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215 épisodesDernier épisode : 11 juillet 2025
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Quelle place a la francophonie dans le monde ?  | Ça vous regarde - 11/07/2025

Quelle place a la francophonie dans le monde ? | Ça vous regarde - 11/07/2025

11 juillet 2025· 1:00:11

GRAND DÉBAT / Quelle place a la francophonie dans le monde ? 


« Le récap » par Clément Perrouault 

La langue de Molière est célébrée à Paris à l’occasion de la 50e session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Cette Assemblée est un espace de dialogue et de coopération des 95 Parlements francophones qui la composent. Langue officielle de 29 pays, pratiquée par 348 millions de personnes et présente sur les 5 continents, le français est la 5e langue la plus parlée dans le monde, juste derrière l’espagnol. Véritable levier diplomatique, le français peut aussi subir une perte d’influence sur le continent africain où la langue reste attachée aux souvenirs de la colonisation pour les jeunes générations qui lui préfèrent les langues « parlées » comme le wolof pour le Sénégal. Cette langue est aussi un élément central de l’identité culturelle d’un territoire comme pour le Québec. À l’heure où Donald Trump souhaite transformer le Canada en 51e état des Etats-Unis, la pratique du français est devenue un symbole de résistance et d’indépendance face au Président américain. Alors que les superpuissances anglophones, russophones et sinophones étendent de plus en plus leur influence, comment la francophonie peut-elle préserver son statut ? 



Invités :

- Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale de la République française 

- Adama Bictogo, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

- Nathalie Roy, Présidente de l’Assemblée nationale du Québec

- Néné Mariam Kane, porte-parole du Parlement francophone des jeunes


DANS LE RÉTROVISEUR / Assemblée nationale : une année pas comme les autres 


Plus fragmentée que jamais, l’Assemblée nationale a traversé une année hors norme. Parfois critiquée pour son inertie et pour l’absence de cap clair impulsé par le gouvernement, la chambre basse a pourtant été le théâtre d’événements marquants, entre votes historiques et blocages parlementaires. Pour la première fois depuis 1962, une motion de censure contre un Premier ministre a été adoptée le mercredi 4 décembre 2024. Sur certains textes, comme celui sur la fin de vie, les débats se sont distingués par leur qualité et la posture d’écoute des députés. À l’inverse, d'autres projets de loi, notamment la loi dite « Duplomb », ont donné lieu à de vives confrontations, à des stratégies d’obstruction et à une inflation d’amendements. C’est d’ailleurs sur ce texte que les députés – soutien de celui-ci – ont choisi de déposer une motion de rejet pour court-circuiter l’étude des centaines d’amendements déposés par l’opposition, illustrant la complexité des rapports de force et des tactiques législatives. Présente au cœur de l’hémicycle, La Chaîne Parlementaire a suivi avec rigueur les temps forts comme les épisodes plus discrets qui ont façonné cette session. L’heure est désormais au bilan. Que retenir de cette année parlementaire à bien des égards singulière ?


Invités :

- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP 

- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP

- David Revault d’Allonnes, rédacteur en chef de la revue « L’Hémicycle »

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Budget : que nous concocte François Bayrou ? | Ça vous regarde - 10/07/2025

Budget : que nous concocte François Bayrou ? | Ça vous regarde - 10/07/2025

10 juillet 2025· 1:00:00

GRAND DÉBAT / Budget 2026 : que nous concocte François Bayrou ? 


« Le récap » par Thibault Hénocque


À l'approche de l'annonce des grandes orientations budgétaires pour 2026, prévue le 15 juillet 2025, le Premier ministre François Bayrou entretient le suspense. Depuis plusieurs mois, le gouvernement a multiplié les « ballons d'essai », notamment sur la suppression de certaines niches fiscales, comme l'avait évoqué Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, en avril. Dernière idée en date : une « année blanche» budgétaire, qui consisterait à geler pendant un an les retraites, les prestations sociales et le barème de l'impôt sur le revenu, sans tenir compte de l'inflation. Pour Clément Beaune, haut-commissaire à la stratégie et au plan, cette mesure permettrait d'économiser entre 15 et 20 milliards d'euros. Mais l'Institut des Politiques Publiques avance une estimation bien plus modeste : 5,7 milliards d'euros. Cette proposition suscite de vives oppositions, notamment de la part de La France Insoumise et du Rassemblement National. Dans un contexte où le gouvernement doit trouver 40 milliards d'euros d'économies, la tâche s'annonce ardue, d'autant plus que le Parlement reste profondément divisé. Quelles seront alors les options retenues par François Bayrou ? Et surtout, permettront-elles à la France de ramener son déficit à 4,6 % du PIB en 2026, comme le prévoit l'objectif fixé ?


Invités :

- Philippe Brun, député socialiste de l'Eure,

- Jean-René Cazeneuve, député « Ensemble Pour la République » du Gers,

- François Geerolf, économiste à l'OFCE,

- Fanny Guinochet, journaliste économique à « La Tribune » et « France Info ».


GRAND ENTRETIEN / Philip Turle : le Royaume-Uni de retour dans le giron de l'Union Européenne ? 


Le sommet franco-britannique débuté le mardi 8 juillet 2025 a mis fin à plusieurs années de distance diplomatique entre les deux pays à la suite du Brexit. Au cours de ces trois jours, de nombreux sujets ont été évoqués notamment la question migratoire et des « small boats » traversant la Manche au départ du nord de la France. Londres réclame plus d'efforts de Paris contre les départs en échange des financements accordés. Un projet d'accord bilatéral de retours de migrants selon le principe « un pour un », inspiré de l'accord UE-Turquie de 2016, est à l'étude, impliquant la régularisation au Royaume-Uni d'un migrant pour un migrant renvoyé en France. Les pays du sud de l'Europe, alors porte d'entrée du continent européen pour les populations migrantes, craignent que ces ressortissants revenant en France soient dirigés vers leurs territoires. En parallèle, Emmanuel Macron et Keir Starmer ont approfondi leur coopération militaire, notamment concernant le soutien à l'Ukraine et la dissuasion nucléaire. Un « groupe de supervision nucléaire » sera créé, tandis que la coopération industrielle s'accélère sur les missiles et les technologies de défense avancées. Ce partenariat de défense, qualifié d' « Entente Industrielle », vise aussi à renforcer l'emploi et le leadership franco-britannique au sein de l'OTAN. « L'Entente cordiale » s'est-elle transformée en « entente amicale » ? 


Grand invité : Philip Turle, journaliste britannique, chroniqueur international à France 24


LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il désarmer la police municipale ? 


- En visioconférence : Hadrien Clouet, député « La France Insoumise » de Haute-Garonne,

- Gerlove Yokota, directeur de police municipale, Président de l'Association Nationale des Cadres Territoriaux de la Sécurité.

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Incendies : comment s’adapter au péril ? | Ça vous regarde - 09/07/2025

Incendies : comment s’adapter au péril ? | Ça vous regarde - 09/07/2025

9 juillet 2025· 59:51

GRAND DÉBAT / Incendies : comment s’adapter au péril ?  


« Le récap » par Bruno Donnet  


Selon l’observatoire européen Copernicus, plus de 19 700 hectares ont brûlé entre le 1er janvier et le 8 juillet 2025, contre une moyenne annuelle de 8 143 hectares entre 2006 et 2024. Alors que de violents incendies ravages la région de Marseille, la stratégie de renouvellement de la flotte aérienne de la Sécurité civile fait l’objet de vives critiques dans un rapport parlementaire publié le 2 juillet 2025. La flotte actuelle comprend 12 Canadairs amphibies, 8 avions Dash (non amphibies, mais capables de transporter jusqu’à 10 000 litres d’eau) et 3 avions Beech dédiés à la reconnaissance. Le rapport dénonce la vétusté du parc, en particulier des Canadairs, et le recours coûteux à la location pour compenser le manque de moyens. Une loi adoptée en juillet 2023 impose le débroussaillement des terrains boisés aux propriétaires publics et privés, et encourage les entreprises à libérer leurs salariés sapeurs-pompiers volontaires pendant les périodes à risque. La France est-elle véritablement prête à affronter la multiplication des feux de forêt sur son territoire ?


Invités :

- Julien Rancoule, député « Rassemblement National » de l’Aude

- Sophie Mette, députée « Les Démocrates » de Gironde

- Sophie Pantel, députée socialiste de Lozère

- Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers

- En visioconférence : François Pimont, Ingénieur de recherche à l’Inrae


GRAND ENTRETIEN / Muriel Pénicaud : à quoi ressemblera le travail de demain ?  


Dans la BD « Travailler demain », Soraya, une lycéenne un peu perdue face à un exposé sur le futur du travail, profite du départ en retraite de sa grand-mère DRH pour interroger des figures influentes du monde professionnel. Treize personnalités croisées ce soir-là lui présentent des visions contrastées des bouleversements à venir : transition écologique, intelligence artificielle, vieillissement de la population, nouvelles attentes des jeunes. Christine Lagarde, par exemple, souligne l’incertitude qui entoure ces mutations, tandis qu’Aurélie Jean - scientifique en algorithmique, spécialisée sur l’IA - insiste sur le potentiel transformateur, et non destructeur, de l’intelligence artificielle. D’autres défendent une évolution du management vers plus de confiance, un travail porteur de sens, et la nécessité d’une formation continue. Le récit met en lumière les tensions entre générations et le besoin d’inclusion sociale et de justice entre les sexes. En tant que co-scénariste, Muriel Pénicaud, ancienne ministre du Travail (2017-2020), orchestre ces échanges et ouvre un espace de dialogue entre expertise, expérience et jeunesse. 


Grande invitée : Muriel Pénicaud, ancienne ministre du travail, co-autrice de « Travailler demain » (Glénat)


 LA QUESTION QUI FÂCHE / Réforme de la loi Paris-Lyon-Marseille : justice ou manipulation électorale ? 


Invités : 

- Jean Laussucq, député « Ensemble pour la République » de Paris 

- Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône 

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Loi Duplomb : l’écologie sacrifiée ? | Ça vous regarde - 08/07/2025

Loi Duplomb : l’écologie sacrifiée ? | Ça vous regarde - 08/07/2025

8 juillet 2025· 57:54

GRAND DÉBAT / Loi Duplomb : l’écologie sacrifiée ?  


« Le récap » par Thibault Hénocque  


La version de la loi Duplomb adoptée en commission mixte paritaire (CMP) est soumise au vote final de l’Assemblée nationale le 8 juillet 2025. Ce texte, qui avait été rejeté en première lecture par l’Assemblée, revient par la voie d’un compromis largement favorable à la version du Sénat portée par la droite. Son adoption définitive acte la réintroduction dérogatoire de l’insecticide acétamipride, classé néonicotinoïde, pourtant interdit en France depuis 2018. Elle ouvre aussi la voie à d'autres mesures controversées comme la reconnaissance « d’intérêt général majeur » du stockage d’eau via le méga bassines ou encore le relèvement des seuils d’évaluation environnementale des élevages en faveur de l’agriculture intensive. Malgré quelques concessions comme le maintien de l’indépendance de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, le compromis issu de la CMP est perçu comme une victoire politique du lobby agro-industriel, au détriment des principes de précaution et de transition écologique. Ce texte de loi cristallise les désaccords sur l’avenir d’une agriculture française plus vertueuse pour l’environnement. D’un côté, des groupes d’agriculteurs dénoncent la concurrence déloyale des autres pays de l’Union européenne qui utilisent toujours les pesticides interdits et qui vendent leurs produits ainsi traités sur le marché français. De l’autre, les défenseurs de l’environnement et certains syndicats agricoles souhaitent une interdiction totale de ces produits à l’échelle européenne, rappelant les effets néfastes de ces pesticides sur la santé des agriculteurs et la vie des pollinisateurs. La loi Duplomb est-elle dangereuse pour la santé des Français ? 


