nombreux. Il est vrai qu'au total, seules quelques centaines de personnes sont concernées.
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Quels fonctionnaires gagnent plus de 20.000 euros par mois ?
La fonction publique n'a parfois rien à envier au secteur privé en ce qui concerne la rémunération de certains de ses agents. Ainsi certains hauts fonctionnaires touchent-ils plus de 20.000 euros par mois. Mais, dans d'autres professions, on gagne aussi très bien sa vie.
Des fonctionnaires très bien payés
Une loi du 6 août 2019, relative à la fonction publique, fait obligation aux administrations et aux divers ministères d'indiquer, entre autres précisions, les salaires des dix agents les mieux payés.
Le document mentionne la somme globale représentée par les rémunérations de ces dix fonctionnaires, et non le salaire de chacun d'eux. La fonction de ces agents n'est pas précisée. En revanche, on sait, en lisant ce rapport, combien de femmes sont concernées par ces hautes rémunérations.
C'est au ministère de l'Écologie que les fonctionnaires semblent le mieux payés. Le salaire des dix agents les mieux rémunérés se monterait en effet à 22.000 euros bruts par mois, contre près de 21.000 euros au ministère de l'Intérieur et 20.500 euros au ministère de l'Économie pour les dix plus fortes rémunérations
Les femmes ne seraient qu'un peu moins d'un tiers à avoir perçu des salaires aussi élevés.
D'autres métiers qui rapportent
Mais ces hauts fonctionnaires ne sont pas les seuls à tirer leur épingle du jeu. Dans son dernier rapport, l'Observatoire des inégalités met en lumière les 10 % de salariés les mieux payés.
Là encore la fonction publique n'est pas absente de ce palmarès. D'après cette étude, un ambassadeur gagnerait en moyenne 13.800 euros nets par mois, tandis qu'un préfet empocherait environ 10.500 euros nets mensuels.
De son côté, le secteur privé n'est pas en reste. Le salaire moyen des pilotes de ligne s'approcherait ainsi des 7.000 euros nets par mois. Les médecins salariés les suivraient d'assez près, avec un salaire mensuel net d'environ 6.400 euros.
Quant aux cadres, ils seraient assez bien lotis eux aussi. Certains, travaillant dans l'industrie, gagneraient près de 6.000 euros nets par mois, d'autres, employés dans des services financiers ou administratifs, les talonneraient de près. Les ingénieurs et les communicants seraient également très bien payés.
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Une pièce de 1000 milliards pourrait-elle rembourser la dette américaine ?
Les récentes mesures prises par le gouvernement américain pour relancer l'économie, touchée par les effets de la crise sanitaire, pourraient entraîner une augmentation de la dette publique. Aussi certains suggèrent-ils une idée originale pour en rembourser une partie.
Une dette publique qui s'envole
Pour redonner un coup de fouet à une économie un peu essoufflée par les conséquences de l'épidémie de Covid-19, le président Biden souhaite mettre en œuvre un ambitieux plan de relance. D'un montant de près de 2.000 milliards de dollars, il représenterait environ 15 % du PIB du pays.
L'application de ce plan ne pourrait qu'accroître le montant de la dette publique, qui dépassait déjà les 20.000 milliards de dollars à la fin de l'administration Trump. Elle atteindrait alors le plafond fixé par la loi, qui ne peut être relevé qu'avec l'accord du Congrès.
Or les républicains, qui s'opposent au plan de relance proposé par Joe Biden, refusent une nouvelle augmentation de la dette publique.
Une pièce peu ordinaire
Voilà une dizaine d'années, un avocat américain a proposé une solution originale pour sortir de l'impasse. Il s'agirait de frapper une pièce en platine, d'une valeur de 1.000 milliards de dollars.
Cette mesure serait prise en application d'une loi de 1997, qui autorise le secrétaire au Trésor, l'équivalent de notre ministre des Finances, à faire frapper une pièce du montant de son choix.
Cette pièce viendrait alimenter le compte de la banque centrale américaine, qui s'en servirait pour diminuer de 1.000 milliards de dollars la dette du pays. Son plafond serait ainsi rabaissé, et le gouvernement pourrait se passer du Congrès.
Les républicains dénoncent un tour de passe passe. Avec certains économistes, ils considèrent que cette augmentation de la masse monétaire se traduirait par une reprise de l'inflation.
À quoi certains universitaires rétorquent que, depuis 2008, la banque centrale n'a cessé de soutenir l'économie à coup de liquidités, sans que cela ait entraîné de hausse des prix.
Une telle idée n'est pas aussi fantaisiste qu'elle en l'air au premier abord. En effet, le président Obama a indiqué en avoir parlé à son secrétaire au Trésor en 2017.
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Pourquoi le prix des voitures d'occasion grimpe-t-il ?
L'épidémie de Covid-19 a eu d'importantes répercussions sur l'industrie automobile, comme sur la plupart des autres secteurs économiques. Dans un contexte où les immatriculations de voitures neuves sont en baisse, la demande de véhicules d'occasion est en forte progression, ce qui commence à pousser les prix vers le haut.
Les Français plébiscitent les voitures d'occasion
Les voitures neuves se vendent moins bien en France. En juillet 2021, les immatriculations avaient reculé de 35 % par rapport au même mois de l'année précédente. Et la vente de véhicules neufs a encore baissé de plus de 20 % en septembre 2021.
Profitant du repli du marché des voitures neuves, celui de l'occasion connaît au contraire une réelle embellie.
Il a en effet progressé de près de 13 % depuis le début de l'année 2021, avec une hausse de près de 6 % depuis septembre 2019. Désormais, il se vend en moyenne près de quatre véhicules d'occasion pour une seule voiture neuve.
