
Chaque voix compte
Par LCP - Assemblée nationale
Réseau : LCP-Assemblée nationale
100 épisodes
Grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP-Assemblée nationale du mardi au vendredi à 19h30 et 23h30.
Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon.
Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer.
Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire.
LCP - Assemblée nationale podcast.
Retrouvez-nous sur www.lcp.fr
et sur YouTube : https://www.youtube.com/@lcpassembleenationale
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Épisodes

Solitude : le mal du siècle ? | Chaque voix compte - 05/06/2026
À LA UNE / Solitude : le mal du siècle ?
Selon une étude de la Fondation de France, près d’un tiers des Français se trouvent aujourd’hui en situation d’isolement relationnel et près d’un quart ressentent de la solitude. Parmi eux, les plus durement touchés sont les personnes âgées : 750 000 sont en situation de « mort sociale », selon les Petits Frères des Pauvres, c'est-à-dire quasi ou totalement coupées de tout lien social. La solitude concerne également les plus jeunes : 40% des 18-24 ans déclarent se sentir seuls, selon un sondage de l’Ifop. En zone rurale, l'isolement relationnel continue de progresser : 14 % des habitants des communes rurales sont isolés, d’après la Fondation de France. En trois ans, ce taux a augmenté de trois points. Or, selon l’OMS, la solitude et l’isolement social ne sont pas simplement des états émotionnels mais ils ont un impact direct sur la santé mentale et physique. Ce constat pousse Jean-François Serres, fondateur de Monalisa, à déclarer : « Il faut faire de la solitude et de l’isolement social un grand sujet de campagne présidentielle ». Comment les responsables politiques peuvent-ils agir pour remédier à cette solitude croissante d’une partie des Français ?
Invités :
- Anne Souyris, sénatrice écologiste de Paris
- Jean-François Serres, fondateur de « Monalisa », essayiste
- Antoine Pelissolo, psychiatre, premier adjoint (PS) au maire de Créteil
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

90 ans des congés payés : la France, pays des vacances ! | Chaque voix compte - 04/06/2026
À LA UNE / 90 ans des congés payés : la France, pays des vacances !
En 2026, la France célèbre l’un des marqueurs de son histoire sociale : les 90 ans des congés payés. Acquis emblématique du Front populaire en 1936, les semaines de vacances rémunérées ont profondément transformé notre société en ouvrant le droit au repos au plus grand nombre. D’après l’enquête du sociologue Jean Viard et de Guénaëlle Gault, directrice de l’Observatoire société et consommation, 86 % de la population considère les vacances comme « importantes ». 72% des Français sont partis en vacances en 2025 mais 14% d’entre eux sont empêchées par contraintes financières et cumul de fragilités. Selon une étude Verian, un salarié sur cinq ne prend pas l’intégralité de ses cinq semaines de congés annuels. Face à ce constat, le député Éric Pauget a déposé une proposition de loi visant à offrir la possibilité de transformer une partie des congés payés non utilisés en rémunération supplémentaire. 90 ans après leur instauration, les congés payés demeurent-ils un acquis social intangible ?
Invités :
- Guénaëlle Gault, directrice générale de l'Observatoire Société et Consommation (ObSoCo) et co-autrice de « Le livre des vacances » (éditions de l’Aube)
- Dominique Marcel, président de l'Alliance France Tourisme
- Benoît Serre, président du cercle Humania
Chroniques :
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il faire payer les casseurs ?
Après les violences qui sont survenues en marge du sacre du PSG en Ligue des champions, samedi 30 mai, et les 890 interpellations déclarées, le Premier ministre a demandé à ses ministres de « préparer les textes » permettant de faire payer les auteurs des dommages. « Ce sont ceux qui cassent qui doivent payer », a déclaré Sébastien Lecornu. Le gouvernement entend ainsi instaurer le principe du « casseur-payeur » au sein du projet de loi RIPOST annoncé début juillet. Le Premier ministre s’est dit ouvert à l’idée de supprimer les aides sociales dont bénéficient les personnes condamnées pour des faits de délinquance. Un principe défendu par la droite et l’extrême droite, tandis que la gauche n’y est pas favorable et propose de s’attaquer aux racines de cette violence. Face aux violences et aux dégradations, le principe du « casseur-payeur » constitue-t-il une réponse efficace et juste ?
Invités :
- Michaël Taverne, député « Rassemblement National » du Nord
- Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons & indépendants » du Val-de-Marne
- Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d’Oise
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Data centers : eldorado ou cauchemar écolo ? | Chaque voix compte - 03/06/2026
À LA UNE / Data centers : eldorado ou cauchemar écolo ?
À l’occasion du sommet Choose France - évènement qui rassemble des dizaines de grands patrons pour encourager les investissements étrangers en France - des constructions de gigantesques centres de données destinés à l'intelligence artificielle ont été annoncées dans les Hauts-de-France. Le géant japonais des technologies, SoftBank, va engager la somme record de quarante-cinq milliards d’ici à 2031 pour la construction de trois centres de données, à Dunkerque, Bouchain (Nord) et Bosquel (Somme). La loi de simplification de la vie économique, publiée le 27 mai, prévoyait, en effet, un article pour faciliter l’installation sur le sol français de ces infrastructures. Toutefois, associations environnementales et riverains alertent sur le risque de voir une part importante des ressources énergétiques françaises mobilisée au profit de ces centres de données. Ils soulignent également les tensions potentielles liées à la consommation d’eau et l’impact foncier. Entre impératifs de souveraineté numérique et risques environnementaux : faut-il encourager le développement de ces infrastructures sur le territoire français ?
Invités :
- Isabelle Rauch, députée « Horizons » de Moselle
- Stella Morabito, directrice générale de l’Alliance Française des Industries du Numérique
- Jean-François Dupont, administrateur de France Nature Environnement Seine-et-Marne
Chroniques :
« Le chiffre du jour » : data centers, des données mais pas d’emploi ? par Julie Ruiz
« Quelle histoire ! » : Poutine, la peur des drones par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il taxer le vapotage ?
La Commission européenne a adopté, mercredi 3 juin, deux directives qui imposeront une taxation comprise entre 20 et 40% sur les produits de vapotage à partir du 1er janvier 2028. En France, un texte sur la taxation des cigarettes électroniques avec un taux inférieur à celui envisagé par l’UE avait été évoqué en octobre 2025 puis retiré : une victoire pour la Fédération interprofessionnelle de la vape (Fivape) qui s’alarmait de l’impact sur le secteur. Près de 3 millions de Français sont adeptes du vapotage qui constitue, pour certains, une aide efficace contre le tabagisme. L’ANSES présentait ainsi, dans un rapport publié en février 2026, la cigarette électronique comme une alternative nettement moins dangereuse que le tabac, tout en pointant les risques sanitaires d’un usage sur le long terme : effets cardiovasculaires, respiratoires ou cancérigènes. La France doit-elle taxer les produits du vapotage ?
Invités :
- Anna Pic, députée socialiste de la Manche
- Charles de Courson, député LIOT de la Marne
- Docteure Marion Adler, médecin tabacologue et addictologue
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Duralex : la dure loi de la réalité ? | Chaque voix compte - 02/06/2026
À LA UNE / Duralex : la dure loi de la réalité ?
Après deux ans de reprise en coopérative, et malgré une levée de fonds record auprès du grand public, le fleuron industriel Duralex, a demandé, lundi 1er juin, son placement en redressement judiciaire. La célèbre verrerie, qui emploie 243 salariés a justifié ses difficultés financières par une hausse « du coût des matières premières et de l’énergie en début d’année ». Une audience de revoyure, sorte de « point d’étape » est fixée le 2 juillet. Face aux risques de désindustrialisation et aux difficultés de transmission des PME, le député Michel Castellani défend une proposition de loi destinée à encourager la création et la reprise d'entreprises sous forme de SCOP. Le député souhaite notamment un cadre fiscal plus favorable et la mise en place d’un soutien public aux salariés repreneurs. Quelle forme doit prendre le plan de sauvetage pour l’industrie française ?
Invités :
- Maxime Quijoux, sociologue, chargé de recherche au CNRS
- Michel Castellani, député LIOT de Haute-Corse
- Cyril Zorman, Président de la Confédération générale des SCOP et des SCIC
Chroniques :
« Le chiffre du jour » : les coopératives, un modèle qui fonctionne ? par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » : Confession, un secret bien gardé ! par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Migrants : faut-il ouvrir des « centres de retour » ?
Les eurodéputés ont trouvé un accord, lundi 1er juin, pour durcir la politique migratoire de l’Union européenne (UE). Le texte voté porte notamment sur les retours de migrants vers leurs pays d'origine, actant ainsi le possible lancement de « hubs de retour ». Ces centres, situés hors du territoire européen, devraient recevoir des étrangers devant quitter l'UE, notamment après un refus d'une demande d'asile. Selon ses promoteurs à droite et à l’extrême droite, la loi vise à remédier à une situation migratoire où seulement 20 % des décisions d’expulsion sont mises en œuvre. Le compromis devra être voté une dernière fois par le Parlement européen et les États membres. L’eurodéputée écologiste Mélissa Camara y voit quant à elle un « recul historique pour les droits fondamentaux des personnes exilées ». L’Europe tient-elle avec les « hubs de retour » une nouvelle réponse à la question migratoire ?
Invités :
- Edwige Diaz, députée « Rassemblement National » de Gironde
- Paul Christophle, député socialiste de la Drôme
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Climat : le temps de l’adaptation ? | Chaque voix compte - 29/05/2026
À LA UNE / Climat : le temps de l’adaptation ?
Depuis le jeudi 21 mai, la France traverse un épisode de chaleur « historique », selon Météo-France. Les températures atteignent des niveaux rarement observés à cette période de l’année ; 37°C enregistrés à Narbonne, poussant dix-sept départements à être placés en vigilance orange canicule. D’après Météo-France, jusqu’à la fin des années 1980, la France connaissait en moyenne une vague de chaleur tous les cinq ans. Depuis le début des années 2000, au moins un épisode est désormais constaté chaque été. La cheffe de file des écologistes, Marine Tondelier, s’est dite « effarée par l’impréparation du gouvernement » qui a réuni une dizaine de ses ministres le jeudi 28 mai et promis un « plan d’endurance pour l’été ». Alors que les classes surchauffent, que les travailleurs en extérieur et les personnes âgées subissent de plein fouet les fortes chaleurs, et que certains logements deviennent invivables, la France est-elle prête à affronter des vagues de chaleur de plus en plus intenses ?
Invités :
- Sandrine Le Feur, députée « Ensemble pour la République » du Finistère
- Léa Balage El Mariky, députée écologiste de Paris
- François Gemenne, professeur à HEC, co-auteur du 6ème rapport du GIEC, auteur de « Parler du climat sans plomber l’atmosphère » (Odile Jacob)
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Médicaments anti-obésité : une révolution… à quel prix pour la Sécu ? | Chaque voix compte - 28/05/2026
À LA UNE / Médicaments anti-obésité : une révolution… à quel prix pour la Sécu ?
Les traitements contre l’obésité Wegovy et Mounjaro, seront officiellement remboursés dès la mi-juin en France a annoncé, jeudi 28 mai, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. En France, 17% de la population adulte est obèse, selon l’Agence Régionale de la Santé. Après de longs mois de négociations, le gouvernement et les laboratoires fabricants sont parvenus à un accord sur le montant du remboursement de ces médicaments analogues du GLP1, qui miment l’effet d’une hormone avec une action coupe-faim. Initialement recommandés pour le traitement du diabète de type 2, la molécule agit également sur la perte de poids. « Pour la très grande majorité, ça sera un remboursement à 100 % » , a précisé la ministre :la mesure devrait coûter « une centaine de millions d’euros » à l’Assurance-maladie, les prescriptions seront donc « strictement encadrées ». Face aux risques de mésusages, le remboursement de ces médicaments est-il la solution pour lutter contre l’obésité ?
Invités :
- Professeur Sébastien Czernichow, médecin nutritionniste
- Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d’Obèses
- Géraldine Zamansky, journaliste au magazine de la Santé
Chroniques :
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
« Le mot du jour » : Obésité par Mariette Darrigrand
LA QUESTION QUI FÂCHE / Canicule : le vent tourne pour la climatisation ?
Face aux grandes chaleurs qui sévissent dans l’Hexagone, la cheffe de file du Rassemblement National, Marine Le Pen, a réclamé « un grand plan pour la climatisation ». Souvent honteux, l’équipement des Français en climatisation progresse toutefois d’année en année, puisqu’il concerne 27% des maisons et 12% des appartements en 2025. L’Agence internationale de l’énergie rappelle que la climatisation demeure énergivore et représente 10% de la consommation électrique mondiale. Face aux positions du Rassemblement national, Maider Olivier, chargée de plaidoyer climat à la Fondation pour le logement évoque une « mal-adaptation au changement climatique parce que la climatisation rejette l'air chaud à l'extérieur ». La France doit-elle davantage se climatiser pour affronter les fortes chaleurs ?
Invités :
- Arthur de Lassus, ingénieur et co-fondateur de Horizons décarbonés
- Thomas Ménagé, député « Rassemblement National » du Loiret
- Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Code noir : abroger et… réparer ? | Chaque voix compte - 27/05/2026
À LA UNE / Code noir : abroger et… réparer ?
Le mercredi 20 mai, la commission des lois a voté à l’unanimité la proposition de loi du député de Guadeloupe Max Mathiasin (LIOT) visant à abroger le Code noir et l’ensemble des textes ayant réglementé l’esclavage. Ce recueil d’ordonnances royales édictées à partir de 1685 « régit la mise en esclavage d’êtres humains et les réduit au statut juridique de biens meubles ». S’il n’est plus appliqué depuis l’abolition de l’esclavage, en 1848, il n’a jamais été supprimé en droit. Le texte prévoit également l’élaboration d’un rapport sur les effets de long terme de la législation coloniale là où elle s’est appliquée. À l’occasion des célébrations des 25 ans de la Loi Taubira, reconnaissant la traite transatlantique et l’esclavage comme des « crimes contre l’humanité », Emmanuel Macron a évoqué, jeudi 21 mai, la nécessité de « réparations » liées à ces crimes, sans toutefois annoncer de mesures concrètes. Pourquoi le Code noir existe-t-il encore en droit français et comment mettre en application ces réparations ?
Invités :
- Max Mathiasin, député « Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires » de Guadeloupe
- Vincent Hugeux, journaliste, enseignant à Sciences Po, auteur de « Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l’esclavage » (éditions Perrin)
- Myriam Cottias, directrice du centre international de recherche sur les esclavages et les post-esclavages, directrice de recherche au CNRS
Chroniques :
- « Les off de Lou » : RN, un parti et deux lignes économiques par Lou Fritel
- « Quelle histoire ! » : « Grandeur » de l’Amérique : Trump réécrit l’Histoire par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Médecins spécialistes : une obligation de consultation dans les déserts médicaux ?
Dans un rapport publié par le cercle de réflexion Terra Nova, mardi 26 mai, le directeur général des hôpitaux publics parisiens (AP-HP), Nicolas Revel, préconise d’instaurer une obligation de « consultations avancées » en zone sous-dotée pour les médecins spécialistes hospitaliers et libéraux exerçant dans les grands centres urbains. D’après le ministère de la Santé, la désertification médicale touche près de neuf millions de Français. Ces consultations seraient imposées « sur une durée limitée de la carrière » et sur des sites « à une distance raisonnable du lieu d'exercice principal du médecin ». En mai 2025, les députés avaient adopté une proposition de loi portée par Guillaume Garot (PS) visant à flécher l’installation des médecins généralistes comme spécialistes dans les territoires les moins bien dotés. La députée Joëlle Mélin (RN) avait dénoncé une loi limitant la liberté d’installation « qui ne ferait qu’aggraver le manque d’attractivité de la profession ». Comment lutter efficacement contre les déserts médicaux ?
Invités :
- Docteur Jean-Paul Hamon, président d’honneur de la fédération des médecins de France
- Guillaume Garot, député socialiste de Mayenne
- Joëlle Mélin, députée « Rassemblement National » des Bouches-du-Rhône
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Électrification : Emmanuel Macron sonne la mobilisation | Chaque voix compte - 26/05/2026
À LA UNE / Électrification : Emmanuel Macron sonne la mobilisation
Un mois après la publication d'un plan d'électrification des usages par le gouvernement, comportant 22 mesures destinées à doper la consommation d'électricité en France, Emmanuel Macron a réuni mardi 26 mai « l’équipe de France de l’électrification », soit les acteurs majeurs de la filière, industriels et énergéticiens. L'objectif est double : réduire les émissions de CO2 et rendre ménages et entreprises moins dépendants de carburants issus de pétrole importé, alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix. Souveraine en électricité, la France se trouve aujourd'hui en situation de surproduction. Le gouvernement formule des propositions : la multiplication des bornes de recharges, un investissement de 240 millions d’euros d’EDF pour électrifier les transports et aider les ménages à s’équiper d’une pompe à chaleur. Ces ambitions d’électrification sont-elles réalistes ?