Invités :

- Thomas Gibert, maraîcher en Haute-Vienne, porte-parole de la « Confédération paysanne » 

- Maxime Buizard-Blondeau, agriculteur dans le Loiret, membre du bureau des « Jeunes Agriculteurs »

- Benoît Biteau, député « écologiste et social » de Charente-Maritime 

- Jean-Luc Fugit, député « Ensemble Pour la République » du Rhône 


GRAND ENTRETIEN / Karine Franclet : statut de l’élu, le « blues » d’une maire 


Entre juillet 2020 et mars 2025, 2 189 maires ont démissionné en France, selon une étude du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) publiée en juin 2025. Lors de la dernière semaine d’examen de la session extraordinaire à l’Assemblée nationale, les députés doivent débattre d’une proposition de loi visant à créer un statut de l’élu local, afin de lutter notamment contre la désertification des mairies. Alors que les élections municipales de 2026 approchent à grands pas, le texte prévoit notamment une revalorisation de 10 % de la rémunération des élus locaux. Il propose également d’améliorer leurs conditions de départ à la retraite, avec une majoration d’un trimestre par année de mandat, dans la limite de huit trimestres. Karine Franclet, qui s’était mise en retrait de la vie politique pour préserver sa santé mentale, est revenue avec la volonté de faire de ce sujet le cœur de son engagement. Son témoignage relatant son récent burn-out souligne que le malaise des élus locaux dépasse les seules considérations financières. Pourquoi la fonction de maire est-elle de moins en moins attractive ? 


Grande invitée : Karine Franclet, maire d’Aubervilliers 


GRAND ANGLE / Dissolution : une arme à nouveau chargée…


Invités : 

- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP

- Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L’Opinion »


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Natalité en berne : comment inverser la courbe ? | Ça vous regarde - 04/07/25

Natalité en berne : comment inverser la courbe ? | Ça vous regarde - 04/07/25

4 juillet 2025· 58:59

GRAND DÉBAT / Natalité en berne : comment inverser la courbe ?  


« Le récap » par Bruno Donnet  


En 2024, 663 000 enfants sont nés en France, soit une baisse de 2,2 % par rapport à 2023. Ce chiffre marque également un recul de 21,5 % par rapport à 2010, année du dernier pic de natalité. Parallèlement, la population française vieillit, en raison du baby-boom d’après-guerre et de l’allongement de l’espérance de vie. Sept français sur 10 déclarent vouloir un enfant au cours de leur vie, selon une étude du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA). Les experts s’accordent néanmoins à dire que ces dynamiques démographiques fragilisent notre modèle social - la population active cotisant pour les retraités. Pour faire face à ce défi, le Président de la République a lancé, le 16 janvier 2024, un appel au « réarmement démographique », promettant notamment de s’attaquer à l’infertilité, qui concerne 3 millions de personnes en France. Les députés ont adopté en première lecture une proposition de loi visant à verser des aides sociales dès le premier enfant, pour toutes les familles. De son côté, la ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, souhaite transformer le congé parental en « congé de naissance » afin de le rendre plus attractif et mieux partagé entre les parents. Ce projet pourrait entrer en vigueur en 2026. Ces initiatives permettront-elles d’enrayer la baisse de la natalité en France ?


Invités :

- Sarah Legrain, députée « La France Insoumise » de Paris 

- Constance de Pélichy, députée « LIOT » du Loiret

- Magali Mazuy, démographe, chercheuse à l’INED, responsable de l’unité fécondité, familles, conjugalités 

- Hélène Périvier, économiste à l’OFCE, Présidente du HCFEA (Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge)


GRAND ENTRETIEN / Armin Arefi : les Gardiens de la Révolution, vrais maîtres en Iran 

 

Alors que les tensions entre l’Iran et Israël ont franchi un nouveau seuil avec les bombardements du 13 juin, le documentaire « Gardiens de la révolution. Les maîtres de l’Iran » explore l’ascension fulgurante et tentaculaire des Gardiens de la Révolution iraniens. Créés en 1979 par l’ayatollah Khomeyni pour protéger les fondements de la République islamique, les pasdaran ont progressivement conquis tous les rouages du pouvoir : armée, renseignement, économie, politique… jusqu’à devenir les véritables maîtres du pays. Entre archives inédites, témoignages de victimes et plongée au cœur d’un empire économique opaque, ce documentaire dresse un portrait d’une organisation redoutable, à la fois bras armé du régime et acteur-clé de sa politique régionale et nucléaire. L’Iran, qui sort affaibli du conflit armé de 12 jours l’ayant opposé à Israël et aux Etats-Unis, a vu ses sites nucléaires détruits par des bombardiers américains. La pérennité des Gardiens de la révolution est-elle en jeu ?  


Grand invité : Armin Arefi, grand reporter au « Point » 


LA SÉANCE DE RATTRAPAGE / Casse-tête du budget, motion de censure et Rachida Dati 


Invités : 

- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

- Jean-Baptiste Daoulas, journaliste politique à « Libération » 

- David Revault d’Allonnes, rédacteur en chef de la revue « L’Hémicycle » 


Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Clément Méric, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.

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Masculinisme : la mouvance qui inquiète | Ça vous regarde - 03/07/25

Masculinisme : la mouvance qui inquiète | Ça vous regarde - 03/07/25

3 juillet 2025· 58:46

GRAND DÉBAT / Masculinisme : la mouvance qui inquiète  

« Le récap » par Thibault Hénocque  


Saint-Étienne, mardi 1er juillet 2025 : un jeune homme de 18 ans est interpellé, mis en examen et écroué. Il avait deux couteaux en sa possession et s’apprêtait à attaquer des femmes. Le Parquet national antiterroriste est aussitôt saisi, une première dans une affaire de masculinisme. En effet, ce jeune homme se réclame de la mouvance venue d’outre-Atlantique des « Incels » (contraction de « célibataires involontaires » en français), qui regroupe des jeunes hommes accusant les femmes de les rejeter sexuellement et affectivement. Ils se retrouvent en ligne sur des forums et partagent des incitations au viol et des appels au meurtre. Le Canada et les Etats-Unis ont connu par le passé des attaques meurtrières masculinistes : une à Montréal en 1989 qui avait tué 14 personnes, et une autre en Californie en 2014 où 6 personnes avaient perdu la vie. Les mouvements masculinistes sont plus développés en Amérique du Nord où ils trouvent une caisse de résonnance importante grâce aux « influenceurs mascu » comme Andrew Tate ou Logan Paul, tous deux proches de Donald Trump. Le masculinisme séduit aussi dans les rangs de l’extrême-droite française avec des personnalités comme « Papacito », influenceur royaliste qui avait appelé à voter Éric Zemmour en 2022. La génération des 15-24 ans est la plus polarisée en 2025 sur les questions de genre selon le Haut Conseil à l’Egalité. Une guerre des genres pourrait-elle un jour éclater ? 


Invités :

- Stéphane Vojetta, député apparenté « Ensemble Pour la République » des Français établis hors de France

- Laure Daussy, journaliste à « Charlie Hebdo »

- Alice Apostoly, co-directrice de l’institut du genre en géopolitique  

- En visioconférence : Sandrine Lucchini, journaliste, romancière, autrice de « Charlotte Chérie » (éditions BlackLab)


GRAND ENTRETIEN / Thomas Snégaroff : les géants de la tech américaine sont-ils tout-puissants ? 


Placés au premier rang derrière Donald Trump lors de sa cérémonie d’investiture, les hommes les plus riches du monde avaient été installés devant les futurs ministres du Président. Un détail loin d’être anodin pour Donald Trump, qui évalue l’intelligence d’un individu à l’aune de sa fortune. Dans une série de portraits réalisés avec Philippe Corbé, le journaliste Thomas Snégaroff s’est penché sur le rôle des oligarques dans la démocratie américaine. De Peter Thiel à Elon Musk, en passant par Jeff Bezos et Mark Zuckerberg, les deux auteurs dressent les portraits de ces milliardaires, parfois idéologues, qui entretiennent une relation de proximité avec le président étasunien. À cette liste, ils ajoutent J. D. Vance, actuel vice-président. « La trajectoire personnelle de Vance n’est pas une énième success-story californienne. Elle apparaît plutôt comme une revanche de l’Amérique profonde et des “petits Blancs” qui ont souffert de la mondialisation », précisent-ils. Pour autant, selon les deux journalistes, celui que certains pressentent comme le futur président des États-Unis pourrait bien être l’héritier spirituel de ces oligarques. Comment mesurer l’influence réelle de ces milliardaires sur la politique de la première puissance mondiale ?


Grand invité : Thomas Snégaroff, journaliste, historien, auteur de « Les nouveaux oligarques » (Les Arènes) 


GRAND ANGLE / Énergies renouvelables : à quoi joue Bruno Retailleau ? 


Invités : 

- Claire Conruyt, journaliste politique au « Figaro »

- Jean-Baptiste Daoulas, journaliste politique à « Libération »

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Violences scolaires : le rapport parlementaire | Ça vous regarde - 02/07/25

Violences scolaires : le rapport parlementaire | Ça vous regarde - 02/07/25

2 juillet 2025· 1:00:05

GRAND DÉBAT / Violences scolaires : le rapport parlementaire pour éviter une nouvelle affaire Bétharram  


« Le récap » par Thibault Hénocque  


Mercredi 2 juillet 2025, les co-rapporteurs et la présidente de la commission d'enquête parlementaire dite « Bétharram » ont présenté à la presse leur travail. Fruit de 140 auditions et de cinq mois de travaux de recherche, ce rapport de 330 pages propose 50 recommandations pour « agir contre les violences à l'encontre des enfants ». Il propose de prolonger la prescription du délit de non-dénonciation pour les faits de violence sur mineurs. Dans ces 50 recommandations, reparties en 5 axes, il est aussi suggéré de « reconnaître la responsabilité de l'Etat pour les carences ayant permis la perpétuation de violences commises sur des enfants ». Les parlementaires sont aussi mentionnés par une recommandation qui vise à créer une mission transpartisane chargée d'un travail de réflexion et d'élaboration de propositions sur l'opportunité de rendre imprescriptibles certaines infractions commises sur les mineurs. Les recommandations s'appliquent également à l'organisation des établissements scolaires privés, l'accompagnement des élèves ou encore aux associations de parents d'élèves. Enfin, le rapport pointe un « défaut d'action » de François Bayrou qui avait « les moyens d'engager alors qu'il était informé des faits de violences quand il était ministre de l'Education nationale ». Ce rapport permettra-t-il plus de transparence dans les établissements scolaires privés ? 


Invités :

- Violette Spillebout, députée « Ensemble Pour la République » du Nord,

- Paul Vannier, député « La France Insoumise » du Val-d'Oise,

- Constance Bertrand, porte-parole du collectif des victimes de Saint-Dominique de Neuilly-sur-Seine,

- Didier Vinson, membre du collectif des victimes de Saint-Pierre du Relecq-Kerhuon.


GRAND ENTRETIEN / Samy Cohen : armée israélienne, une faillite morale ? 


Le quotidien israélien « Ha'aretz » a révélé, le 27 juin 2025, que des soldats de l'armée israélienne, Tsahal, auraient reçu l'ordre d'ouvrir le feu sur des civils gazaouis aux abords des points de distribution de l'aide humanitaire. Sous couvert d'anonymat, plusieurs officiers et soldats décrivent un contexte où le langage de l'enclave est désormais celui des balles, en particulier lors de l'ouverture des points de ravitaillement. Un soldat résume ainsi : « Notre moyen de communication, c'est la fusillade ». Peu après la publication de l'article, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israel Katz, ont publié un communiqué conjoint pour réfuter ces accusations. « Il s'agit de mensonges malveillants destinés à diffamer l'armée israélienne, l'armée la plus morale du monde », ont écrit les deux responsables. Si les réactions sont restées limitées sur le plan international, ces témoignages ont néanmoins suscité une onde d'indignation au sein de la société israélienne. Samy Cohen, auteur de « Tuer ou laisser vivre », a étudié la question de la morale de la guerre en Israël à travers l'Histoire, depuis la création de l'État. Faut-il y voir aujourd'hui une dérive au sein de Tsahal ?


Grand invité : Samy Cohen, directeur de recherche émérite au CERI, auteur de « Tuer ou laisser vivre » (Flammarion)


LA QUESTION QUI FÂCHE / Seniors : des tests pour la conduite ? 


Invités : 

- Pierre Chasseray, porte-parole de l'association « 40 millions d'automobilistes »,

- Floraine Jullian, porte-parole de l'association « Sauver des vies, c'est permis ! ».

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Canicule : quelles solutions à long terme ? | Ça vous regarde - 01/07/2025

Canicule : quelles solutions à long terme ? | Ça vous regarde - 01/07/2025

2 juillet 2025· 59:33

GRAND DÉCRYPTAGE / Canicule : quelles solutions à long terme ?  