La pénurie des semi conducteurs
Si le marché des voitures neuves est en baisse, c'est surtout en raison de la pénurie des semi conducteurs, ces petits composants électroniques indispensables au fonctionnement des automobiles.
De ce fait, les fabricants mettent plus de temps à produire leurs véhicules et les délais de livraison s'allongent.
Des voitures d'occasion plus rares
Ces retards dans les livraisons de voitures neuves incitent donc les conducteurs à se tourner vers les véhicules d'occasion, au volant desquels ils peuvent revenir chez eux sans attendre. Mais cet engouement commence à entraîner une diminution du stock de voitures d'occasion, plus marquée pour les véhicules les plus récents.
À la fin de l'année 2020, en effet, les vendeurs pouvaient encore compter sur un stock d'environ 500.000 véhicules d'occasion. Mais il avait déjà fondu de 20 % en août de l'année suivante, s'établissant à 400.000 voitures à peu près. Ce qui représente une baisse de 20 %.
C'est ainsi que le stock des voitures d'occasion de moins d'un an s'est retrouvé à son plus bas niveau depuis deux ans. À terme, le marché des voitures d'occasion plus anciennes, comprises entre deux et cinq ans, devrait être touché à son tour par cette hausse des prix.
Plus des trois quarts des concessionnaires auraient d'ailleurs déclaré qu'en raison de leur relative rareté, il était désormais plus difficile d'acheter une voiture d'occasion.
Cette situation est aggravée par la tendance des entreprises à conserver plus longtemps leurs véhicules professionnels. Par ailleurs, les restrictions de circulation, la généralisation du télétravail et le ralentissement de l'activité économique liés à la crise sanitaire se sont traduits, en 2020, par la baisse de la production automobile.
Par conséquent, moins de véhicules neufs ont été mis en circulation durant cette année, contribuant ainsi à une moindre alimentation du marché des véhicules d'occasion.
Des prix en augmentation
Ce déséquilibre entre une demande toujours aussi forte et une offre qui commence à fléchir entraîne une augmentation des prix des voitures d'occasion. À cet égard, les spécialistes prévoient, dans les mois à venir, une hausse d'environ 10 % pour ce secteur. Les Français débourseraient alors, en moyenne, 1.000 euros de plus pour acquérir un véhicule d'occasion.
Cette hausse n'est d'ailleurs pas partout la même. Ainsi, en Île-de-France, il faut presque débourser 20.000 euros, en moyenne, pour acquérir un véhicule d'occasion, ce qui représente une augmentation de prix de plus de 4 % depuis le début de l'année.
Dans une région comme la Bretagne, le prix, plus modeste, s'établit à un peu plus de 16.500 euros. Mais ici, la hausse du prix des voitures d'occasion, de l'ordre de 7,5 %, est encore plus nette.
Du fait de cette forte progression du...
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Qu'est-ce que le plan “France 2030” ?
Conscient de certaines faiblesses de l'économie française, le gouvernement se projette dans l'avenir et présente un ambitieux plan d'investissement baptisé "France 2030". L'un des objectifs est d'étoffer le réseau d'entreprises du pays.
Des secteurs d'avenir
La crise liée au Covid-19 a mieux révélé le degré de dépendance de l'industrie française par rapport à l'Asie. Ce constat incite les pouvoirs publics à prévoir un plan massif d'investissement, qui devrait faire sentir ses effets à l'horizon 2030.
Il devrait permettre de mettre en avant des secteurs innovants, qui permettraient à l'industrie française de gagner de nouveaux marchés. Ces fers de lance de l'excellence française sont déjà identifiés : dans un contexte de transition énergétique, il s'agit notamment du train à hydrogène et de l'avion bas carbone, tous deux respectueux de la planète.
À l'heure où les prix de l'énergie flambent, la question de la construction de nouvelles centrales nucléaires, plus petites, est également à l'ordre du jour. Les secteurs de l'intelligence artificielle et des semi conducteurs devraient également profiter des quelque 30 milliards d'euros prévus par ce plan "France 2030".
Éviter le déclassement de la France
Pour faire face à la concurrence asiatique et pénétrer de nouveaux marchés, la France doit se réindustrialiser. C'est un autre enjeu de "France 2030". Ce renouveau industriel passe une plus grande productivité de l'industrie et une meilleure collaboration entre les entreprises, qu'il s'agisse de grands groupes ou de startups.
Mais un tel objectif ne peut être atteint que si l'industrie française se montre capable d'attirer les jeunes. Or, de nombreux secteurs sont peu connus et peinent à recruter la main-d'œuvre nécessaire à leur expansion.
Pour mieux faire connaître ces métiers et leur permettre de recruter un personnel qualifié, il faudrait améliorer aussi bien l'orientation professionnelle que la formation, initiale ou continue. Sans oublier une nécessaire revalorisation salariale.
Ce vaste plan d'investissement est critiqué par l'opposition, selon laquelle il augmenterait la dette publique. Pour le gouvernement, c'est le moment ou jamais de profiter de taux d'intérêt très bas pour investir massivement et éviter ce qu'il appelle le "déclassement" de la France.
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Je vous présente les deux nouveaux podcasts Choses à Savoir !
#1 Choses à Savoir Gastronomie
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-voyage/id1485689141
Spotify:
https://open.spotify.com/show/6pxhnOnBGPXE462Dwl6Fuo?si=cSMZyQZrSLiQt4_68dW0GQ
Deezer:
https://www.deezer.com/fr/show/692332
#2 Choses à Savoir Planète
Apple Podcast:
https://podcasts.apple.com/fr/podcast/choses-%C3%A0-savoir-nature/id1531256576
Spotify:
https://open.spotify.com/show/73NxNpY0VWosZ1oiu6X2ze
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