Invités :
- Raphaël Schellenberger, député « non inscrit » du Haut-Rhin
- Paul Messad, journaliste énergie et climat chez GreenUnivers
- Yamina Saheb, directrice du laboratoire mondial des Sobriétés, chercheure et enseignante à Sciences Po
Chroniques :
« Le chiffre du jour » : électrification, quelles retombées pour l’emploi ? par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » : Encyclique de Léon XIV : l’Église au temps de l’IA par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Encadrement des loyers : stop ou encore ?
Les économistes Guillaume Chapelle et Gabrielle Fack ont rendu le mardi 26 mai, le rapport d'évaluation de l'encadrement des loyers confié par Matignon. Alors que la reconduction du dispositif, portée par les socialistes, avait été adoptée dans l’hémicycle, le rapport conclut à des « effets ambivalents ». D'un côté, le dispositif « contribue à modérer les loyers observés » ; de l’autre, il demeurerait « imparfaitement ciblé, difficile à piloter et insuffisamment documenté statistiquement ». Si le gouvernement, qui s’est opposé à sa pérennisation, estime l’encadrement « inefficace », Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement, rappelle toutefois que le rapport propose des pistes de renforcement, appuyées par l’expérience des collectivités qui en demandent la reconduction. Face à ces constats, l’encadrement des loyers est-il la solution pour modérer l’augmentation des prix dans les zones tendues ?
Invités :
- Marie Coeurderoy, journaliste à « La Tribune Dimanche » et « BFM Business », spécialiste du logement
- Philippe Lottiaux, député « Rassemblement National » du Var
- Inaki Echaniz, député socialiste des Pyrénées-Atlantiques
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Plan Grand âge : le grand oublié | Chaque voix compte - 22/05/2026
À LA UNE / Plan Grand âge : le grand oublié
Au printemps 2025, le gouvernement a annoncé un « Plan Grand âge » censé concrétiser les promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Mais la présentation du plan n’a cessé d’être repoussée, d’abord à l’automne puis en février 2026. Or, le 12 février l’annonce du plan a été une nouvelle fois reportée, sans précisions sur une autre date. La ministre déléguée chargée de l’Autonomie, Camille Galliard-Minier, a alors introduit le samedi 18 avril, la création d’une conférence nationale sur l’autonomie. Cette conférence « va nous doter d’un cap clair pour les prochaines années pour agir sur tous les champs du vieillissement », selon la ministre. Elle a par ailleurs annoncé la transformation des Ehpad en « Maisons France Autonomie ». Toutefois, les professionnels du secteur dénoncent une réforme « floue et cosmétique ». « On ne pourra pas dire que l'on ne savait pas. Sans loi de programmation, nous n'aurons ni le financement, ni le personnel », insiste Marc Bourquin, de la Fédération hospitalière de France, qui réclame une loi de programmation pluriannuelle. Dans une France qui accueillera près de quatre millions de personnes âgés en 2050, dans laquelle les Ehpad ont été bousculés par des scandales de maltraitances, établissements en proie à des difficultés financières et de recrutement, où les défis de l’isolement et de la dépendance inquiètent, quelles réponses pour accompagner les nouvelles réalités du vieillissement ?
Invités :
- Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé et de l’Autonomie
- Jérôme Guedj, député socialiste de l’Essonne
- Patrice Machuret, directeur de l’Ehpad Soleil Bretteville sur Odon, auteur de « Papa, maman, qu’est-ce qu’on va faire de vous ? » (Éditions Le Lys Bleu)
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouveau plan d’aides : un vrai changement d’échelle ? | Chaque voix compte - 21/05/2026
À LA UNE / Nouveau plan d’aides : un vrai changement d’échelle ?
Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé, jeudi 21 mai 2026, un nouveau « paquet d’aides » à destination des Français qui subissent l’augmentation des prix des carburants depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Tiraillé entre la nécessité d’agir pour le pouvoir d’achat des Français et sa volonté de garder le budget de l’État sous contrôle, dans un contexte d’explosion de la dette, le gouvernement a annoncé 710 millions d’euros de nouvelles aides. Rejetant les aides généralisées, des mesures ciblées sont privilégiées : les aides aux carburants pour agriculteurs, pêcheurs, routiers et le BTP sont reconduites pour 3 mois. Parmi les nouveautés, les taxis bénéficieront d’une aide à l’achat de véhicules électriques et les aides à domicile verront leurs indemnités kilométriques revalorisées de 20 centimes. Enfin, la prime carburant employeur, aide défiscalisée et désocialisée, passe de 300 à 600 euros et les conditions pour en bénéficier sont largement assouplies. Ces mesures tant attendues sont-elles à la hauteur de la crise des prix du carburant ?
Invités :
- Stéphanie Villers, économiste chez PwC France
- Francis Pousse, président de la branche distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians
- Philippe Coy, porte-parole de la CPME
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : « Pardon », le mot tabou des politiques ? par David Revault d’Allonnes
« Lecornu, les mots de la crise » par Mariette Darrigrand
LA QUESTION QUI FÂCHE / Automobile : faut-il ouvrir nos usines à la Chine ?
Stellantis, constructeur automobile franco-italo-américain, a officialisé, mercredi 20 mai 2026, son partenariat avec le groupe chinois Dongfeng, constructeur de voitures électriques et hybrides. Des modèles de la marque chinoise vont être distribués en Europe et produits au sein de l’usine de Rennes, sous-exploitée depuis plusieurs mois. Le site rennais ne produit actuellement qu’un modèle - le C5 Aircross de Citroën - et accumule les périodes de chômage technique. Le groupe Stellantis, qui a enregistré plus de 22 milliards d’euros de pertes en 2025, espère pouvoir améliorer la « visibilité » de l’entreprise et profiter du savoir-faire chinois en matière d’électrique. Les syndicats voient cette opportunité comme « une bouée de sauvetage », promettant toutefois d’être attentifs aux contrats de travail. Entre sauvetage et enjeu de souveraineté, faut-il laisser plus de place aux alliances économiques avec la Chine ?
Invités :
- Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme
- Alma Dufour, députée « La France insoumise » de Seine-Maritime
- Yves Carra, porte-parole de « Mobilité Club France »
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Loi agricole : la guerre du poulet est déclarée | Chaque voix compte - 20/05/2026
À LA UNE / Loi agricole : la guerre du poulet est déclarée
Alors que les députés débutent l’analyse du projet de loi d’urgence agricole, un sujet divise l’hémicycle : les poulaillers. En 2025, la consommation de volailles a augmenté de 3,3% par rapport à 2024. Pour répondre à la demande et « à des enjeux de souveraineté », le gouvernement prévoit de faciliter l’installation de méga-poulaillers. Pour installer ou agrandir leurs poulaillers, les éleveurs répondent au régime des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et doivent suivre de longues et coûteuses procédures. Afin d’y remédier, le texte souhaite que seuls les élevages de plus de 60 000 poules pondeuses et 85 000 poulets de chair soient concernés par ces longues procédures, contre 40 000 auparavant. La mesure est plébiscitée par les éleveurs qui dénoncent le « coût financier et psychologique » du régime d’autorisation. Du côté des associations, « ces élevages peuvent avoir de nombreux impacts sanitaires en termes de pollution de l'eau, de l'air, des sols », relève Marie Waniowski, chargée de campagne politique au sein de L214. L’essor de la consommation de volaille justifie-t-il un allègement des règles encadrant les grands élevages ?
Invités :
- Rémi Barbet, journaliste à La Croix, chef de rubrique agriculture et consommation
- Philippe Jouvet, avocat en droit économique
- Yann Nédélec, Directeur de l’Association nationale interprofessionnelle de la volaille de chair (Anvol)
« Quelle histoire ! » : « nominations présidentielles, le fait du prince ? » par David Revault d’Allonnes
LA QUESTION QUI FÂCHE / Orthographe : à qui la faute ?
À l’approche du baccalauréat, le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a affirmé son « exigence » face à ce diplôme cible de critiques pour « être donné à tout le monde ». Outre un encadrement plus strict des points attribués par les jurys, le ministre met l’accent sur la maîtrise de la langue. « Toute copie qui n’a pas un niveau suffisant en termes d’orthographe […] ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat », assène le ministre. Des recommandations spécifiques seront édictées pour chaque matière et transmises aux correcteurs, ainsi qu’aux commissions d’entente et d’harmonisation. La maîtrise de l’orthographe doit-elle devenir un critère décisif pour obtenir le baccalauréat ?
Invités :
- Claire Lejeune, professeure et députée « La France insoumise » de l’Essonne
- Xavier Breton, député « Droite Républicaine » de l’Ain
- Bruno Germain, linguiste, professeur à l’université Paris Cité
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Périscolaire : des dérives systémiques ? | Chaque voix compte - 19/05/2026
À LA UNE / Périscolaire : des dérives systémiques ?
Face au scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire, le parquet de Paris a annoncé enquêter sur plus d’une centaine d’établissements scolaires. Depuis le début de l’année 2026, 78 animateurs ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Ces chiffres traduisent un caractère « systémique », selon le nouveau maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire. Alors que l’édile a lancé une convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant à l’école et un plan d’action, les animateurs des écoles parisiennes ont manifesté, mardi 19 mai, contre « la politique de répression » de la municipalité. Ils dénoncent un « climat de suspicion généralisée ». « Les suspensions explosent, sans accompagnement des agents et des équipes concernées », ont-ils alerté. Selon l’intersyndicale, les mesures sociales annoncées par Emmanuel Grégoire dans le cadre de son plan d’action à 20 millions d’euros sont « totalement insuffisantes pour répondre aux problèmes structurels » d’une filière très précarisée en « sous-effectif chronique ». Comment mettre fin à la crise du périscolaire ?
Invités :
- Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne
- Elisabeth Guthmann, co-fondatrice du collectif SOS Périscolaire
- Franck Benghanem, délégué syndical SUPAP-FSU
Chronique :
« Quelle histoire ! » : de Trump à Poutine, la Chine au centre du jeu par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Caméras algorithmiques : la surenchère sécuritaire ?
Un amendement, déposé par le sénateur Pierre-Jean Verzelen (Horizons), entend autoriser l’usage de caméras de vidéosurveillance algorithmiques (VSA), capables de détecter des infractions, dans l’espace public et privé. Dopées à l’intelligence artificielle, ces caméras analysent les images grâce à des logiciels conçus pour détecter certaines situations. Ainsi, seront identifiables : un départ de feu, un individu armé ou un dépôt d’ordures sur la voie publique, etc. Exceptionnellement expérimentées pendant les Jeux olympiques de Paris, ces VSA restaient globalement interdites, avant d’être votées à l’Assemblée en février 2026. Le texte vient d’être repris et déposé sous forme d’amendement au projet de loi Ripost, examiné dès le 18 mai au Sénat. Faut-il généraliser les VSA au nom de la sécurité, quitte à porter atteinte aux libertés individuelles ?
Invités :
- Elisa Martin, députée « La France Insoumise » de l’Isère
- Pierre-Jean Verzelen, sénateur « Horizons » de l’Aisne
- Jean-Baptiste Soufron, avocat en droit du numérique
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Casse du Louvre : que dit le rapport ? | Chaque voix compte - 13/05/2026
À LA UNE / Casse du Louvre : que dit le rapport ?
Mercredi 13 mai, le député Alexis Corbière a présenté son rapport issu de la commission d’enquête « sur la protection du patrimoine national et la sécurisation des musées ». Mise en place à la suite du spectaculaire cambriolage du Louvre du 19 octobre 2025, la commission conclue que ce casse est le « révélateur des dysfonctionnements du modèle muséal français ». Le rapporteur pointe notamment « l’attention insuffisante » accordée par la direction, alors conduite par Laurence des Cars (qui a présenté sa démission en février 2026) aux enjeux de sûreté et de sécurité de l’institution culturelle. Ces derniers ont été « relégués au second plan, derrière des objectifs de rayonnement et d’influence ». Lors d’une visite du musée, Alexis Corbière s’est étonné des « défaillances » importantes en matière de sécurité, dues en partie à l'obsolescence de dispositifs techniques, ainsi qu'à la configuration des lieux. Le rapport, adopté à l'unanimité en commission, comporte 40 recommandations sur l’augmentation des moyens dédiés à la sécurité, sur la formation des personnels et la gouvernance des établissements. Que révèle ce rapport sur les fragilités du modèle muséal français ?
Invités :
- Alexis Corbière, député « écologiste et social » de Seine-Saint-Denis
- Patricia Tourancheau, journaliste spécialiste police et grand banditisme, autrice de « Le casse du Louvre » (Seuil)
- Jean-Christophe Castelain, rédacteur en chef du « Journal des Arts »
Chroniques :
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
LA QUESTION QUI FÂCHE / Livreurs à vélo : des esclaves des temps modernes ?
Des associations de livreurs, à Bordeaux et Paris, ont déposé plainte contre Uber Eats et Deliveroo pour traite d'êtres humains. Elles dénoncent l'exploitation de travailleurs très précaires. Selon leur avocat, Maître Laforcade, les plateformes recruteraient des personnes durablement précaires, dont de nombreux étrangers parfois en situation irrégulière, pour les employer à des tarifs très inférieurs aux minimums légaux, en contournant parfois le droit du travail. Jean-François Corty, président de Médecins du Monde, dénonce une forme « d’esclavage moderne » en rappelant dans une enquête de l’ONG que les livreurs travaillent en moyenne 63 heures par semaine pour un salaire net compris entre 840 et 880 euros. En 2024, l’Union Européenne avait adopté une législation pour renforcer les droits de ces travailleurs, prévoyant de requalifier comme salariés nombre d'entre eux. La France a jusqu'au 2 décembre pour transposer la directive européenne, par ordonnances ou voie législative. Comment encadrer les dérives sociales du modèle d’uberisation ?
Invités :
- Danielle Simonnet, députée « écologiste et social » de Paris
- Laurent Hily, représentant des livreurs indépendants auprès de l'Autorité des relations sociales des plateformes d'emploi (ARPE)
- En visioconférence : Thibault Laforcade, avocat en droit social
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Hantavirus : opération transparence ! | Chaque voix compte - 12/05/2026
À LA UNE / Hantavirus : opération transparence !
Un foyer d’hantavirus, infection transmise par les rongeurs et susceptible de provoquer de graves atteintes respiratoires, a été détecté à bord du navire de croisière MV Hondius, entraînant la mort de trois passagers. Parmi les cinq ressortissants français rapatriés des Canaries le dimanche 10 mai, une patiente a été testée positive et prise en charge à l’hôpital. Bien que l’Organisation Mondiale de la Santé estime le risque de propagation du virus « faible », le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé le déploiement d’un dispositif sanitaire particulièrement rigoureux. Celui-ci prévoit notamment la mise en quarantaine systématique des 22 cas contacts identifiés, ainsi que la tenue de deux réunions interministérielles quotidiennes à Matignon. « Notre réponse sanitaire est claire : pour tous les cas contacts, sans exception, quarantaine renforcée en milieu hospitalier », a affirmé le chef du gouvernement. Alors que cet épisode ravive le souvenir des premières heures de la pandémie de Covid-19, la réponse politique apportée est-elle appropriée ?
Invités :
- Yannick Neuder, député « Droite Républicaine » de l’Isère, ancien Ministre de la Santé
- Brigitte Autran, professeure émérite d’immunologie
- Géraldine Zamansky, journaliste au magazine de la santé
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : « Hantavirus : les Etats-Unis, maillon faible ? » par Olivier Ravanello
« Le chiffre du jour » : « Cinéma, les Français retournent en salle ! » par Fanny Guinochet
LA QUESTION QUI FÂCHE / Tests ADN : faut-il les légaliser ?
Une proposition de loi sur le droit d’accès aux origines a été examinée le mercredi 6 mai en commission des lois à l’Assemblée nationale. Le texte déposé par la députée Natalia Pouzyreff (Ensemble pour la République) vise à légaliser les tests ADN généalogiques. Ces tests permettent notamment d’obtenir des indications sur les origines géographiques de ses ancêtres, mais aussi d’identifier des membres de sa famille. Si la pratique est interdite en France, entre 1,5 et 2 millions de Français se seraient déjà procuré des tests à l’étranger, selon le CESE. Natalia Pouzyreff souhaite, dans un cadre juridique strict, « permettre l’accès à ses origines pour toute une partie de la population intéressée par son histoire familiale, dont des personnes qui ont une quête existentielle, comme des enfants nés sous X, ou issus de PMA ». Toutefois, le Cese a souligné les risques majeurs liés à l’utilisation de ces tests, en particulier en matière de protection des données personnelles, de commercialisation des données génétiques et de potentielles fuites d’informations. Face aux risques de dérives, faut-il permettre à tous les Français de recourir aux tests ADN ?
Invités :
- Nathalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines
- Sandra Regol, députée « Écologiste et social » du Bas-Rhin
- Valérie Depadt, maître de conférences en droit privé et chercheuse spécialisée dans la bioéthique
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Voiture électrique : la grande accélération ? | Chaque voix compte - 07/05/2026
À LA UNE / Voiture électrique : la grande accélération ?