« Le récap » par Thibault Hénocque  


Les 1er et 2 juillet 2025, seize départements ont été placés en vigilance rouge en raison d'un épisode caniculaire, entraînant la fermeture de 1 900 établissements scolaires sur l'ensemble du territoire. Par ailleurs, les logements privés ne sont pas épargnés : un tiers d'entre eux souffrent également de surchauffe. La Fondation pour le Logement des Défavorisés (ex-Fondation Abbé-Pierre) qualifie, dans son dernier rapport, ces habitations de véritables « bouilloires thermiques ». Face à cette réalité, les pouvoirs publics tentent de réagir. Une initiative transpartisane de députés a ainsi donné lieu au dépôt d'une proposition de loi visant à lutter contre ces logements surchauffés. Parmi les mesures envisagées : l'intégration d'un indicateur de « confort d'été » au sein du diagnostic de performance énergétique (DPE) et la mise en place, dès 2030, d'un calendrier de rénovation obligatoire pour ces habitations à risque. Parallèlement, de nombreux établissements publics - notamment certains EHPAD et hôpitaux - restent dépourvus de systèmes de climatisation. C'est dans ce contexte que Marine Le Pen, cheffe du groupe Rassemblement National à l'Assemblée, a annoncé vouloir lancer un « plan national pour la climatisation ». Une proposition controversée : ses détracteurs soulignent son impact environnemental et son coût élevé. De son côté, le Premier ministre François Bayrou a missionné un groupe de travail chargé, sous trois mois, de formuler des propositions concrètes pour développer les solutions géothermiques, qui permettraient de tirer parti de la chaleur du sous-sol pour produire de l'énergie de manière durable. Alors, face à cette diversité d'approches, quelles solutions faut-il privilégier ?

Invités :

- Lisa Belluco, députée « écologiste et social » de la Vienne,

- Antoine Vermorel-Marques, député « droite républicaine » de la Loire,

- Cédric Ringenbach, créateur de « la fresque du climat », ingénieur spécialiste du réchauffement climatique.

GRAND ENTRETIEN / Affaire Le Scouarnec : quels enseignements ? 

Le 1er juillet 2025, les membres du collectif des victimes de Joël Le Scouarnec ont été auditionnés par la commission des Affaires sociales et celle des Lois. Ce collectif s'était constitué durant le procès du chirurgien, finalement condamné le 28 mai à 20 ans de réclusion, assortis de deux tiers de période de sûreté, pour viols et agressions sexuelles commis sur 299 personnes entre 1989 et 2014. Tout au long de ce procès, présenté comme le plus vaste de l'histoire judiciaire française en matière de pédocriminalité, les victimes ont dénoncé le silence des responsables politiques face à cette affaire. Elles ont également mis en lumière les nombreux dysfonctionnements institutionnels ayant permis à l'auteur des faits d'agir impunément pendant des décennies. À plusieurs reprises, les audiences ont révélé l'inaction et le laxisme d'un système qui n'a su ni détecter ni empêcher la récidive. Le 10 juin, Frédéric Valletoux (Horizons), président de la commission des Affaires sociales, reconnaissait, en recevant le collectif, que cette affaire constitue « un condensé des dysfonctionnements de beaucoup d'institutions ». Comment ces dérives ont-elles pu se produire ? Quelles sont les revendications du collectif pour y remédier ?

Invités : 

- Frédéric Valletoux, député « Horizons et indépendants » de Seine-et-Marne,

- Manon Lemoine, porte-parole du collectif des victimes de Joël Le Scouarnec,

- Maître Marie Grimaud, avocate du collectif des victimes de Joël Le Scouarnec.

EN DIRECT / Motion de censure du PS : un coup pour rien ? 

Invités : 

- En duplex : Marco Paumier, journaliste LCP,

- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP,

- Sophie de Ravinel, journaliste politique.

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Gouvernement : un socle de moins en moins commun | Ça vous regarde - 27/06/25

Gouvernement : un socle de moins en moins commun | Ça vous regarde - 27/06/25

27 juin 2025· 59:42

GRAND DÉCRYPTAGE / Gouvernement : un socle de moins en moins commun 


« Le récap » par Bruno Donnet


Le « socle commun », censé assurer la stabilité gouvernementale, se fissure sous l'effet de divergences idéologiques, notamment sur la proportionnelle et l’écologie, et de rivalités entre personnalités politiques. Les désaccords entre Renaissance, Les Républicains, Horizons et les Démocrates compromettent les perspectives électorales communes, malgré les tentatives de conciliation du Premier ministre. Cette désunion crée un espace pour le Rassemblement National, l’UDR et des figures comme Éric Ciotti, qui exploitent des thèmes régaliens pour séduire l’électorat conservateur. Le « Sommet des Libertés » organisé par le RN, qui s’est tenu du 24 au 25 juin 2025, a esquissé une convergence de programmes économiques et sociaux. Les Républicains dirigés par Bruno Retailleau seraient-ils prêts à suivre le parcours de leur ex-président Éric Ciotti et à entrevoir une union avec les partis d’extrême-droite ? 


Invités :

- Louis Hausalter, journaliste politique au « Figaro »

- Jean-Baptiste Daoulas, journaliste politique à « Libération »

- Charles Sapin, journaliste politique au « Point »  

- Sophie de Ravinel, journaliste politique, chroniqueuse à « Public Sénat »


GRAND ENTRETIEN / Jean-Hervé Lorenzi : l’économie à l’épreuve des bouleversements du monde 


Créées il y a 25 ans par l’économiste Jean-Hervé Lorenzi, les Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence, souvent qualifiées de « mini-Davos » à la Française, se tiendront les 3, 4 et 5 juillet 2025. L’évènement réunira près de 7 000 participants autour de 73 débats et conférences, où interviendront de nombreux acteurs de la société civile : chercheurs, responsables politiques, partenaires sociaux, ministres ou encore chefs d’entreprise. L’édition de cette année portera sur le thème global « Affronter le choc des réalités ». Dans un contexte d’incertitude économique imposé par le nouveau président américain, Donald Trump, et renforcé par les tensions internationales, les débats porteront notamment sur la souveraineté et la compétitivité de l’Europe. D’autres enjeux majeurs seront également abordés : l’impact du réchauffement climatique, la polarisation croissante des opinions publiques, le vieillissement démographique ou encore les tensions géopolitiques internationales. À l’issue de ces trois journées, les membres du Cercle des économistes publieront une déclaration finale, assortie de propositions concrètes pour répondre aux principaux défis identifiés. Les Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence parviendront-elles à insuffler une nouvelle dynamique dans un contexte politique souvent désormais pointé du doigt comme atone ?


Grand invité : Jean-Hervé Lorenzi, Fondateur du Cercle des économistes, Président des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence 


GRAND ANGLE / Télétravail : l’impossible retour en arrière ? 


Invités : 

- Fanny Guinochet, journaliste économique à « La Tribune » et « France Info »

- Romain Bendavid, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès sur le monde du travail, auteur de « Rapport au travail : vers une contre-révolution ? Les tensions entre poursuite des transformations post-Covid et retour à l’ancien modèle » (Fondation Jean-Jaurès)


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Audiovisuel public : une réforme… pour quoi faire ? | Ça vous regarde - 26/06/25

Audiovisuel public : une réforme… pour quoi faire ? | Ça vous regarde - 26/06/25

26 juin 2025· 58:52

LE GRAND DÉBAT / Audiovisuel public : une réforme... pour quoi faire ?


« Le récap » par Thibault Hénocque 


Les 30 juin et 1er juillet 2025, l'Assemblée nationale examine la proposition de loi sur la réforme de l'audiovisuel public et la souveraineté audiovisuelle. Maintes fois repoussée, cette réforme est désormais portée par la ministre de la Culture, Rachida Dati. Elle continue de susciter de vives tensions, tant dans l'hémicycle que dans la société civile. En signe de protestation, les syndicats de Radio France, de France Télévisions et de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA) ont annoncé un mouvement de grève à partir du 30 juin 2025. Au coeur du projet : la création d'une holding baptisée « France Médias », qui regrouperait Radio France, France Télévisions et l'INA. Selon ses défenseurs, cette restructuration favoriserait la transition numérique et renforcerait l'offre publique, dans un contexte de désaffection des jeunes et des publics populaires au profit des réseaux sociaux et des nouveaux médias. La holding serait dirigée par un PDG nommé pour cinq ans par l'ARCOM, tandis que ses filiales conserveraient chacune un directeur général délégué. De surcroit, la ministre de la Culture propose de placer l'ensemble des rédactions sous l'autorité d'un seul directeur de l'information. Cette proposition suscite une forte opposition des syndicats. Ces derniers dénoncent un projet menaçant l'indépendance éditoriale, annonciateur de suppressions de postes et d'une dégradation de la qualité des contenus. Ils redoutent aussi une emprise accrue du pouvoir politique sur l'audiovisuel public. L'adoption du texte pourrait dépendre de la position des députés du Rassemblement National, partisans d'une privatisation du service public, notamment s'ils choisissaient de s'abstenir comme ils l'ont fait en commission des affaires culturelles. Pourquoi cette réforme divise-t-elle autant ? Quelles seraient ses conséquences concrètes si elle venait à être adoptée ?


Invités :

- Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons & Indépendants » du Calvados

- Sophie Taillé-Polian, députée « écologiste et social » du Val-de-Marne

- Soraya Morvan-Smith, journaliste à France 24, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT  

- Olivier Ubertalli, journaliste au magazine « Le Point »


L'INTERVIEW FRANC-PARLER / Arthur Delaporte : retraites, une motion de censure socialiste pour rien ?

Après quatre mois de négociations, le conclave sur les retraites souhaité par François Bayrou s'est soldé par un échec, malgré des consensus trouvés sur l'âge de la décote, les carrières longues, la retraite des mères et le financement via les retraités. Le principal point de blocage reste la pénibilité, le Medef refusant des départs anticipés via le système de points C2P. Les syndicats de salariés exigent aussi une contribution patronale, refusée par les intéressés. Le Premier ministre promet de reprendre les points d'accord pour en faire une base législative, mais refuse de rouvrir le débat sur l'âge légal à 64 ans. En réponse, les socialistes ont déposé une motion de censure, soutenue par le reste de la gauche. Réussiront-ils à obtenir les voix du Rassemblement National afin que celle-ci soit adoptée ?  


- Grand invité : Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados, porte-parole du groupe  


GRAND ANGLE / « Nicolas qui paie » : anatomie d'un phénomène viral 

Invités : 

- Philippe Moreau-Chevrolet, Président de MCBG Conseil et senior advisor chez « No Com »

- Stewart Chau, directeur d'études chez Verian 


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Retraites : fumée noire… et motion de censure | Ça vous regarde - 24/06/25

Retraites : fumée noire… et motion de censure | Ça vous regarde - 24/06/25

24 juin 2025· 59:21

GRAND DÉBAT / Retraites : fumée noire… et motion de censure          


« Le récap » par Marco Paumier  


Alors que le conclave sur les retraites devait présenter ses conclusions le 23 juin 2025, près de 4 mois après son lancement, les syndicats et le patronat ont mis un terme aux négociations, sans accord. Cette annonce sonne comme un désaveu pour le Premier Ministre, François Bayrou, qui avait conclu un pacte de non-censure avec le Parti Socialiste, s’engageant à présenter à la représentation nationale les conclusions des réunions périodiques, si accord « global » ou « partiel » il y avait. Dès le lendemain, le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, annonçait que « si le Parlement n’est pas saisi [d’un projet de loi concernant les conclusions du conclave], si nous n’avons pas la possibilité y compris de déposer des amendements qui permettraient de définir quelles seraient les conditions d’un retour à l’équilibre en échange d’un retour à 62 ans, nous irons vers la censure ». Ainsi menacé, et insatisfait par des négociations échouant si près du but, le Premier Ministre s’est alors engagé « à ne pas baisser les bras », promettant, dans l’hémicycle, « un texte qui pourra être examiné par le représentation nationale ». Une réponse qui n’a pas satisfait Boris Vallaud, le chef de file du groupe socialiste à l’Assemblée, qui a annoncé déposer une motion de censure visant à renverser le gouvernement de François Bayrou. Celle-ci a-t-elle une chance d’aboutir ? 


