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Quel est l’effet de l’excès de sel sur le cerveau ?
Une étude récente menée par l'université de Georgie a mis en lumière un phénomène surprenant concernant l'impact du sel sur le cerveau, plus précisément dans l'hypothalamus. Contrairement aux attentes, un excès de sel dans le sang semblerait réduire la circulation sanguine dans cette région cérébrale profonde.
Traditionnellement, on sait que l'activation des neurones dans le cortex cérébral entraîne une augmentation du débit sanguin pour répondre à leurs besoins en glucose et en oxygène. Cependant, les chercheurs ont découvert un mécanisme différent dans le noyau supraoptique de l'hypothalamus, une zone cruciale pour la régulation de la concentration en sel dans le sang.
Dans cette région, les neurones produisent la vasopressine, une hormone antidiurétique jouant un rôle clé dans le contrôle de la concentration sanguine en sel. Logiquement, on aurait pu s'attendre à ce qu'un excès de sel dans le sang stimule ces neurones, entraînant une augmentation du débit sanguin pour soutenir leur activité accrue.
Pourtant, les scientifiques ont observé l'inverse. Un taux élevé de sel dans le sang provoque une vasodilatation dans le noyau supraoptique, mais paradoxalement, cela réduit significativement le débit sanguin local. Cette diminution est tellement prononcée qu'elle induit une hypoxie, privant temporairement les cellules d'oxygène.
Javier E. Stern, neuroscientifique dirigeant cette recherche, propose une explication à ce phénomène contre-intuitif. Selon lui, cette hypoxie pourrait être un mécanisme adaptatif permettant aux neurones de rester actifs sur une longue période face à une stimulation saline prolongée. En effet, lorsque nous consommons des aliments très salés, les niveaux de sodium dans notre corps restent élevés pendant un temps considérable.
Cette découverte soulève des questions intéressantes, notamment concernant l'hypertension. On sait qu'un régime alimentaire trop riche en sel est souvent associé à cette condition médicale. Les résultats de cette étude pourraient donc ouvrir de nouvelles pistes pour comprendre les mécanismes liant l'excès de sel à l'hypertension.
En conclusion, cette recherche met en lumière la complexité des interactions entre notre alimentation et notre système nerveux central. Elle souligne également l'importance de considérer les spécificités de chaque région cérébrale dans l'étude des processus physiologiques. Alors que nous pensions bien comprendre les effets du sel sur notre organisme, cette étude nous rappelle qu'il reste encore beaucoup à découvrir sur le fonctionnement de notre cerveau et ses réponses aux stimuli environnementaux.
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Comment le cerveau change-t-il durant la grossesse ?
Une équipe de chercheurs a réalisé une étude pionnière cartographiant les changements cérébraux chez une femme enceinte, de la préconception jusqu'à deux ans après l'accouchement. Cette recherche, publiée dans Nature Neuroscience, offre un aperçu sans précédent de la neuroplasticité maternelle pendant la grossesse.
L'étude a suivi une femme primipare de 38 ans, effectuant 26 scans cérébraux et prélèvements sanguins sur une période de plus de deux ans. Les résultats révèlent des modifications significatives tant dans la matière grise que dans la matière blanche du cerveau.
Les chercheurs ont observé une diminution prononcée du volume de matière grise et de l'épaisseur corticale dans l'ensemble du cerveau au fur et à mesure de la grossesse, coïncidant avec l'augmentation des hormones sexuelles. Ces changements étaient environ trois fois plus importants que la variabilité cérébrale moyenne chez les femmes non enceintes.
Parallèlement, l'étude a mis en évidence une augmentation de l'intégrité microstructurale de la matière blanche, particulièrement marquée au deuxième trimestre, avant de revenir à la normale à la naissance. Cette découverte est une première dans le domaine.