Avec la guerre au Moyen-Orient, la flambée des prix à la pompe a fortement accéléré l’essor des véhicules 100 % électriques en France. Les ventes ont progressé de 48 % depuis janvier, avec une envolée de 69 % en mars. Elles représentent désormais un tiers du marché automobile : un niveau historique. Dans une note publiée jeudi 7 mai, l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE) souligne que la hausse durable du coût des énergies fossiles, conjuguée à la baisse des prix des véhicules électriques d’occasion, renforce l’attractivité des solutions décarbonées. Dans le prolongement du plan d’électrification que le gouvernement entend déployer au cours de l’été, la ministre déléguée à l’énergie, Maud Bregeon, a confirmé, samedi 18 avril, le retour du dispositif de « leasing social » dès le mois de juillet. Cette formule de location à tarif réduit vise à faciliter l’accès à la voiture électrique pour les ménages aux revenus modestes. « Nous visons dans un premier temps 50 000 véhicules destinés aux Français modestes, percevant en moyenne moins de 2 200 euros par mois », a précisé la ministre. Le mouvement d’électrification est-il durablement enclenché ?
Invités :
- Pierre-Olivier Marie, rédacteur en chef adjoint de « Caradisiac.com »
- Bastien Gebel, responsable décarbonation de l’industrie automobile de l’organisation « Transport et environnement »
- Bernard Jullien, maître de conférences à l’université de Bordeaux, spécialiste de l’industrie automobile
« La petite histoire dans la grande » : « Bruno Le Maire, une ambition publique » par Anna Cabana
« Quelle histoire ! » : « Charles de Gaulle, le sauveur d’Ormuz ? » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Étudiants étrangers : le tri par le prix ?
Dans le cadre d’un nouveau plan baptisé « Choose France For Higher Education », le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé le lundi 20 avril vouloir appliquer strictement les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises. Concrètement, la majorité des étudiants non ressortissants de l’Union européenne seront appelés à la rentrée 2026 à s’acquitter de droits d’inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd’hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros. Les organisations syndicales étudiantes ont appelé à manifester le 12 mai et dénoncent une mesure « xénophobe », « qui ira à l’encontre de l’objectif d’attractivité affiché comme caution par le gouvernement ». Faut-il appliquer des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers ?
Invités :
- Claire Lejeune, députée « La France Insoumise » de l’Essonne
- Anne Genetet, députée « Ensemble pour la République » des Français établis hors de Frace, ancienne ministre de l’Éducation nationale
- Paul-Henri Wallet, journaliste au Figaro
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Programmation militaire : 36 milliards pour quoi faire ? | Chaque voix compte - 06/05/2026
À LA UNE / Programmation militaire : 36 milliards pour quoi faire ?
Dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, les députés ont entamé, lundi 4 mai 2026, un débat sur l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) qui avait été votée en 2023. Le nouveau projet de loi, qui fixe d’ici à 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises, prévoit une augmentation du budget de 36 milliards d’euros, pour atteindre 436 milliards d’euros. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, souhaite « préparer la France à ce qui vient ». Le texte met l’accent sur des postes d’investissements précis, notamment dans les munitions, avec 8,5 milliards d’euros supplémentaires alloués et dans la lutte anti-drones. Le gouvernement souhaite également créer un nouveau service national volontaire qui sera réservé aux jeunes de 18 à 25 ans. Enfin, pour faire face à d'éventuelle menaces « graves et actuelles », le projet de loi crée un nouvel état d'alerte de sécurité nationale, permettant aux autorités de déroger à plusieurs normes en matière d'environnement, d'urbanisme, de procédures publiques. Si la gauche redoute un « régime d’exception » aux critères d’activation « trop flous », plusieurs députés à droite jugent la portée du texte insuffisante. Cette actualisation de la LPM répond-t-elle aux nouveaux enjeux de défense ?
Invités :
- Thomas Gassilloud, député « Ensemble pour la République » du Rhône
- Aude Leroy, journaliste spécialiste défense
- Benoît Grémare, chercheur associé à l’IFAS, ancien officier de marine, auteur de « Histoire de la dissuasion nucléaire française » (Armand Colin)
Chroniques :
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
« Périer Tranche » par Bertrand Périer
LA QUESTION QUI FÂCHE / Financement électoral : faut-il voler au secours du RN ?
À un an de la présidentielle, aucune banque française n'a accepté de prêter de l'argent au Rassemblement National (RN). Le parti cherche à réunir 10,7 millions d’euros, soit le plafond des dépenses électorales remboursables par l’État pour les candidats qualifiés au second tour. Le mercredi 29 avril, le président de la Fédération bancaire française (FBF) Daniel Baal a jugé la situation « problématique ». De son côté, Sébastien Chenu, député RN, dénonce « une crise démocratique ». « Les prêts de particuliers ne peuvent pas financer une campagne présidentielle : donc, on fait quoi ? » insiste Marine Le Pen, présidente du groupe. Cette situation ravive le débat relatif à la création d’une « banque de la démocratie » : la possibilité pour les partis de se financer auprès d'organismes publics. Faut-il repenser les modes de financement de la campagne présidentielle ?
Invités :
- Edwige Diaz, députée « Rassemblement National » de Gironde
- Philippe Gosselin, député « Droite Républicaine » de la Manche
- Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Audiovisuel public : le rapport choc | Chaque voix compte - 05/05/2026
À LA UNE / Audiovisuel public : le rapport choc
Après six mois de polémiques, le député Charles-Henri Alloncle (Union des droites pour la République), rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a publié, mardi 5 mai, son rapport comprenant ses 70 préconisations ayant pour objectif de réaliser plus d’un milliard d’euros d’économies. Le député conseille notamment de supprimer la chaîne France 4 et France TV Slash, tandis que France 2 et France 5 seraient fusionnées au profit d'une « grande chaîne généraliste ». Charles-Henri Alloncle enjoint un devoir de réserve « renforcé pour les présentateurs, animateurs-producteurs et décideurs éditoriaux de premier plan ». Enfin, il réclame une réduction budgétaire pour le service des sports, des jeux et divertissements. En avant-propos du rapport, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) est revenu sur les tensions survenues au cours des auditions. Si le rapporteur a annoncé déposer une proposition de loi dans l’esprit du rapport lors de la niche de son parti en juin prochain, le Premier ministre, Sébastien Lecornu estime que le texte « passe à côté de l’essentiel » et déplore « une occasion manquée ». Les mesures avancées sont-elles souhaitables pour l’avenir du service public audiovisuel ?
Invités :
- Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons & Indépendants » du Calvados
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : fausse Une de Closer : l’IA trompe CNews par Olivier Ravanello
« Le chiffre du jour » : le nuage de la stagflation par Fanny Guinochet
LA QUESTION QUI FÂCHE / Rave party : la fête est finie ?
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est rendu dimanche 3 mai dans le Cher, où une rave party s’est déroulée durant 4 jours sur un terrain militaire. Cette fête non déclarée a rassemblé, selon la préfecture, 20 000 festivaliers sur un champ de tir appartenant à la Direction générale de l’armement (DGA), terrain jugé dangereux par les autorités, en raison de la présence d'obus non explosés. Les organisateurs du « Teknival » ont précisé dans un communiqué avoir délibérément choisi ce champ militaire proche de Bourges, ville natale du ministre de l’Intérieur, pour protester contre la politique répressive de l’État à l’égard des rave parties et contre la proposition de loi visant à renforcer la pénalisation de ces fêtes non déclarées. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril, le texte doit désormais être examiné au Sénat. La préfecture du Cher a mis en place « une opération logistique d’envergure », avec 600 gendarmes mobilisés, pour contrôler et verbaliser les festivaliers quittant les lieux. Les forces de l’ordre ont procédé à 18 interpellations et 9 placements en garde à vue. Laurent Nuñez a dénoncé le « très lourd préjudice » pour les agriculteurs et les riverains. Quel avenir se dessine pour les rave parties en France ?
Invités :
- Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne
- Loïc Kervran, député « Horizons & Indépendants » du Cher
- Marianne Rostan, avocate au barreau de Paris
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vacances : faudra-t-il renoncer à l'avion ? | Chaque voix compte - 30/04/2026
À LA UNE / Vacances : faudra-t-il renoncer à l'avion ?
Deux mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d'Ormuz se maintient. Si la hausse des prix des carburants impacte durement les automobilistes, le secteur aérien, gourmand en kérozène, subit également de plein fouet la flambée des cours du pétrole. Alors que 20% du kérosène mondial transite par le détroit, le prix de la tonne de kérosène est passé de 750 dollars avant le début du conflit, à 1900 dollars au mois d'avril. Ces augmentations se répercutent sur les prix des billets et impactent directement les réservations : 51% des Français envisagent de passer leurs vacances en France en 2026, une progression de 15 points par rapport à 2025, selon un sondage de Ipsos-Bva. Des opérateurs low-cost ont annoncé de nombreuses annulations de vols. C'est le cas de Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France, qui a déjà prévu de réduire la voilure en mai et juin en annulant 2 % de ses vols sur la période, selon l'entreprise. La compagnie allemande Lufthansa a quant à elle pris la décision de supprimer 20 000 vols jusqu'en octobre. Le gouvernement a prévu une réunion le 6 mai avec les compagnies aériennes pour évoquer « les volumes, les prix, les politiques d'annulation, le respect et la protection des consommateurs ». Les Français seront-ils forcés d'annuler une partie de leurs voyages cet été ?
Invités :
Claire Bouleau, journaliste à « Challenges », spécialiste du trafic aérien
Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l'économie gazière
Guillaume Beurdeley, secrétaire général adjoint des Entreprises du Voyage
Chroniques :
« Le mot du jour » : PÉNURIE par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : 1er mai, jour de mémoire ouvrière par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Semaine de 4 jours : révolution ou illusion ?
Le Parti Socialiste a présenté, mardi 21 avril, un texte destiné à servir de programme pour l'élection présidentielle de 2027 dans lequel il propose de repenser « totalement l'organisation du travail en généralisant progressivement la semaine de 4 jours », avec la promesse de ne dégrader ni les salaires, ni la compétitivité. L'ancien eurodéputé socialiste Pierre Larrouturou est l'un des premiers à avoir vanté les bienfaits de la semaine de quatre jours dans l'Hexagone, s'inspirant d'expérimentations d'autres pays européens, tels que le Royaume-Uni ou l'Islande. Selon un sondage de Challenges publié en 2024, 77% des Français actifs y sont favorables. Entre la crainte de pertes économiques, les interrogations autour de l'augmentation de la durée quotidienne de travail ou la promesse d'une amélioration des conditions, faut-il mettre en place une semaine de quatre jours de travail ?
Invités :
Pierre Larrouturou, économiste, ancien député européen « Nouvelle donne »
Shannon Seban, secrétaire nationale « Les Républicains »
En visioconférence : Benoît Serre, vice-président de l'Association Nationale des DRH
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Antivax : les scientifiques alertent | Chaque voix compte - 29/04/2026
À LA UNE / Antivax : les scientifiques alertent
À l'occasion de la semaine européenne de la vaccination, près de 300 personnalités (médecins, scientifiques et anciens ministres) ont publié une tribune à l'initiative de l'Institut Pasteur pour rappeler le rôle essentiel de la vaccination et alerter sur son recul en France. Selon Santé publique France, seulement 54% des plus de 65 ans se sont fait vacciner contre la grippe durant la saison 2024-2025. Pour la première fois depuis 2020, année marquée par le Covid, l'adhésion vaccinale recule chez les 18-75 ans vivant en métropole : elle était de 83,7 % en 2021, elle n'est plus que de 80,3 %. Les signataires pointent du doigt la désinformation sur les réseaux sociaux, la fatigue post-Covid ressentie par une partie de la population vis-à-vis des messages de prévention et la politisation du sujet de la vaccination parfois contreproductive. Les scientifiques redoutent que la vague antivax observée aux Etats-Unis « ne gagne l'Europe, et en particulier la France ». Comment expliquer cette montée de la défiance envers les vaccins ?
Invités :
Brigitte Bourguignon, ancienne ministre de la Santé, sénatrice centriste du Pas-de-Calais
Docteur Olivier Jourdain, médecin gynécologue-obstétricien, auteur de « Enquête au pays des antivax » (Plon)
Docteur Éric d'Ortenzio, médecin épidémiologiste à l'Inserm
Chroniques :
« Le chiffre du jour » : Superprofits, la pression monte sur TotalEnergies par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » : Claude Guéant/Nicolas Sarkozy, le cardinal se rebiffe par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Réouverture du site « Coco » : l'État impuissant ?
Mardi 28 avril 2026, le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert et confié à l'unité cyber de la gendarmerie nationale une enquête sur la réapparition de « Cocoland », successeur du site « Coco », pourtant fermé par la justice en 2024. La plateforme de rencontres anonymes est connue pour avoir hébergé de nombreux prédateurs et a été mise en cause dans 23 000 affaires pénales liées à des agressions sexuelles sur mineurs, viols, trafics de stupéfiants ou violences homophobes. Le site était également impliqué dans le scandale des viols de Mazan. Le 18 avril, la haute-commissaire à l'enfance Sarah El Haïry alertait sur la résurgence de ce site internet, désormais relié à une nouvelle adresse URL, qualifiant ce retour du site « Coco » de « faillite collective face à l'une des violences les plus graves : la pédocriminalité ». Comment lutter efficacement contre les prédateurs sexuels en ligne ?
Invités :
Arnaud Bonnet, député « Écologiste et social » de Seine-et-Marne
Nicole Dubré-Chirat, députée « Ensemble pour la République » de Maine-et-Loire
Aude Doumenge, responsable de plaidoyer pour l'association « Face à l'inceste »
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Natalité : Quelle école en 2035 ? | Chaque voix compte - 17/04/2026
Le mercredi 8 avril, le ministère de l'Éducation nationale a publié une projection inédite des effectifs scolaires sur dix ans. En 2035, le système scolaire comptera 1,7 million d'élèves de moins qu'aujourd'hui. Tous les niveaux et tous les territoires seront affectés, même si la baisse sera plus marquée à Paris, dans l'Est et dans le Nord. Cette chute des effectifs, sans précédent depuis 1945, oblige le ministère à se réorganiser. Si « dans les territoires ruraux, il peut y avoir des regroupements pédagogiques intercommunaux », en revanche « en milieu urbain, il va falloir s'interroger sur le maillage », a déclaré le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray. Ce dernier plaide pour une réflexion « pluriannuelle » qui partirait des besoins des territoires. Une expérimentation en ce sens doit être lancée dès la préparation du budget 2027. Avec ces projections, les syndicats de l'éducation craignent un effet d'aubaine pour supprimer des postes, au lieu d'améliorer les conditions d'apprentissage des élèves et de travail des enseignants. « On ne peut pas suivre aveuglément la boussole démographique » a affirmé Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU. Au total, 4 018 suppressions de postes d'enseignants sont attendues pour la rentrée 2026. Ne pas supprimer de postes reviendrait à « repousser les ennuis pour mes successeurs », a affirmé Édouard Geffray. Aussi, les enseignants, parents d'élèves et élus locaux se mobilisent contre les fermetures de classes annoncés par les rectorats en mars. Suppressions de poste, fermetures de classes, dégradation des conditions d'apprentissage, réorganisation inévitable : quelles conséquences pour l'école face à la baisse des effectifs scolaires ?
Invités :
- Rodrigo Arenas, député « La France Insoumise » de Paris,
- Jad Zahab, porte-parole du parti « Renaissance »,
- Stéphane Bonnéry, professeur en sciences de l'éducation.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rapport Alloncle sur l'audiovisuel public : un vote sous haute tension | Chaque voix compte - 28/04/2026
À LA UNE / Rapport Alloncle sur l'audiovisuel public : un vote sous haute tension
Jusqu'à son terme officiel, lundi 27 avril, la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public, créée fin octobre 2025, aura été le théâtre de nombreux rebondissements. Réunis à huis clos lundi après-midi, la trentaine de députés membres de la commission a approuvé - avec 12 voix pour, 10 voix contre et 9 abstention - la publication du rapport du député Charles Alloncle (Union des droites pour la République). « Les mises en cause institutionnelles, notamment de la présidente de l'Assemblée et de la fonction de président de commission, ayant été retirées in extremis du rapport, j'ai voté pour », justifie le Président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons). Dans ses 80 préconisations, Charles Alloncle propose notamment de supprimer 1 des 4 milliards d'euros alloués à l'audiovisuel public grâce à la fusion de France 5 avec France 2. Il préconise également de revenir aux nominations des dirigeants de l'audiovisuel public par le Président de la République. Quel accueil sera réservé au rapport de Charles Alloncle lors de sa publication officielle le 4 mai 2026 ?
Invités :
Philippe Bailly, fondateur de NPA Conseil, économiste des médias
Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP
John-Christopher Rolland, constitutionnaliste, maître de conférences à l'université Paris Nanterre
Chroniques :
« Les off de Lou » : « Charles Alloncle, de l'ombre à la lumière » par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » : « Quand la guerre du poulet vire à la guerre des gauches » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il en finir avec les stages d'observation ?