Invités :

- Mélanie Thomin, députée « socialistes et apparentés » du Finistère

- Daniel Labaronne, député « Ensemble Pour la République » d’Indre-et-Loire 

- Bénédicte Foucher, rédactrice en chef chez « AEF info »  

- Thomas Ménagé, député « Rassemblement National » du Loiret 

- En visioconférence : Christelle Thieffinne, négociatrice en charge des retraites pour la CFE-CGC


GRAND ENTRETIEN / Général Dominique Trinquand : sommet de l’OTAN, le défi de la présidence de Donald Trump   


Les dirigeants de l’OTAN sont réunis les 24 et 25 juin 2025 à La Haye afin de finaliser un accord sur le financement de l’Alliance transatlantique. Depuis le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis en janvier 2025, les pays européens ont été sommés d’augmenter significativement leurs budgets consacrés à la Défense, avec un objectif fixé à 5 % de leur PIB. Le jeudi 5 juin 2025 à Bruxelles, les membres de l’Organisation avaient esquissé une répartition de cet effort budgétaire : 3,5 % du PIB serait dédié aux dépenses strictement militaires, tandis que 1,5 % financerait des infrastructures stratégiques (routes, tunnels, ponts, aéroports) nécessaires à la mobilité logistique des forces armées sur le continent. Si un consensus semblait émerger, des discussions subsistaient quant aux modalités précises de mise en œuvre — en particulier les moyens, les échéances et les résultats attendus. Ces points doivent être clarifiés à l’occasion du sommet de La Haye. Mais en toile de fond, au-delà des arbitrages techniques, une interrogation persiste : quel avenir pour l’OTAN face à un président américain de plus en plus imprévisible et distant ?


Grand invité : Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU


LA QUESTION QUI FÂCHE/ Énergie : un front anti-écologie à l’Assemblée ?  


Invités : 

- Jean-Luc Fugit, député « Ensemble Pour la République » du Rhône

- Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme 

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Climat : la nouvelle alerte des scientifiques | Ça vous regarde - 20/06/25

Climat : la nouvelle alerte des scientifiques | Ça vous regarde - 20/06/25

20 juin 2025· 1:00:00

GRAND DÉBAT / Climat : la nouvelle alerte des scientifiques          


« Le récap » par Bruno Donnet


Des chercheurs et anciens membres du GIEC, ont publié une étude alarmante : l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, fixé lors de l’Accord de Paris en 2015, « n’est désormais plus atteignable ». Selon leurs travaux, la planète se réchauffe à un rythme inédit de 0,27 °C par décennie. Sans réaction forte des États, le seuil des +3 °C pourrait être atteint d’ici 2100. Ces derniers mois, la Chine a dépassé les 40 °C, les Émirats arabes unis ont frôlé les 52 °C, et le Pakistan a été balayé par des vents meurtriers après une canicule extrême. Inondations en Australie, en France, en Algérie, en Inde, en Chine ou encore au Ghana ; incendies ravageurs au Canada : les signaux d’alerte se multiplient. Pourtant, en France, les décisions politiques semblent ignorer cette réalité. Le 19 juin 2025, l’Assemblée nationale – presque vide sur les bancs de gauche – a adopté un moratoire sur l’éolien et le solaire, grâce aux voix de la droite et de l’extrême droite. Quelques jours plus tôt, les députés votaient la suppression des zones à faibles émissions (ZFE). L’écologie est-elle devenue impopulaire ?


Invités :

- David Cormand, député européen « Les écologistes »

- Jean Jouzel, paléoclimatologue

- Emeline Notari-Andjerakian, responsable du programme financement de la transition écologique au Réseau Action Climat

- En visioconférence : Jérôme Nury, député « Droite Républicaine » de l’Orne


GRAND ENTRETIEN / Jul : « La Belle et la Bête », un conte et une polémique


Jul, dessinateur connu pour « Silex and the City » et « Lucky Luke », a travaillé sur une version modernisée du conte « La Belle et la Bête » pour l’opération « Un livre pour les vacances » du ministère de l’Éducation nationale. Jul a illustré le texte original de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont (1756), en reprenant des éléments contemporains et familiers des élèves, comme les réseaux sociaux et certaines références à la culture maghrébine. Jugée inadaptée à des enfants de CM2, l’édition a été décommandée à la veille de l’impression (800 000 exemplaires), provoquant la stupéfaction de Jul, qui dénonce une censure politique. Le ministère, par la voix de Caroline Pascal, invoque un manque d’adaptation pédagogique pour justifier la décision. Jul critique un rejet déguisé de la diversité représentée dans son œuvre, tandis que la ministre Elisabeth Borne nie toute censure, affirmant qu’il s’agit d’un choix pédagogique. Comment Jul a-t-il imaginé sa version du personnage de « La Belle » ?  


Grand invité : Jul, dessinateur et auteur de « La Belle et la Bête » (éditions Réunion des Musées Nationaux)


LA SÉANCE DE RATTRAPAGE / François Bayrou sur un fil ? 


Invités : 

- Jean-Baptiste Daoulas, journaliste politique à « Libération »

- David Revault d’Allonnes, rédacteur en chef de la revue « l’Hémicycle »

-Stéphanie Dépierre, journaliste LCP


Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Clément Méric, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.

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L’Assemblée nationale privée de son pouvoir ?  | Ça vous regarde - 19/06/25

L’Assemblée nationale privée de son pouvoir ? | Ça vous regarde - 19/06/25

19 juin 2025· 59:31

GRAND DÉBAT / L’Assemblée nationale privée de son pouvoir ?  

         

« Le récap » par Marco Paumier  


Lors du vote sur le projet de loi de simplification économique, les députés macronistes s’opposent à un texte initialement proposé par l’ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, issu de leur rang. À leurs yeux, la version soumise au vote trahit les ambitions initiales. Autre singularité : lors de l’examen de la proposition de loi dite « Duplomb », portée par un sénateur Les Républicains, visant à réautoriser certains néonicotinoïdes. Cette fois, ce sont les députés de droite et du socle commun qui votent, en bloc, une motion de rejet préalable. Ils expliquent leur stratégie face à une avalanche d’amendements déposés par les députés opposants. Le but de la manœuvre : que le texte soit directement renvoyé en commission mixte paritaire, terrain plus favorable aux groupes de droite. Ces évènements singuliers témoignent d’un malaise des députés, qui se sentent parfois impuissants à faire voter des lois. Pour l'expliquer, ils pointent notamment du doigt l’absence de cap clair fixé par le gouvernement de François Bayrou. Les chiffres en témoignent : depuis le début de la session parlementaire en octobre, les députés ont examiné 125 propositions de loi, d’initiative parlementaire, contre seulement trois projets de loi, d’initiative gouvernementale. Après la dissolution, l’Assemblée s’est transformé en un hémicycle morcelé et en sursis qui ne parvient pas à enclencher un cycle de réforme consensuel. Alors, comment expliquer le « blues » des parlementaires ? 


Invités :

- Raphaël Schellenberger, député non-inscrit du Haut-Rhin

- Sophie Taillé-Polian, députée écologiste du Val-de-Marne

- Harold Huwart, député LIOT d’Eure-et-Loir  

- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP


GRAND ENTRETIEN / « Temps de l’enfant », la nouvelle convention citoyenne   


Face à un constat alarmant dressé par la Cour des comptes en mai 2025 sur l’échec du système éducatif français, Emmanuel Macron et François Bayrou ont lancé une Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, pilotée par le CESE. Tirés au sort, 130 citoyens débattront de juin à novembre 2025 autour de sujets comme les rythmes scolaires, les écrans, les vacances, ou encore les inégalités. L’objectif est de proposer une organisation du temps plus adaptée aux besoins biologiques, sociaux et éducatifs des enfants. Si certains syndicats dénoncent un « exercice d’esbroufe », d’autres espèrent une vraie refondation. Comparée à ses voisins européens, la France présente des journées scolaires plus longues, mais sans meilleure performance. Faut-il réduire les périodes de vacances pour mieux répartir le temps scolaire ?


Grands invités : 

- Kenza Occansey, Président du Comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant

- Sylviane Giampino, psychologue pour enfants, Présidente du Haut Conseil de l’Enfance et de l’Adolescence


GRAND ANGLE / Budget : la piste de l’année blanche 


Invités : 

- Marc Vignaud, journaliste économique à « L’Opinion »

- Christophe Ramaux, économiste à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre des économistes atterrés 


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Iran : que va décider Donald Trump ?  | Ça vous regarde - 18/06/25

Iran : que va décider Donald Trump ? | Ça vous regarde - 18/06/25

18 juin 2025· 59:46

GRAND DÉBAT / Iran : que va décider Donald Trump ?         


« Le récap » par Bruno Donnet  

Le Guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré que l’Iran ne se soumettrait à personne, rejetant toute capitulation et promettant de punir Israël pour ses attaques. La Russie et la Turquie ont pris position contre une intervention occidentale, Moscou mettant en garde contre un soutien militaire à Israël, tandis que le président turc a reconnu le droit de l’Iran à se défendre. Plusieurs pays, dont la France, le Royaume-Uni et la Pologne, ont évacué leurs ressortissants d’Israël ou d’Iran par mesure de sécurité. L’Iran a lancé plusieurs vagues de missiles balistiques contre Israël, causant peu de dégâts. En réponse, Israël a mené des frappes massives sur des bases militaires iraniennes, détruisant une grande partie de ses lanceurs de missiles et de ses stocks. Des installations nucléaires, comme le complexe de Natanz, ont également été touchées. L’armée israélienne a visé des infrastructures énergétiques, de sécurité intérieure et de défense aérienne, affaiblissant considérablement les capacités de riposte iraniennes. Les Etats-Unis de Donald Trump se préparent-ils à entrer en guerre ? 


Invités :

- Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val-d’Oise

- Pouria Amirshahi, député écologiste de Paris

- Antoine Basbous, politologue, associé chez « Forward Global », directeur de l’observatoire des pays arabes  

- En visioconférence : Étienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique


GRAND ENTRETIEN / Christelle Thieffine : retraites, vers une fumée noire ? 


Au lendemain d’une journée marquée par de nombreuses incertitudes, Patrick Martin, président du Medef, a exprimé de fortes réserves quant à la participation de l’organisation à la dernière réunion du conclave sur les retraites, prévue le 23 juin 2025. À ce jour, aucun accord n’a été trouvé entre le patronat et les syndicats, et la perspective d’une issue positive à ces négociations, engagées le 27 février, semble de plus en plus incertaine. Les échanges du 17 juin, tenus à huis clos, n’ont pas été rendus publics, mais certains éléments ont néanmoins filtré. Les partenaires sociaux restent profondément divisés, notamment sur la question d’une hausse des cotisations patronales et sur l’âge à partir duquel un départ à la retraite peut s’effectuer sans décote. Les syndicats réclament un abaissement de cet âge à 66 ans, contre 67 aujourd’hui. De son côté, la CFE-CGC conditionne son soutien à une participation financière plus importante des entreprises dans le financement du système de retraite. Dans ce contexte tendu, quelles sont les chances de parvenir à un accord acceptable pour l’ensemble des acteurs ?


Grande invitée : Christelle Thieffine, négociatrice en charge des retraites pour la CFE-CGC


LA QUESTION QUI FÂCHE / Nucléaire : faut-il relancer la filière ?  

Invités : 

- Antoine Armand, député « Ensemble Pour la République » de Haute-Savoie

- Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis 


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Retraites : en attendant la fumée blanche du conclave | Ça vous regarde - 17/06/25

Retraites : en attendant la fumée blanche du conclave | Ça vous regarde - 17/06/25

17 juin 2025· 59:24

GRAND DÉBAT / Retraites : en attendant la fumée blanche du conclave...      

    

« Le récap » par Marco Paumier  


« J'ai dit que s'il y avait un accord, il serait soumis au Parlement. Et s'il n'y a pas d'accord, (...) c'est la réforme telle qu'elle a été adoptée qui s'appliquera. C'est ce que j'ai dit ici, sans changer. » Devant la représentation nationale, François Bayrou a réaffirmé le 17 juin 2025 les règles du jeu qu'il a lui-même établies à propos du conclave sur la réforme des retraites. Autour de la table, les trois organisations syndicales encore engagées - la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC - semblent prêtes à ne plus contester l'âge légal de départ fixé à 64 ans par la réforme de 2023. En échange, elles formulent plusieurs demandes. La CFDT souhaite revoir en profondeur le Compte Professionnel de Prévention. Elle demande qu'il prenne mieux en compte des critères concrets de pénibilité : port de charges lourdes, postures contraignantes, expositions aux vibrations. L'objectif est de permettre un départ anticipé pour les salariés concernés. La CFTC, elle, veut revoir les règles de décote. Elle propose qu'elle ne s'applique que jusqu'à 66 ans, contre 67 aujourd'hui. Quant à la CFE-CGC, elle appelle à une participation accrue des entreprises au financement des retraites, en relevant les cotisations patronales. Mais ces revendications se heurtent à un front patronal ferme. Les deux principales organisations des employeurs rejettent toute hausse des cotisations. Elles proposent plutôt de faire contribuer davantage les retraités, notamment en augmentant le taux de CSG ou en désindexant les pensions de l'inflation. Les partenaires sociaux réussiront-ils à trouver un terrain d'entente que les députés pourront ensuite traduire en termes législatifs ?