Contrairement aux idées reçues, la diminution du volume de matière grise n'est pas nécessairement négative. Les chercheurs suggèrent qu'il pourrait s'agir d'un "réglage fin" des circuits cérébraux en préparation à la parentalité, comparable aux changements observés pendant la puberté.
Certaines régions cérébrales, comme le cortex extrastrié lié à la vision, sont restées stables. En revanche, le diencéphale ventral, comprenant des structures essentielles au comportement maternel, a montré les changements les plus prononcés.
Ces modifications cérébrales ont persisté longtemps après l'accouchement, démontrant une capacité remarquable de neuroplasticité chez l'adulte. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre et potentiellement prédire des troubles comme la dépression post-partum.
Bien que cette étude se soit concentrée sur une seule participante, elle fournit une carte détaillée du cerveau maternel pendant la grossesse. Ces données, disponibles en libre accès, offrent aux chercheurs une base pour explorer de nouvelles questions neurobiologiques et mieux comprendre le cerveau maternel.
Les auteurs soulignent la nécessité de reproduire cette étude sur un échantillon plus large pour confirmer la généralisation de ces résultats. Néanmoins, cette recherche constitue une avancée majeure dans notre compréhension des changements cérébraux liés à la grossesse et ouvre la voie à de futures investigations sur la neurobiologie maternelle.
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Pourquoi notre cerveau se réveille-t-il une centaine de fois par nuit ?
Une étude récente publiée dans Nature Neuroscience révèle un aspect fascinant du sommeil humain : notre cerveau connaît de brefs épisodes d'éveil même pendant les phases de sommeil profond. Ces "microréveils", trop courts pour être mémorisés, auraient en réalité des effets bénéfiques, notamment sur notre mémoire.
Dirigée par la neurologue Celia Kjaerb de l'Université de Copenhague, cette recherche met en lumière le rôle crucial de la noradrénaline, une hormone proche de l'adrénaline. Cette substance, qui agit également comme neurotransmetteur, génère des micro-excitations cérébrales tout au long de la nuit.
L'étude démontre que même lors d'un sommeil normal, notre cerveau se réveille plus d'une centaine de fois. Le niveau de noradrénaline dans le corps fluctue selon un cycle d'environ 30 secondes. Lorsque sa concentration est élevée, le cerveau connaît un bref éveil, tandis qu'il reste endormi quand le taux de l'hormone est au plus bas.
Pour leurs expériences, les chercheurs ont équipé des souris de capteurs cérébraux et de fibres optiques microscopiques, permettant de mesurer avec précision leur activité cérébrale. Ils ont ainsi pu observer que ces microréveils, bien que trop courts pour être consciemment perçus, constituent une forme réelle d'éveil du point de vue scientifique.
Ces épisodes d'éveil se produisent principalement durant les phases de sommeil liées à la mémoire. De façon surprenante, les chercheurs ont constaté que les souris présentant le plus grand nombre de micro-excitations démontraient de meilleures capacités de mémorisation.
Dans le cadre de l'expérience, les rongeurs ont été exposés à deux objets différents avant de dormir. Au réveil, l'un des objets avait été remplacé. Les souris ayant les taux les plus élevés de noradrénaline ont montré une plus grande propension à explorer le nouvel objet, prouvant ainsi leur capacité à se souvenir de l'objet initial.
Les chercheurs qualifient ce phénomène de "super mémoire". Ils suggèrent que la dynamique de la noradrénaline pourrait renforcer les processus du sommeil, affectant ainsi positivement la mémoire non seulement chez les rongeurs, mais potentiellement chez tous les mammifères, y compris les humains.
Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives dans la compréhension des mécanismes du sommeil et de son impact sur nos fonctions cognitives. Elle souligne l'importance de ces cycles naturels d'éveil et de sommeil profond pour la consolidation de notre mémoire. Bien que ces microréveils puissent sembler perturbateurs à première vue, ils apparaissent en réalité comme un élément essentiel d'un sommeil réparateur et bénéfique pour notre cerveau.