Après la mort d'un adolescent de 15 ans écrasé par un chariot élévateur, le vendredi 17 avril 2026, lors d'un stage d'observation de seconde dans le Gard, le gouvernement est amené à repenser l'organisation de ces séquences. Depuis 2005, les collégiens de 3e doivent effectuer cinq jours de « séquences d'observation » en entreprise et depuis 2024, ces stages concernent également les lycéens de 2de générale et technologique pour une durée de deux semaines. Or, cinq adolescents sont morts au travail en 2025 dont trois mineurs, selon les chiffres du ministère du Travail et des Solidarités. Rappelant qu'un élève « ne peut pas avoir à effectuer une tâche de travail dans ce cadre-là », le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a déclaré réfléchir aux côtés des fédérations professionnelles afin « d'organiser des stages dans plusieurs entreprises, de manière plus ponctuelle ». Comment protéger les élèves lors de leurs stages en entreprise pour éviter de nouveaux accidents ?
Invités :
Paul Vannier, député « La France Insoumise » du Val-d'Oise
Béatrice Piron, députée « Horizons & Indépendants » des Yvelines
Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Vols de données : nos vies piratées ? | Chaque voix compte - 16/04/2026
À LA UNE / Vols de données : nos vies piratées ?
Plus de 17 500 cyberattaques ont été enregistrées en 2025 en France, un chiffre en hausse de 4% par rapport à l'année 2024, selon les données communiquées, jeudi 19 février, par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). En décembre et janvier 2025, plusieurs attaques ont touché des ministères et administrations. Les particuliers et entreprises sont également ciblées. Basic-Fit, la plus grande chaîne de fitness en Europe, qui a annoncé, lundi 13 février, avoir été victime d’un vol de données, notamment de données bancaires d’environ un million de clients. Selon la Chambre du Commerce et de l’Industrie, la cybercriminalité coûte annuellement 100 milliards d’euros en 2024 contre seulement 5 milliards d’euros en 2016. Pour la sénatrice Union centriste Nathalie Goulet, « la France est une passoire ». Le gouvernement a alors dévoilé, le jeudi 9 avril, une feuille de route sur la sécurité numérique de l’État pour les années 2026-2027 qui programme notamment de doter le cabinet de chaque ministre d’un conseiller en charge de la cybersécurité. Au-delà, « il faut renforcer l’arsenal législatif », a reconnu Roland Lescure, le ministre de l’Économie. Il a annoncé un projet de loi en cours d’établissement relatif « au renforcement de la cybersécurité ». De son côté, Nathalie Goulet réclame « un débat pour savoir où en est notre soumission à Microsoft et notre capacité de souveraineté numérique ». La sécurité des données de Français sont-elles en danger ?
Invités :
Éric Bothorel, député « Ensemble pour la République » des Côtes-d’Armor
Florence Puybareau, directrice du Club de la sécurité de l’information français
Clément Domingo alias SaxX, expert en cybersécurité et « gentil hacker »
Chroniques :
« Quelle histoire ! » par David Revault d’Allones
« La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana
LA QUESTION QUI FÂCHE / Ruptures conventionnelles : faut-il durcir les conditions ?
L’Assemblée nationale étudie, ce jeudi 16 avril, le projet de loi réformant les conditions d’indemnisation des demandeurs d’emploi après une rupture conventionnelle (RCI). Le texte retranscrit un accord signé en février par les partenaires sociaux, à l’exception de la CGT et de la CFE-CGC. Si la loi est adoptée, les durées maximales d'indemnisations passeront de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans ; de 22,5 mois à 20,5 mois pour les 55-57 ans et de 27,5 mois à 20,5 mois pour les plus de 57 ans. Le gouvernement espère réaliser entre 600 et 800 millions d’euros d’économies avec cette mesure. Pour l’exécutif, le dispositif serait dévoyé et coûteux pour les finances publiques. En octobre 2025, auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou avait déclarer qu’il n’était « pas normal de considérer que l’on peut se mettre au chômage pour aller voyager ». Toutefois, l’économiste Bruno Coquet affirme qu’en 2021, la proportion de seniors âgés de 59 ans ayant signé une RCI n’était plus que de 1,7 % contre 2,5 % en 2009 : « Les salariés continueront d’être licenciés et de percevoir des indemnités. Les prud’hommes enregistreront une hausse des recours. Le tour de vis sur les ruptures conventionnelles risque d’être contreproductif pour tout le monde : salariés, employeurs et Unédic », service chargé de l'assurance chômage en France. Faut-il durcir les conditions d’indemnisations des ruptures conventionnelles ?
Invités :
Hadrien Clouet, député « La France Insoumise » de Haute-Garonne
Sylvain Berrios, député « Horizons et Indépendants » du Val-de-Marne
Laurence Breton-Kueny, vice-présidente déléguée de l'ANDRH
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Carburants : Comment limiter la hausse des prix ? | Chaque voix compte - 15/04/2026
À LA UNE /Carburants : Comment limiter la hausse des prix ?
Face à la flambée des prix du carburant dans les stations, l'exécutif envisage d’encadrer les marges des distributeurs. Dans un projet de décret transmis ce lundi 13 avril au Conseil national de la consommation, les services du Premier ministre Sébastien Lecornu souhaitent que « les marges ne soient pas supérieures à la moyenne de ce qu'elles étaient avant la crise ». Un moyen d’éviter les « effets d’aubaines ». En accentuant la pression sur les distributeurs de carburant, le gouvernement espère que ces derniers répercutent rapidement une baisse éventuelle des cours, pour ainsi apaiser la grogne sociale montante. Concrètement, au-delà d’un seuil de prix de 1,71 euro le litre, prix observés avant le début de la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement se réserve le droit, pour le gazole comme pour l'essence, d'intervenir pour encadrer et contraindre les marges des distributeurs. Quarante-cinq jours après le début des frappes américano-israéliennes sur l’Iran, « la réponse apportée ne traite pas le problème de fond » sur les prix à la pompe, réagit Marie-Amandine Stévenin, présidente de l’UFC-Que choisir. Du côté des distributeurs, les dirigeants des Coopérative U, Carrefour, Leclerc, etc., dénoncent un texte « injuste, inapplicable et illégal ». « Nos marges sur les carburants sont de 1 à 2 centimes par litre, elles couvrent à peine les coûts d’exploitation », se défendent les distributeurs. Le décret doit encore faire l'objet d'un examen par le Conseil d'État avant de pouvoir entrer en application. La réponse tant attendue du gouvernement français est-elle à la hauteur des attentes ?
Invités :
• Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode
• Francis Pousse, président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians
• Grégory Caret, directeur de l'observatoire de la consommation de l'UFC-Que-Choisir
Chroniques :
« Le mot du jour » par Mariette Darigrand
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / PPL Yadan : nécessaire ou dangereuse ?
Ce jeudi 16 avril et vendredi 17 avril, la proposition de loi de la députée Caroline Yadan (Ensemble pour la République) visant à lutter contre l’antisémitisme sera discutée dans l’hémicycle. Ce texte, qui dénonce « une insupportable recrudescence de l’antisémitisme », est critiquée par une pétition qui a franchi le seuil symbolique des 700 000 signatures et qui, dépassant le seuil de 500 000 signatures, pouvait être débattue en hémicycle. Mais alors que la commission des lois a voté, ce mercredi 15 avril, contre la tenue d’un débat sur cette pétition, la proposition continue de cristalliser de nombreuses tensions. Le texte de Caroline Yadan propose de lutter contre « un antisémitisme réinventé » et « insidieux ». « L’appel à la destruction d’Israël et sa comparaison à un régime nazi » sont des cibles déclarées de la proposition de loi. Le texte propose, notamment, d'élargir les notions de « provocation à des actes terroristes » et « d'apologie publique d'actes de terrorisme ». La pétition contre la loi Yadan, dénonce alors un texte qui « amalgame l'antisémitisme et la critique d'Israël (antisionisme) » et qui « représente un réel danger pour la liberté d'expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne ». Alors que le Rassemblement national a apporté son soutien au texte « pour ne rien céder aux ennemis de la République », les groupes de gauche s'opposent à la loi Yadan. En commission, la députée LFI Gabrielle Cathala a mis en cause un texte qui « fait reculer nos libertés fondamentales ». La loi Yadan représente-t-elle une atteinte à la liberté d’expression ?
Invités :
• Anne Genetet, députée « Ensemble pour la république » des Français hors de France
• Nicolas Turquois, député « Les Démocrates » de la Vienne
• Béatrice Bellay, porte-parole du groupe « Socialistes et apparentés »
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1er mai : les coulisses d'un naufrage | Chaque voix compte - 14/04/2026
À LA UNE / 1er mai : les coulisses d'un naufrage
À l'issue d'une réunion avec les syndicats hier lundi 13 avril, le gouvernement a renoncé à légiférer sur le travail le 1er mai. Ce jour restera, en l'état, le "seul jour férié, chômé et payé", et ce principe "doit continuer", a assuré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Vivement dénoncée par les syndicats, la proposition de loi devait permettre d'autoriser le travail de salariés dans des commerces de bouche de proximité comme les boulangeries, boucheries, fleuristes, mais aussi dans des établissements culturels. L'ex-premier ministre Gabriel Attal, porteur de la proposition, et le patron du parti Les Républicains, Bruno Retailleau ont déploré la décision de l'exécutif de ne pas faire avancer ce texte, le premier regrettant que le gouvernement n'ait "pas tenu ses engagements", le second dénonçant ses "capitulations à répétition". Grâce à la motion de rejet, le texte pouvait être adopté sans que les députés ne l'aient examiné en première lecture, à la suite d'une commission mixte paritaire (CMP) très rapidement convoquée afin de le rendre applicable dès le 1er mai prochain. Après le rejet tactique du texte vendredi dernier 10 avril, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a alors brandi la menace de la censure, envisagée "avec l'ensemble des partis de gauche". Dans ce contexte, le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire. La leader de la CGT, Sophie Binet, s'est réjouie que le ministre "ait entendu les alertes des organisations syndicales".
Le texte du 1er mai marque-t-il un revers pour le gouvernement ?
Invités :
Thomas Soulié, journaliste au Parisien
Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT
Chroniques :
"Le chiffre du jour" par Fanny Guinochet
"Quelle histoire !" par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / OQTF: la durée de rétention en question
Ce lundi 13 avril, les députés ont amorcé l'examen de la proposition de loi déposée par le député Charles Rodwell (Ensemble pour la République), visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat. L'objectif affiché par l'élu est de "contribuer à rétablir la sécurité des Français et à prévenir la réitération d'actes criminels et terroristes sur le territoire français" par des étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui ont déjà été condamnés par la justice et qui sont considérés comme particulièrement dangereux. Approuvé par la commission des lois le 11 février dernier, le texte signé par Gabriel Attal et Michel Barnier, prévoit de rétablir la possibilité de maintenir en rétention administrative pendant 210 jours des étrangers "condamnés à une peine d'interdiction du territoire pour des actes terroristes ou qui font l'objet d'une décision d'expulsion fondée sur des considérations liées à des activités terroristes pénalement constatées". Cette possibilité existait auparavant, mais a été écartée en août 2025, à la suite de la censure par le Conseil constitutionnel d'une précédente loi visant, elle aussi, à prolonger la durée de la rétention administrative. La députée communiste Elsa Faucillon a dénoncé un texte qui "brade l'Etat de droit" et tend à transformer la rétention administrative en "prison pour étrangers". Face à la commission des lois, le député Charles Rodwell a quant à lui répliqué : "Jamais le respect de cet État de droit ne doit nous condamner à l'impuissance". Faut-il allonger la rétention au nom de la sécurité ?
Invités :
Charles Rodwell, député "Ensemble pour la République" des Yvelines
Céline Hervieu, députée socialiste de Paris
"Bourbon express" par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Arrêts maladie : la France à bout de souffle | Chaque voix compte - 10/04/2026
Arrêts maladie : la France à bout de souffle
Le gouvernement a présenté ce jeudi 9 avril un ensemble de mesures visant à réduire l'absentéisme au travail. En 2025, d'après le baromètre Axa France publié le mercredi 31 mars, le taux d'absentéisme au travail a atteint un niveau record de presque 5 %. Selon les chiffres présentés par l'exécutif, les dépenses d'indemnités journalières versées par l'Assurance maladie s'élèvent alors à 17,9 milliards d'euros, en hausse de 7 milliards en dix ans. Un rythme « non soutenable », selon le gouvernement. Le plan prévoit sur le site du ministère du Travail, un « kit clef en main » qui permettra aux chefs d'entreprise d'évaluer leur plan de prévention en santé au travail, a expliqué le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Le même site internet proposera également un « bouton d'alerte » afin de prévenir « en un clic » l'Assurance maladie d'un éventuel arrêt maladie suspect. Enfin, il est prévu une intensification des contrôles sur les arrêts maladie, qui devraient augmenter de 6 % en 2026. Le patronat a salué des mesures « qui vont dans le bon sens », selon Diane Milleron-Deperrois, en charge de la protection sociale au Medef. En revanche, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT a exprimé sa réserve : « J'aimerais surtout savoir pourquoi les personnes s'arrêtent ? », « J'aimerais bien qu'il y ait un bouton pour les personnes en grande difficulté dans leur entreprise », a-t-elle déclaré. De fait, selon le baromètre réalisé par Ipsos-BVA et le cabinet Empreinte Humaine pour 2025, 47% des salariés sont en situation de détresse psychologique, dont 55% sont des jeunes de moins de 30 ans. Dans ce contexte, l'augmentation des arrêts maladie est-elle le symptôme d'une santé au travail fragilisée en France ?
Invités en plateau :
- Fréderic Valletoux, Ancien Ministre de la Santé,
- Annick Girardin, Sénatrice RDSE de Saint-Pierre-et-Miquelon,
- Danièle Linhart, Sociologue,
- Benoit Serre, DRH, Co-Président du Cercle Humania.
C'est le nouveau grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP
Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon.
Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer.
Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Demain, tous à l'électrique ? | Chaque voix compte - 09/04/2026
À LA UNE : Demain, tous à l'électrique ?
Dès le début de la crise au Moyen-Orient, les prix à la pompe sont montés en flèche. Pour faire face à cette dépendance au pétrole et son prix, que ce soit pour se déplacer ou se chauffer, faut-il augmenter la part de l’électrique dans le mix énergétique français. Depuis janvier 2026, 28 % des voitures neuves sont des électriques, sommes nous à un moment de bascule ?
Dans ce contexte, le gouvernement précipite son agenda et s’apprête à présenter un « grand plan d’électrification », censé libérer la France de sa dépendance au pétrole, au gaz et au charbon. « Cette solution, elle a un nom, c’est l’électrification », affirme la ministre déléguée à l’Énergie Maud Bregeon. Pourtant, « Gare aux déceptions », alerte le député (Non Inscrit) Raphaël Schellenberger. « Si les gens attendent de ce plan un gain rapide de pouvoir d’achat, ils vont être déçus. » Quel cap doit prendre la France en matière de planification énergétique, augmenter la part de l’électrique ou continuer de diversifier son mix énergétique ?
Invités en plateau :
Marc Ferracci, Ancien Ministre de l'Industrie et de l' Énergie
Martial You, Chef du service Economie de RTL
Stéphane His, consultant climat et énergies renouvelables
"Périer Tranche" par Bertand Périer
"Le chiffre du jour" par Julie Ruiz-Perez
La question qui fâche : 1er Mai travaillé: les députés vont trancher.
Ce vote de haute importance aura lieu demain dans l'hémicycle.
Une fermeture nationale unique en son genre. Parmi les 11 jours fériés en France, le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les travailleurs avec maintien de la rémunération, c’est la loi.
Le débat est une nouvelle fois relancé et cette nouvelle proposition de loi n' est pas appréciée par organisations syndicales.
Travailler à l’occasion de la fête du travail est aujourd’hui réservé aux chefs d' entreprise, mais reste proscrit pour les employés.
Déjà adopté par le Sénat, ce texte doit permettre à certains commerces de proximité tels que les boucheries, les boulangeries et les pâtisseries, les théâtres, les cinémas et les fleuristes, de faire appel à leurs salariés, volontaires et avec une rémunération majorée.
Faut-il assouplir les règles qui encadrent ce jour chômé ou faut-il défendre coûte que coûte la fête du travail ?
Invités en plateau :
Sylvain Maillard, Député Ensemble pour la République de Paris
Sophie Taillé-Polian, Député Écologiste et Social du Val-de-Marne
"Bourbon Express" par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cessez le feu USA/Iran : Pause ou mirage ? | Chaque voix compte - 08/04/2026
À LA UNE / Cessez le feu USA/Iran : Pause ou mirage ?
Les tensions internationales continuent de rythmer l’actualité et l’issue des conflits modernes reste incertaine. Un cessez-le-feu, de deux semaines, conclu entre les États-Unis et l’Iran.
Renvoyer l’Iran « à l’âge de pierre » : c’est ce que Trump a menacé de faire avant qu’un accord de cessez-le-feu ne soit trouvé dans la nuit entre les deux États, à peine une heure avant la fin de l’ultimatum. Deux semaines de trêve au Moyen-Orient, avec l’arrêt des frappes américaines et iraniennes, bien qu’Israël ait annoncé poursuivre son opération au Liban.
Dans le même temps, une mise à jour de la loi de programmation militaire est présentée en Conseil des ministres ce mercredi 8 avril et discutée en commission de la défense nationale et des forces armées. Une révision du texte qui devrait revoir à la hausse les objectifs et les budgets de la défense d’ici 2030, dans un contexte international chaotique.