Invités :

- Paul Christophe, Président du groupe « Horizons et indépendants », député du Nord,

- Laurent Baumel, député socialiste d'Indre-et-Loire,

- Bertrand Martinot, économiste, expert associé à l'Institut Montaigne, auteur de l'essai « Le travail est la solution » (éditions Hermann),

- Fanny Guinochet, journaliste économique à « La Tribune » et « France Info ».


GRAND ENTRETIEN / Guillaume Ancel : Iran, jusqu'où ira Israël ?  

  

Depuis le 13 juin 2025, Israël a lancé une série de frappes contre l'Iran visant ses sites nucléaires, notamment Natanz, et tuant des hauts responsables militaires et scientifiques. L'Iran a riposté avec plus de 500 drones et des missiles, causant 24 morts en Israël, contre 224 en Iran. Le site de Natanz a été gravement endommagé. Israël cherche à empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire, affirmant que celui-ci dispose déjà de matière fissile pour créer neuf bombes et dénonce les liens iraniens avec les organisations du Hezbollah et du Hamas. En marge du G7 au Canada, Donald Trump annonce un possible accord et menace de frappes, alors qu'Emmanuel Macron appelle à la désescalade. Ce nouveau conflit peut-il pousser les Etats-Unis à entrer en guerre ? 


Grand invité : Guillaume Ancel, ancien officier, chroniqueur, auteur du blog « Ne pas subir » et du livre « Petites leçons sur la guerre - Comment défendre la paix sans avoir peur de se battre » (éditions Autrement)


LA QUESTION QUI FÂCHE / Immigration : la fin des mariages blancs ? 


Invités :  

- Paul Christophle, député socialiste de la Drôme,

- Éric Michoux, député « Union des Droites pour la République » de Saône-et-Loire.

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Santé mentale : un plan sans argent ? | Ça vous regarde - 13/06/25

Santé mentale : un plan sans argent ? | Ça vous regarde - 13/06/25

13 juin 2025· 1:00:20

GRAND DÉBAT / Santé mentale : un plan sans argent ?      

    

« Le récap » par Bruno Donnet  


Alors que la santé mentale a été érigée au rang de grande cause nationale pour l’année 2025, le plan pour la santé mentale et la psychiatrie a été dévoilé le 11 juin 2025 par le ministre chargé de la Santé et de l'Accès aux soins, Yannick Neuder. Ce plan s’organise autour de trois grands axes : favoriser les repérages et interventions précoces face aux troubles, notamment chez les jeunes, favoriser le développement de la psychiatrie de proximité et reconstruire les filières psychiatriques dans le but de renforcer les moyens humains. Les psychiatres et les associations s’accordent à dire que ce plan va dans le bon sens mais déplorent qu’il ne soit assorti d’aucun moyen financier supplémentaire. Comment faire pour que la psychiatrie ne soit plus « le parent pauvre de la médecine », comme l’a appelé de ses vœux le ministre ? 


Invités :

- Marie-José Cortés, Présidente du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux

- Sandrine Rousseau, députée écologiste de Paris

- Agathe Kupfer, journaliste pour « Mūsae »  

- Emmanuelle Rémond, Présidente de l’Unafam (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques)

- En visioconférence : Wissam El Hage, professeur de psychiatrie au CHRU de Tours


GRAND ENTRETIEN / David Chavalarias passe Elon Musk aux rayons X  


Dans « Elon Musk en 50 tweets », David Chavalarias analyse comment Elon Musk utilise « X » (ex-Twitter) pour imposer une idéologie libertarienne et technocratique. À travers ses tweets, il se présente en sauveur de l’humanité, justifiant la déshumanisation des opposants « wokes » au nom d’un altruisme futuriste. Le livre montre comment Elon Musk s’attaque à la démocratie, manipule l’information et soutient activement des dirigeants d’extrême droite. Son contrôle algorithmique polarise le débat et affaiblit les contre-pouvoirs médiatiques. David Chavalarias démontre que derrière l’apparente défense de la liberté d’expression se cache un projet de domination culturelle. L’ouvrage alerte sur les dérives d’un pouvoir privé sans limites. L’Europe est-elle à l’abri des lubies d’Elon Musk ?


Grand invité : David Chavalarias, mathématicien, directeur de recherche au CNRS et auteur de « Elon Musk en 50 tweets » (Seuil)


GRAND ANGLE / Frappes d’Israël en Iran : l’escalade 


Invités : 

- Vincent Hugeux, journaliste indépendant, essayiste et enseignant à Sciences Po

- En visioconférence (depuis Netanya, en Israël) : Jonathan Serero, journaliste indépendant, spécialiste de la politique israélienne 


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Sommet des océans à Nice : quelles avancées ? | Ça vous regarde - 12/06/25

Sommet des océans à Nice : quelles avancées ? | Ça vous regarde - 12/06/25

12 juin 2025· 59:39

GRAND DÉBAT / Sommet des océans à Nice : quelles avancées ?  

« Le récap » par Marco Paumier  

À l’occasion de l’Unoc3, la Conférence des Nations Unies sur l’océan, le président Emmanuel Macron et la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, ont multiplié les annonces. Sur le plan national, la France prévoit de porter à 78 % la part de ses eaux classées en aires marines protégées (AMP), en assurant une « protection forte » pour 4 % d’entre elles — contre seulement 0,1 % aujourd’hui. Ce texte prévoit notamment la tenue régulière de COP pour coordonner les efforts de protection de la haute mer. En parallèle, Emmanuel Macron soutient, avec 37 autres pays, la mise en place d’un moratoire sur l’extraction minière des fonds marins. Ces annonces traduisent une volonté affichée de protéger les océans, mais leur mise en œuvre soulève plusieurs interrogations. Au niveau national, la notion de « protection forte » reste floue, ce que dénoncent les associations environnementales. Le traité BBNJ devra composer avec la vingtaine d’organisations régionales de gestion des pêches déjà en place, et ses effets ne se feront sentir qu’après les premières COP. Enfin, le moratoire sur l’extraction minière, bien que soutenu par une coalition de pays, reste fragile : moins de 40 États y ont adhéré, et son efficacité semble incertaine face à des puissances comme les États-Unis, où un décret signé par Donald Trump autorise déjà l’exploitation des fonds marins. Dans ce contexte, que peut-on réellement attendre des engagements pris lors de l’Unoc3 ?

Invités :

- Éléonore Caroit, députée apparentée « Ensemble Pour la République » des Français établis hors de France

- Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine

- Maître Sébastien Lootgieter, avocat spécialiste du droit maritime

- Véronique Andrieux, directrice générale de WWF


INTERVIEW FRANC-PARLER / Denis Gravouil : entre rapport et conclave, l’heure de vérité sur les retraites… 

Présenté jeudi 12 juin 2025, le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit une dégradation du déficit qui devrait atteindre 0,2 point de PIB en 2030 et 1,4 point de PIB en 2070 dans la situation actuelle. Afin de rééquilibrer le système de financement des retraites, le COR mentionne 4 leviers d’action : trois pistes considérées comme étant « récessives », qui toucheraient au revenu net, à la demande des ménages et au coût du travail, et une dernière « expansive » préférée, qui reculerait l’âge de départ à la retraite offrant ainsi un accroissement du taux d’emploi et l’enrichissement du pays. L’âge de départ à la retraite serait donc porté à 64,3 ans en 2030, 65,9 ans en 2045 et 66,5 ans en 2070. Les syndicats ont été nombreux à réagir à ce report de l’âge de départ à la retraite. La CGT accuse le président du COR, Gilbert Cette, d’être un proche d’Emmanuel Macron et suggère qu’il « devrait démissionner de son poste de Président » car il aurait failli en ne respectant pas les opinions diverses à ce sujet. Après le départ de la plupart des participants, le résultat du conclave sur les retraites ira-t-il à l’encontre des recommandations du COR ? 


Grand invité : Denis Gravouil, secrétaire confédéral CGT en charge des négociations sur les retraites


GRAND ANGLE / Correction des copies : et si l’IA remplaçait les professeurs ?  

Invités : 

- Bastien Blain, professeur junior d’économie à l’université Panthéon-Sorbonne

- Dimitri Nicolas, co-fondateur de l’application « Examino »

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Santé mentale des jeunes : les réseaux sociaux dans le viseur | Ça vous regarde - 11/06/25

Santé mentale des jeunes : les réseaux sociaux dans le viseur | Ça vous regarde - 11/06/25

11 juin 2025· 59:13

GRAND DÉBAT / Santé mentale des jeunes : les réseaux sociaux dans le viseur   

      

« Le récap » par Bruno Donnet   

Le 10 juin 2025, le président de la République, Emmanuel Macron, a déclaré que la France interdirait les réseaux sociaux aux enfants de moins de quinze ans si, d’ici « quelques mois », si cela n’était pas fait au niveau européen. Cette déclaration intervient dans un contexte de préoccupation croissante face à l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale des jeunes. Le lendemain, la fondation KidsRights, spécialisée dans les droits de l’enfant, publiait une étude évoquant une « corrélation troublante » entre la dégradation de la santé mentale des enfants et une utilisation « problématique » des réseaux sociaux. Quelques mois auparavant, en septembre 2024, sept familles assignaient le réseau social TikTok devant le tribunal de Créteil, jugeant que la plateforme était responsable de la dégradation de la santé mentale de leurs enfants : deux suicides à l’âge de 15 ans, quatre tentatives, et un cas grave d’anorexie. Ces événements avaient notamment conduit les parlementaires à se saisir du sujet et à lancer une commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs. Si la vérification de l’âge lors de création de comptes sur les réseaux sociaux est érigée comme remède, sa mise en place questionne tant sur l’aspect technique que juridique. Comment la France peut-elle concilier impératif de protection des mineurs et respect des libertés numériques et individuelles ?



Invités :

- Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados, Président de la commission d’enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs

- Anna Baldy alias « Grande Bavardeuse », créatrice de contenus

- Jean Cattan, secrétaire général du Conseil national du numérique  

- Olivier Bonnot, psychiatre d’enfants et d’adolescents


INTERVIEW FRANC-PARLER / Simon-Pierre Sangayrac : gilets jaunes, quand l’IA compile la parole des citoyens 


En 2019, à la suite du mouvement des « gilets jaunes », une grande consultation publique est lancée. Ce « Grand débat national », qui s’est étendu sur trois mois a recueilli près de deux millions de contributions citoyennes sur une plateforme en ligne. Cependant, ces données n’ont jamais totalement été étudiées, faute d’outil suffisamment puissant pour les analyser en intégralité. En 2023, un outil d’intelligence artificielle -Arlequin AI – est mis au point et utilisé par la Fondation Jean-Jaurès pour étudier les réponses des citoyens. Parmi les demandes de citoyens qui reviennent le plus, le souhait de pouvoir plus participer à la vie politique. Les vœux des citoyens concernent aussi des réformes des institutions et des scrutins comme l’introduction « d’une dose de proportionnelle lors des élections législatives », ou encore une réorganisation du Parlement en faveur d’un système monocamériste. Enfin, un constat commun à plusieurs citoyens sur la défaillance des services publics : « les Français préfèrent payer beaucoup d’impôts et vivre dans un pays égalitaire et de services publics que de voir les inégalités croître et les services publics disparaître en échange d’allègements d’im¬pôts ». Six ans plus tard, quelles conclusions peut-on tirer de cette consultation citoyenne ? 


Grand invité : Simon-Pierre Sangayrac, co-directeur de l’Observatoire de l’économie à la fondation Jean-Jaurès 


GRAND ANGLE / Manifestations à Los Angeles : le choix de l’escalade ?  


Invités : 

- Gallagher Fenwick, grand reporter

- Vincent Hugeux, journaliste indépendant, essayiste, enseignant à Sciences Po

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Surveillante tuée à Nogent : quelle réponse ? | Ça vous regarde - 10/06/25

Surveillante tuée à Nogent : quelle réponse ? | Ça vous regarde - 10/06/25

10 juin 2025· 59:48

GRAND DÉBAT / Surveillante tuée à Nogent : quelle réponse ?    