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Quelle est la technique marketing nommée “l’illusion des confettis” ?
Une étude récente révèle un phénomène fascinant : des oranges vertes et non mûres peuvent apparaître mûres et vivement colorées lorsqu'elles sont entourées d'un filet orange. Le fameux filet que vous connaissez tous.
Ce phénomène a un nom, “l’illusion des confettis”. C’est l’une des stratégies subtiles employées par les supermarchés pour influencer les choix des consommateurs.
Les tactiques commerciales des grandes surfaces sont nombreuses et souvent imperceptibles. Parmi elles, on trouve le prix psychologique ou "odd pricing", qui consiste à fixer les prix juste en dessous d'un nombre rond (5,99€ au lieu de 6€), créant ainsi l'illusion d'un meilleur rapport qualité-prix. L'emplacement stratégique des produits joue également un rôle crucial : les articles les moins chers sont relégués en haut ou en bas des rayons, tandis que les marques plus coûteuses sont placées à hauteur des yeux pour attirer l'attention.
Cependant, l'astuce du filet orange entourant les agrumes se distingue par sa subtilité. Une étude menée par le psychologue Karl R. Gegenfurtner de l'Université de Giessen en Allemagne révèle que ce simple filet peut considérablement altérer la perception de la maturité des fruits. Ceci car la perception des couleurs, pour l’oeil humain, est fortement influencée par le contexte environnant.
Le professeur admet lui-même avoir été victime de cette illusion. Lors d'un achat d'oranges dans un supermarché, il a été trompé par l'apparence alléchante des fruits emballés dans un filet orange. Ce n'est qu'une fois déballées que les oranges ont révélé leur véritable teinte verdâtre, indiquant leur manque de maturité.
L'explication de ce phénomène réside dans le fonctionnement du cervea. Notre système visuel tend à uniformiser les couleurs et à privilégier les transitions fluides plutôt que les subtilités chromatiques. Ainsi, lorsqu'un filet orange entoure des oranges, notre cerveau fusionne les couleurs adjacentes, simplifiant ce que nous percevons et donnant l'illusion de fruits plus mûrs qu'ils ne le sont en réalité.
En fin de compte, cette étude nous rappelle que notre perception peut être facilement manipulée, même dans des situations aussi banales que l'achat de fruits. Elle nous invite à rester attentifs et critiques face aux techniques de présentation des produits dans les supermarchés.
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Pourquoi vivre proche de la nature est bon pour le cerveau ?
Une étude américaine récente met en lumière l'impact positif d'un mode de vie proche de la nature sur la santé cognitive. Les neurologues de l'Université de Boston ont en effet démontré que vivre dans un environnement verdoyant dès l'âge de 50 ans ralentit significativement le déclin cognitif et diminue les risques de démence.
Cette recherche, menée auprès de 17 000 infirmières âgées de 70 ans et plus a évalué les fonctions cognitives par le biais d'enquêtes téléphoniques régulières, tout en analysant la présence de verdure autour des domiciles des participantes.. Selon les résultats, les participants vivant dans des zones riches en végétation ont manifesté des performances cognitives nettement supérieures à celles résidant dans des environnements urbains plus denses et moins verts.
Le déclin cognitif, un processus naturel lié au vieillissement, se caractérise par des pertes de concentration, des oublis temporaires et d'autres signes de vieillissement mental. Bien que certaines habitudes de vie soient déjà reconnues pour leur capacité à retarder l'apparition de troubles cognitifs - comme l'exercice physique régulier, une alimentation équilibrée, des interactions sociales enrichissantes et des activités stimulantes pour la mémoire - cette étude ajoute un nouvel élément crucial : l'importance de vivre à proximité d'espaces verts.
Mais pourquoi la nature a-t-elle un tel effet protecteur sur notre cerveau ? Les espaces verts offrent des opportunités de ressourcement, d'activité physique et de détente, stimulant ainsi le cerveau et réduisant le stress, un facteur aggravant des troubles cognitifs.