« Pour être craint, il faut être fort », explique la ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin. C’est avec cette volonté en tête que l’actualisation de la loi de programmation militaire est discutée à l’assemblée. La France est-elle prête face aux défis de défense qui se profilent ?
Invités en plateau :
Jean-Michel Jacques, Président de la Commission de la défense nationale et des forces armées, député EPR du Morbihan
Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU
Armin Arefi, grand reporter au « Point »
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Julie Ruiz Perez
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Ecoles vides, classes supprimées ?
Avec 1,7 million d'élèves en moins sur les bancs de l’école à l’horizon 2035, le système scolaire doit s’adapter. « Collectivement, il va falloir que nous arrivions à sortir d’un déni démographique », lançait Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, lors d’une séance de questions au gouvernement le 1er avril. En deux jours, le ministre a dû répondre à huit sollicitations venues de tous les bancs du Parlement.
Les questions se concentrent principalement sur les fermetures de classes et la suppression de postes d’enseignants. La baisse de la natalité se traduit aujourd’hui par des fermetures de classes partout en France : 172 fermetures rien qu’à Paris, en primaire et en maternelle.
Au niveau national, Aurélie Gagnier, porte-parole du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC, alerte sur « au moins 3 000 fermetures de classes, voire plus ».
Quelles solutions adopter pour faire face à la baisse de la natalité et éviter les crises à venir dans le secteur de l’éducation ?
Invités en plateau :
Pierre Henriet, député “Horizons & Indépendants” de vendée
Rodrigo Arenas, député “La France insoumise” de paris
Invité en Visio
Gurvan Le Guellec, journaliste à la rubrique éducation du Nouvel Obs
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Carburants : l’État impuissant ? | Chaque voix compte - 07/04/2026
À LA UNE / Carburants : l’État impuissant ?
Alors que les prix de l’essence et du gazole ont dépassé 2 euros le litre en France du fait de la guerre au Moyen-Orient, ce mardi 7 avril, des blocages à l'initiative d'entreprises de travaux publics et de paysages ont eu lieu sur le périphérique nantais. En Corse, les six principaux ports de l'île sont bloqués par des pêcheurs qui demandent la fin de la « spirale mortifère » de l'augmentation du prix des carburants, déjà plus chers sur l'île que sur le continent. Ce même jour, TotalEnergies met fin au plafonnement général des prix de l’essence et du gazole dans ses 3 300 stations françaises. Face à cet enlisement, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a demandé, le lundi 6 avril, à la veille d’une rencontre entre les syndicats et les ministres de l’Économie, du Travail et de l’Energie, la mise en place d’une « prix maximum à la pompe de 1,70 euro ». Elle enjoint également de limiter les prix de vente des pétroliers, ces derniers « font des marges énormes et des bénéfices records » estiment-elle. Le gouvernement a dit prévoir un nouveau dispositif d’aides pour certaines professions mais la ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, a de nouveau rejeté un blocage des prix et repoussé toute « aide universelle ». Or, selon un sondage publié par le HuffPost, 84 % des Français réclament une baisse des taxes sur le carburant. Si l’Espagne a décidé une baisse de la TVA de 21%à 10% et a appelé, aux côtés de l’Autriche, de l’Allemagne etc., l'Europe à mettre en place une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques, les réponses du gouvernement français sont-elles à la hauteur ?
Invités :
• Michel Picon, résident de l'Union des entreprises de proximité (U2P)
• Bruno Cautrès, enseignant à Sciences Po et chercheur CNRS au Centre de recherches politiques de Sciences Po
• Emmanuel Duteil, directeur de la rédaction de L'Usine Nouvelle
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Région Grand Est : l'Alsace demande le divorce
Les députés examinent, ce mardi 7 avril, une proposition de loi transpartisane, visant à sortir l’Alsace de la région Grand Est afin d’en faire une région à part entière. Portée par la députée Ensemble pour la République alsacienne Brigitte Klinkert, le texte a été adopté sous un format réduit en commission. Depuis 2021 et la création de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), les deux départements alsaciens (Haut-Rhin et Bas-Rhin) jouissent d’ores et déjà d’un fonctionnement distinct. La PPL prévoit donc que l’Alsace devienne une « collectivité à statut particulier » sur le modèle de la Corse ou de la métropole de Lyon. Si la loi est adoptée, l’Alsace cumulerait alors les compétences de la CEA et celles de la région. « Une simplification du millefeuille territorial » justifiait la députée, Brigitte Klinkert. Cela impliquerait de quitter la région Grand Est, qui depuis la réforme de François Hollande en 2015 regroupe l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République, fervent soutien de cette réforme, soulignait une « demande très forte des Alsaciens ». De son côté, le président de la région Grand Est, Franck Leroy, appelle à « ne pas défaire ce qu’on a mis dix ans à construire ». Opposés à cette PPL, les socialistes ont déposé une motion de rejet. L’exécutif a, quant-à-lui, fait le choix d’un « avis de sagesse », tout en présentant toutefois un amendement afin de prévoir une consultation des habitants du Grand Est. Entre région autonome ou maintien dans le Grand Est : quel sort prochain pour l’Alsace ?
Invités :
• Benjamin Morel, constitutionnaliste
• Olivier Becht, député « Ensemble pour la République » du Haut-Rhin
En duplex :
• Peio Dufau, député « Socialistes et apparentés » des Pyrénées-Atlantiques
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Faut-il déclarer la guerre au sucre ? | Chaque voix compte - 03/04/2026
À LA UNE / Faut-il déclarer la guerre au sucre ?
Le jeudi 26 mars 2026, dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Les démocrates, face à « l’urgence sanitaire », les députés ont adopté, à l’unanimité, la proposition de loi visant à interdire les sucres ajoutés dans les aliments destinés aux nourrissons et aux enfants en bas âge. En 2023, l’association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV avait publié une enquête portant sur 207 produits d’alimentation pour enfant de moins de 3 ans. Son constat : les allégations nutritionnelles et « santé » portent sur des produits pourtant très sucrés. L’association pointait alors une réglementation européenne obsolète et trop permissive au regard des exigences fixées par l’Organisation mondiale de la santé. Le député Cyrille Isaac-Sibille, à l’origine la proposition de loi, a expliqué vouloir « envoyer un signal politique pour inscrire à l’agenda européen la question des sucres ajoutés dans l’alimentation infantile ». Lors de l’examen du texte, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a rejoint les députés « sur l’intérêt de protéger les enfants et d’améliorer leur alimentation ». Le texte prévoit toutefois qu’un arrêté, pris après avis de l’Anses, dresse une liste de préparations alimentaires exclues de cette interdiction, en déterminant alors le taux maximal de sucres ajoutés dans ces produits. Une exception critiquée par plusieurs députés à gauche. « C’est laisser subsister des failles que les industriels, eux, ne manqueront pas d’exploiter », a protesté l’écologiste Sabrina Sebaihi. Aujourd’hui, près de 5 % des enfants sont considérés en situation d’obésité et 6 % de la population reçoit un traitement médicamenteux contre le diabète, face à ce constat, quel impact du sucre sur notre santé et faut-il encadrer sa consommation ?
Invités :
• Aurélien Rousseau, député socialiste des Yvelines et ancien ministre de la Santé et de la Prévention
• Xavier Iacovelli, sénateur « Renaissance » des Hauts de Seine et vice-Président du Sénat
• Amine Benyamina, psychiatre et président de la Fédération Française d’addictologie
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Essence, plastique : faut-il craindre des pénuries ? | Chaque voix compte - 02/04/2026
À LA UNE / Essence, plastique : faut-il craindre des pénuries ?
Après plus d’un mois de conflit au Moyen-Orient, les tensions sur les hydrocarbures se maintiennent : d’après les chiffres du gouvernement, plus de 1200 stations-service en France sont en rupture d'au moins un carburant, soit plus de 12 % d'entre elles. La cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, a fustigé ce jeudi 2 avril la stratégie gouvernementale sur les carburants, alors que les files d’attente s’allongent dans certaines stations-service : « Quelle réponse du gouvernement […] ? Rien, absolument rien sinon la baguette magique de la « fée électricité », a ironisé Mme Le Pen, en référence à la demande énoncée le mercredi 1er avril de Sébastien Lecornu à ses ministres d’identifier les moyens d’« accélérer » sur l’électrification de l’économie française. Refusant de parler de problème de volume, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre de l'Énergie a évoqué des tensions logistiques ponctuelles dans certaines stations, notamment les moins chères, liées à des pics de demande locaux. De son côté, Le patron de Coopérative U Dominique Schelcher s’est inquiété de la poursuite de la guerre au Moyen-Orient : « Je situe à 6 semaines le point de tournant, il nous reste deux semaines. Sinon, ça va être de plus en plus difficile sur le prix et la disponibilité du pétrole ». Le blocage du détroit prolongé inquiète aussi le domaine du plastique : les fabricants français subissent une inflation allant jusqu’à 50% sur certains matériaux plastiques depuis le début du conflit et craignent des ruptures d’approvisionnement. Si le conflit se poursuit, faut-il redouter des pénuries ?
Invités :
• Joseph Tayefeh, secrétaire générale de Plastalliance
• Erwan Benezet, journaliste au Parisien
• Anthony Morlet-Lavidalie, économiste
Chroniques :
« La petite histoire dans la grande » Anna Cabana
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Arrets maladie : la faute à qui ?
Vendredi 27 mars, Sébastien Lecornu s’est dit alerté par « une dérive très préoccupante » du nombre d’arrêts maladie délivrés en France. Selon le constat du Datascope 2026 d’Axa, le nombre d’arrêts maladie a bondi de 50 % depuis 2019, portés par une explosion des arrêts. Le gouvernement plancherait sur une série de mesures contre les arrêts jugés trop longs, tandis que l'Assemblée nationale examine à nouveau le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, adopté par le Sénat. Le coût des arrêts de travail a atteint 21,3 milliards d’euros en 2024. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2026 prévoit également de limiter leur durée : dès septembre, un premier arrêt sera plafonné à un mois, puis deux mois maximums en cas de prolongation. Au-delà, des justificatifs seront exigés par l’Assurance-maladie. Les médecins pointent, quant à eux, « une aberration anti-déontologique ». Sophie Bouer, présidente du syndicat des médecins libéraux déclare : « Ça voudrait dire qu'on est obligé de restreindre des arrêts de travail alors que c'est un traitement », rappelant que cette augmentation des arrêts est également liée à une fragilité inédite de la santé mentale des salariés. Chez les moins de 30 ans, plus d’un arrêt long sur deux est désormais imputable à un trouble psychologique. Elle ajoute : « il faut se poser les bonnes questions, notamment celles des conditions de travail en entreprise et du management ». Face à la hausse des arrêts maladie, qui doit-en porter la responsabilité ?
Invités :
• Frédéric Bizard, économiste spécialiste des questions de protection sociale et de santé
• Sophie Taillé-Polian, députée écologiste du Val-de-Marne
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Interdiction des réseaux sociaux aux - de 15 ans : la promesse sera-t-elle tenue ? | Chaque voix compte - 01/04/2026
À LA UNE / Interdiction des réseaux sociaux aux - de 15 ans : la promesse sera-t-elle tenue ?
Le Sénat a approuvé, mardi 31 mars, la proposition de loi (PPL) interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Celle-ci a néanmoins connu une évolution substantielle par rapport à la version validée par les députés fin janvier, sous l’impulsion de Catherine Morin-Desailly (Union centriste), rapporteuse au Sénat. Selon ce texte, seuls les réseaux sociaux « susceptibles de nuire » à l’« épanouissement physique, mental ou moral » des moins de 15 ans leur sont interdits. Il incombe au ministre chargé du numérique d’en établir la liste, après avis de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). Les autres réseaux sociaux, quant à eux, restent accessibles aux moins de 15 ans, avec accord parental. La députée Laure Miller (Renaissance), à l’origine de cette PPL estime que cette nouvelle rédaction « met en péril la finalité du texte », un avis partagé par la ministre déléguée au numérique Anne Le Hénanff : « Nous le savons : tous, je dis bien tous les modèles de réseaux sociaux, sont dangereux pour nos enfants », a-t-elle déclaré. De son côté, la sénatrice Mme Morin-Desailly dénonce « une atteinte aux libertés et aux droits de l’enfant ». Ces désaccords entre députés et sénateurs et l’éventualité d’une incompatibilité du texte remanié avec le droit européen risquent de retarder le calendrier, alors qu’Emmanuel Macron, qui a fait de l’interdiction des réseaux aux moins de 15 ans un dossier personnel, affiche l’ambition de la rendre effective dès la rentrée de septembre. Comment le parcours de la proposition de peut-il se conclure ?
Invités :
• Sarah El Haïry, haute-commissaire à l'Enfance
• Justine Atlan, directrice générale de l'association e-Enfance
• Virginie Bensoussan-Brulé, avocate spécialiste du numérique
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Carburants : la cagnotte existe-t-elle vraiment ?
Alors que des aides ont déjà été accordées aux pêcheurs, transporteurs routiers, etc., face à ces flambées des prix de l’énergie et des carburants, le gouvernement lance, ce 1er avril, la campagne 2026 du chèque énergie, une aide dont le montant moyen s’élève à 153 euros, destinée à 3,8 millions de foyers. En parallèle, Sébastien Lecornu a chargé ses ministres d’identifier les moyens d’« accélérer » sur l’électrification de l’économie française, face à la hausse des coûts du carburant. Le Premier ministre a d’ailleurs suggéré de financer cette électrification par les « surplus » de recettes fiscales sur les carburants liés à la flambée des prix. Le gouvernement a, entre autres, pour ambition de faire passer de 60 % à 40 % d'ici 2030, la dépendance aux énergies fossiles importées par l’électrification des transports avec davantage de voitures électriques et par l’installation de pompes à chaleur dans les bâtiments. La cheffe des députés Rassemblement national, Marine Le Pen, a dénoncé des « mensonges » du gouvernement sur les recettes engendrées par la hausse des tarifs à la pompe et a réclamé une baisse immédiate de la TVA. Depuis Matignon, la porte-parole du gouvernement et la ministre de l'Énergie, Maud Bregeon, lui a répondu en critiquant des propositions « complètement irresponsables ». Le ministère des Comptes publics a ajouté « l’expérience nous apprend que chaque choc sur les prix de l’énergie s’est traduit par une dégradation des finances publiques ». La hausse des prix des carburants génère-t-elle réellement un surplus de recettes fiscales mobilisable par le gouvernement ?
Invités :
• Laurent Lhardit, député socialiste des Bouches-du-Rhône
• Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement national » des Vosges
• Daniel Labaronne, député « Ensemble de la République » d’Indre-et-Loire
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Nouvelle-Calédonie : le caillou dans la chaussure | Chaque voix compte - 31/03/2026
À LA UNE / Nouvelle-Calédonie : le caillou dans la chaussure
Le projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie sera examiné à partir de mercredi 1er avril à l'Assemblée nationale. Ce texte vise à assurer la stabilité institutionnelle et politique de l'archipel, partagé entre les indépendantistes kanaks (FLKNS), qui veulent son indépendance, et les loyalistes, qui souhaitent rester au sein de la République française. Il prévoit d’inscrire dans la Constitution la création d'un État de Nouvelle-Calédonie au sein de la République française, doté d'une capacité d'auto-organisation, et le transfert possible de nouvelles compétences régaliennes. La réforme crée aussi une nouvelle nationalité calédonienne qui s'ajoute à la nationalité française et contient également une réforme du corps électoral provincial, sujet inflammable à l'origine des émeutes de 2024. Au-delà du volet institutionnel, l’État promet 1,1 milliard d'euros d'investissements sur l'archipel en 2026. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a cependant indiqué qu’« un accord institutionnel est le seul levier capable de relancer en quelques trimestres une économie aujourd'hui à l'arrêt ». Toutefois, face aux positions difficilement conciliables du FLKNS et des loyalistes, le député indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Tjibaou (Gauche démocrate et républicaine), estime qu’« il est aujourd’hui difficile de progresser sur un texte dépourvu de véritable consensus ». Le député Rassemblement national Yoann Gillet considère que la réforme n'apporte que des « réponses purement institutionnelles alors que l'urgence est économique et sociale ». La réforme peut-elle faire consensus ?
Invités :
• Emmanuel Tjibaou, député « Gauche démocrate et républicaine » de Nouvelle-Calédonie
• Corinne Lhaik, journaliste à l'Opinion
• Mikaa Blugeon-Mered, spécialiste en géopolitique des Outre-mer
Chroniques :
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / PMA, fausses couches, infertilité : à quand la fin du tabou ?