     

« Le récap » par Valérie Brochard   


Le mardi 10 juin 2025, à Nogent, en Haute-Marne, une surveillante est décédée après avoir été poignardée par un élève de 14 ans, scolarisé dans le collège Françoise Dolto où elle travaillait. Ce drame a eu lieu alors que l'adolescent attendait d'être fouillé par les gendarmes, à la recherche d'armes blanches, dans le cadre d'un contrôle inopiné aux abords de l'établissement scolaire. L'opération avait été lancée à l'initiative du ministère de l'Éducation nationale. Encadrés par la loi, ces contrôles se sont multipliés en France ces derniers mois face à la recrudescence des armes blanches dans les établissements scolaires. Depuis sa mise en place fin mars, ce dispositif a permis de saisir « plus de 300 armes », selon la ministre Élisabeth Borne. Des tragédies continuent pourtant de survenir. Le 24 avril, à Nantes, un élève du lycée privé Notre-Dame-de-Toutes-Aides, armé de deux couteaux, a attaqué ses camarades. Une lycéenne a succombé à ses blessures et trois autres élèves ont été blessés. Un mois plus tôt, en mars dans l'Essonne, dans le cadre d'une rixe entre bandes rivales, c'était un jeune de 17 ans qui perdait la vie aux abords d'un lycée, à la suite d'une attaque au couteau. Quelles sont les mesures proposées pour enrayer la présence d'armes blanches dans les établissements scolaires ?


Invités :

- Christophe Marion, député « Ensemble Pour la République » du Loir-et-Cher,

- Valérie Bazin-Malgras, députée « Droite Républicaine » de l'Aube,

- Benjamin Amar, professeur d'histoire-géographie, dirigeant de la CGT Val-de-Marne,

- Jean-Christophe Couvy, secrétaire national du syndicat de police « Un1té ».


INTERVIEW FRANC-PARLER / Jean-François Corty : Gaza, le cri d'alarme des humanitaires 


Dans la nuit du 8 au 9 juin 2025, le voilier « Madleen » de l'ONG « Flottille de la liberté » a été arraisonné par les autorités maritimes israéliennes. À son bord, douze ressortissants de pays européens et de Turquie, dont l'activiste écologiste Greta Thunberg et l'eurodéputée française, Rima Hassan. Cet équipage qui est parti de Sicile le 1er juin 2025, avait pour objectif de « rallier la bande de Gaza pour briser le blocus illégal et génocidaire imposé par Israël ». Le navire transportait des fournitures de première urgence comme du lait maternisé, de la nourriture, des fournitures médicales et des kits de dessalement d'eau. Alors que la majorité de l'équipage a pour l'heure refusé son rapatriement vers son pays d'origine, leur odyssée à portée symbolique met en lumière la situation critique alimentaire à Gaza. En effet, Israël a bloqué les convois d'aide humanitaire depuis le 2 mars 2025 avant de permettre à la « Gaza Humanitarian Foundation » (GHF) de distribuer des kits de ravitaillement à partir du 26 mai 2025. Cette ONG - la seule acceptée par Israël - est très proche des Etats-Unis trumpistes. Son nouveau chef est un évangéliste catholique proche du président américain. Le monopole de GHF pour la distribution alimentaire inquiète les Nations Unies. Comment venir en aide aux victimes de la crise humanitaire en cours à Gaza ? 


Grand invité : Jean-François Corty, Président de « Médecins de monde » et auteur de « Géopolitique de l'action humanitaire » (Eyrolles)


LA QUESTION QUI FÂCHE/ Budget : faut-il s'attaquer aux emplois à domicile ?  


Invités : 

- Christine Pirès Beaune, députée socialiste du Puy-de-Dôme,

- Philippe Lottiaux, député « Rassemblement national » du Var.

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L'immigration, carburant de l'économie ? | Ça vous regarde (06/06/2025)

L'immigration, carburant de l'économie ? | Ça vous regarde (06/06/2025)

5 juin 2025· 59:30

GRAND DÉBAT / L’immigration, carburant de l’économie ?        


« Le récap » par Valérie Brochard   

Le 24 janvier 2025 et le 5 mai 2025, Bruno Retailleau s’est adressé aux préfets par circulaires concernant l’immigration et l’intégration à la société française. Dans la première, sur la régularisation des étrangers sans-papiers, le ministre de l’Intérieur entend resserrer les conditions de régularisation actuellement en vigueur. L’une des évolutions voulues par le ministre est d’accorder un titre de séjour professionnel uniquement aux travailleurs sans papiers employés dans les secteurs et zones géographiques sous tension. Dans la seconde circulaire sur la naturalisation, Bruno Retailleau demande aux préfets d’accorder la nationalité française aux étrangers "pouvant attester d’une insertion professionnelle avérée et durable" en présentant un CDI de plus d’un an ou plusieurs CDD sur une période d’au moins deux ans. Le ministre de l’Intérieur milite contre la tentation de recourir à l’immigration pour pallier le manque de main d’œuvre. Si pour Bruno Retailleau, "l’immigration n’est pas une chance", Edouard Philippe la trouve économiquement nécessaire. Il ne souhaite plus que l’immigration "soit une immigration subie mais une immigration choisie", renouant ainsi avec cette politique migratoire mise en place dès 2006 par Nicolas Sarkozy alors locataire de la place Beauvau. Une immigration économique à la canadienne, pour pallier le manque de main d’œuvre dans certains secteurs, est-elle possible en France ? 


Invités :

- Patrick Stefanini, représentant spécial du Ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, sur l’immigration

- Juba Ihaddaden, économiste, membre du think tank Terra Nova  

- Michel Picon, Président de l’U2P


INTERVIEW FRANC-PARLER / Claire Nouvian : sommet de Nice, comment sauver les océans ? 


L’activiste Claire Nouvian, figure de la lutte pour la préservation des océans, a été visée par une intimidation à son domicile. Le 4 juin 2025, elle découvre sa porte aspergée de peinture noire, accompagnée d’une affiche contenant un QR code menant à un site anonyme. Ce-dernier diffuse des accusations et des théories complotistes visant Bloom, l’ONG qu’elle dirige. Claire Nouvian dénonce une opération minutieusement orchestrée par des acteurs de la pêche industrielle, opposés aux positions de son ONG. A quelques jours de l’ouverture à Nice de l’Unoc3, la Conférence des Nations Unies sur l’océan, cette attaque démontre à quel point les questions qui y seront abordées sont cruciales. Plus de 50 chefs d’État et de gouvernement, ainsi que 2 000 scientifiques, y sont attendus. Aucune mesure contraignante ne sera adoptée lors de ce sommet, mais des engagements volontaires sont attendus. La France compte jouer un rôle moteur : elle souhaite obtenir les 60 signatures nécessaires à la ratification du traité BBNJ de 2023, destiné à protéger les écosystèmes en haute mer, notamment contre les chalutiers raclant les fonds marins. Par ailleurs, elle souhaite élargir la coalition de 32 pays appelant à un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins. Un enjeu d’autant plus crucial que les États-Unis, sous l’impulsion de Donald Trump, viennent tout juste d’autoriser l’exploitation minière dans les eaux nationales, accentuant les divisions internationales. Alors, si ces mesures apparaissent comme décisives pour la préservation des écosystèmes marins, qu’attendre de ce sommet mondial ?


Grande invitée : Claire Nouvian, fondatrice et directrice générale de l’ONG BLOOM 

GRAND ANGLE / Elon Musk et Donald Trump : rien ne va plus  

Invités : 

- Vincent Hugeux, journaliste indépendant, essayiste, enseignant à Sciences Po 

- Jérôme Viala-Godefroy, docteur en civilisation américaine

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Environnement : la France a-t-elle abandonné ses ambitions ? | Ça vous regarde - 04/06/25

Environnement : la France a-t-elle abandonné ses ambitions ? | Ça vous regarde - 04/06/25

4 juin 2025· 59:16

GRAND DÉBAT / Environnement : la France a-t-elle abandonné ses ambitions ?    

    

« Le récap » par Bruno Donnet  


Suppression des zones à faibles émissions (ZFE), assouplissement de la trajectoire de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) avec l'instauration de dérogations, réintroduction potentielle des néonicotinoïdes via la proposition de loi Duplomb, reprise du chantier de l'A69 après une décision de justice : autant d'événements qui ont conduit Marine Tondelier, secrétaire générale des Écologistes, à parler d'une « semaine noire » pour l'écologie. Quelques semaines plus tôt, le gouvernement annonçait l'annulation de 3,1 milliards d'euros de crédits sur le budget 2025, dont près de 550 millions dédiés à la mission « écologie, développement et mobilité durable ». Dans le même temps, les aides à l'adaptation au changement climatique se réduisent. Les crédits alloués au leasing social pour 2025, qui avait permis à 50 000 personnes d'accéder à un véhicule électrique en 2024, ont diminué. Le dispositif « MaPrimeRénov' », pourtant essentiel à la rénovation thermique des nombreuses passoires énergétiques encore présentes en France, a été suspendu par le gouvernement. Si, à l'image de la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, des voix s'élèvent face au détricotage environnemental des députés, pourquoi l'écologie est-elle ainsi sacrifiée ?

         

Invités :

- Sylvain Maillard, député « Ensemble Pour la République » de Paris,

- Léa Balage El Mariky, députée écologiste de Paris,

- Matthias Renault, député « Rassemblement National » de la Somme,

- Lucie Brice Mansencal, directrice d'études et de recherche au Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie),

- En visioconférence : Grégoire Fraty, membre de la convention citoyenne pour le climat.


INTERVIEW FRANC-PARLER / Marc Fesneau : coalition, attention, fragile...


Président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale, Marc Fesneau, a tiré la sonnette d'alarme le 25 mai 2025, dénonçant la « surenchère actuelle au sein du bloc central sur les sujets régaliens ». Le chef de file des députés centristes rappelle que l'ADN de son mouvement politique n'est pas une reprise des thèmes de la droite et de l'extrême-droite, notamment concernant les questions migratoires. En effet, le socle commun se fissure sur des questions comme le recours à la proportionnelle ou bien la sécurité. L'unité de ces partis est ébranlée par les différentes candidatures annoncées pour la présidentielle de 2027. Une primaire sera-t-elle nécessaire pour éclaircir l'héritage du macronisme ?  


Grand invité : Marc Fesneau, Président du groupe « Les démocrates », député du Loir-et-Cher 


GRAND ANGLE / Ukraine : les drones de l'espoir ? 


Invités : 

- Elena Volochine, grand reporter, réalisatrice indépendante, autrice de « Propagande, l'arme de guerre de Vladimir Poutine » (éditions Autrement),

- Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU.


Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Clément Méric, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.

Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.


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Incidents après la finale du PSG : vers un durcissement pénal ? | Ça vous regarde - 03/06/25

Incidents après la finale du PSG : vers un durcissement pénal ? | Ça vous regarde - 03/06/25

3 juin 2025· 59:32

GRAND DÉBAT / Incidents après la finale du PSG : vers un durcissement pénal ?       


« Le récap » par Thibault Hénocque  


Plusieurs supporters ont été condamnés à quelques mois de prison avec sursis pour des délits commis en marge des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des champions. Gérald Darmanin s'interroge sur la pertinence de ce type de peine pour de tels faits. En effet, le garde des Sceaux propose la suppression du sursis et l'instauration de peines minimales systématiques. Il souhaite réduire le nombre de types de peines à quatre (contre quelques 200 aujourd'hui) et élargir le plaider-coupable. Des propositions similaires ont récemment été adoptées par l'Assemblée nationale. Celle du député Loïc Kervran qui propose entre autres la réinstauration de peines de prison ferme de moins d'un mois, ou bien celle de Gabriel Attal (adoptée par les deux chambres) qui vise à impliquer davantage la responsabilité des parents des mineurs délinquants. Comment dissuader les casseurs et les vandales ? 

         

Invités :

- Loïc Kervran, député « Horizons et indépendants » du Cher,

- Ugo Bernalicis, député « La France Insoumise » du Nord,

- Alexandra Martin, députée « Droite Républicaine » des Alpes-Maritimes,

- Maître Johanne Sfaoui, avocate au barreau de Paris.