Le contact avec la nature, déjà reconnu pour ses bienfaits sur la santé mentale et le bien-être général, joue un rôle déterminant dans la préservation des capacités cérébrales au fil du temps.
Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives dans la prévention du déclin cognitif et des maladies neurodégénératives. Elle souligne l'importance de repenser notre rapport à l'environnement, en particulier dans les zones urbaines où les espaces verts sont souvent limités. Pour les personnes de tous âges, mais particulièrement pour celles approchant la cinquantaine, il devient crucial de chercher des moyens de se connecter régulièrement à la nature.
Que l'on vive en ville ou à la campagne, il est désormais clair que se rapprocher de la nature n'est pas seulement bénéfique pour notre bien-être immédiat, mais aussi pour notre santé cognitive à long terme. Une simple promenade dans un parc pourrait ainsi devenir l'un des gestes les plus simples et efficaces pour protéger notre cerveau du vieillissement prématuré.
La nature n'est donc pas un luxe, c’est une nécessité pour notre santé globale.
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Une mauvaise vue peut-elle conduire à le démence ?
Les troubles de la vue sont désormais identifiés comme un facteur de risque majeur de démence, selon une étude récente. La démence touche plus de 55 millions de personnes dans le monde, et chaque année, 10 millions de nouveaux cas sont recensés. Bien que l'âge soit le principal facteur de risque, d'autres facteurs modifiables, tels que la perte auditive, l’hypertension, le diabète, et désormais les troubles de la vue, peuvent aussi augmenter ce risque.
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Quelle étude controversée a été menée sur un cochon ?
Aux États-Unis, des chercheurs ont développé un dispositif permettant de maintenir l’activité cérébrale d’un cerveau de porc après sa mort. Ce système, appelé « contrôle circulatoire pulsatile extracorporel » (EPCC), a permis de garder le cerveau de l’animal actif pendant plusieurs heures, une avancée qui soulève des questions scientifiques et éthiques...
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Qu’est ce qui provoque le bégaiement dans le cerveau ?
Le bégaiement, un trouble de la parole affectant 1% des adultes et 5-10% des enfants, se caractérise par des répétitions, prolongations et blocages involontaires lors de l'élocution. On distingue deux types principaux : le bégaiement développemental (apparaissant dans l'enfance) et le bégaiement acquis (suite à une lésion cérébrale)...
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Quelles sont les différences entre votre cerveau et celui de Néandertal ?
Le cerveau de l’Homo sapiens se distingue de celui de Neandertal par des différences subtiles mais significatives dans la structure et la fonction. Une étude publiée dans *Science* a révélé que, bien que les deux espèces aient des cerveaux de taille similaire, la forme et l'organisation diffèrent, influençant le développement cognitif et comportemental. Le cerveau de Neandertal était plus allongé et moins globulaire que celui de l'Homo sapiens, suggérant des différences dans l'organisation des réseaux neuronaux, notamment dans les régions associées à la cognition sociale et à la créativité.
Les chercheurs ont également identifié des différences génétiques influençant le développement cérébral. Une étude publiée dans *Science Advances* a mis en évidence que certaines variantes génétiques spécifiques aux humains modernes, absentes chez les Neandertaliens, modifient la prolifération et l'organisation des cellules neuronales dans le cortex cérébral. Ces variations pourraient expliquer les différences dans la connectivité cérébrale et les capacités cognitives entre les deux espèces.
De plus, des recherches sur le développement cérébral montrent que le cerveau des Homo sapiens continue de croître et de se remodeler plus longtemps après la naissance par rapport à celui de Neandertal, ce qui permet une période prolongée d'apprentissage et d'adaptation environnementale. Cette prolongation du développement postnatal pourrait avoir favorisé l'émergence de compétences complexes comme le langage, l'art et l'innovation technologique.