La patronne des Écologistes, candidate à la présidentielle de 2027, Marine Tondelier a annoncé ce lundi 30 mars, être enceinte de trois mois d’« un bébé miracle » après des fausses couches et un parcours de PMA (procréation médicalement assistée) infructueux. Outre cette annonce, l’élue des Hauts-de-France souhaite alerter sur les zones d’ombre des grossesses liées à l’infertilité. Alors que, depuis 2011, le nombre de naissances diminue de manière continue en France, avec un indice conjoncturel de fécondité de 1,62 enfant par femme en 2025, Emmanuel Macron avait annoncé en janvier 2026 un « grand plan de lutte » contre l’infertilité afin de permettre un « réarmement démographique ». Si la formule avait fait polémique, Marine Tondelier la qualifiant de « culpabilisante », le plan prévoyait une campagne de communication, la possibilité, pour les femmes, de congeler leurs ovocytes plus facilement et la prise en charge de l’endométriose. Autre phénomène : la hausse de l’infertilité, qui concerne un couple sur cinq, selon l’Inserm, génère une augmentation des recours aux aides pour concevoir. Aujourd'hui, en moyenne, un enfant par classe de petite section de maternelle est conçu grâce à une technique d'assistance médicale à la procréation. Afin d’améliorer les parcours PMA, l’élue écologiste se prononce sur la possibilité d’analyser les embryons en amont de l’insémination dans « un cadre bien défini », comme cela se fait « dans beaucoup d’autres pays européens » comme la Belgique et l’Espagne, une pratique interdite en France. Les couples infertiles sont-ils suffisamment aidés en France ?
Invités :
• Constance de Pélichy, députée « Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires » du Loiret
• Karine Mayer, psychologue spécialisée en infertilité et périnatalité
• Benjamin Lucas-Lundy, député « Écologiste et social » des Yvelines
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Energie : La France face à la crise | Chaque voix compte - 27/03/2026
Invités en plateau :
Thomas Pellerin-Carlin, Député Européen Place Publique
Sylvain Berrios, Député Horizons du Val-de-Marne
Anne-Sophie Alsif, Cheffe économiste et associée chez BDO France
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Cadmium : un poison invisible dans nos assiettes | Chaque voix compte - 26/03/2026
À LA UNE / Cadmium : un poison invisible dans nos assiettes
Ce mercredi 25 mars l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme, « une surexposition de la population française au cadmium par l’alimentation ». Ce métal toxique s’accumule dans l’organisme et favorise le développement des cellules cancéreuses, altère la fertilité, augmente le risque cardiovasculaire et altère le fonctionnement des reins. Selon l’expertise, il faudrait 10 à 30 ans pour éliminer la moitié de la teneur en cadmium absorbé par les corps. « L’agriculture intensive utilise des engrais phosphatés qui en contiennent, entrent dans le sol puis remontent dans la plante. Le cadmium est un métal d’une agressivité incroyable et nous en mangeons matin, midi et soir » détaille Pierre Souvet, médecin. De toutes les sources de contamination, l'alimentation explique « jusqu'à 98% de l'imprégnation au cadmium », à travers des produits du quotidien aussi courants que le pain, les viennoiseries, les pâtes, le riz ou les pommes de terre. « Les niveaux français sont jusqu'à trois ou quatre fois supérieurs à ceux d'autres pays comme la Belgique, l'Angleterre ou l'Italie », relève la toxicologue Géraldine Carne, coordinatrice de l’étude de l’Anses. En réponse à cette expertise, le ministère de l’Agriculture a annoncé un abaissement des limites maximales de cadmium dans les engrais phosphatés de 90 milligrammes par kilogramme actuellement autorisés en France, à 60 mg/kg en 2027. Or, dès 2019, l’Anses préconisait d’appliquer « dès que possible » une limite de 20 mg/kg. Comment expliquer la présence de ce métal dans nos assiettes et comment y remédier ?
Invités :
• Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime
• Antoine Beau, journaliste santé à L’Express
• Géraldine Carne, coordinatrice de l'expertise sur le Cadmium
Chroniques :
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » par Clément Méric
LA QUESTION QUI FÂCHE / Enseignement à la Défense : l'école doit-elle être préparée à la guerre ?
Ce jeudi 26 mars a été examiné, lors de la journée d’initiative parlementaire réservée au groupe Les Démocrates, une proposition de loi portée par Christophe Blanchet visant à inscrire un enseignement obligatoire à la défense nationale dans le Code de l’éducation. Estimant que « la défense nationale est l’affaire de tous », Christophe Blanchet souhaite ancrer cet apprentissage dans le temps scolaire. Afin de permettre à chaque jeune de comprendre la mission des armées, les conditions de la souveraineté et la place du citoyen dans la stratégie de défense, le député souhaite que, de la classe de 6e à la terminale, chaque matière puisse se saisir pleinement de ces enjeux. « Ce texte est une catastrophe ! Il est inacceptable car il participe à une militarisation de notre jeunesse et à une banalisation de la guerre dans notre société », proteste Soumya Bourouaha, députée communiste de Seine-Saint-Denis. De meurs côtés, les syndicats enseignants ont signé un communiqué commun appelant les députés à voter contre cette proposition de loi. « Elle acterait le fait que la mission de l'école n'est pas d'instruire la jeunesse et de développer son esprit critique, mais de lui inculquer une culture militaire », s'insurgent-ils. Faut-il rendre obligatoire l’enseignement de la défense nationale à l’école en France ?
Invités :
• Christophe Blanchet, député « Les Démocrates » du Calvados
• Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Moyen-Orient : La guerre jusque dans l’hémicycle | Chaque voix compte - 25/03/2026
À LA UNE / Moyen-Orient : La guerre jusque dans l’hémicycle
Presque un mois après le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, la situation au Moyen-Orient fait l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale cet après-midi, mercredi 25 mars. Réclamé par le groupe parlementaire « Les Écologistes » et « La France Insoumise », les partis avaient réclamées une discussion autour du « respect du droit international par les États-Unis et Israël » mais également sur « les objectifs et implications de la France ». En amont du débat, Matignon avait promis des annonces pour l’armée. Sébastien Lecornu a dévoilé un plan d’investissement dans les munitions de « 8,5 milliards d’euros de plus » d’ici 2030, outre les 16 milliards déjà investis, à la faveur d’une actualisation de la loi de programmation militaire. Celle-ci doit être présentée, a-t-il précisé, au Conseil des ministres le 8 avril, puis examinée à l’Assemblée la semaine du 4 mai. Le Premier ministre estime que l’investissement dans les munitions est « un enjeu militaire mais aussi un enjeu industriel, donc de souveraineté, et de liberté ». Il a également annoncé la création de « France Munitions », un grossiste de munitions, « pour répondre aux besoins des armées françaises mais aussi de nos alliés Ces annonces interviennent alors que les frappes de missiles se poursuivent. Si Donald Trump a affirmé, ce mercredi 25 mars, avoir transmis à l’Iran un plan de paix en 15 points, incluant notamment une proposition de cessez-le-feu d’un mois, les chances d’accords restent faibles. Dans ce contexte, la France peut-elle agir?
Invités :
• Jean-Michel Jacques, député « Ensemble pour la République » du Morbihan
• Maya Khadra, enseignante et journaliste spécialiste du Moyen-Orient
• Mathieu Plane, directeur adjoint du Département analyse et prévision de l'OFCE
Chroniques :
« Les off de Lou » par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » par David Revault d'Allones
LA QUESTION QUI FÂCHE / Petits colis, grand fiasco ?
Depuis le 1er mars, la France a mis en place une taxe de deux euros par catégorie d'articles achetés sur une grande plateforme d'e-commerce, une mesure visant à freiner le flux massif des « petits colis », d'une valeur de moins de 150 euros, jusqu'à présent exemptés de droits de douane, en provenance de Chine. Toutefois, les entreprises visées par ce dispositif : Shein, Temu, AliExpress, etc., sont accusés de contourner cette taxe en expédiant par avion les marchandises dans des pays européens non concernés par cette contribution puis en les acheminant par la route jusqu'en France. Le gouvernement a donc étendu les pouvoirs des agents des douanes par un arrêté publié au Journal officiel ce mercredi 25 mars « afin de leur permettre de contrôler, sur le territoire national, les colis issus du e-commerce ayant été préalablement dédouanés dans un autre pays membre de l'Union européenne », selon un communiqué de Bercy. Cette taxe de deux euros sera cumulée à partir de juillet avec un droit de douane européen de 3 euros par type d'article commandé qui s'appliquera sur le sol de l'UE. La taxe française a vocation à être remplacée par un dispositif 100% européen similaire prévu en novembre 2026, harmonisant ainsi les règles pour l'ensemble du marché unique. En 2025, 5,8 milliards de petits colis ont été livrés en Europe, à 97% de Chine. En France, le nombre d'articles contenus dans ces colis est passé de 170 millions en 2022 à 828 millions en 2025, d'une valeur de 5,58 milliards d'euros. Cette nouvelle mesure trouvera-t-elle plus de succès que la précédente ?
Invités :
• Philippe Latombe, député « Les Démocrates » de Vendée
• Grégory Caret, directeur de l'observatoire de la consommation de l'UFC-Que-Choisir
• Julien Guibert, député « Rassemblement National » de la Nièvre
« Bourbon express » par Marco Paumier
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Municipales : Onde de choc jusqu'à l'Assemblée ? | Chaque voix compte - 24/03/2026
À LA UNE / Municipales : Onde de choc jusqu'à l'Assemblée ?
Les Français sont retournés aux urnes ce dimanche 22 mars pour le second tour des élections municipales de 2026. Les résultats confirment la progression de l’abstention, qui a atteint 42,18%, un niveau record sous la Ve République, à l’exception des élections de 2020. Présenté comme une répétition générale avant l’élection présidentielle, ce second tour livre un enseignement nuancé. La fragmentation du paysage politique s’est exprimée au niveau local, où les triangulaires et quadrangulaires se sont multipliées. Les tentatives d’alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise n’ont pas produit les effets escomptés. Là où le Parti socialiste s’est imposé, il l’a fait sans coalition avec les Insoumis : à Paris, Marseille, Lille, Rennes ou Le Mans. À l’inverse, dans plusieurs villes comme Toulouse, Limoges ou Clermont-Ferrand, ces rapprochements se sont soldés par des revers. La France insoumise revendique toutefois des succès symboliques, notamment à Roubaix et à Saint-Denis. L’extrême droite poursuit sa progression avec 63 communes emportées. Le parti a « multiplié par six ou par sept » son contingent d'édiles, a notamment déclaré Marine Le Pen. La droite apparaît comme la grande gagnante de ces élections municipales, avec 1 267 maires élus. Gabriel Attal, président du parti Renaissance revendique des victoires à Annecy et Bordeaux et tend la main aux électeurs de la « gauche républicaine » qui ont été « écœurés » par les accords avec LFI, tout comme à ceux de la « droite républicaine ». Quels enseignements tirer de ces résultats, alors que la course à l’Elysée en 2027 débute ?
Invités :
- Bruno Cautrès, politologue, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po
- Corinne Lhaïk, journaliste à l’Opinion
- Stéphanie Depierre, Journaliste LCP
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Périer tranche » par Bertrand Périer
LA QUESTION QUI FÂCHE /
Alors que l’ancien Premier ministre Lionel Jospin, figure de la « gauche plurielle » réunissant socialistes, écologistes et communistes, est décédé ce dimanche 22 mars, la gauche actuelle sort divisée de ces dernières municipales. Le pari des villes, comme Toulouse ou Limoges, qui ont fait des alliances dans l’entre-deux-tours avec La France insoumise, s’est avéré infructueux. Si Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier, n’avait pas exclue, avant le second tour, les alliances au niveau local avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, au lendemain des résultats, le patron du PS a souligné ce lundi 23 mars que Jean-Luc Mélenchon était « devenu le boulet de la gauche ». L’ancien président François Hollande a estimé que le chef du parti « n’a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l’autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas ». De son côté, le très probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann (Place publique) qui s’était clairement opposé à ces arrangements de l’entre-deux tours avec LFI a souligné lundi que « la tambouille ne fonctionne pas ». Il a ajouté que « la bataille de la France a commencé », appelant la gauche à conclure « un nouveau contrat patriotique » pour la présidentielle de 2027. À l’heure des comptes et alors que le PS s’est réuni en bureau national ce mardi 14 mars, entre critiques internes et appels à la clarté, l’unité du parti est-elle comprise ?
Invités :
- Sandrine Rousseau, députée « Les écologistes » de Paris
- Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris
- Anna Pic, Députée "Socialistes et apparentés" de la Manche
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Spécial élections municipales | Chaque voix compte - 20/03/2026
À LA UNE / Spécial élections municipales
Si 33 000 communes connaissent déjà leur maire, il reste 1 580 élus à désigner et le suspense reste entier dans de nombreuses municipalités. Tractations intenses, retraits de listes et débats tendus : avec son lot de rebondissements, l'entre-deux tours a pu modifier sensiblement l'équilibre des forces pour les élections du dimanche 22 mars. Timide avant le premier tour, la fin de campagne à Paris s’est caractérisée par un brusque regain de tension, tant les jeux sont ouverts : un sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV prédit un score de 45,5% des voix pour le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, suivi de près par Rachida Dati, candidate « Le Républicains » (LR), créditée à 44,5%. À Nice, le refus de Bruno Retailleau, président LR, de soutenir le candidat de son parti Christian Estrosi contre le candidat soutenu par le Rassemblement national (RN), Eric Ciotti, a alimenté confusion et discorde au niveau national. À Marseille, l'élection municipale se joue entre le maire sortant Benoît Payan (Union de la gauche) et Franck Allisio (RN) qui sont arrivés au coude-à-coude au premier tour. À Bordeaux, le retrait de Philippe Dessertine, candidat sans étiquette, pourrait ouvrir la voie à une victoire du marconiste Thomas Cazenave, contre le maire écologiste sortant, Pierre Hurmic. Enfin, après la percée de « La France Insoumise » (LFI) au premier tour, le fait majeur de cette campagne a été les alliances du parti avec le PS. Les Insoumis peuvent espérer des victoires à Toulouse, Limoges ou Roubaix. À Nantes, Brest ou Rodez, les candidats PS se sont alliés à LFI pour espérer gagner les mairies. Du côté du RN, les alliances ont été moins nombreuses. Jordan Bardella a, toutefois, renouvelé son appel à l'union des droites, évoquant la nécessité d'une « grande alliance de tous les partis patriotes ». Cette campagne d’entre-deux-tours, va-t-elle rebattre les cartes pour les municipalités restantes ?
Invités :
Benjamin Morel, constitutionnaliste
Christelle Craplet, directrice Opinion de l'institut de sondages Ipsos-BVA
Jean Garrigues, historien
Chroniques :
« Périer tranche » par Bertrand Périer
« Les off de Lou » par Lou Fritel
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Moyen-Orient : la guerre dans l’ère de l’IA | Chaque voix compte - 19/03/2026
À LA UNE / Moyen-Orient : la guerre dans l’ère de l’IA
Alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine, entre essaims de drones et intelligence artificielle (IA), le champ de bataille se transforme. « Après la guerre en Ukraine et à Gaza, la guerre en Iran apparaît comme une étape supplémentaire du recours de plus en plus systématique à l'IA par les grandes puissances militaires », relève Laure de Roucy-Rochegonde, directrice du Centre géopolitique des Technologies de l'Ifri. L’IA est désormais largement mobilisé par les belligérants pour piloter des drones autonomes, analyser des données et hiérarchiser des cibles. Le 28 février, les États-Unis et Israël ont ainsi conduit près de 900 frappes en l’espace de 12 heures, une simultanéité rendue possible par un recours intensif aux capacités de l’IA. Le Pentagon s’est appuyé en effet sur Claude, une IA développée par Anthropic. Toutefois, selon la chercheuse Emilia Probasco « Ça a des failles […] L’algorithme peut, par exemple, être biaisé et mal identifier une cible particulière. ». Face aux risques de dérives et usages de l'IA à mauvais escient, l'ONU avait demandé en juin 2025 aux Etats d'instaurer des règles contraignantes pour l'encadrer. Du côté iranien, les drones Shahed se sont imposés comme l'outil central de la riposte. Peu coûteux, environ 17 000 euros, produits en masse et lancés en essaims, ces drones cherchent à épuiser le système défensif adverse : un drone bon marché peut obliger à tirer un intercepteur dont le coût atteint 3 millions d'euros. Si l’IA et les drones révolutionnent la conduite de la guerre, conduisent-ils aussi à brouiller les responsabilités ?
Invités :
Margot Vallin-Sénéchal, secrétaire générale de l’AMIAD
Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès de l’ONU
Alexandra Saviana, grand reporter à L’Express
En visio, Jérémy Caussade, PDG d' Aura Aéro, constructeur aéronautique français
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Crise énergétique : la France en fait-elle assez ?
Le mercredi 18 mars, Israël a mené des frappes contre le gisement gazier offshore South Pars, la plus grande réserve de gaz connue du monde, qui fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran. En réponse, l’Iran a mené des frappes à Ras Laffan, au Qatar, le plus grand site de production de gaz liquéfié du monde, alimentant le spectre d’une « guerre du gaz ». Car, le Qatar est lié par une série d’accords à long terme sur le gaz naturel liquéfié (GNL) avec, entre autres, le français Total, le britannique Shell, l’indien Petronet, et l’italien Eni. L’Iran a également ciblé les infrastructures énergétiques d’Arabie Saoudite, qui a annoncé se donner « le droit de mener des actions militaires si cela s’avère nécessaire ». Jusqu’à présent, la crainte principale se concentrait sur le verrouillage du détroit d’Ormuz mais cet enchaînement laisse redouter une nouvelle escalade dans le conflit. Alors que l’Italie de Giorgia Meloni a adopté, ce mercredi 19 mars, un décret-loi réduisant de 0,25 euro par litre le prix du carburant, le gouvernement français n’envisage pas, à ce stade de baisser les taxes sur les prix du carburant. Réunis à Matignon ce jeudi 19 mars, autour de Sébastien Lecornu et sept ministres concernés par le conflit, le gouvernement a reçu divers représentants de filières touchées par ces hausses de prix, notamment les agriculteurs et les pêcheurs. Comment la France peut-elle répondre à ces envolées de prix ?