INTERVIEW FRANC-PARLER / Anne Brunner : analyse de notre fracture sociale


« Contre les inégalités, l'information est une arme », répète l'Observatoire des inégalités depuis des années. Mais que reste-t-il de cette maxime si l'information se dilue dans le vacarme médiatique ? C'est par cette interrogation que s'ouvre l'édition 2025 de son rapport annuel. Et ses constats sont sans appel. En France, les inégalités s'accentuent. En 2022, environ 5 millions de personnes - soit 8,1 % de la population - vivaient avec moins de 1 014 euros par mois, contre 6,6 % en 2002. Parallèlement, les 10 % les plus aisés possédaient 47,1% du patrimoine national en 2021, une part en constante progression depuis une décennie. Au-delà des écarts économiques, le rapport aborde aussi les inégalités face à la crise climatique. Si les zones défavorisées comme les quartiers aisés subissent toutes les formes de pollution, ce sont les plus jeunes et les plus précaires qui en subissent les conséquences les plus graves, en raison notamment d'un accès limité aux soins. Parallèlement, les ménages les plus riches émettent en moyenne 40 tonnes de CO? par an, contre seulement 15 tonnes pour les plus modestes. Dès lors, peut-on vraiment exiger des efforts équivalents en matière de transition écologique de la part de ceux qui polluent le moins ?


Grande invitée : Anne Brunner, directrice des études de l'Observatoire des inégalités 


LA QUESTION QUI FÂCHE / A69 et loi Duplomb : la peur du débat ? 


Invités : 

- Jean-René Cazeneuve, député « Ensemble Pour la République » du Gers,

- Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d'Oise.

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Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.


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Budget 2026 : quelles marges de manœuvre ? | Ça vous regarde - 28/05/25

Budget 2026 : quelles marges de manœuvre ? | Ça vous regarde - 28/05/25

28 mai 2025· 59:49

GRAND DÉBAT / Budget 2026 : quelles marges de manœuvre ?  

     

« Le récap » par Bruno Donnet 


En 2024, le déficit public en France s'élève à 168,6 milliards d'euros, soit 5,8 % du Produit Intérieur Brut. Ce déficit vient s'ajouter à une dette publique déjà conséquente, désormais estimée à 113,2 % du PIB, selon les derniers chiffres publiés par l'Insee. Des niveaux bien éloignés des critères de rigueur budgétaire fixés par l'Union européenne, qui prévoient un plafond de 3 % pour le déficit et de 60 % pour la dette. Face à cette situation jugée préoccupante, François Bayrou a commencé à préparer l'opinion publique à une période de rigueur. Le 27 mai 2025, il annonçait vouloir demander « un effort à tous les Français, le plus juste possible ». Le gouvernement a esquissé plusieurs pistes : suppression de l'abattement fiscal de 10 % sur les pensions des retraités, gel des dotations aux collectivités locales via une « année blanche », ou encore une hausse ciblée de la TVA. Autant de mesures qui divisent. À gauche, certains appellent à une hausse des prélèvements sur les plus riches, à l'image de la taxe dite « Zucman », qui imposerait à 2% les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros. À l'extrême droite, toute nouvelle imposition des retraités est jugée inacceptable. Dans ce contexte de fortes tensions politiques et d'urgence budgétaire, quelles solutions peuvent encore être envisagées face au mur de la dette ?


Invités :

- Frédéric Valletoux, député « Horizons et indépendants » de Seine-et-Marne, Président de la commission des affaires sociales,

- Christine Pirès Beaune, députée socialiste du Puy-de-Dôme,

- Charles Alloncle, député « Union des Droites pour la République » de l'Hérault.


GRAND ENTRETIEN / Najat Vallaud-Belkacem et Benjamin Michallet : penser l'immigration autrement...  


Dans « Réfugiés, ce qu'on ne nous dit pas », l'économiste Benjamin Michallet et l'ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem déconstruisent les idées reçues sur les réfugiés en s'appuyant sur des données, des comparaisons internationales et des faits. Ils montrent que l'accueil de réfugiés n'entraîne pas une hausse de la criminalité ni un poids économique insupportable. Au contraire, une intégration réussie peut générer des bénéfices sociaux et fiscaux. Les auteurs dénoncent la manipulation populiste et médiatique, qui survalorise les peurs et invisibilise la solidarité réelle des citoyens. Ils appellent à un accès plus large aux données pour éclairer les politiques publiques. L'ouvrage défend une approche humaniste, fondée sur le droit et la responsabilité collective. La question de l'accueil des réfugiés peut-elle connaître un regain d'intérêt citoyen ? 


Grands invités : 

Les auteurs de « Réfugiés, ce qu'on ne nous dit pas » (Stock) :

- Najat Vallaud-Belkacem, Présidente de l'association « France Terre d'Asile », ancienne Ministre de l'éducation nationale et des droits des femmes,

- Benjamin Michallet, économiste, spécialiste des déplacés forcés et juge assesseur à la Cour Nationale du Droit d'Asile.

  

GRAND ANGLE / Capitaine Alfred Dreyfus : la promotion posthume


Invités : 

- Charles Sitzenstuhl, député « Ensemble Pour la République » du Bas-Rhin,

- Christian Vigouroux, juriste, auteur de la biographie de Georges Picquart.

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Aide active à mourir : le vote historique des députés | Ça vous regarde - 27/05/25

Aide active à mourir : le vote historique des députés | Ça vous regarde - 27/05/25

27 mai 2025· 53:17

GRAND DÉBAT / Aide active à mourir : le vote historique des députés      


« Le récap » par Valérie Brochard  


Le 27 mai 2025, les députés ont adopté deux propositions de loi sur la fin de vie : l'une portant sur l'accompagnement et les soins palliatifs, et l'autre consacrée à l'instauration d'un droit à l'aide active à mourir. C'est le second texte qui a suscité les échanges les plus nourris, bien que marqués par une tonalité globalement apaisée, loin des affrontements habituels dans une Assemblée nationale fragmentée. Au fil des débats, plusieurs « garde-fous » ont été réintroduits pour encadrer ce nouveau droit. Notamment, un délai de réflexion incompressible de deux jours a été rétabli après avoir reçu l'accord du médecin. Par ailleurs, la définition de l'« affection grave et incurable en phase avancée », condition préalable à l'accès à l'aide à mourir, a été précisée. Les députés ont retenu la formulation de la Haute Autorité de Santé, qui décrit cette phase comme « caractérisée par l'entrée dans un processus irréversible marqué par l'aggravation de l'état de santé de la personne malade, qui affecte sa qualité de vie ». Une fois adopté par l'Assemblée, le texte poursuivra son parcours législatif au Sénat à l'automne, où il pourrait être amendé, la chambre haute étant réputée plus conservatrice sur ces sujets. La ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Catherine Vautrin, s'est dite confiante quant à une adoption définitive « d'ici à 2027 ». Pourquoi le vote des députés peut-il être qualifié d' « historique » ?


Invités :

- Agnès Firmin Le Bodo, députée « Horizons et indépendants » de Seine-Maritime,

- Justine Gruet, députée « Droite Républicaine » du Jura,

- Jonathan Denis, Président de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité,

- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP.


INTERVIEW FRANC-PARLER / Julien Dive : l'Assemblée privée de débat sur la loi Duplomb


La proposition de loi « visant à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur », dite « proposition Duplomb » du nom de l'un de ses auteurs, a été rejetée à l'Assemblée nationale par le biais d'une motion de rejet pour le moins inhabituelle. En effet, cette motion a été soutenue par une coalition allant du bloc central au Rassemblement national, en passant par Julien Dive (LR), rapporteur du texte lui-même. Or, cette partie de l'échiquier politique plébiscite pourtant la proposition. Derrière cette manoeuvre parlementaire se profile une stratégie d'évitement : celle de contourner les quelque 3 500 amendements déposés par les députés de gauche, fermement opposés à une loi qui pourrait notamment rouvrir la voie à l'usage de l'acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes, aujourd'hui interdit en France. Les défenseurs de la réintroduction de ce produit misent désormais sur la constitution d'une commission mixte paritaire, composée de 7 députés et 7 sénateurs, chargée d'examiner le texte à huis clos. Deux points particulièrement sensibles devraient y être débattus : d'une part, l'éventuelle réautorisation de l'acétamipride ; d'autre part, la remise en cause de l'indépendance de l'ANSES, l'agence chargée d'évaluer les produits phytopharmaceutiques, dont le placement sous tutelle ministérielle figure dans la version adoptée par le Sénat. Derrière ce feuilleton parlementaire, une question persiste : pourquoi cette loi, censée simplifier la vie des agriculteurs, suscite-t-elle autant de tensions dans le monde agricole lui-même ?


Grand invité : Julien Dive, député apparenté « Droite Républicaine » de l'Aisne 


LA QUESTION QUI FÂCHE / La TVA sociale est-elle un impôt injuste ?


Invités : 

- Fanny Guinochet, journaliste économique à « La Tribune » et « France Info »,

- Mathieu Plane, économiste à l'OFCE.

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Guerre à Gaza : Israël de plus en plus isolé | Ça vous regarde - 23/05/25

Guerre à Gaza : Israël de plus en plus isolé | Ça vous regarde - 23/05/25

23 mai 2025· 1:00:18

GRAND DÉBAT / Guerre à Gaza : Israël de plus en plus isolé


« Le récap » par Bruno Donnet  


Benyamin Netanyahou et son gouvernement ont lancé une opération de « conquête » de la bande de Gaza. Depuis le lundi 19 mai 2025, et après 78 jours de blocus imposé par Israël, seuls 300 camions d'aide humanitaire ont pu entrer à Gaza. Un chiffre dérisoire face aux besoins des 2,1 millions d'habitants. 22 % des gazaouis sont aujourd'hui en situation de « catastrophe alimentaire », le niveau 5 (le plus élevé) de la classification des crises alimentaires établie par le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), qui regroupe des experts issus d'une quinzaine d'agences des Nations unies. Face à cette urgence, les pressions internationales sur Israël se multiplient. L'Union européenne a annoncé qu'elle réexaminerait son accord d'association avec Israël, en vigueur depuis 2000. De son côté, le Royaume-Uni a suspendu les négociations relatives à un accord de libre-échange. Acculé, Benyamin Netanyahou a déclaré le 22 mai : « Pour préserver notre liberté d'action opérationnelle et permettre à nos meilleurs alliés de continuer à nous soutenir, nous devons éviter une crise humanitaire ». Il a ajouté : « S'il existe une possibilité de cessez-le-feu temporaire pour ramener d'autres otages - et j'insiste sur ce point : une trêve temporaire - nous y sommes prêts ». Un nouveau cessez-le-feu à Gaza est-il à prévoir ? 


Invités :

- Vincent Hugeux, essayiste, journaliste indépendant et enseignant à Sciences Po,

- David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients Stratégiques », chercheur associé à l'IRIS,

- Stéphanie Latte Abdallah, historienne, directrice de recherche au CNRS et co-autrice de « Gaza, une guerre coloniale » (Actes Sud),

- Alain Rozenkier, Président de l'association « La Paix maintenant ».


GRAND ENTRETIEN / Philippe Claudel : Trump, Musk, Poutine, le nouveau far west


Avec « Wanted », Philippe Claudel signe une dystopie satirique mettant en scène un duo caricatural : Donald Trump et Elon Musk, alliance absurde du pouvoir politique et financier. Le récit débute par une conférence de presse dans le Bureau ovale et dégénère en crise géopolitique mondiale après la mise à prix de la tête de Vladimir Poutine par Elon Musk. Ce geste entraîne une série d'assassinats, une escalade diplomatique et l'effondrement des repères moraux. Philippe Claudel dénonce la vulgarité, l'imprévisibilité et l'arrogance de ces figures dominantes, tout en questionnant le langage vidé de son sens et vulgaire propre à l'élite trumpienne. Par l'humour et la fable, Philippe Claudel veut alerter sur la dérive totalitaire de ce duo improbable à la tête de la première puissance mondiale. Jusqu'où Donald Trump et Elon Musk seraient-ils prêts à aller pour garder le pouvoir ? 


Grand invité : Philippe Claudel, écrivain, Président de l'Académie Goncourt, auteur de « Wanted » (Stock)  


LA SÉANCE DE RATTRAPAGE / Bisbilles, port du voile et session extraordinaire à l'Assemblée


Invités : 

- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP,

- Jean-Baptiste Daoulas, journaliste politique à « Libération »,

- David Revault d'Allonnes, rédacteur en chef de la revue « l'Hémicycle ».


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Entreprises : l'État est-il trop interventionniste ? | Ça vous regarde - 22/05/25

Entreprises : l'État est-il trop interventionniste ? | Ça vous regarde - 22/05/25

22 mai 2025· 1:00:18

GRAND DÉBAT / Entreprises : l'État est-il trop interventionniste ? 