Ces différences structurelles et génétiques confèrent aux Homo sapiens une plus grande flexibilité cognitive et une capacité accrue à former des réseaux sociaux complexes, ce qui a probablement contribué à leur survie et à leur succès par rapport aux Neandertaliens. Ces découvertes mettent en lumière l'évolution unique de notre cerveau et ses impacts sur le comportement et la culture humaine.
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Quel est l’effet du tabac sur la taille du cerveau ?
La consommation de cigarettes a un impact négatif sur la taille du cerveau, notamment en provoquant une réduction du volume de certaines régions cérébrales. Une étude publiée dans la revue *Molecular Psychiatry* a révélé que le tabagisme chronique est associé à une diminution du volume cortical, particulièrement dans les régions frontales et temporales du cerveau, zones impliquées dans des fonctions cognitives telles que la prise de décision et la mémoire.
Les chercheurs ont observé que les fumeurs présentaient un amincissement cortical plus prononcé comparé aux non-fumeurs. Ce phénomène est attribué aux effets neurotoxiques de la nicotine et d'autres substances chimiques présentes dans la fumée de cigarette, qui endommagent les cellules neuronales et entravent la neuroplasticité, c'est-à-dire la capacité du cerveau à se réorganiser et à créer de nouvelles connexions.
Une diminution de la taille du cerveau est également liée à un risque accru de troubles cognitifs et de déclin mental. L'étude suggère que même après l'arrêt du tabagisme, la récupération du volume cortical est limitée, bien que certains effets puissent s'améliorer avec le temps. Cela démontre l'importance de cesser de fumer le plus tôt possible pour limiter les dégâts cérébraux.
Les résultats de cette recherche soulignent le lien direct entre le tabagisme et la réduction de la taille du cerveau, et mettent en avant la nécessité de stratégies de prévention et de traitement pour minimiser l'impact négatif du tabac sur la santé cognitive à long terme.
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Combien de temps notre cerveau met-il pour se remettre d’une distraction ?
La récupération de notre cerveau après une distraction peut prendre environ 23 minutes, selon des recherches menées par Gloria Mark de l'Université de Californie. Ce délai résulte des perturbations causées par les interruptions, qui fragmentent notre flux de pensée et notre concentration. Lorsqu'une tâche est interrompue, le cerveau doit non seulement se recentrer sur la tâche principale mais aussi réactiver les processus cognitifs et émotionnels associés à cette activité.
Le processus de récupération dépend de plusieurs facteurs, tels que la complexité de la tâche, la nature de la distraction et l'état émotionnel de l'individu. Par exemple, une distraction émotionnellement chargée, comme un conflit personnel ou une notification de mauvaise nouvelle, peut prolonger le temps nécessaire pour se reconcentrer, tandis qu'une interruption brève et neutre, comme un son inattendu, pourrait avoir un impact moindre mais toujours significatif.
Les distractions ne perturbent pas seulement le flux cognitif mais peuvent aussi générer une charge cognitive supplémentaire, car le cerveau doit constamment passer d'un contexte à un autre. Ce multitâche forcé accroît le stress mental et diminue l'efficacité, ce qui peut compromettre la qualité du travail et augmenter le risque d'erreurs. Les recherches montrent également que des interruptions fréquentes et courtes peuvent cumuler un temps de perte de concentration considérable sur une journée de travail, affectant la productivité globale.
Pour minimiser l'impact des distractions, des stratégies telles que la gestion proactive des notifications, la planification de blocs de travail sans interruption et la création d'un environnement de travail calme peuvent être efficaces. Ces approches aident le cerveau à maintenir un niveau optimal de concentration, réduisant ainsi le temps de récupération après une interruption et améliorant la performance cognitive sur le long terme.
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Que se passe t il dans le cerveau après la mort ?