Invités :
Agnès Pannier-Runacher, députée « Ensemble pour la République » du Pas-de-Calais
Chloé Le Coq, présidente de l’association des économistes de l’énergie
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

19ème jour de guerre : Trump de plus en plus isolé | Chaque voix compte - 18/03/2026
À LA UNE - Dix-neuvième jour de guerre : Trump de plus en plus isolé
Le mercredi 18 mars, au dix-neuvième jour de la guerre, les missiles iraniens ont déferlé sur Tel Aviv. Une attaque justifiée par Téhéran en représailles à l'assassinat par Israël du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien Ali Larijani. De son côté, Israël a poursuivi ses salves de frappes dans le centre-ville de Beyrouth et a promis de "traquer, trouver et neutraliser" le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei. En parallèle, les États-Unis ont annoncé avoir ciblé des sites iraniens de missiles près du détroit d'Ormuz. Donald Trump a affirmé que les pays alliés, mais également la Chine, "doivent participer" à la sécurisation du détroit d'Ormuz, en y envoyant des navires de guerre. Un appel qui, jusqu'à maintenant, est resté sans succès. En marge d'un conseil de défense organisé le mardi 17 mars, Emmanuel Macron a rappelé que la France n'était "pas partie prenante" au conflit en cours au Moyen-Orient. De même, le chancelier allemand, Friedrich Merz, comme le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ont exclu une opération de l'Otan : "personne ne veut participer activement à cette guerre" a déclaré la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas. Ces déclarations interviennent alors que Joe Kent, haut fonctionnaire dans l'administration Trump, a annoncé sa démission pour marquer son désaccord avec le conflit mené par Washington : "L'Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation". Dans ce contexte d'escalade militaire et de réticences internationales, Donald Trump se retrouve-t-il isolé, tant sur la scène intérieure qu'auprès de ses alliés ?
Invités :
Emilie Baujard, grand reporter au service International de RTL
Adel Bakawan, directeur de l'Institut EISMENA
Laurent Larcher, grand reporter, spécialiste Défense au journal La Croix
Invitée en Visio :
Fifi Abou Dib, journaliste, chroniqueuse à L'Orient-Le Jour en direct de Beyrouth
Chroniques :
"Le mot du jour" par Mariette Darrigrand
"Quelle histoire !" par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Municipales 2026 : à quoi joue la droite ?
Mercredi 18 mars, le patron des "Républicains" (LR) Bruno Retailleau, qui soutenait officiellement Christian Estroci (Horizons) a refusé d'appeler à voter pour le maire sortant de Nice qui affronte au second tour des élections municipales l'ex-président des Républicains Éric Ciotti, allié du RN, laissant le choix aux électeurs "en leur âme et conscience". "On avait un accord national avec Horizons notamment, qui comprenait Nice (mais) cette campagne a été délétère", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur, évoquant "l'appel à la gauche et au communautarisme" de la part du maire sortant. La campagne niçoise a effectivement été brutale. Entre accusations, "petites phrases" et transfuges, Christian Estrosi, nettement distancé au premier tour par Éric Ciotti, 31 % contre 43 %, multiplie depuis le soir des résultats les appels à un large rassemblement, y compris avec la gauche. Et ce, en dépit du fait qu'à la veille du premier tour des municipales, Bruno Retailleau, alors engagé dans la course à l'Élysée, dénonçait les "accords de la honte" entre le "Parti socialiste" et "La France Insoumise". Le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a fustigé la décision de ne pas soutenir Christian Estrosi à Nice. "En refusant de réaffirmer le soutien des Républicains à notre chef de file à Nice, insidieusement, Bruno Retailleau apporte son soutien à Éric Ciotti". Relançant le débat sur "l'union des droites", Bruno Retailleau redéfinit-il la ligne politique de la droite ?
Invités :
Frédéric Dabi, directeur opinion de l'Ifop
Bruno Cautrès, politologue, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po
Jean-Baptiste Forray, Journaliste, Auteur de "Les frères ennemis de la côte" (Plon)
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Spéciale élections municipales | Chaque voix compte - 17/03/2026
1/ À LA UNE / Émission spéciale élections municipales
Si plus de 33 000 maires ont été élus au premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars, la campagne reprend dans les grandes villes où le jeu des alliances s’annonce décisif. À Paris, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) arrive nettement en tête devant Rachida Dati (Les Républicains). L’issue du second tour dépendra toutefois du report des voix de Pierre-Yves Bournazel (Horizons) et de Sarah Knafo (Reconquête). Le premier a choisi de fusionner sa liste avec celle de l’ancienne ministre de la Culture, tandis que la seconde s’est retirée « pour battre la gauche », une décision qui devrait également favoriser Rachida Dati. Sur le reste du territoire, de nombreuses alliances se sont déclarées entre le PS et LFI, notamment à Toulouse, Nantes, Limoges, Clermont-Ferrand et Brest, toutes défendues par Olivier Faure, qui entend miser sur des accords locaux, tout en écartant la perspective d’une union à l’échelle nationale. À l’inverse, Emmanuel Grégoire à Paris et Benoît Payan à Marseille ont refusé les propositions d’alliance de LFI. Dans la cité phocéenne, où le candidat socialiste est au coude-à-coude avec Franck Allisio (Rassemblement national), le retrait de Sébastien Delogu (LFI) permet au maire sortant de rester le seul candidat de gauche. Dans l’ensemble, La France insoumise revendique une « magnifique percée », selon Jean-Luc Mélenchon. Le parti remporte notamment Saint-Denis dès le premier tour, tandis qu’à Roubaix, le député insoumis David Guiraud arrive largement en tête. De son côté, le Rassemblement national confirme son implantation locale : en tête dans au moins 58 communes (contre 11 en 2020), il conserve ses bastions et remporte plusieurs villes dès le premier tour, comme Le Pontet, Beaucaire, Perpignan, Fréjus ou encore Hénin-Beaumont. À l’heure de ces arbitrages déterminants, entre fusions, maintiens et désistements, quels seront les nouveaux équilibres pour le second tour ?
Invités :
• Anne-Charlène Bezzina, constitutionnaliste
• Virginie Martin, politologue
• Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
Elsa Mondin-Gava, journaliste politique à LCP
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Municipales 2026 : les enjeux du scrutin | Chaque voix compte - 13/03/2026
À LA UNE / Municipales 2026 : les enjeux du scrutin
Entamée le 2 mars, la campagne officielle du premier tour pour les élections municipales prend fin le vendredi 13 mars 2026, à minuit. Près de 49 millions d'électeurs sont appelés aux urnes dimanche 15 mars pour le premier tour du scrutin municipal. L’élection est le premier test électoral depuis les législatives de 2024 et le dernier scrutin direct avant l’élection présidentielle de 2027 : de quoi cristalliser de nombreux enjeux. Deux tiers des communes, essentiellement les plus petites, ne disposent que d’une liste. Aussi, la réforme de 2025 sur le mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants, ayant supprimé les possibilités de panachage, interroge quant à ses répercussions potentielles sur les résultats et la participation. Le changement de mode de scrutin pour les villes de Paris, Lyon et Marseille suscite des questionnements similaires. Car, de fait, pour de nombreuses grandes villes, les jeux sont encore incertains. Plusieurs d’entre elles pourraient changer de visage ou d’étiquette : c’est le cas pour Paris, Marseille, Nice, Strasbourg, ou encore Lyon. Des triangulaires, des quadrangulaires voire des quinquangulaires y sont attendues. Les débats sur les fusions de listes, les maintiens ou les désistements autour de LFI, du PS, de LR et de l'extrême droite s’apprêtent donc à redoubler dans l’entre-deux-tours. Alors que les campagnes ont été fortement perturbées par la guerre en Iran, « incertitude et discontinuité seront la règle cette année », analyse Frédéric Dabi, directeur général opinion de l'Ifop. À quoi faut-il s’attendre pour ce premier tour des municipales 2026 ?
Invités :
Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à Assas, auteur de « nos communes, un avenir civique à réinventer » (éditions Terre à Terres)
Christelle Craplet, directrice opinion chez Ipsos-BVA
Annabel Roger, journaliste, autrice de « l’écœurement des maires » (Plon)
Lou Fritel, journaliste politique à « Paris Match »
« Périer tranche » par Bertrand Périer
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Moyen-Orient : les Etats-Unis pris à leur propre piège ? | Chaque voix compte - 12/03/2026
À LA UNE / Moyen-Orient : les Etats-Unis pris à leur propre piège ?
Treize jours après le déclenchement des frappes américano-israéliennes, le conflit semble s’enliser dans la région. Si Donald Trump a affirmé pour la seconde fois en quelques jours que la guerre pourrait prendre fin « bientôt », les Gardiens de la Révolution iraniens se disent déterminés à mener une « guerre d'usure ». Car, malgré un conflit dans lequel les pays du Golfe, le Bahreïn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweit et Oman, sont pris pour cible, Téhéran ayant notamment frappé des infrastructures civiles et énergétiques, ces états, alignés aux Américains, n’envisagent pas de répliquer militairement. « Le coût de la non-réponse est moins élevé que le coût de réponse », analyse Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen. Alors que plusieurs soldats américains sont morts dans les attaques, seuls 29% des Américains approuvent l'opération en Iran, selon un sondage Ipsos. Les Etats-Unis sont-ils en train de s’embourber au Moyen-Orient ?
Invités :
- Marie-Cécile Naves, politiste, directrice de recherche à l'IRIS, autrice de "Géopolitique des Etats-Unis » (Eyrolles)
- David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques », chercheur à l’IFAS
- Anne Bauer, journaliste aux « Echos », spécialiste des questions défense
Chronique :
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Essence : l’Etat doit-il intervenir ?
Alors que les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font de nouveau ressentir sur les marchés, le baril de pétrole ayant de nouveau dépassé la barre des 100 dollars, le ministre de l’Économie, Roland Lescure et la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, ont reçu à Bercy les représentants agricoles et du secteur des carburants et des engrais. Depuis le début du conflit, le prix du gazole non routier (GNR), utilisé pour les tracteurs, est passé de 1,28 euros par litre à 1,71 euros, et les engrais de 450 euros la tonne à plus de 510 euros. « Les augmentations constatées en début de crise doivent aujourd’hui être atténuées par l’évolution des cours : les baisses doivent être répercutées aussi vite que les hausses », a-t-elle ajouté. En revanche, aucun dispositif de soutien n’a été défini. TotalEnergies a annoncé, jeudi 12 mars, un plafonnement des carburants dans ses stations-services à partir du vendredi 13 mars. Les prix de l’essence ne pourront pas dépasser 1,99 euro et les prix du gazole 2,09 euros. L’entreprise avait déjà plafonné les prix de tous ses carburants à 1,99 euro en février 2023, en raison de la guerre en Ukraine. En parallèle, face à l’escalade, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé de libérer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, le déblocage « le plus important » de l'histoire de l'organisation. L’Etat français doit-il alors réduire les taxes sur le carburant ?
Invités :
- Francis Pousse, Président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians
- Yves Carra, porte-parole d’Automobile Club
- Stéphanie Villers, économiste à PwC France
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Municipales : le grand test pour le RN ? | Chaque voix compte - 11/03/2026
À LA UNE / Municipales : le grand test pour le RN ?
Alors que le Rassemblement national ne contrôle à ce jour qu’une quinzaine de mairies, dont une seule grande ville : Perpignan (120 000 habitants), remportée en 2020 par Louis Aliot, le parti va tenter en 2026, de rattraper les résultats jugés décevants du dernier scrutin. Le RN revendique cette année 763 listes déposées en préfecture : 601 sous étiquette RN et 162 soutenues par le mouvement, près du double du nombre de listes présentées en 2020. La direction affirme toutefois avoir privilégié « la qualité à la quantité », après les polémiques suscitées par certaines « brebis galeuses », selon l’expression employée par Jordan Bardella lors des législatives de 2024. Plusieurs candidats avaient alors été mis en cause pour des propos racistes, complotistes ou homophobes. Si la progression du RN est attendue dans de nombreuses villes moyennes. Parmi les villes scrutées de près : Marseille, deuxième ville de France, concentre l’attention. Le député Franck Allisio, candidat du parti, est donné au coude-à-coude avec le maire socialiste sortant Benoît Payan au premier tour. Les municipales 2026 marqueront-elles une percée du Rassemblement national dans les villes françaises ?
Invités :
- Jules Pecnard, journaliste à « La Tribune »
- Amélie Lebreton, Présidente de « Coriolink », experte en communication
- Jean-Yves Dormagen, Président et fondateur de l’institut de sondage « Cluster 17 »
« Les off de Lou » : RN/Municipales… c’est calme, trop calme ? par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » : Khamenei, Ayatollah de père en fils par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Liban : pourquoi la communauté internationale est-elle impuissante ?
Depuis le 2 mars 2025 et le lancement de missiles du Hezbollah pro-iranien sur Israël, l’État hébreu multiplie les attaques dans le sud du Liban. Le gouvernement libanais comptabilise à ce jour 795 morts, 1 313 blessés et 760 000 personnes déplacées depuis le début de la campagne de frappes. Depuis la reprise ouverte des combats, Israël a ordonné l’évacuation de tous les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que du sud du Liban. Il brandit la menace d’une invasion terrestre et dit vouloir créer une « zone tampon » dans le sud du pays. Selon Nassif Hitti, ancien représentant de la Ligue arabe à Paris, « c’est le concept de 'souveraineté sécuritaire', contrôler une région entière par le feu sans y être présent ». Face à l’escalade militaire, le président libanais Joseph Aoun avait demandé auprès d’Emmanuel Macron, l’intervention de la France. Le président français avait adressé un avertissement au Hezbollah avec pour stratégie de convaincre le parti milice de renoncer à l’action militaire, et d’ainsi reproduire la désescalade ayant permis un cessez-le-feu entre les deux états en 2024. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé l’envoi jeudi 12 mars de 60 tonnes d’aide pour les réfugiés, permettant ainsi de tripler le soutien humanitaire au Liban. L’hexagone va aussi fournir « plusieurs dizaines » de véhicules de l’avant-blindé. Face à l’intensification des ripostes, la France est-elle en mesure de protéger le Liban ?
Invités :
- Adel Bakawan, directeur de l’EISMENA, auteur de « La décomposition du Moyen-Orient » (Tallandier)
- Bilal Tarabey, journaliste à France 24
- Adea Guillot, porte-parole de l’ONG Care
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pétrole : la guerre jusqu’à la pompe | Chaque voix compte - 10/03/2026
À LA UNE / Pétrole : la guerre jusqu’à la pompe
Au onzième jour de guerre au Moyen-Orient, le blocage du détroit d’Ormuz et les dégâts infligés aux infrastructures énergétiques dans la région ont perturbé le marché de l’énergie. Aux premiers jours du conflit, le cours du baril de pétrole avait flambé de 30%, atteignant 119, 5 dollars, une envolée précipitée historique. Lundi 9 mars, le marché a fait volte-face. Après la déclaration inattendue de Donald Trump, qui a assuré que la guerre était « quasiment » finie, sans évoquer d’échéance précise : les prix du pétrole ont à nouveau chuté pour atteindre 84 dollars. En France, face à ces impressionnantes fluctuations, le plan de contrôle des prix à la pompe se poursuit. Pour tenter de rassurer les automobilistes français, Sébastien Lecornu avait, en effet, annoncé 500 contrôles de stations-services entre lundi 9 et mercredi 11 mars, réalisés par la répression des fraudes (DGCCRF). De son côté, Jean-Luc Mélenchon a jugé qu’il « serait plus simple de bloquer les prix ». Marine Le Pen avait alors proposé de baisser des taxes sur les carburants et Olivier Faure souhaite mettre à disposition un chèque énergie pour les ménages le plus vulnérables. Pour Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'énergie il est « trop tôt » pour envisager des aides à la pompes. Comment contrer la hausse des prix des carburants ?
Invités :
- Céline Antonin, économiste à l’OFCE
- Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l’économie gazière
- Francis Pousse, Président de la branche Distributeurs Carburants et énergies nouvelles du syndicat Mobilians
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Inondations : qui va payer ?