Lors de son audition au Sénat, Bernard Arnault, PDG de LVMH, a vivement critiqué l'État s'immisçant dans la gestion d'entreprises privées. Il a souligné que LVMH était « peut-être le groupe le plus patriote » en France, malgré sa production aux États-Unis. Bernard Arnault a dénoncé une surtaxe, la jugeant coûteuse pour LVMH et incitant à la délocalisation pour d'autres grands groupes. Il a aussi exprimé ses inquiétudes sur la négociation commerciale entre l'Union Européenne et les États-Unis, la jugeant « mal partie ». Ces déclarations répondent à l'appel d'Emmanuel Macron aux entreprises à être « patriotes » et suspendre leurs investissements américains face aux nouveaux droits de douane américains. D'autres grands patrons ont également réagi, comme Xavier Niel, qui s'oppose à une hausse de la fiscalité pour les plus riches. Les responsables politiques interfèrent-ils trop dans la sphère économique ? 


Invités :

- Charles Rodwell, député « Ensemble Pour la République » des Yvelines, Président de la Commission d'enquête visant à lever les freins à la réindustrialisation de la France,

- Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis, Présidente de la commission des affaires économiques,

- Philippe Trainar, économiste, professeur honoraire au CNAM, directeur de la fondation SCOR,

- Fanny Guinochet, journaliste économique à « La Tribune » et « France Info ».


GRAND ENTRETIEN / Yves Jeuland : Zelensky, le clown devenu chef de guerre 


« L'Histoire est injuste, c'est vrai. Ce n'est pas nous qui avons commencé cette guerre. Ce n'est pas nous ! Mais c'est à nous d'y mettre fin. » Dès son discours d'investiture, le 20 mai 2019, Volodymyr Zelensky mesure pleinement la responsabilité qui lui incombe. Depuis l'annexion de la Crimée par les forces de Poutine en février 2014, il a saisi la nature des ambitions russes sur le territoire ukrainien. À l'époque de cette première invasion, Zelensky n'était encore qu'un humoriste et producteur de télévision, éloigné de la sphère politique. Pourtant, à la télévision, il appelait déjà Poutine à la paix : « Je suis prêt à me mettre à genoux devant vous, mais pitié, ne mettez pas à genoux notre peuple. » Ensuite, insensiblement, sa mue opère. De comédien incarnant un président dans la série « Serviteur du peuple » à partir de 2015, il est élu chef d'État, puis se transforme en chef de guerre. « Zelensky » retrace le parcours hors du commun de cet homme au destin singulier. Comment expliquer une telle trajectoire ?


Grand invité : Yves Jeuland, réalisateur, co-auteur du documentaire « Zelensky » 


LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il apprendre l'arabe à l'école ? 


Invités :  

- Hakim El Karoui, essayiste, Président du Club 21ème siècle, Fondateur de Volentia,

- Vincent Jeanbrun, député « Droite Républicaine » du Val-de-Marne.

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A69 : les députés à la manœuvre | Ça vous regarde - 21/05/25

A69 : les députés à la manœuvre | Ça vous regarde - 21/05/25

21 mai 2025· 59:03

GRAND DÉBAT / A69 : les députés à la manœuvre  


Décrié, le chantier de l'autoroute A69, qui doit relier Toulouse à Castres, est actuellement à l'arrêt. Le 27 février 2025, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l'autorisation de construire cette portion d'autoroute, estimant qu'aucune « raison impérative d'intérêt public majeur » (RIIPM) ne justifiait le projet. Introduite par une directive européenne de 1992, cette notion permet, sous certaines conditions, d'obtenir une dérogation pour porter atteinte à des espèces protégées - ici, 157 spécimens d'animaux sont concernés par le tracé de l'A69. Depuis cette décision, le gouvernement a exprimé sa volonté de relancer les travaux, déjà réalisés aux deux tiers. Un avis en ce sens a d'ailleurs été rendu en mai par le rapporteur public, incitant les juges administratifs à revenir sur la décision de suspension. En parallèle, le 15 mai, les sénateurs ont adopté en première lecture une proposition de loi qualifiant explicitement ce projet de RIIPM, afin d'en permettre la reprise. Les opposants dénoncent une atteinte à l'État de droit, estimant que le législateur interfère dans une décision de justice. Alors, pourquoi ce projet d'autoroute suscite-t-il autant de divisions ?


Invités :

- Jean Terlier, député « Ensemble Pour la République » du Tarn,

- Christine Arrighi, députée écologiste de Haute-Garonne,

- Raphaëlle Jeannel, avocate au bareau de Paris, spécialiste du droit de l'environnement,

- En Skype : Guy Bousquet, Président de l'association VIA81.


GRAND ENTRETIEN / Chantal Jourdan : les propositions des députés sur la santé mentale  


Alors que le nombre de Français confrontés à des troubles psychologiques a augmenté de manière exponentielle depuis la pandémie de Covid-19, le président Emmanuel Macron avait annoncé, lors de ses voeux pour 2025, faire de la santé mentale une cause nationale. Cette situation est particulièrement préoccupante chez les jeunes, pour qui « être jeune » est devenu un facteur de risque de dépression, avec des taux d'épisodes dépressifs qui ont presque doublé chez les 18-24 ans, et des indicateurs alarmants concernant les pensées suicidaires chez les lycéens. Le monde du travail est également très touché par la détresse psychologique et l'épuisement professionnel. Face à ces constats, une proposition de loi transpartisane proposant une première réponse d'urgence a été déposée à l'Assemblée nationale en avril 2025. Elle vise notamment à renforcer la prévention avec la création d'un « Pass Premiers secours en santé mentale » pour les 16-20 ans, à améliorer l'accès aux soins en développant les équipes mobiles, en impliquant les établissements privés dans les urgences, et à intégrer la santé mentale dans le monde du travail. Son financement serait prévu par une taxe additionnelle sur les tabacs. L'Etat français peut-il répondre efficacement aux besoins de prise en charge de la santé mentale de la population française ?


Grande invitée : Chantal Jourdan, députée socialiste de l'Orne 


GRAND ANGLE / Frères musulmans : quelle réponse ?  


Invités : 

- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP,

- Jean-Baptiste Daoulas, journaliste politique à « Libération ».

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Aide active à mourir : qui pourra y accéder ? | Ça vous regarde - 20/05/25

Aide active à mourir : qui pourra y accéder ? | Ça vous regarde - 20/05/25

20 mai 2025· 59:45

GRAND DÉBAT / Aide active à mourir : qui pourra y accéder ?  

     

« Le récap » par Valérie Brochard  


Alors que les représentants des différents cultes en France ont publié, le 15 mai 2025, une tribune commune dénonçant une « régression éthique, sociale et médicale », l'examen de la proposition de loi sur l'aide active à mourir a débuté en séance publique à l'Assemblée nationale. Un premier point d'accord a émergé : les députés se sont prononcés en faveur du principe d'auto-administration de la substance létale par le patient lui-même, revenant ainsi sur la version adoptée en commission. À ce stade, l'article encadrant l'accès à l'aide à mourir précise plusieurs conditions strictes : être âgé d'au moins dix-huit ans ; être de nationalité française ou résider de manière stable et régulière sur le territoire ; être atteint d'une affection grave et incurable engageant le pronostic vital à un stade avancé ou terminal ; présenter une souffrance physique ou psychologique liée à cette affection ; et enfin, être en capacité d'exprimer une volonté libre et éclairée. Si le périmètre semble balisé, des interrogations demeurent, notamment sur la définition du terme « phase avancée », jugé trop imprécis par certains députés. Ces-derniers auront-ils gain de cause ? 


Invités :

- Agnès Firmin Le Bodo, députée « Horizons et indépendants » de Seine-Maritime,

- Philippe Gosselin, député « Droite Républicaine » de la Manche,

- Michèle Lévy-Soussan, médecin en soins palliatifs à l'AP-HP,

- Emmanuel Hirsch, professeur d'éthique médicale, auteur de « Fins de la vie » et « Anatomie de la bienveillance » (éditions du Cerf).


GRAND ENTRETIEN / Patrice Spinosi : démocraties, attention fragiles... 


Avocat français renommé, spécialisé en droit public et en défense des libertés fondamentales, Patrice Spinosi analyse dans son dernier livre « Menace sur l'État de droit » le danger réel que représente le populisme illibéral pour l'État de droit en France et dans le monde. L'auteur revient sur les méthodes utilisées par les régimes illibéraux pour saper les institutions et les libertés, en s'appuyant sur de nombreux exemples étrangers (comme la Russie, la Hongrie ou même l'Italie). Il examine les conséquences potentielles d'une prise de pouvoir populiste en France, expliquant comment la législation existante pourrait être détournée et les droits des citoyens fragilisés. Enfin, il propose des actions concrètes pour défendre et raffermir l'État de droit, insistant sur la nécessité d'un sursaut collectif impliquant citoyens, médias et institutions pour préserver nos libertés face à cette menace. La France risque-t-elle en l'état de connaître l'arrivée au pouvoir des populistes ? 


Grand invité : Patrice Spinosi, avocat au Conseil d'État et à la Cour de Cassation, auteur de « Menace sur l'état de droit » (Allary éditions) 


LA QUESTION QUI FÂCHE / Entre Les Républicains et les macronistes, le socle commun peut-il imploser ? 


Invitées :  

- Stéphanie Dépierre, journaliste LCP,

- Claire Conruyt, journaliste politique au « Figaro ».

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Les Républicains : dernière ligne droite avant l'élection | Ça vous regarde - 16/05/25

Les Républicains : dernière ligne droite avant l'élection | Ça vous regarde - 16/05/25

16 mai 2025· 59:30

GRAND DÉBAT / Les Républicains : dernière ligne droite avant l'élection    

  

« Le récap » par Bruno Donnet 


Samedi 17 mai 2025, le vote pour la présidence des Républicains s'ouvre aux plus de 121.000 adhérents à jour de cotisation, après la décision de leur ex-président, Éric Ciotti, de rejoindre les rangs de Marine Le Pen au moment des législatives 2024. Entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez, les militants du parti doivent trancher par voie électronique. Incarnations de la radicalisation du discours de la droite républicaine, les deux candidats partagent un grand nombre de propositions sur l'immigration, la sécurité et le combat contre LFI. Bruno Retailleau nuance sa participation au gouvernement d'Emmanuel Macron en affirmant garder son indépendance et suivre ses propres convictions, notamment sur les questions migratoires. De son côté, Laurent Wauquiez mise sur la carte du non-compromis avec le bloc macroniste. Il entend rassembler de « la droite de Darmanin à celle de Sarah Knafo ». Alors que le parti de droite est familier des conflits internes, le résultat du Congrès permettra-t-il aux Républicains de repartir sur de nouvelles bases ? 


Invités :

- Agnès Evren, sénatrice « Les Républicains » de Paris,

- Laurence Sailliet, ancienne députée européenne,

- Claire Conruyt, journaliste politique au « Figaro »,

- Jacques Paugam, journaliste politique au journal « Les Echos ».


GRAND ENTRETIEN / Mathieu Sapin : en immersion au ministère de l'Intérieur   


Contacté par la directrice adjointe de la communication du ministère de l'Intérieur, Mathieu Sapin se laisse embarquer dans une immersion au coeur des services rattachés à la place Beauvau. La proposition est claire : « On vous ouvre les portes. Vous pouvez voir et raconter ce que vous voulez. Sans restriction ni relecture ». Le dessinateur sillonne alors la France : aux côtés des gendarmes sauveteurs en haute montagne, avec les policiers du Service de la Protection lors de la visite du pape à Marseille, ou encore au sein du pôle des affaires non élucidées de la Police Judiciaire à Paris. Avec sa touche de légèreté, Mathieu Sapin aborde des sujets sensibles tout en éclairant des métiers souvent mal compris. Qu'a-t-il réellement découvert au fil de ses observations ?


Grand invité : Mathieu Sapin, dessinateur, réalisateur et auteur de la bande-dessinée « À l'intérieur » (Charivari)


LA SÉANCE DE RATTRAPAGE / Grand oral, frictions et « OQTG » 


Invités : 

- Jean-Baptiste Daoulas, journaliste politique à « Libération »,

- David Revault d'Allonnes, rédacteur en chef de la revue « L'Hémicycle »,

- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP.


Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Clément Méric, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.

Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.


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