Ici, je veux vous parler des travaux du chercheur américain Jimo Borjigin en 2014 qui ont révélé une activité cérébrale inattendue après la mort clinique. Une "tempête d'ondes gamma" a en effet été observée, avec une intensité 11 à 12 fois supérieure à la normale. Or ces ondes sont généralement associées à des états de conscience élevés. De plus, les régions du cerveau liées à la conscience et à la mémoire restent actives, et on constate une synchronisation accrue entre différentes parties du cerveau. Autant de découvertes qui remettent en question l'idée que la mort cérébrale est un événement soudain et instantané.
2. Nouvelle perspective sur les expériences de mort imminente (EMI) :
Les EMI, longtemps considérées comme mystérieuses ou inexplicables, pourraient trouver une explication neurologique dans ces nouvelles découvertes. L'activité cérébrale intense observée après la mort clinique pourrait être à l'origine des sensations de détachement, des visions de tunnel lumineux, ou de la vie qui défile. Ces expériences pourraient être le résultat de l'interaction complexe entre différentes zones du cerveau dans un état de privation d'oxygène, produisant des hallucinations intenses similaires à des rêves éveillés.
3. Redéfinition des frontières de la mort :
Mais cela va plus loin. Ces découvertes remettent en question la définition actuelle de la mort clinique. Si le cerveau continue de fonctionner après l'arrêt cardiaque, à quel moment exact peut-on déclarer une personne morte ? Cela a des implications importantes pour les procédures médicales, notamment en ce qui concerne les techniques de réanimation et les décisions d'arrêt des soins. De plus, des recherches menées à l'Université de Yale ont montré qu'il était possible de réactiver partiellement des cellules cérébrales de porcs plusieurs heures après leur mort, ouvrant de nouvelles perspectives pour repousser les limites de la réanimation.
A noter que la thanatologie, l'étude scientifique de la mort, connaît un essor important. Les chercheurs s'intéressent aux mécanismes exacts de la mort cérébrale, cherchant à comprendre pourquoi certaines régions du cerveau restent actives plus longtemps que d'autres. Ces recherches pourraient non seulement améliorer notre compréhension de la mort, mais aussi avoir des implications majeures pour la médecine et notre conception de la conscience.
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Les œufs pourraient-ils aider à lutter contre les troubles bipolaires ?
Le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur caractérisée par la présence de période alternée d’exaltation extrême et de dépression profonde. Si ces signes cliniques permettent de diagnostiquer les personnes atteintes de ce trouble, malheureusement, son origine reste encore assez mystérieuse.
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Faudrait-il (encore plus) déconseiller la cigarette électronique aux adolescents ?
L'utilisation de la cigarette électronique a pu être présentée comme un substitutif au tabac qui pouvait être particulièrement intéressant dans l'idée d'arrêter de fumer. La réalité est qu'avec sa facilité d'utilisation, son coût en apparence plus limité, et ses goûts parfumés et sucrés, la cigarette électronique semble apparaître comme assez séduisante notamment pour un jeune public. Or, les répercussions potentielles de l'utilisation de la cigarette électronique sur, assez généralement l'ensemble de l’organisme, et plus particulièrement, sur le cerveau, restent encore à clairement identifier ; en particulier, en ce qui concerne les adolescents, dont l’organisme et le cerveau sont en plein développement.
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Que se passe-t-il lorsque nous voyons et sentons de la nourriture ?
Si le simple fait de voir et de sentir de la nourriture semble pouvoir nous mettre en appétit, ces seules informations sensorielles peuvent-elles réellement avoir des répercussions sur le fonctionnement de notre organisme ?
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Ce qu’il y a dans notre assiette a-t-il une influence sur notre cerveau ?
Que cela soit par préférence personnelle, par héritage culturel, ou pour des raisons plus économiques, nous sommes bien loin de tous manger la même chose. Il est donc particulièrement intéressant de se demander si ce qu’il y a dans notre assiette peut avoir une influence sur la santé et le fonctionnement de notre cerveau ?
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Pourquoi lorsque nous avons la nausée cela nous coupe l’appétit ?