Après plusieurs semaines de crues dans l’Ouest et le Sud-Ouest, les lentes décrues ont permis aux sinistrés de faire les premiers constats des dégradations. La Caisse centrale de réassurance (CCR) a estimé entre 2,5 et 3 milliards d’euros, le coût total des indemnisations liées au crues pour environ 250 000 sinistrés, un montant supérieur au coût de la sinistralité de toute l'année 2024. Ce mardi 24 février, l’état de catastrophe naturelle a été reconnu par le ministère de l’Intérieur pour 294 communes sur les 371 demandes déposées. Cette reconnaissance permet aux habitants des communes concernées d’être plus facilement indemnisés. Dans ce contexte, les questions des responsabilités et des sources d’indemnisation se posent. « L’Etat s’est désengagé financièrement », cingle Sébastien Leroy, maire de Mandelieu-la-Napoule dans le Lot-et-Garonne. Pour tenter d’apaiser la situation, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut a rappelé que les collectivités sont « autorisées à lever une taxe » pour financer l’entretien des digues, par exemple. Or, l’association des Intercommunalités de France a estimé une fourchette comprise entre 15 et 18 milliards d’euros pour le besoin d’investissements dans les digues alors que le rendement de cette taxe « Gemapi » est évaluée à 20,9 milliards : « L’Etat a refilé la patate chaude aux collectivités », appuie Régis Banquet, vice-président des Intercommunalités. Du côté des particuliers, les experts anticipent une hausse des primes d’assurance habitation. Entre l’État, les collectivités, les assureurs et les particuliers, qui va payer les réparations de ces crues historiques ?
Invités :
- Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime
- Amandine Richaud-Crambes, ingénieure en environnement et urbaniste
- Olivier Moustacakis, cofondateur et directeur général d’« Assurland.com »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Guerre au Moyen-Orient : jusqu’où peut aller le conflit ? | Chaque voix compte - 06/03/2026
À LA UNE / Guerre au Moyen-Orient : jusqu’au peut aller le conflit ?
Une semaine après le début de la guerre en Iran, les frappes américaines et israéliennes se poursuivent. L’armée de l’État hébreu continue son avancée dans le sud du Liban pour tenter de détruire le Hezbollah, soutien de l’Iran, donnant lieu à des déplacements massifs de population. De son côté, Téhéran riposte, essentiellement par le biais de drones envoyés contre les pays du Golfe alliés des États-Unis et se dit prêt à contrer une invasion terrestre. Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, a indiqué que l’Iran ne demande ni « cessez-le-feu » ni « négociations » avec les États-Unis. Face à ces déclarations, Donald Trump a appelé la population iranienne à se soulever contre le régime des mollahs et a annoncé, jeudi 5 mars, vouloir « être impliqué » dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei. Le conflit semble donc s’installer dans la durée. En France, Emmanuel Macron se montre « mobilisé » et échange avec les alliés régionaux. Il a déjà annoncé le « renforcement de la coopération » avec les forces libanaises et l'envoi de « véhicules de transport blindés ainsi qu’un soutien opérationnel et logistique ». Si la France tient des positions défensives pour venir en aide à ses alliés, elle « ne fait pas la guerre » en Iran, a assuré le Président. La France travaille aussi à la protection de ses ressortissants coincés au Moyen-Orient : 750 personnes ont déjà été évacuées, et selon le Quai d'Orsay, 5000 demandeurs souhaitent revenir en France. Comment les Français perçoivent-ils cette guerre au Moyen-Orient ?
Invités :
• Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise
• Adel Bakawan, directeur du European Institute for Studies on the Middle East and North Africa (EISMENA), auteur de « La décomposition du Moyen-Orient : trois ruptures qui ont fait basculer l’Histoire » (Tallandier)
• Armin Arefi, grand reporter au « Point »
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Pétrole, gaz, fret maritime… Menaces sur l’économie française | Chaque voix compte - 05/03/2026
À LA UNE / Pétrole, gaz, fret maritime… Menaces sur l’économie française
La guerre au Moyen-Orient, qui a débuté samedi 28 février, par des frappes israélo-américaines massives suivies par la riposte de Téhéran, fait redouter une perturbation de l’économie mondiale. De fait, une grande partie des enjeux économiques mondiaux se jouent au niveau du détroit d'Ormuz. Cette route maritime stratégique désormais bloquée, l’acheminement de matières premières est à l’arrêt. Or, un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié y transitent. Ces perturbations se ressentent déjà sur les prix : le prix du gaz européen a bondi, atteignant 59,950 euros le mégawattheure, un niveau inédit depuis février 2023. L’économiste Anne-Sophie Alsif évoque des répercussions sur l’inflation : « s'il y a une tension sur le gaz et le pétrole, l'inflation en France pourra atteindre 2% », alors que cette dernière est actuellement de 1%. Le blocage du détroit perturbe aussi la navigation de nombreux navires dans la zone : lundi 2 mars, au moins 167 navires étaient ainsi bloqués, dont 60 porte-conteneurs contenant des marchandises. De nombreux autres produits risquent eux aussi de se trouver impactés, tels que les engrais et le plastique. Pour Paul Chollet, économiste : « l'impact du conflit iranien sur le quotidien des Français dépendra en réalité largement de son intensité, mais surtout de sa durée ». La guerre au Moyen-Orient pourrait-elle générer un choc économique mondial ?
Invités :
- David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients Stratégiques »
- Aurore Lalucq, eurodéputée « Place Publique », Présidente de la commission des affaires économiques au Parlement européen
- Nicolas Goldberg, responsable du pôle énergie du think-tank « Terra Nova »
Chroniques :
« La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / École : le privé va-t-il détrôner le public ?
Selon une étude publiée le mardi 3 mars 2026 par l'Institut des politiques publiques, entre 2016 et 2024, le nombre d'élèves de CP a baissé 24% dans le public, contre 4% dans le privé. En 14 ans, le nombre de naissances a diminué de 32% et cette baisse de la natalité affecte de façon beaucoup plus significative l'enseignement public que le privé. À Paris, la part des élèves de sixième scolarisés dans l’enseignement privé pourrait ainsi atteindre 50% à l’horizon 2035, contre 38,7% en 2025. Or, pour les auteurs de l’étude, cette ruée vers le privé risque d’accentuer la ségrégation sociale : à Paris en 2024, 55% des élèves de 6e étaient issus de milieux sociaux très aisés. La proportion pourrait atteindre 72% en 2035. Pour enrayer la dynamique du privé, l'Institut des Politiques Publiques plaide pour des suppressions de classes dans le privé et une révision des modalités de répartition des financements publics alloués au privé. L’enseignement privé supplantera-t-il le public et comment expliquer ce phénomène ?
Invités :
- Rodrigo Arenas, député « La France Insoumise » de Paris
- Chantal Desbarrières, directrice diocésaine de l'Enseignement catholique des Hauts-de-Seine
- Pierre Merle, sociologue, auteur de « L’enseignement privé » (éditions La Découverte)
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Guerre au Moyen-Orient : la France sur un fil ? | Chaque voix compte - 04/03/2026
À LA UNE / Guerre au Moyen-Orient : la France sur un fil ?
Alors que les frappes américaines et israéliennes ainsi que les ripostes iraniennes se poursuivent, Emmanuel Macron a pris la parole mardi 3 mars pour évoquer la situation au Moyen-Orient. Le Président de la République déclare que sa « responsabilité est d'agir » notamment pour soutenir les alliés de la France, citant les accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats arabes unis. Emmanuel Macron a donc annoncé l’envoi de renforts militaires au Moyen-Orient, dont le porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée. De son côté, le gouvernement iranien a mis en garde les pays européens : « tout acte de ce type contre l'Iran serait considéré comme un geste de complicité avec les agresseurs », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. En raison des perturbations de l'approvisionnement via le détroit d’Ormuz, une hausse du prix des hydrocarbures est observée : le baril de pétrole Brent a dépassé 85 dollars pour la première fois depuis juillet 2024. En réponse, Bercy tente de rassurer : « il n'y a aucun risque d'approvisionnement à court terme en France ni sur le gaz, ni sur l'essence », a assuré le ministre de l'Economie, Roland Lescure. Quelles sont les conséquences économiques et géopolitiques de la guerre au Moyen-Orient pour la France ?
Invités :
-Jean-Louis Bourlanges, ancien Président de la commission des affaires étrangères
-Michel Fayad, géopolitologue spécialiste du Moyen-Orient
-Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l’ONU
Chroniques :
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Comment sauver le musée du Louvre ?
Depuis le spectaculaire vol des bijoux de la couronne, le 19 octobre 2025, qui a mis au jour les failles de sécurité du Louvre, le musée le plus visité au monde est confronté à de nombreuses épreuves. Outre le cambriolage, le musée a également dû fermer en novembre une galerie en raison d’avaries. Le Louvre a également fait face en décembre 2025, à un mouvement social des employés dénonçant leurs conditions de travail et contraignant le musée à fermer à quatre reprises, ce qui a entraîné plus de 2 millions d’euros de perte. Enfin, le musée a fait l’objet d’une enquête sur un réseau de fraude à la billetterie. Avant son départ du gouvernement, la ministre de la culture, Rachida Dati, avait acté dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur la protection du patrimoine national et la sécurisation, l’abandon de la mission de réorganisation « en profondeur » du Louvre. Mardi 24 février, fragilisée par la mise au jour de ces nombreux dysfonctionnements, la présidente du Louvre, Laurence des Cars avait démissionné. Elle devait être auditionnée par cette même commission le mardi 3 mars mais a annulé, pour la seconde fois, sa venue. Comment préserver le joyau culturel que représente le musée du Louvre ?
Invités :
-Alexis Corbière, député « écologiste et social » de Seine-Saint-Denis
-Céline Calvez, députée « Ensemble Pour la République » des Hauts-de-Seine
-Didier Rykner, directeur de la rédaction de « La Tribune de l’Art »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Guerre au Moyen-Orient : l’embrasement, jusqu’où ? | Chaque voix compte - 03/03/2026
À LA UNE / Guerre au Moyen-Orient : l’embrasement, jusqu’où ?
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes en Iran, provoquant la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Le régime iranien a répliqué en envoyant des missiles vers l’État hébreu et des bases américaines au Moyen-Orient. Le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont notamment été touchées. Cette guerre s’ouvre après les négociations sous haute tension sur le nucléaire iranien. Donald Trump a appelé la population iranienne à se soulever contre le régime des mollahs, après la nouvelle vague de contestation qui a secoué l’Iran fin 2025. La violente répression organisée par Téhéran et les gardiens de la révolution aurait fait plus de 30 000 morts parmi les manifestants. Le régime iranien, toujours en place, refuse de négocier avec les Etats-Unis et promet une « longue guerre ». Washington a répondu être prêt à aller « aussi loin que nécessaire », y compris au sol et « bien au-delà » des 4 ou 5 semaines prévues. Le conflit s’étend désormais du Liban, où les frappes israéliennes se poursuivent sur les bastions du Hezbollah pro-iranien, aux pays du Golfe en passant par Chypre. Quatre jours après le début des frappes, Emmanuel Macron a choisi de s’adresser aux Français. Quelle est l’ampleur des bombardements au Moyen-Orient ?
Invités :
- Maya Khadra, journaliste franco-libanaise, spécialiste du Moyen-Orient
- Camille Lons, directrice adjointe au Conseil européen pour les relations internationales, experte des pays du Golfe
- François Gouyette, ancien ambassadeur de France aux Émirats arabes unis et en Arabie-Saoudite
Chroniques :
« Le chiffre du jour » : Détroit d’Ormuz bloqué, pénurie annoncée ? par Julie Ruiz Perez
« Quelle histoire ! » : Nucléaire : dissuasion avancée, doctrine assumée par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Les femmes sont-elles condamnées à gagner moins que les hommes ?
Dans sa dernière enquête sur les inégalités salariales entre les femmes et les hommes du 3 mars 2026, l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) relève qu’à profil et à poste identique, les femmes gagnent près de 7% de moins que leurs homologues masculins : un écart quasi inchangé depuis 10 ans. Pourtant, « les femmes demandent presque autant que les hommes des augmentations mais, dans les faits, elles obtiennent moins souvent satisfaction », rapporte Hélène Garner, directrice des études de l’Apec. Depuis le 1er mars 2026, la loi Rixain impose aux entreprises de plus de 1 000 salariés de compter au moins 30 % de femmes parmi leurs cadres dirigeants. La directive européenne sur la transparence salariale doit permettre à toutes et tous de demander la moyenne des salaires de leurs collègues effectuant un même travail ou un travail de valeur égale. Comment expliquer la persistance des inégalités salariales entre les femmes et les hommes ?
Invités :
- Dieynaba Diop, députée socialiste des Yvelines
- Marie-Pierre Rixain, députée « Ensemble Pour la République » de l’Essonne
- Sandra Lhote-Fernandes, responsable de plaidoyer égalité femmes/hommes chez Oxfam
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Logement : enfin la relance ? | Chaque voix compte - 27/02/2026
À LA UNE / Logement : enfin la relance ?
Selon le rapport annuel de la Fondation pour le logement publié en janvier 2026, 2,9 millions de ménages étaient en attente d’un logement social en 2025 : un niveau inédit. Le nombre de personnes sans domicile fixe s'élève à 350 000, contre 143 000 en 2012. En parallèle, la pression sur l’offre ne cesse de s’accentuer. Les jeunes sont particulièrement fragilisés. D’après la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE), un étudiant sur trois se trouve en situation de mal-logement. Le loyer étudiant moyen s’élève à 491 euros (712 euros à Paris), ce qui représente la moitié de leur budget médian. Selon un sondage Odoxa pour Nexity, 30 % des 18-34 ans ont renoncé à candidater à un emploi faute de logement adapté, et, alors que la France subit une crise de la natalité, un citoyen sur cinq a reporté un projet d’enfant. Le logement devient ainsi un frein à l’insertion professionnelle et au développement familial. C’est dans ce contexte que le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a assoupli les exigences de la Loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), permettant à 55 intercommunalités de viser 20 % de logements sociaux au lieu de 25 % et suscitant de vives critiques. Afin d'encourager l’investissement dans le privé face à une rentabilité locative jugée en baisse, le gouvernement a introduit un nouveau mécanisme d’amortissement fiscal. Dans le plan gouvernemental de 2026, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fixé un nouvel objectif : construire 2 millions de logements d’ici 2030, soit 400 000 par an. Face à cette crise multidimensionnelle, comment les politiques publiques peuvent-elles répondre à une somme de cas particuliers ?
Invités :
• François Jolivet, député « Horizons et indépendants » de l’Indre
• Danielle Simonnet, députée « écologiste et social » de Paris
• Virginie Grolleau, journaliste spécialiste du logement à « Challenges »
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Lenteurs de la justice : une loi pour les victimes | Chaque voix compte - 26/02/2026
À LA UNE / Lenteurs de la justice : une loi pour les victimes
Mardi 17 février 2026, Gérald Darmanin, qui s’apprête à déposer un projet de loi destiné à réduire les délais d’attente dans les tribunaux, a reçu plusieurs victimes au ministère de la Justice. Toutes attendaient une date d’audience depuis des années. Depuis près d’un an, le Garde des Sceaux prépare un projet de loi baptisé SURE « sanction utile, rapide et effective ». Alors que les affaires de viol sont jugées en moyenne après six ans et les crimes de sang après huit ans, environ 6 000 dossiers attendent aujourd’hui une date d’audience. Le texte prévoit plusieurs mesures pour fluidifier les procédures : la création d’un plaider-coupable pour certaines infractions sexuelles lorsque l’accusé reconnaît les faits et que la victime y consent, la multiplication des cours criminelles départementales afin d’en avoir autant que de tribunaux, la réduction du nombre de magistrats professionnels siégeant ainsi que la possibilité de confier les appels aux cours criminelles plutôt qu’aux cours d’appel. Par ailleurs, un « portail du justiciable » permettrait aux victimes de s’informer sur l’état d’avancement des dossiers. Ces mesures pour remédier aux lenteurs du système judiciaire sont-elles pertinentes ?
Invités :
- Bertrand Périer, avocat à la Cour de cassation et au Conseil d’État
- Manon Lefebvre, secrétaire nationale du syndicat de la magistrature
- Olivia Dufour, journaliste, essayiste, responsable du site « Actu juridique », autrice de « Justice, une faillite française ? » (Lextenso éditions)
« Le mot du jour » : VICTIME par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Taxation des petits colis : une mesure vraiment efficace ?
Après l’Italie, la France instaure à son tour, à compter du 1er mars, une taxe de deux euros sur les « petits colis », d’une valeur inférieure à 150 euros, en provenance de pays hors Union européenne. Cette mesure vise à contrebalancer la concurrence des géants asiatiques de l’e-commerce tels que Shein, Temu, ou encore AliExpress. En quelques années le flux d’articles expédiés depuis le continent asiatique est devenu massif en France : plus de 826 millions d’articles y ont été importés en 2025, contre 175 millions seulement en 2022. Précisément, la taxe s’appliquera non pas à chaque colis, mais à chaque catégorie d’articles qu’il contiendra. Il s’agit d’une mesure transitoire, censée prendre fin au plus tard en décembre 2026, dans l’attente de la mise en place d’une taxe similaire au niveau européen. Pour Henri Isaac, maitre de conférences et spécialiste de l’économie digitale, qui craint un effet marginal : « la taxe ne va pas fondamentalement modifier la structure de prix de ces e-commerçants qui s’appuie d’abord sur les coûts de production chinois, extrêmement bas ». Cette nouvelle taxe réduira-t-elle les achats en ligne ?
Invités :
- Daniel Labaronne, député « Ensemble Pour la République » d’Indre-et-Loire
- François Kalfon, député européen socialiste
- Grégory Caret, directeur de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.