Que cela soit dû à la tension liée à un événement prochain particulièrement stressant, au ballottement causé par les vagues sur le bateau dans lequel nous nous trouvons, ou encore à cette sorte d’inconfort gastrique allant avec cette maladie assez bénigne que nous avons en ce moment, il arrive assez fréquemment au cours de notre vie que nous ressentions des nausées. Ces nausées qui plus que de provoquer une sensation pas vraiment très agréable et souvent associés au fait de nous couper l'appétit. Même si cela peut sembler assez logique que lorsque nous ressentons des nausées, notre envie de nous nourrir soit diminuée, que se passe-t-il dans le cerveau pour nous pousser à ne pas manger lorsque nous nous sentons nauséeux ?
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Pourquoi sommes-nous de plus en plus lents à mesure que nous vieillissons ?
Pour conduire, se déplacer ou dans tous les gestes du quotidien, c'est une réalité qui semble s'intensifier avec le nombre des années : plus nous vieillissons, plus nos mouvements semblent devenir de plus en plus lents. Mais qu'est-ce qui est à l’origine de ce ralentissement ?
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La lumière a-t-elle un impact sur nos performances cognitives ?
Si la luminosité ambiante peut jouer sur notre niveau de vigilance, et que notre vigilance semble pouvoir jouer sur nos performances, notamment cognitives ; alors, existe-t-il un lien entre l'intensité lumineuse à laquelle nous sommes exposés et nos performances cognitives ? Et si oui, que se passe-t-il au sein de notre cerveau ?
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Et s’il était possible de diagnostiquer la sclérose en plaques à l’aide d’une prise de sang ?
La sclérose en plaques est une maladie au cours de laquelle le système immunitaire des individus atteints prend pour cible des éléments du propre système nerveux central de la personne. S'il existe plusieurs formes de cette pathologie, tous les individus atteints de sclérose en plaques ont en commun de voir les symptômes liés à la maladie progressivement s'aggraver avec le temps. Si une prise en charge thérapeutique est possible, il ne semble pas encore exister de traitement permettant de totalement guérir de cette maladie. Néanmoins, il apparaît que plus la prise en charge se fait tôt dans l'évolution de la maladie, plus lente et moins grave semblent être l'évolution et les manifestations des symptômes de celle-ci. Il apparaît donc essentiel de pouvoir diagnostiquer au plus tôt la présence de la sclérose en plaques.
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Et si les crises d'épilepsie n'étaient pas déclenchées par l'activité des neurones ?
L'épilepsie est une affection neurologique qui se caractérise par une hyperexcitation de certains neurones présents dans le cerveau. Une hyperexcitation de certains neurones pouvant entraîner une hyperactivité de ceux-ci. L’hyperactivité de ces neurones hyperexcités qui, par répercussion, peut entrainer l’activation intense et massive de bien d’autres neurones dans le cerveau, ce qui est appelé une crise d’épilepsie. Mais qu’est-ce qui est responsable de l’hyperexcitation de ces neurones participant au déclenchement des crises d’épilepsie ?
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Pourquoi toussons-nous lorsque nous inspirons de l’eau ?
Il vous est sûrement déjà arrivé en voulant avaler une gorgée d'eau, qu’au moins une partie celle-ci, au lieu de rejoindre votre système digestif fasse une fausse route et se retrouve dans vos voies respiratoires. Un problème d'aiguillage qui a sans doute provoquer chez vous une forte toux quasiment incontrôlable. Il semble logique de supposer que ce qui provoque cette quinte de toux et dû au fait mécanique que la présence de l'eau dans les poumons altère la respiration. Mais, en réalité, les choses sont plus complexes.
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Qu'est-ce qui différencie un joueur de football professionnel, d'un joueur du dimanche ?
Outre des différences évidentes quant à la condition physique entre des individus s'entraînant plusieurs heures par jour, quasiment tous les jours, et des individus plus sédentaires ; qu'est-ce qui différencie, tout particulièrement au niveau cérébral, un joueur de football professionnel, d'un joueur bien plus amateur ?
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Quelle type de profession protège le mieux contre la maladie d’Alzheimer ?
Nous avons toutes et tous un risque plus ou moins grand de voir, avec l'âge, nos fonctions cognitives pathologiquement décliner et nous conduire vers diverses pathologies comme la maladie d'Alzheimer. Ce qui influence ce risque dépend de nombreux facteurs tels que notre patrimoine génétique, le niveau de santé de notre organisme ou encore ce que nous avons fait au cours de notre vie. Mais à quel point le type de profession que nous occupons peut-il jouer un rôle sur ce risque ?
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Et si les traitements contre le VIH pouvaient diminuer le risque d’être atteint de la maladie d’Alzheimer ?
La maladie d'Alzheimer est une pathologie neurodégénérative qui touche plusieurs millions de personnes à travers le monde. Malheureusement, il n'existe, à l'heure actuelle, aucun traitement permettant de guérir de cette maladie. Les deux grandes pistes pour lutter contre cette pathologie sont, d’une part, de détecter au plus tôt l'apparition de la maladie pour en ralentir au maximum la vitesse d’évolution ; et d'autre part, de réduire les facteurs de risques qui pourraient conduire vers la maladie. La quête de nombreux scientifiques est donc de trouver à la fois un traitement qui permettrait de guérir de la maladie d'Alzheimer, mais aussi de découvrir des éléments qui permettraient de réduire le risque d’être atteint par cette pathologie.
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La malbouffe laisse-t-elle des traces sur le cerveau des adolescents ?
Hamburgers, sodas, glaces… si la malbouffe - ces aliments particulièrement gras et sucrés - est un peu partout autour de nous, sa consommation peut-elle laisser des traces sur le cerveau des personnes qui la consomment ? Et ceci notamment chez les adolescents, ces individus aux cerveaux en plein bouleversement ?
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Jusqu’où des traces de plastique peuvent-elles se retrouver ?
Des écouteurs ou des haut-parleurs permettant d'écouter cet épisode de podcast, en passant par la bouteille de notre boisson favorite achetée en supermarché, ou encore à l'emballage de nos rouleaux de papier toilette, dans notre vie quotidienne, l'utilisation des matières plastiques est un peu partout autour de nous. Des matières plastiques qui semble, au bout d'un certain temps, finir dans les décharges et/ou dans les océans. Or, il apparaît que la dégradation des matières plastiques semble être particulièrement longue. Et cette longue dégradation passe par la formation de particules microscopiques de matière plastique. Des particules microscopiques de matières plastiques qui semblent pouvoir être inhalées et ingérées par les êtres vivants. Mais que se passe-t-il lorsque ces microparticules de plastique sont présentes dans l’organisme ?
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Pourquoi cligne-t-on autant des yeux ?
Le clignement de paupière permet de renouveler le film lacrymal à la surface de nos yeux afin notamment de les protéger et de les conserver correctement hydraté. Mais il apparait que nos clignements de paupières sont bien plus fréquents que ce qui semble nécessaire pour renouveler le film lacrymal. Alors pourquoi clignons-nous autant des yeux, alors même qu'en apparence ce clignement est contreproductif pour la perception visuelle en interrompant le flux d’informations que nous yeux reçoivent ?
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Pourquoi oublie-t-on son téléphone en partant ?
Qui n’a jamais oublié ses clés, sa veste ou son téléphone en sortant de son domicile, en partant de son bureau ou en quittant sa voiture ? Au quotidien, nous faisons des actions routinières très souvent presque à l’identique ; et pourtant, il peut...
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Le risque de suicide peut-il se voir dans le cerveau ?
Arriver à identifier les personnes ayant un risque de suicide important est primordial. Car identifier ces personnes, c’est pouvoir leur proposer une prise en charge la plus adéquate possible. Une prise en charge qui a le potentiel d’éviter le passage...
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